Renault Twingo II

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Renault Twingo II
Renault Twingo II
Renault Twingo II

Marque Drapeau : France Renault
Années de production 2007 — 2014 :
Phase 1 : 2007 — 2011
Phase 2 : 2011 — 2014
Production total: 900 000 exemplaires
Classe Mini citadine
Usine(s) d’assemblage Drapeau de la Slovénie Novo Mesto
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence
1.2 60 ch
1.2 16v 75 ch
1.2 16v 75 ch BVR
1.2 TCe 100 ch
1.6 16v 133 ch

Diesel
1.5 dCi 65 ch
1.5 dCi 75 ch
1.5 dCi 85 ch
Position du moteur Avant
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports
Robotisée 5 rapports
Poids et performances
Poids à vide De 925 à 1 049 kg
Vitesse maximale 169 à 201 km/h
Consommation mixte De 4,3[1] à 6,7 L/100 km
Émission de CO2 De 90 à 155 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Bicorps 3 portes, 4 places
Châssis Renault Clio II
Coefficient de traînée 0,34
Dimensions
Longueur 3 690 mm
Largeur 1 650 mm
Hauteur 1 470 mm
Volume du coffre De 165-288 à 959 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Renault Twingo I Renault Twingo III Suivant

La Twingo II est un modèle d'automobile du constructeur Renault présenté au salon de l'automobile de Genève de 2007. Elle est fabriquée en Slovénie (usine de Novo mesto) au nombre de 520 unités par jour et est disponible en concessions depuis juin 2007. Elle remplace la première génération de Twingo, commercialisée de 1993 à 2007.

Le 6 septembre 2010, le 500 000e exemplaire sort de l'usine. Il s'agit d'un modèle blanc de société.

En 2013, elle obtient la neuvième place des ventes en France : c'est la seule petite citadine qui est dans le top 10 des ventes 2013 en France.

Twingo Concept[modifier | modifier le code]

Twingo Concept

La nouvelle Twingo a été présentée au Mondial de l'automobile de Paris 2006 sous l'aspect d'un concept car : La Twingo Concept présentait le nouveau moteur essence 1,2 litre TCE de 100 ch.

Modèle de série[modifier | modifier le code]

Arrière d'une Twingo II

La Twingo II repose sur la plate-forme de la Clio II, dont le train avant est dérivé des Renault 9 et Renault 11. Son poids augmente de 13 % (820 à 925 kg) par rapport à la Twingo I, car sa longueur est supérieure de 16,7 cm (l'empattement est modifié de 2 cm qui profite surtout à une protection accrue pour les piétons et à des moteurs plus puissants ou diesels), la largeur de 2 cm puis sa hauteur de 4,7 cm. Le volume de coffre maximal est de 959 litres. La Twingo II (925 kg) qui est une 4-places (4 ceintures) pèse 135 kg de plus (+17 %) que la Clio 1 (790 kg) qui offre cinq places. Elle reprend le principe de la banquette arrière coulissante de la précédente génération, mais plus sur l'ensemble de la gamme (à partir de la finition Yahoo qui remplace la banquette par deux sièges).

Les « moteurs D » (D4F et D7F) sont repris de la Twingo I, les boites de vitesses JB sont dérivées des Renault 9 et Renault 11.

La Twingo II a reçu la note de 4 étoiles de protection des passagers et du conducteur au crash-test EuroNCAP (le maximum étant de 5 étoiles) ainsi qu'une note de 2 étoiles de protection des piétons (le maximum étant de 4 étoiles).

Le Cx est de 0,34 et le Scx est de 0,665 (S = 2,09)[2].

En essence, avec le moteur de 1,2 litre de 75 ch, les modèles Night and day et Initiale peuvent être équipées d'une boîte de vitesses robotisée Quickshift 5 (BVR).

Il existe trois versions à caractère sportif :

  • La Gordini, qui remplace la GT, est équipée d'un moteurs essence de 1,2 litre TCe de 100 ch ou d'un diesel dCi de 85 ch ;
  • La RS (Renault sport) et la Gordini RS disposent quant à elles d'un moteur à essence d'1,6 litre développant 133 ch.

