Concours général

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Concours général
Nom original Concours académique
Pays Drapeau de la France France
Date de création 1747

Depuis 1747 en France, le concours général est un concours destiné à récompenser chaque année les meilleurs élèves des classes de première et de terminale dans le concours général des lycées, et des apprentis dans le concours général des métiers.

Son ancêtre est le « concours académique ».

Présentation[modifier | modifier le code]

Les élèves de première peuvent concourir en français, en histoire, en géographie, en arts plastiques, en éducation musicale, en version latine, en thème latin et en version grecque. Les élèves de terminale peuvent concourir en dissertation philosophique, en sciences de la vie et de la terre, en mathématiques, en physique-chimie, en sciences de l'ingénieur, en sciences économiques et sociales, en allemand, en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en hébreu, en italien, en portugais et en russe. Certaines matières en terminale dépendent des séries.

Les académies de Paris, de Versailles et de Nantes sont les trois académies ayant le plus de lauréats, avec respectivement 75, 41 et 21 lauréats au concours général 2010. Mais de nombreux élèves d'autres académies et de l'étranger réussissent également.

Des établissements se distinguent particulièrement chaque année[1], comme le lycée Henri-IV à Paris (cité 27 fois au concours général 2012 dont 8 prix, 32 fois au concours général 2011 dont 11 prix, 19 fois au concours général 2010 dont 7 prix, 16 fois au concours général 2009 dont 5 prix), le lycée Louis-le-Grand à Paris (cité 21 fois au concours général 2012 dont 8 prix, 24 fois au concours général 2011 dont 9 prix, 10 fois au concours général 2010 dont 5 prix, 8 fois au concours général 2009 dont 4 prix) et le lycée international de Saint-Germain-en-Laye (cité 9 fois au concours général 2012 dont 3 prix, 9 fois au concours général 2011 dont 5 prix, 6 fois au concours général 2010 dont 3 prix, 6 fois au concours général 2009 dont 2 prix).

Ce concours est particulièrement difficile puisque seuls 18 élèves au maximum par matière sont récompensés (3 prix, 5 accessits, 10 mentions), alors que le nombre de candidats peut s'élever par exemple à plus du millier dans certaines disciplines. Ainsi, en 2011, l'Éducation nationale annonce que 2 641 élèves y ont été inscrits pour le concours général de mathématiques, 1 801 pour celui de physique-chimie, 1 268 pour celui d'anglais et 1 099 pour celui de composition française.

En 2005, il y avait au total 10 800 inscrits, en 2010 13 200 et en 2014 17 140[2].

Les élèves qui ont obtenu un prix sont félicités par le ministre de l'Éducation nationale en personne au cours d'une cérémonie qui a souvent lieu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris en présence de nombreuses personnalités. Le concours ne donne pas d'avantage particulier, même s'il est un plus au sein d'un dossier scolaire pour prétendre à des classes préparatoires par exemple ; il est ainsi résumé par Maurice Druon, président de l'association des lauréats du concours général en 1973 : « Une aristocratie qui ne se transmet que par le sang des livres, se prouve par un effort de six heures et qui ne donne droit à rien. Une preuve de valeur, et voilà tout »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du concours général est un legs fait par l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-Dame de Paris, à l'université de Paris à charge pour celle-ci d'organiser tous les quatre ans un concours ouvert à tous couronnant les plus belles pièces de poésie et de musique composées à la gloire de la France et de ses grands hommes. À la mort de Le Gendre, en 1744, l'Université fit entériner par le Parlement ce qu'il faut bien appeler une dénaturation du legs lui permettant d'utiliser celui-ci à l'organisation d'un concours annuel, ouvert aux seuls élèves des collèges parisiens et consacré aux disciplines qui y étaient enseignées[3].

Les premiers prix furent décernés en 1747 en Sorbonne. Interrompu pendant la Révolution (de 1793 à 1803), il exista tout au long du XIXe siècle puis fut à nouveau supprimé en 1904, au motif que la préparation méthodique des élèves les plus susceptibles d'obtenir des prix se faisait au détriment des autres élèves. Le concours général fut rétabli en 1921 par le ministre Léon Bérard, mais restreint aux seules classes de première et de terminale[2].

En 1923, la distinction entre Paris et les départements de province fut supprimée et les lycéennes furent autorisées à concourir en 1924. Limité à l'origine au français, au latin, au grec ancien, à l'histoire, aux mathématiques, à la philosophie et à la physique, il s'ouvre en 1981 aux disciplines technologiques et en 1995 aux disciplines du baccalauréat professionnel[2].

Il y eut une brève apparition de l'éducation physique et sportive au concours général, en 1962 au moins. Les épreuves furent organisées dans chaque région, avec classements, lesquelles servaient aussi à la sélection nationale.

La session 2007 a vu l'entrée du chinois.

Lauréats illustres[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Lauréat du concours général.

Il fut obtenu par Charles Baudelaire et Jean Jaurès en latin, par Georges Pompidou en grec, par Léon Blum en philosophie ; on compte également parmi les lauréats Louis Pasteur, Henri Bergson, Victor Hugo, Jean-Pierre Chevènement ou encore Alain Juppé[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Palmarès du concours général
  2. a, b, c, d et e Caroline Beyer, « Bain de jouvence pour le concours général », Le Figaro, vendredi 11 juillet 2014, page 8.
  3. Thibaut Girard, « Le Concours général a 250 ans », Bulletin officiel de l'Éducation nationale, no 25, 1997, p. 1698-1702

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]