Aéroport de Dole-Jura

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dole-Jura
Aéroport de Dole-Jura, côté pistes.
Aéroport de Dole-Jura, côté pistes.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Ville Besançon
Dijon
Dole
Coordonnées 47° 02′ 32″ nord, 5° 25′ 28″ est
Altitude 197 m (646 ft)

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
DLE
DLE

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
DLE
DLE
Pistes
Direction Longueur Surface
054°/234° (05/23) 2 230 m (7 316 ft) Bitume
Informations aéronautiques
Code AITA DLE
Code OACI LFGJ
Nom cartographique DOLE
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Société d’Exploitation de l’Aéroport Dole Jura SAS
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter

L'aéroport de Dole-Jura (code AITA : DLE • code OACI : LFGJ), anciennement dénommé aéroport de Dole-Tavaux, est un aéroport français situé sur les communes de Tavaux et de Gevry, à 7 km au sud-ouest de Dole, à 42 km au sud-est de Dijon et à 50 km au sud-ouest de Besançon.

Il s'agit de l'aéroport régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il a accueilli 106 738 voyageurs au cours de l'année 2017.

Sa gestion est assurée par un groupement composé, au sein de la SAS d’exploitation de l’aéroport Dole Jura, de Keolis (à 51 %) et de la CCI du Jura (49 %) .

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Dole-Jura est situé à cheval sur les communes de Tavaux et de Gevry, à 7 km au sud-ouest de Dole, à 42 km au sud-est de Dijon et à 50 km au sud-ouest de Besançon. Il est situé dans la basse vallée du Doubs, rivière qui borde l'est de l'aéroport (entre 200 m et 1,5 km). Cette situation le place à l'ouest de la région Franche-Comté et au nord-ouest du département du Jura. Son altitude varie entre 194 et 196 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Très proche de la Côte d'Or, l'aérodrome de Tavaux n'est conçu au départ que pour servir de base d'appui à la base aérienne de Longvic près de Dijon.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aérodrome prend la forme d'une véritable base aérienne par l'occupant allemand. Après la libération, l'aérodrome sert de base pour les Alliés, toujours en lutte contre l'Allemagne nazie.

Avec l'entrée de la France dans l'OTAN, l'aérodrome est aménagé en conséquence (par exemple, dépôts de carburant souterrains). C'est de cette période que datent les alvéoles de stationnement destinées aux chasseurs à réaction.

Après la sortie de la France de l'OTAN, s'ensuit une faible activité de l'aérodrome, principalement liée à l'aéroclub de Franche-Comté installé sur le site.

En 1970, est inaugurée l'aérogare pour passagers ainsi qu'une tour de contrôle. En effet, la direction de l'aéroport revient alors à la CCI du Jura ainsi qu'au conseil général du Doubs par une concession de l'État. S'ensuit par après la mise en place d'une première liaison aérienne Paris-Dole-Chambéry par la compagnie Air Alpes, ainsi que d'une liaison estivale vers les Baléares avec les nouvelles Caravelle[réf. nécessaire]. Mais le choc pétrolier de 1973 bloque toutes les initiatives prises en faveur de l'aéroport. Celui-ci est alors géré tant bien que mal sans grandes perspectives d'avenir jusqu'en 2009.

Entre 1970 et 1980 se multiplient les entraînements aériens par différentes compagnies aériennes[réf. nécessaire]. Celles-ci entraînaient principalement leurs pilotes pour le pilotage des Caravelle.Ces compagnies étaient composées d'Air France, de Corse Air, ou de Transeuropa… De l'entraînement militaire avait aussi régulièrement lieu, tant par la France que la Suisse. De plus, les années 1980 furent le témoin d'un grand nombre de charters sur Dole-Tavaux, avec des départs pour le Maghreb, les Canaries, l'Italie et quelques pays de l'Est comme la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie ou la Russie. Ces dernieres destinations étaient assurés par les compagnies nationales de ces pays et par conséquent avec des aeronefs sovietiques Tupolev Tu134 et Tu154 ainsi que des Illiouchine Il18 pour la Tarom roumaine. Quelques vols à destination de la Norvège et autres pays nordiques ont aussi eu lieu.

