Turbomeca

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Turbomeca

alt=Description de l'image Turbomeca - logo 2010.png.
Création 1938
Dates clés 2005 : Création de Safran (entreprise)
Fondateurs Joseph Szydlowski
Forme juridique Société anonyme
Slogan «We keep you flying »
Vous maintenir en vol
Siège social Drapeau de France Bordes (France)
Direction Olivier Andries
Produits Turbines d'hélicoptère
Société mère Safran
Filiales Microturbo (à Toulouse)
Effectif 6 360 dans le monde à fin 2012
Site web www.turbomeca.com
Chiffre d’affaires 890 millions d'euros (2011)

Turbomeca est un fabricant français de turbines à gaz dont le siège est situé à Bordes, Pyrénées-Atlantiques depuis 1942.

Ses moteurs équipent des hélicoptères, avions (turbopropulseurs), missiles (via sa filiale Microturbo sise à Toulouse) et ont propulsé également les ETG et RTG de la SNCF.

Histoire[modifier | modifier le code]

Turbomeca est née de la rencontre entre Joseph Szydlowski et Planiol suite aux premiers dépôts de brevets concernant les compresseurs à circulation variable (1937). Hispano-Suiza, pour équiper son moteur 12 Y drs devant équiper principalement le Morane-Saulnier MS 405 C1, commande un démonstrateur aux deux inventeurs. Afin d’exploiter cette invention, Joseph Szydlowski et André Planiol fondent, par l’assemblée constitutive du 29 août 1938 à Paris, Turbomeca.

Turbomeca passe rapidement de la structure artisanale à la production en série par l’effort de réarmement ; les trois premières années en montrent l’évolution, 18 compresseurs (1938) puis 300 (1939) et enfin 1 200 (1940). L’usine de Mézières-sur-Seine est opérationnelle en juin 1940, et devant l’avancée allemande, le gouvernement prône le déménagement des usines de défense dans le sud de la France. En juin 1940, Turbomeca crée un site à Saint-Pé-de-Bigorre dans des ateliers réquisitionnés par le ministère de l’air à proximité des usines Hispano-Suiza de Tarbes où sont fabriqués les moteurs 12 Y.

Les bâtiments de Saint-Pé-de-Bigorre sont trop exigus. Turbomeca achète un terrain à Bordes, près de Pau, en 1941 et déménage entre l’automne 1941 et juin 1942. En novembre 1942, l’invasion de la zone libre oblige J. Szydlowski à fuir en Suisse pour échapper à l’antisémitisme (A. Planiol était parti aux États-Unis en 1941 et y restera). Turbomeca s’effondre jusqu’à la libération, passant d’environ 300 salariés en octobre 1942 à une cinquantaine en 1944.

Turbine à gaz Turbomeca Pimédon

Après la guerre, il fallait prendre le virage de la turbine à gaz. Joseph Szydlowski va chercher, en Allemagne, chez le motoriste Daimler-Benz, l’équipe qui développait des turbines à gaz sous la direction de Friedrich Nallinger. Il crée un Bureau d'études d’environ 150 personnes à Bregenz-Tannenbach, près du lac de Constance en Autriche, en zone française d'occupation. En 1947, le bureau d’étude est déplacé pour rejoindre Bordes alors qu’il travaillait sur une turbine à gaz du nom de B701 concurrent de l’ATAR 101 de SNECMA. Le choix définitif de l’État français se positionne finalement sur le moteur ATAR 101 de SNECMA, et le bureau d’étude d’origine allemande de Turbomeca se délite petit à petit. Mais la technologie, avec quelques ingénieurs allemands, reste.

De 1972 à 2004, des turbines ont été adaptées pour la propulsion des rames à turbines à gaz (RTG) et ETG de la SNCF, construites par ANF Industries devenu Bombardier Transport.

En 2012, Turbomeca réalise un chiffre d'affaires de 1,2 milliards d'euros[1].

En juin 2013, Turbomeca signe un contrat avec le concurrent américain d'Eurocopter, Bell[1].

En mars 2014, lors de la visite du président chinois Xi Jinping, celui-ci a passé une commande de 1000 appareils auprès d'Airbus, ce qui assure en ricoché une commande de 120 moteurs auprès de Turbomeca[2]. Cette commande concerne plus précisément la construction des versions chinoises du Airbus Helicopter (AC 352), qui sont assemblées en Chine, et dont l'équipement avec les moteurs Turbomeca sont assurés par un partenaire chinois, Dong'an[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Intégré depuis 2000 à l'ex-groupe français Snecma (devenu Safran), c'est la pérennisation d'une aventure technologique initialisée en 1938 par Joseph Szydlowski.

