Albert Châtelet

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Albert-Chatelet

Albert Châtelet, né le 24 octobre 1883 à Valhuon (Pas-de-Calais) et mort le 30 juin 1960 à Paris, est un homme politique et mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entré à l'École normale supérieure en 1905, il est reçu à l'agrégation de mathématiques en 1908 et devient professeur de lycée à Tours. Docteur en 1913, il devient maître de conférences de mécanique à Toulouse, puis à Lille. En plus de son service à la Faculté des sciences de Lille, il est chargé d'un cours de mathématiques spéciales à l'Institut industriel du Nord (École centrale de Lille)[1],[2]. Il devient ensuite professeur de mathématiques générales puis professeur de mécanique rationnelle et doyen de la faculté des sciences de Lille en 1921.

Plaque commémorative à la mémoire d'Albert Châtelet rue Jean-Calvin à Paris.

En 1924, il est nommé recteur de l'Académie de Lille. De ses treize années de rectorat, on retient le grand nombre de reconstructions scolaires de l’après-guerre, et les appuis qu’il a apportés aux « méthodes nouvelles » de l’enseignement.

De 1937 à 1940, il a été directeur de l'enseignement du second degré. Durant son court séjour au ministère de l’Éducation, il a participé à la « réforme Jean Zay » refusée par le Sénat, et reprise dans ses principes par la commission Langevin-Vallon en 1946. Très impliqué dans le scoutisme il fut aussi président des Éclaireurs de France.

En 1945, il est nommé à la chaire d'arithmétique et théorie des nombres de la Faculté des sciences de Paris. Il a ouvert en France des voies de recherche offertes par l’école allemande d’arithmétique. En 1949, il succède à Jean Cabannes au décanat jusqu'à sa retraite en 1954. Il participe à l'élaboration du projet de construction de l’université Jussieu sur l’emplacement de l’ancienne halle aux vins.

Après sa retraite, il assume la présidence de l'Union rationaliste (1955-1960) et participe à d’autres associations (Bureau universitaire de statistiques, BUS, 1954). Il est présenté par l'Union des forces démocratiques comme candidat à la présidence de la République le 21 décembre 1958 : il recueille 8,46 % des voix des grands électeurs.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les travaux d'Albert Châtelet concernent la théorie des nombres et la théorie des groupes. Il est aussi l'auteur de plusieurs manuels. Les surfaces de Châtelet sont l'œuvre de François Châtelet, son fils.

Postérité[modifier | modifier le code]

Portent son nom :

– une médaille récompensant des recherches mathématiques ;
– un centre universitaire dans le 5e arrondissement de Paris ;
– un lycée de Douai, où Albert Châtelet a été scolarisé ;
– le lycée de Saint-Pol-sur-Ternoise, situé à côté de Valhuon, son village natal.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Goldstein, « La théorie des nombres en France dans l'entre-deux-guerres : De quelques effets de la première guerre mondiale », Revue d'histoire des sciences, vol. 62,‎ janvier 2009, p. 143-175 (ISBN 9782200925987, ISSN 0151-4105, lire en ligne)
  2. Albert Châtelet et Joseph Kampé de Fériet, Calcul vectoriel. Théorie. Applications géométriques et cinématiques, destiné aux élèves des classes de mathématiques spéciales et aux étudiants en sciences mathématiques et physiques : par Albert Châtelet, ancien élève de l'École normale, doyen de la Faculté des sciences de Lille, Joseph Kampé de Fériet, maître de conférences de mécanique, à la Faculté des sciences de Lille, professeur de mécanique, à l'Institut industriel du Nord (présentation en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Chaire de de mécanique rationnelle et expérimentale de la Faculté des sciences de Lille (1921-1924)
Henri Béghin
Jules Gosselet
Doyen de la Faculté des sciences de Lille
19211924
Albert Maige
Jean Cabannes
Doyen de la Faculté des sciences de Paris
19491954
Joseph Pérès