Foucherans (Jura)

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Foucherans
Moulin de la Belaine
Moulin de la Belaine
Blason de Foucherans
Blason
Foucherans (Jura)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dole-1
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Félix Macard
2014-2020
Code postal 39100
Code commune 39233
Démographie
Gentilé Foucheranais, Foucheranaises
Population
municipale
2 077 hab. (2014)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 58″ nord, 5° 27′ 14″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 278 m
Superficie 7,7 km2
Localisation

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Liens
Site web foucherans39.com

Foucherans est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Situé contre le revers sud-ouest de la colline doloise à 214 m environ d'altitude moyenne, le village, traversé par la Belaine, occupe le val sur un tiers du territoire communal, le reste étant occupé par les bois et les champs. Le "vieux" Foucherans a gardé son cachet ancien et authentique, l'église a retrouvé son aspect d'origine grâce à une superbe rénovation en 2001.

Doté d'un patrimoine particulièrement intéressant, c'est un village qui respire l'histoire. Apparu vers l'an Mil, la bourgade est dominée par un château féodal bien avant 1300. Pourvu d'une charte de franchises en 1360, Foucherans devient une enclave du Duché de Bourgogne dans la Comté puis une terre française dans l'empire des Habsbourg.

Sa proximité avec Dole lui fait cependant occuper une position dangereuse. Son territoire a toujours servi de base d'attaque contre Dole lors des guerres de Louis XI en 1477 et 1479 ; de Louis XIII en 1636 et de Louis XIV en 1668 et 1674. C'est depuis le château que les rois ou les chefs militaires ont dirigé les assauts contre Dole. Il abrite, durant deux nuits, le Roi Soleil lors du siège de Dole de 1668.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'après Perrenot : en 1148 « Folcerens » : ce serait un Folcaringos chez les Folcaringi, formé sur le mot Folcarius : mot à mot : « le chef du peuple », on y reconnait sans peine l'allemand « volk » : peuple.
  • D'après Vuillemot : de Fole : troupeau, troupe, armée; de Rens : rang, file, rangée donc le lieu où étaient rangés les troupeaux ou un bivouac militaire. Classiquement, la terminaison Ans ou Ens date de la période burgonde soit à partir du VIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Foucherans se situe au nord du Jura dans l'agglomération du Grand Dole

Installée au fond d'un vallon traversé par la Belaine, la commune de Foucherans est située dans la proche périphérie de la ville de Dole. L'ensemble du territoire Foucheranais s'étend dans ses plus grandes dimensions sur environ 4,2 kilomètres d'est en ouest et sur 3,8 kilomètres du nord au sud. Ainsi délimitée, la commune a une superficie de 768 hectares. Elle est bordée en ouest et au nord par Champvans, à l'est par Dole, au sud par Choisey et au sud-ouest par Damparis. Le Bourg de Foucherans, dont le développement s'est fait contre le revers sud-ouest de la colline doloise, est situé au fond du vallon alluvial de la Belaine de part et d'autre de ses rives. Le village s'étend sur un tiers du val, le reste du territoire est occupé par les bois et les champs. Du centre du village à Dole, on passe d'une altitude moyenne de 214 mètres à 230 mètres; du centre en direction de Champvans et Monnières, au nord, on passe de 214 mètres à 250 mètres; en direction de la Combe des Archers de 214 à 253 mètres. Le point culminant se trouve en direction de Champvans, à 270 mètres d'altitude environ.

Situation de Foucherans.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champvans Champvans Dole Rose des vents
Champvans N Choisey
O    Foucherans    E
S
Damparis Choisey Choisey

Histoire[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts de la Première Guerre mondiale en hommage aux enfants de Foucherans morts pour la Patrie'

Doté d'un patrimoine particulièrement intéressant, c'est un village qui respire l'histoire. Apparu vers l'an Mil, la bourgade est dominée par un château féodal bien avant 1300. Pourvu d'une charte de franchises en 1360, Foucherans devient une enclave du Duché de Bourgogne dans la Comté puis une terre française dans l'empire des Habsbourg.

À proximité avec Dole lui fait cependant occuper une position dangereuse. Son territoire a toujours servi de base d'attaque contre Dole lors des guerres de Louis XI en 1477 et 1479 ; de Louis XIII en 1636 et de Louis XIV en 1668 et 1674. C'est depuis le château que les rois ou les chefs militaires ont dirigé les assauts contre Dole. Il abrite, durant deux nuits, le Roi Soleil lors du siège de Dole de 1668.

À partir du XVIIIe siècle, simple village rural rattaché au territoire français, Foucherans se développe d'abord autour d'un haut-fourneau et à partir du XIXe siècle autour des forges des fonderies Audemar-Guyon. Le village connaît alors un essor démographique et une relative croissance urbaine. Une cité ouvrière de 11 habitations est construite tandis que le maître de forge se fait bâtir une magnifique demeure, aujourd'hui occupée par les bureaux de la Mairie.

L'église, construite vers 1560 est de style roman et possède deux tableaux de valeur datant du XVIe siècle et du XVIIIe siècle dont un, classé monument historique depuis 1958. Des vestiges importants d'un camp militaire datant de la Seconde Guerre mondiale se trouvent dans le bois de Chevanny.