Le 21 juin 1998, on a pu assister à l'arrivée du Concorde à Tavaux. Il s'agissait du vol AF 4634, qui repartait ensuite vers Paris. Cet évènement exceptionnel déplaça alors les foules[2].

En 2011, la compagnie AIR' Mana ouvre une base à Dole.

En 2012, la compagnie aérienne slovaque Danube Wings ouvre sa première base française sur l’aéroport, d’où elle lancera des routes vers Nice, Bastia, Londres et Gérone[3].

En 2013, Danube Wings ferme sa base sur l'aéroport français de Dole, suite à la faillite de Danube Wings. La liaison entre Dole et Nice sera assurée par la compagnie aérienne SkyTaxi sous la marque IGavion, à la place de Danube Wings qui a « suspendu » cette route en janvier dernier[4].

En 2016, AIR' Mana ferme sa base à Dole, suite à la liquidation judiciaire de la compagnie. En avril 2016, La compagnie aérienne SkyTaxi, opérant sous la marque commerciale IGavion, a décidé de mettre fin aux trois liaisons proposées à l’aéroport de Dole, vers Bordeaux, Nice et Toulouse[5].

En 2017, l'aéroport accueille le tournage de Belle et Sébastien 3[6].

En 2018, l'aéroport accueille le tournage d'une publicité pour Euromaster France[7].

Organisation et activités[modifier | modifier le code]

Il est ouvert au trafic national et international commercial régulier ou non, aux avions privés, à la formation des pilotes, aux évacuations sanitaires, aux IFR et aux VFR.

L'aéroport est la propriété du Conseil départemental du Jura et est géré par Keolis et la Chambre de commerce et d'industrie du Jura[8].

On peut accéder à l'aéroport par l'A39 ou via les Transports du Grand Dole.

Liaisons[modifier | modifier le code]

L'escale postale[modifier | modifier le code]

L'escale postale a été mise en place le pour accélérer le délai d'acheminement du courrier en Bourgogne et Franche-Comté, et a cessé son activité le . Les vols étaient assurés 5 jours sur 7 de nuit, par Europe Airpost, entre Dole-Jura et Roissy-Charles de Gaulle. L'avion décollait de Dole-Jura peu après 23 heures, à destination de Roissy. Il revenait peu avant 3 heures à Dole-Jura. Le fret postal constituait une part importante de l'activité de l'aéroport avec 1 240 tonnes de courrier transportées en 2010.

Compagnies aériennes [9][modifier | modifier le code]

Compagnies Destinations
Drapeau de la France Air Corsica En saison: Bastia-Poretta
Drapeau de l'Irlande Ryanair

En saison: Londres-Stansted (à partir du 22 décembre 2018)

Charters [10][modifier | modifier le code]

Au-delà des lignes régulières, l'aéroport de Dole-Jura accueille également chaque année plusieurs liaisons charters.

Compagnies Destinations ou Séjours 2018/2019
Drapeau de l'Espagne Volotea
Drapeau de la France ASL Airlines France
Drapeau des Pays-Bas Transavia
Drapeau de la Chine Travel Service
Drapeau de Malte Air Malta
Drapeau de la Norvège Norwegian Circuit Suède
Croisière en Suède, Finlande, Russie, Estonie
Drapeau de la France Air France
Drapeau de la Pologne Enter Air
  • Croatie
? 1 Voyage 4 Destinations

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La piste est longue de 2 230 m par 45 m avec présence d'un balisage haute intensité ainsi que d'un ILS de catégorie 1 en piste 05.

Elle peut accueillir tous types d'appareils jusqu'au Boeing 757 sans restrictions.

L'approche GNSS/RNAV est également possible pour ce QFU.

