Suzuki

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Suzuki Motor Corporation

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Création 1909
Personnages clés Osamu Suzuki, Hiroshi Tsuda
Forme juridique Publique
Slogan « Way of Life! »
Au Québec : « Un mode de vie ! »
Siège social Drapeau du Japon Hamamatsu, Shizuoka (Japon)
Produits motos, autos, moteurs hors-bord
Filiales Maruti
Effectif 14 180
Site web www.suzuki.fr
Chiffre d’affaires 2 746 453 milliards de yen

Suzuki Motor Corporation est un constructeur japonais de motos, d'automobiles et de moteurs de bateaux ; il est avant tout un important fabricant de motos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Suzuki se fait connaître sur le marché automobile durant les années 1960. Toutefois, ses origines se situent en 1909, lorsque Suzuki Michio fonde la « Suzuki Looms Works » près de Hamamatsu (浜松) (préfecture de Shizuoka / Japon). À cette époque, elle se concentrait uniquement sur des machines à coudre et à tisser destinées à l'industrie textile.

1952 voit apparaître la première motocyclette Suzuki animée d'un petit moteur à deux temps de 36 cm³, elle est dénommée « Power Free ». La transmission est assuré par une courroie. Grâce à cette motocyclette et à la gamme qui va en découler, Suzuki peut se faire une place sur la scène commerciale et sportive.

En 1954, la firme prend le nom de « Suzuki Motors » et présente son premier modèle de voiture, la « Suzulight » (スズライト), un mini modèle de 360 cm³ qui ne sortit qu'à 43 exemplaires.

En 1955 Suzuki commercialise sa première véritable moto: la colleda, mue par un monocylindre de 90cc.

En 1956 la colleda TT de mue par un bicylindres de 250cc.

En 1961 les motocyclettes Suzuki débarquent en France.

En 1962, la firme atteint enfin une production décente en sortant des usines 2 565 Suzulight 30 TL. Grâce à ce succès, la firme va ouvrir des usines dans les villes japonaises suivantes : Toyama(冨山), Iwata (磐田), Osuka (大須賀) et Kosai (湖西). La production, va également se diversifier et Suzuki va pouvoir proposer à ses clients, non seulement des motocyclettes et des automobiles, mais également des véhicules utilitaires, des moteurs de bateau ou encore des maisons préfabriquées.

En 1965 Suzuki présente la fameuse T20, motocyclette avec un moteur bicylindres de 250cc, très performante pour l'époque et ainsi que son premier moteur hors-bord.

Durant les années 1970, les modèles « Fronte » (dans des déclinaisons différentes telles que la 360 ou l'Alto) ou « Jimny » (le petit tout-terrain) permettent d'élargir les exportations et ainsi faire connaître la marque, entre autres sur le continent américain.

En 1972 lancement de la Suzuki GT380, motocyclette de 3 cylindres de 380cc suivi en 1973 du lancement de la Suzuki GT 750, motocyclette grand tourisme, avec un moteur 3 cylindres de 750cc.

Après le choc pétrolier et les nouvelles mesures anti-pollution appliqué aux états-unis, Suzuki doit changer sa gamme de motocyclette pour se tourner vers des moteurs 4temps, il lance en 1974 la Suzuki RE-5, une motocyclette révolutionnaire ayant un moteur a piston rotatif de 497cc grâce aux brevets WANKEL acquis plus tôt dans les années 1970. Ce fut un échec cuisant dont elle a mis à mal les finances de SUZUKI.

Pour rattraper la situation Suzuki lance en 1976 la SUZUKI GS750, et la SUZUKI GS400 qui ont été des succès commerciaux, permettant de refluer les caisses de l'entreprise.

En 1981, Suzuki passe un accord avec General Motors pour répondre à la demande croissante de « petites voitures » aux États-Unis et elle lance la GSX 1100S "KATANA", motocyclette au design révolutionnaire pour l'époque

De fil en aiguille, la collaboration se fait de plus en plus forte, et, avec l'aide d'Isuzu (filiale japonaise de General Motors), on voit la naissance d'une voiture de 993 cm3 qui sera vendue au Japon sous le nom de « Suzuki Cultus », aux États-Unis, sous le nom de « Chevrolet Sprint ».

En 1983, Suzuki exporte ses modèles aux États-Unis sous la marque Geo, créée de toute pièce par General Motors. Suzuki prend aussi une part importante dans le capital de la société indienne Maruti , lancement de la motocyclette RG250, première motocyclette de série équipée d'un cadre en aluminium mue par un moteur bicylindres de 250cc et lancement du premier quad de série le Suzuki QuandRunner 125.

