Jean-Claude Bouquet

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Jean Claude Bouquet

Description de l'image  Jean-Claude Bouquet.jpg.
Naissance
Morteau (France)
Décès (à 66 ans)
Paris (France)
Nationalité française
Champs mathématiques
Institutions collège royal de Marseille (1842-1845)
Faculté des sciences de Lyon (1845-1852),
lycée impérial Bonaparte (1852-1858),
lycée impérial Louis-le-Grand (1858-1868),
École normale supérieure (1868-1885)
Faculté des sciences de Paris (1872-1885)
Diplôme Faculté des sciences de Paris (École normale)

Jean-Claude Bouquet, né à Morteau[1] le 7 septembre 1819 et mort à Paris le 9 septembre 1885, est un mathématicien français qui travailla notamment avec Charles Briot sur les fonctions doublement périodiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un cultivateur, Jean Claude Bouquet fait ses études secondaires à Lyon et y obtient les baccalauréats ès lettres et ès sciences. Il fait ensuite de 1839 à 1842 des études supérieures scientifiques à l'École normale et à la faculté des sciences de Paris où il obtient les licences ès sciences mathématiques et physiques en 1841. Nommé agrégé pour les classes de mathématiques dans les collèges le 16 septembre 1842, il est immédiatement désigné pour remplacer le professeur de mathématiques élémentaires au collège royal de Marseille. Il obtient en 1843 le doctorat ès sciences mathématiques avec une thèse principale sur la variation des intégrales doubles[2]. En octobre 1845, âgé de 26 ans, il devient professeur de mathématiques pures à la faculté des sciences de Lyon. Il y reste sept ans, puis obtient la classe de mathématiques spéciales au lycée Bonaparte à Paris en octobre 1852. Il est appelé à suppléer Joseph-Alfred Serret à la chaire de calcul différentiel et intégral de la faculté des sciences de Paris durant le second semestre 1855-56. En octobre 1858 il est devient professeur de la classe de mathématiques spéciales du lycée Louis-le-Grand en remplacement de Jules Vieille nommé inspecteur. Il est en congé d'inactivité en 1867-68 (suppléé par Gaston Darboux), puis est nommé maitre de conférences de géométrie descriptives et calcul différentiel et intégral à l’École normale supérieure le 31 octobre 1868 (en remplacement de Victor Puiseux). Parallèlement à ses enseignements au lycée puis à l’École normale supérieure, il assure à nouveau à la faculté des sciences la suppléance de Serret durant le deuxième semestre 1865, puis celle de Le Verrier (chaire d'astronomie physique) de novembre 1866 à septembre 1869 et enfin celle de Delaunay (chaire de chaire de mécanique physique et expérimentale) de mars 1870 à la mort de ce dernier. Il est ensuite chargé du cours (25 octobre) puis nommé professeur titulaire de la chaire (19 décembre 1872). A partir de juin 1874 il supplée de façon permanente Joseph-Alfred Serret à la chaire de calcul différentiel et intégrale et lui succède à sa mort en 1885, six mois avant que lui même ne décède. Émile Picard, qui assurait sa suppléance à la chaire de mécanique physique et expérimentale, lui succédera.

Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1875 (section de géométrie, remplacement de Bertrand devenu secrétaire perpétuel).

Il fut nommé chevalier de la légion d'honneur le 13 aout 1858 et officier le 31 décembre 1884.

Précédé par Jean-Claude Bouquet Suivi par
Charles-Eugène Delaunay
Chaire de mécanique physique et expérimentale de la Faculté des sciences de Paris
(1872-1885)
Joseph Boussinesq
Joseph-Alfred Serret
Chaire de calcul différentiel et intégral de la Faculté des sciences de Paris
(1885-1885)
Émile Picard

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Table décennale des actes civils de Morteau [1]
  2. Jean-Claude Bouquet, Sur la variation des intégrales doubles. Suivi du Programme d'une thèse d'astronomie, Paris, Bachelier,‎ 1843 (lire en ligne)