Trafic[modifier | modifier le code]

Évolution du trafic passagers[11]
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
4 310 4 339 3 715 4 123 3 306 2 811 2 633 5 239 3 275 34 459 80 028 115 731 137 181 104 732 106 738

Projets[modifier | modifier le code]

Le conseil général du Jura, Keolis et la Chambre de Commerce et d'Industrie du Jura ont présenté le programme « Nouvel envol » pour l'aéroport de Dole-Jura. Le projet concerne la construction d’une nouvelle aérogare « départ passagers » pour l’aéroport Dole Jura sur la commune de Tavaux qui permettra le traitement de 200 000 passagers annuels. Le terminal existant sera requalifié pour l’aviation d’affaires générale avec les correspondants espaces de conférence et de réception.

Ce projet est rejeté par le Conseil régional de Franche-Comté, le Conseil général du Doubs et de Haute-Saône[8], certains responsables politiques jurassiens[12] et des associations[13] ; parmi ces opposants certains donnent la priorité au TGV ou estiment que l'aéroport doit conserver un rôle principal d'aviation d'affaires tandis que d'aucuns réclament la fermeture de l'aéroport, compte tenu des coûts d'exploitation.

Marie-Guite Dufay annonce le 18 septembre 2018, que la région est en train de travailler sur un accord avec le département du Jura pour assurer la pérennité de l'aéroport de Dole. "La région va rentrer dans la gouvernance de l'aéroport" assure la présidente. La région propose que des synergies soient trouvées entre l'aéroport de Dole Jura et l'aéroport Dijon-Longvic, par une exploitation puis une gouvernance commune dans un même syndicat mixe. Un accord sera trouvé d'ici 2020 [14],[15].

Site Innovia-Aéroport[modifier | modifier le code]

À 15 minutes de vol de Genève, l’aéroport de Dole-Jura est en capacité à profiter de la saturation de stockage des avions d’affaires à Genève - Cointrin, pour développer une activité de maintenance dédiée (projet en cours de finalisation). Le site de Tavaux et Gevry pourrait aussi favoriser le développement d’un tourisme de niche autour de l’aéronautique. Un hôtel d’affaires pourrait répondre à la demande de séjour éventuelle. [16]

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.lecharpeblanche.fr/registre/douglas-dc-3-breitling-hb-irj/
  2. Aéroport régional de Dole-Tavaux. Manifestation aéronautique du 21 juin 2008. Commission permanente du Conseil général du Jura, 30 mai 2008.
  3. François Duclos, « Danube Wings: une base, quatre routes à Dole », Air Journal,‎ (lire en ligne)
  4. François Duclos, « Dole – Nice : IGavion remplace Danube Wings », Air Journal,‎ (lire en ligne)
  5. François Duclos, « IGavion quitte l’aéroport de Dole », Air Journal,‎ (lire en ligne)
  6. « Clovis Cornillac tourne Belle et Sébastien 3 à l'aéroport de Dole », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  7. « Prêts à décoller à l'aéroport de Dôle-Jura | Master Tour Euromaster », sur blog.euromaster.fr (consulté le 18 septembre 2018)
  8. a et b « Dole-Jura : Un aéroport pour un territoire », EntreNews, CCI du Jura, février 2010, p. 6–11.
  9. « Aéroport Dole Jura | L’aéroport au coeur de la Franche Comté », sur www.aeroportdolejura.com (consulté le 18 août 2018)
  10. « Décollez de Dole Jura > Nos Voyages > Voyages GIRARDOT », sur www.voyages-girardot.com (consulté le 18 août 2018)
  11. Union des aéroports français, « Statistiques annuelles de l'aéroport de Dole - Jura », sur aeroport.fr (consulté le 8 juillet 2014).
  12. Julien Vandelle, « Raphaël Perrin : « J'en suis arrivé à un profond dégoût de la politique » », Le Progrès, 20 octobre 2011.
  13. « Dole-Tavaux, l’aéroport de trop ! », Le Dindon enchaîné.
  14. « AEROPORT DOLE JURA - PARTENARIAT REGION », DELIBERATION N ° CP_2018_182,‎ (lire en ligne)
  15. « INFO FRANCE BLEU - La région Bourgogne Franche Comté veut sauver l'aéroport de Dole », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  16. « Grand Dole - Site Innovia-aéroport », sur www.grand-dole.fr (consulté le 6 octobre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]