En 1985 Suzuki lance deux motocyclettes révolutionnaires la Suzuki GSX-R 750, et la RG500 GAMMA . Pour la première fois les motards pouvaient avoir accès à des replicas tout droit sorties du PADDOCK.

En 1987 Suzuki lance la motocyclette DR800 "BIG", motocyclette de série ayant le plus gros monocylindres au monde de 800cc.

En 1989 Suzuki lance les motocyclettes à succès suivantes : la Suzuki GS500E et la Suzuki GSF 400 "BANDIT" .

C'est également à la même époque que Suzuki prend contact avec Land Rover pour que cette dernière fabrique sous licence, la « Jimny », puis sa descendante, la « Vitara ».

En 1992 ouverture de l'usine MAGYAR SUZUKI CORPORATION en Hongrie.

En juin 1993 ouverture de l'usine Changan Suzuki Automobile Co., Ltd en chine.

En 1995, la production totale de Suzuki atteignait plus de 975 000 voitures.

Durant la même année Suzuki lance également une motocyclette qui a été un succès pour la firme à travers le monde la Suzuki GSF 600 "BANDIT" .

En septembre 1998, Suzuki et GM nouent des liens stratégiques qui se concrétiseront avec une prise de participation de GM.

Au début du XXIe siècle, la part de GM devient majoritaire.

En 1999 Suzuki lance GSX1300R "HAYABUSA", première motocyclette de série dont le carénage a été modelé par des études en soufflerie conçu pour atteindre + de 300km/h.

En avril 2003, Suzuki et le constructeur italien Fiat Auto signent un double accord de coopération :

  • l'étude, la mise au point et la fabrication en commun d'un nouveau SUV, ce sera le Fiat Sedici et le SX4, produits dans l'usine hongroise ;
  • la fourniture par Fiat Auto à Suzuki de ses moteurs diesels, les 1.3 et 1.9 Multijet, pour équiper les modèles japonais.

En mars 2006, GM, en grave difficulté financière, revend ses parts pour ne garder que 3 % symboliques du capital de Suzuki. GM sort complètement du capital en 2008[1].

En 2007, Suzuki perd au Japon sa place de leader sur le marché des keijidosha, modèles limités à moins de 660 cm³ et de moins de 3,40 m de long, très important au Japon, au profit de Daihatsu, filiale de Toyota. Suzuki tenait ce segment de marché depuis 34 ans[1].

En décembre 2009, c'est au tour de l'allemand Volkswagen de monter dans le capital de Suzuki. Il prend 19,9 % du capital pour 222,5 milliards de yens soit 1,7 milliard d'euros[2]. Cette coopération sera de très courte durée car dès le milieu de l'année 2011, Suzuki renouvelle son accord de coopération avec Fiat Group Automobiles, licence de fabrication de moteurs Fiat au Japon, mais pire, il accuse Volkswagen ne n'avoir aucune technologie de niveau intéressant et signe avec Fiat un accord de fourniture supplémentaire de 100 000 moteurs Diesel par an, pour ses productions japonaises, indiennes et hongroises.[réf. nécessaire]

Toujours en 2009 création de CHANGZOU HAOJUE SUZUKI MOTORCYCLE CO.LTD, entreprise co- créée par SUZUKI avec un partenaire Chinois l’entreprise CHONGQING HAOJUE INDUSTRIAL CO.LTD.

En 2012, Suzuki annonce se retirer du marché des États-Unis. La diffusion sur ce marché cesse en 2013, l'entreprise entreprends une restructuration en profondeur et se consacre d'avantage sur les marchés émergents dont elle tire du profit.

L'aboutissement de cette réflexion donne naissance à des produits conçus mondialement comme pour la motocyclette suivante la Suzuki GW/GSR "INAZUMA" 250, celle-ci s'inspire de la motocyclette Suzuki B-KING.

Le 31 mars 2013 fermeture de l'usine espagnole de Suzuki moto.

Le 28 janvier 2014 Suzuki, annonce la construction d'une usine d'assemblage en Inde pour 350 millions d'euros[3].

Compétition[modifier | modifier le code]

Dès les années 1960, Suzuki a brillé en Grand Prix.

En 1964, Suzuki sort une 50 cm³ deux-temps à deux cylindres, distributeurs rotatifs, boîte à 14 rapports et refroidissement liquide. Cette machine connaitra de nombreux succès jusqu'en 1968. En 1967, Suzuki sort une 125 cm³ à quatre cylindres, utilisant la même technique que la 50 cm³.