En septembre 2014, la Twingo II sera remplacée par la Twingo III qui, cette fois-ci, ne sera disponible qu'en 5 portes.

Liste des finitions[modifier | modifier le code]

  • Access
  • Authentique puis Life
  • Expression puis Yahoo puis Intens
  • Miss Sixty (série spéciale)
  • Dynamique puis Rip Curl puis Night and day
  • GT puis Gordini
  • Initiale
  • RS (Renault Sport)
  • Gordini RS (Renault Sport)

Restylage[modifier | modifier le code]

Twingo II restylée
Arrière de la Twingo II restylée

La Twingo II « phase 2 » a été partiellement dévoilée en avance en raison de différentes fuites dans la presse, notamment néerlandaise, fin juillet 2011. Elle est présentée officiellement le 13 septembre 2011 au Salon de l'automobile de Francfort pour être commercialisée fin 2011.

Elle inaugure la nouvelle identité visuelle de la marque Renault, particulièrement au niveau de la face avant (calandre, gros phares, logo imposant...) qui rappellent la Twingo de première génération, ainsi que ses feux arrières désormais séparés. L'intérieur ne subit pas de grands changements. On note une meilleure qualité perçue[réf. nécessaire].

Tous les modèles (y compris l'Access) sont équipés d'un ordinateur de bord sauf ceux équipés de la BVR Quickshift 5. La Twingo 2 "phase 2" commercialisée en France est dépourvue de détecteur de luminosité et de pluie. Pas de compte-tours non plus sauf les versions Gordini, RS et Gordini RS. L'ESP peut équiper certains modèles, mais en option. N'étant qu'une version restylée, Renault n'a pas équipé ce dispositif de sécurité en série ; de même que les feux diurnes, obligatoires uniquement sur tous les nouveaux modèles de véhicules depuis le 1er janvier 2012.

Twingo R.S. R2[modifier | modifier le code]

Homologuée en 2010, Twingo R.S. R2 est la première Twingo de compétition. Conçue par Renault Sport Technologies pour le rallye, elle appartient à la classe R2 de la Fédération Internationale de l’Automobile.

Technique[modifier | modifier le code]

Le train avant reprend la technologie McPherson, avec des bras inférieurs en aluminium et une barre antiroulis de série. Des rotules peuvent remplacer les silentblocs pour garantir une meilleure précision de pilotage. Reprenant également des technologies utilisées sur le modèle de série, le train arrière est basé sur un essieu souple à épure programmée et renforcé[AS 1].

Les amortisseurs développés en collaboration avec Ohlins sont réglables sur deux voies en compression et en détente pour offrir plusieurs choix de réglages.

Le système de freinage hérite des étriers et des disques (ventilés de 280 mm de diamètre à l’avant et de pleins de 240 mm à l’arrière) de série auxquels on ajoute un jeu de plaquettes destiné à la compétition. La direction assistée devient hydraulique pour gagner en endurance.

Les jantes monoblocs en aluminium sont disponibles en dimensions 6,5x16’’ (asphalte) et 6x15’’ (terre) et chaussées des pneumatiques de 195/50 R 16 (asphalte) et 175/70 R 15 (terre).

Le « moteur K » (type K4M) RS 1 598 cm³ 16v atmosphérique développé par Renault Sport Technologies gagne en puissance. Les principales modifications sur le moteur K4M RS 1 598 cm³ 16v atmosphérique concernent les pistons, arbres à cames, volant moteur, la ligne d’échappement et une boîte à air spécifique. Cette préparation permet au moteur d’atteindre la puissance de 160 ch (118 kW) à 7 250 tr/min. Le couple maxi (160 Nm) est atteint dès 5 500 tr/min[AS 2].

Le boîtier électronique développé pour la compétition gère la gestion complète du moteur (alimentation et allumage) et de la boîte de vitesses. Il est accompagné d’un faisceau électrique spécifique et peut être couplé à un système d’acquisition de données.

La boîte de vitesses séquentielle à cinq rapports développée avec Sadev est équipée d’un différentiel autobloquant à disques type ZF à glissement limité.

