Caudron Simoun

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Caudron Simoun
Image illustrative de l'article Caudron Simoun
Simoun C630 Air Bleu

Constructeur aéronautique Drapeau : France Société des avions Caudron
Type monomoteur
Premier vol 1934
Mise en service 1935
Motorisation
Moteur Renault Bengali 6Q-07
Dimensions
Envergure 10,40 m
Longueur 8,70 m
Hauteur 2,15 m
Nombre de places 4
Masses
Masse à vide 810 kg
Masse maximum 1 250 kg
Performances
Vitesse de croisière 270 km/h
Vitesse maximale (VNE) 300 km/h
Plafond 6 000 m
Autonomie 4 h

Le Caudron Simoun est un avion de tourisme français construit par la Société des avions Caudron. Rachetée en 1933 par Louis Renault cette société était alors connue sous le nom Caudron-Renault.

Évolutions[modifier | modifier le code]

Conçus par Marcel Riffard, les Simoun C500-520 et 620 furent dérivés des C360 et 362 de la coupe Deutsch. Le 620 fit son premier vol en octobre 1934 et fut exposé au quatorzième salon de l'Aéronautique en novembre 1934. Présenté comme la Viva Grand Sport des Airs ou la Limousine de l'air en référence au modèle Renault, il était proposé en deux versions : le C500 Simoun équipé d'un moteur Renault Bengali 4 cylindres de 170 ch et le C620 équipé du Bengali 6 cylindres de 170 ch.

En fait, c'est le successeur qui, sous l'appellation C630, fut seul produit en série en vingt exemplaires. La version finale du Simoun, produite avec la précédente à plus de cinq cent exemplaires, est le C635 avec voilure en dièdre de 4° sur l'extrados et équipé du Bengali 6 cylindres de 220 ch.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le Simoun fut un des premiers avions de tourisme (avec le Messerschmitt Bf 108) capable d'atteindre 300 km/h. Il était équipé d'une hélice Ratier 2 pales à pas variable.

La compagnie aéropostale Air Bleu, créée en 1935, s'équipa de douze Simoun (C630 et C635).

De 1935 à 1936, 110 Simoun C635 sont commandés par l'Armée de l'air pour servir d'avion de liaison et d'entraînement. L'Aéronautique navale en reçut de son côté 32 exemplaires.

Sur les 650 commandés, un peu plus de 500 avaient été produits avant mai 1940. Il n'existe aujourd’hui que deux survivants Caudron Simoun, l'un est en exposition permanente au Musée de l’Air et de l’Espace de Paris-Le Bourget, le second a l'ambition de retourner dans le ciel d’Europe grâce à l'Association pour la Renaissance du Caudron Simoun: Site de l'Association Renaissance du Caudron Simoun

Les raids[modifier | modifier le code]

Vu le prix de l'appareil (entre 128 000 et 157 000 Francs français de l'époque), seuls de riches amateurs purent se l'offrir. Des pilotes célèbres le possédèrent (Michel Détroyat, Marcel Doret, Antoine de Saint-Exupéry) ou l'utilisèrent à titre promotionnel (André Japy, Maryse Bastié, Maryse Hilsz).

Le premier raid tenté en Simoun fut celui de Génin et Robert vers Madagascar : partis du Bourget le 18 décembre 1935, ils se posèrent à Tananarive le 21 décembre en ayant couvert les 8 665 km en 57 h 36 en cinq étapes.

En 1936-1937, plusieurs tentatives sont faites sur Paris-Tokyo pour battre la limite des cent heures.

La première est celle d'André Japy en novembre 1936. À la fin du vol, son appareil est détruit lors d'un atterrissage forcé dans l'île de Kyushu : il avait quand même atteint le Japon après avoir parcouru 14 000 km en 75 h 15 de vol.

En décembre 1936, Maryse Bastié réalise le vol Paris-Natal en moins de douze heures.

Bibliographie[modifier | modifier le code]