Turbomeca est installée à Bordes (Pyrénées-Atlantiques) depuis 1942[3]. Les installations sont réparties sur deux sites, sa rénovation aura coûté 100 millions d'euros[3] :

  • le site historique, partiellement en voie de démantèlement. Ce site compte environ 1 000 personnes.
  • le site Joseph Szydlowski, depuis 2010, inaugurée par le président de la république Nicolas Sarkozy[3]. Ce site compte environ 2 500 personnes sur une superficie de 42 000 mètres carré[3].

Le site de Bordes produit 600 moteurs chaque années[3]. Sa production de chaleur est assuré à 85% par une chaudière biomasse de 3 MW, un choix technologique et écologique[4].

25 salariés travaillent à Uzein (Pyrénées-Atlantiques).

1 350 salariés travaillent sur le site de Tarnos dans les Landes.

300 salariés travaillent sur le site de la nouvelle usine de Buchelay (78) depuis octobre 2011 (anciennement Mézieres).

6 000 employés en tout dans 14 établissements dans le monde, dont 900 hors de France.

La filiale Microturbo à Toulouse est spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication de turbines à gaz de petite puissance (missile, Groupe auxiliaire de puissance, etc.).

Métiers[modifier | modifier le code]

Turbomeca fabrique des moteurs pour des hélicoptères civils et parapublics (Samu, gardes frontières, police, etc.), et pour des hélicoptères militaires. Turbomeca conçoit, développe et produit les familles de moteurs Arrius, Arriel, TM 333, Ardiden, Makila et en collaboration les moteurs MTR390 et RTM 322. Ces moteurs représentent la dernière génération. Concernant la première génération, Turbomeca assure toujours le maintien en service des familles Artouste, Astazou et Turmo.

Turbomeca développe l’Arrano, moteur de 1 100 shp conçu pour équiper les hélicoptères de quatre à six tonnes[1].

En 2012, la fabrication d'un moteur dans les usines Turbomeca prend en moyenne 100 jours[1].

Offrant des gammes de puissances allant de 450 à 3 000 ch, la société motorise les plus célèbres références du marché : Airbus Helicopters (Ex-Eurocopter), AgustaWestland, Bell Helicopter, Sikorsky, NHI, AVIC, Hindustan Aeronautics Ltd (HAL), Russian Helicopters.

Elle assure également un service de proximité pour 2 500 clients opérateurs répartis dans 155 pays.

Direction[modifier | modifier le code]

  • Olivier Andries : président-directeur général[5]
  • Philippe Couteaux : directeur général, clients hélicoptéristes
  • Frank Saudo : directeur général, clients opérateurs
  • Bettina Frey : directrice communication
  • Laurent Delange : directeur qualité
  • Cyril Poetsch : directeur des programmes
  • Chantal Grésillon : directeur démarches de progrès
  • Jacques Brochet : directeur technique
  • Maxime Faribault : directeur ventes hélicoptéristes
  • Philippe Beny : directeur industriel
  • Laurent Mazoué : directeur industriel fabrication
  • Philippe Drouin : directeur stratégie industrielle
  • Francois-Xavier Foubert : directeur industriel intégration & réparation
  • Serge Maillé : directeur ventes opérateurs
  • Pascal Legrain : directeur ressources humaines
  • Pierre-Jean Flores : secrétaire général

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Michel Cabirol, « Nous voulons devenir le motoriste de référence » Olivier Andriès (Turbomeca), sur La Tribune,‎ 17 novembre 2013
  2. a et b Eric Normand, « Turbomeca conforte sa place sur le marché chinois », sur La République des Pyrénées,‎ 28 mars 2014
  3. a, b, c, d et e Nicolas César, « Turbomeca, modèle français de l’usine du futur », sur La Tribune,‎ août 2014
  4. « L’usine Turbomeca à Bordes chauffée au bois », sur Bio énergie,‎ 26 avril 2007
  5. « Olivier Andries, Monsieur Turbomeca », sur Actu Eco,‎ 10 septembre 2014

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]