La commande s’effectue par un joystick placé à droite du volant. Elle est couplée à un contacteur de coupure moteur qui permet de garder le pied sur l’accélérateur lors de la montée des rapports. L’embrayage est composé d’un mono disque à commande hydraulique. Trois couples finaux peuvent faire varier la démultiplication finale selon les caractéristiques de chaque épreuve.

Le tableau de bord et la console centrale conservent leur apparence d’origine mais ils sont dépouillés pour mettre en avant une planche de bord à LED qui affiche les informations nécessaires dans les spéciales pour le pilote ou à l’assistance pour l’équipe technique. Un système d’acquisition de données est également proposé.

Les deux sièges-baquets reculés pour une meilleure répartition des masses. Pour les mêmes raisons, la powerbox, qui regroupe toutes les commandes électriques, est placée sur une console placée à droite du copilote.

Twingo R.S. R2 Evo[modifier | modifier le code]

En 2012, Renault Sport Technologies présente Twingo R.S. R2 Evo. Cette évolution du précédent modèle est le fruit d’un travail sur la fiabilité générale ainsi qu’un développement technique.

Point central de cette évolution, le moteur gagne 30 chevaux. En association avec Sodemo, Renault Sport Technologies parvient à sortir 190 chevaux du K4M RS atmosphérique de 1 598 cm3. Le couple est également en progrès en passant la barre des 180 Nm[AS 2].

Les liaisons au sol ont également été optimisées. Le système de freins, entièrement repensé, a été redimensionné pour être plus efficace et plus constant.

Les trains avant et arrière à rotules sont associés à des amortisseurs Ohlïns à butée hydraulique.

Twingo R.S. R1[modifier | modifier le code]

Homologuée en début de saison 2011, Twingo R.S. R1 est une voiture de rallye conçue par Renault Sport Technologies selon la réglementation R1 de la Fédération Internationale de l’Automobile.

Technique[modifier | modifier le code]

Techniquement, Twingo R.S. R1 s’inspire très largement de Twingo R.S. de série. Le moteur et la boîte de vitesses sont strictement d’origine. Un couple court permet d’améliorer l’efficacité de la voiture dans les épreuves spéciales de rallye. Les indispensables équipements de sécurité composent le kit conçu pour être monté par un pilote amateur[AS 3].

L’arceau-cage soudé est manchonné en deux parties et boulonné dans la caisse afin de simplifier le montage. À partir de Twingo R.S., la préparation débute par les soudures de plaques de fixation de l’arceau sur la coque pour installer l’arceau. La boîte de vitesses est ouverte pour installer le couple court. Un nouveau circuit de freinage est mis en place avec un répartiteur avant/arrière et la déconnexion du système antiblocage. Autre étape importante du montage, l’aménagement de l’habitacle indispensable à la pratique du rallye.

Hérité de Twingo R.S., le moteur est le K4M RS 1 598 cm³ 16v atmosphérique de 133 ch (98 kW) à 6 750 tr/min et 160 Nm à 4 400 tr/min.

Des réglages d’amortisseurs spécifiques, des ressorts plus raides et un système de freinage spécial sont conçus pour la compétition, comme les jantes de 15 pouces et les pneumatiques de 190 millimètres de largeur[AS 4].

Trophées[modifier | modifier le code]

Twingo R.S. R1 sert de base à plusieurs trophées organisés par Renault Sport Technologies et ses partenaires. En France, un Championnat de France des Rallyes Junior réservé aux pilotes de moins de 25 ans a été lancé parallèlement au Trophée Twingo R1 France à partir de 2011. En 2012, le Twingo Renaultsport R1 Trophy UK, sans limite d’âge, opère selon la même forme. La Suisse organise une Formule de Promotion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Alexandre Stricher, Rallye by Renault Sport, L’Autodrome Editions,‎ 2012, 132 p. (ISBN 978-2-910434-30-4), p. 32[modifier | modifier le code]

  1. p.32
  2. a et b p.34
  3. p.26
  4. p.28

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche occasion Twingo ii 1.5 dCi 65 dynamique Common rail (Diesel)
  2. La Twingo GT Turbo - L'Automobile Sportive

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]