De nombreux pilotes, tels Barry Sheene ou Kevin Schwantz, champion du monde 500 cm³ en 1993 et Kenny Roberts Jr, champion du monde 500 en 2000, ont défendu la marque en Grand Prix.

En moto-cross, Suzuki peut s'enorgueillir d'être la marque ayant remporté le plus de titres de Champion du monde.

En Championnat du monde Superbike, l'australien Troy Corser remporta le titre au guidon d'une GSX-R 1000 en 2005.

Aujourd'hui, Suzuki fait également ses preuves au Master of Endurance (championnat composé de six courses dont les 24 Heures Moto). Le team officiel se nomme Suzuki Endurance Racing Team et Dominique Méliand en est le team Manager.

Modèles de motos[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Modèles d'automobiles[modifier | modifier le code]

Dans le domaine automobile, Suzuki est plutôt reconnu pour ses petits véhicules. La plupart de ses voitures furent équipées d'un moteur de trois cylindres, la majorité du temps de moins d'un litre de cylindrée. La Suzuki Swift (Cultus au Japon) est un modèle bien aimé dans le monde du tuning et on la modifie partout dans le monde.

Depuis la fin de l'année 2005, Suzuki est sorti du giron de l'américain GM. Il utilise les moteurs Diesel Fiat Powertrain : le 1,3 MJet dans ses versions 75 et 90 ch ainsi que le 1,9 MJet dans la seule version 120 ch pour motoriser le tout-chemin conçu avec Fiat Auto.

Modèles de 1962 à 1969[modifier | modifier le code]

Modèles de 1970 à 1979[modifier | modifier le code]

Modèles de 1980 à 1989[modifier | modifier le code]

Modèles de 1990 à 1999[modifier | modifier le code]

Modèles anciens[modifier | modifier le code]

Modèles actuels[modifier | modifier le code]

  • Suzuki Alto, citadine de la catégorie keijidosha au Japon et dont les anciennes générations sont vendues en Inde chez Maruti. L'Alto fabriquée en Inde et vendue en Europe est totalement différente de celle du Japon.
Suzuki Grand Vitara vert, 5 portes, dans le Champsaur, Alpes françaises.
  • Suzuki Alto Lapin, citadine de la catégorie keijidosha au Japon lancée en 2002, renouvelée en 2009 et de style cubique.
  • Suzuki Palette, petit véhicule de la catégorie keijidosha au Japon, lancé en janvier 2008.
  • Suzuki Wagon R, citadine de la catégorie keijidosha au Japon, plus petite et moins puissante que le Wagon R+ vendu en Europe.
  • Suzuki MR Wagon, citadine de la catégorie keijidosha au Japon.
  • Suzuki Splash, petit modèle lancé début 2008, développé sur la base de la Swift et de la catégorie d'une Renault Modus, en plus économique.
  • Suzuki Solio, petit modèle lancé toute fin 2010 sur le marché japonais.
  • Suzuki Swift, petite berline de la catégorie Nissan Micra, renouvelée en 2010.
  • Suzuki Kizashi, berline tricorps née fin 2009 d'abord développée pour le Japon et marché nord-Américain et qui s'autorise depuis fin 2010 une petite carrière européenne.
  • Suzuki Jimny, petit 4x4.
  • Suzuki Grand Vitara, 4x4 renouvelé en 2006, proposé en trois ou cinq portes.
  • Suzuki Grand Vitara XL-7, 4x4 renouvelé en 2006 et désormais réservé aux marchés nord-américains.
  • Suzuki SX4, petit tout-chemin à deux ou quatre roues motrices, fruit d’une collaboration avec le Groupe Italien Fiat, appelé Fiat Sedici. Le SX4 est aussi décliné en berline classique trois volumes quatre portes pour certains marchés (Asie, Canada, États-Unis, une partie de l'Europe de l'Est notamment) et perd alors de son aspect tout-chemin.

Données chiffrées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Suzuki solide au Japon, leader en Inde - Les Échos, 10 décembre 2009
  2. Volkswagen s'allie à Suzuki pour détrôner Toyota - Les Échos, 10 décembre 2009
  3. Nouvelle usine Suzuki en Inde http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/28/97002-20140128FILWWW00323-suzuki-une-usine-en-inde-pour-350m.php

Lien externe[modifier | modifier le code]