Au XXe siècle, Foucherans devient le second bourg d'importance, après Dole, avec près de 1800 habitants au recensement de 1999. Au début du XXIe siècle, c'est un village bien situé le long de la nationale, à proximité de l'autoroute et du TGV, au cœur d'une nature verdoyante et qui affirme son attractivité et son caractère accueillant, au sein du Jura Dolois. Possédant une zone d'activité importante, quelques commerces et restaurants, deux hôtels, la commune attire de plus en plus d'habitants. Une vingtaine d'associations assurent une animation permanente avec de nombreuses manifestations: fête patronale, foire à l'escargot, puces, ... Deux écoles accueillent les enfants, de la maternelle au CM2, auxquelles s'ajoutent un centre de loisirs, une garderie et une cantine. À proximité du village, un étang offre un lieu de détente agréable pour les sportifs et les amateurs de pêche.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Michel Molin, conseiller municipal en 1997, prend l'initiative de la création d'un blason pour la commune. Il a dû présenter plusieurs maquettes et les modifier, avant d'arriver à un résultat accepté par la Direction des Archives de France. En juin 1997, la commune obtient l'agrément officiel. Le blason et les armoiries se présentent de la façon suivante : un soleil, une enclume, une roue de moulin, et la Belaine. Le blasonnement donné par le Ministère de la Culture est celui-ci : « De sinople à la barre ondée d’argent chargée d’une roue de moulin de gueules posée à plomb, accompagnée, en chef d’un soleil d’or et en pointe d’une enclume du même ». Le fond est vert, la barre ondée symbolise la Belaine et la roue nous rappelle que le village a possédé autrefois un moulin à aubes mû par la force hydraulique. Le souvenir du séjour de Louis XIV au château féodal, en 1668, est évoqué par la présence du soleil. Quant à l'enclume, elle rappelle l'histoire du haut fourneau autorisé dès 1743 et la présence par la suite d'une fonderie de deuxième fusion. Le blason est utilisé par la commune dans ses lettres à en-tête et ses différentes manifestations.


Blason Fourcherans.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De sinople à la barre ondée d’argent chargée d’une roue de moulin de gueules posée à plomb, accompagnée, en chef d’un soleil d’or et en pointe d’une enclume du même.

Description :
Sur un fond vert, une barre ondée symbolisant le cours d'eau la Belaine traverse l'écu.
En son centre, se situe une roue dentelée rouge, qui rappelle le moulin à aubes du village qui n'existe plus aujourd'hui.
En haut, à gauche, est présent un soleil rayonnant, souvenir du séjour de Louis XIV au château féodal, en 1668.
En bas, à droite, une enclume de couleur jaune évoque l'histoire du haut-fourneau autorisé dès 1753, puis de la fonderie de deuxième fusion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Louis Penneçot    
1947 1953 Hippolyte Girard    
1953 1959 Louis Rossigneux    
1959 1965 Roger Bourgeois-République    
1965 1971 René Gauthray    
1971 1977 Hermann Luder    
1977 1995 Michel Delcey   trésorier
1995 2001 Jean Bordat Écologiste pharmacien
2001 en cours Félix Macard DVD[1] laborantin retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 077 habitants, en augmentation de 15,84 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
428 519 489 443 469 510 624 654 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613 617 641 620 584 584 609 615 676
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
679 713 753 723 764 729 692 952 852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 000 1 509 1 413 1 523 1 710 1 760 1 625 1 961 2 077
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune de Foucherans est passée, de l'après-guerre à nos jours, d'une société rurale encore marquée par l'agriculture à une société sans agriculteur (il n'en reste plus qu'un) avec l'arrivée de populations nouvelles d'origine citadine. C'est à une forte majorité que la commune est peuplée par des gens venus de la ville qui y transplantent leur mode de vie et leurs habitudes en matière d'achats, de loisirs, d'utilisation de services. Ils sont ainsi les moteurs de la transformation rapide à laquelle nous assistons. La famille type, aujourd'hui à Foucherans et le jeune ménage avec des enfants. On trouve dans la commune des logements (collectifs ou individuels) relativement grands, pas trop onéreux à l'achat ou à la location, (mais c'est en train de changer), au milieu d'espaces ouverts assez vastes pour que les enfants puissent s'ébattre en toute sécurité. Le ménage type est donc composé de 4 ou 5 personnes, mari et femme de 25 à 50 ans en moyenne avec 2 ou 3 enfants.

Économie[modifier | modifier le code]

La zone d'activités Rougemont située en périphérie doloise regroupe la quasi-totalité des activités artisanales, commerciales, industrielles et services publics de la commune de Foucherans. Ces dernières années, l'agriculture est en déclin, presque toutes les fermes ont disparu. Elle fait place à des commerces plus modernes.

La zone commerciale de Choisey est aussi toute proche.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une pharmacie, d'un kinésithérapeute et de plusieurs infirmiers. Il n'y a pas de médecin. Dans le passé et encore aujourd'hui, beaucoup de Foucheranais étaient employés au Centre hospitalier spécialisé du Jura ou au Centre hospitalier Louis Pasteur à Dole.

Transport[modifier | modifier le code]

Situé à 3 kilomètres de Dole et à égale distance de Lons-le-Saunier, Dijon et Besançon (environ 45 kilomètres), le village bénéficie d'une desserte remarquable. La route nationale numéro 5 sépare Foucherans de Dole sur près de 2,7 kilomètres. Cet axe dessert les zones d'activités et le centre du village par la route départementale numéro 220. L'autoroute A39 reliant Dijon à Bourg-en-Bresse traverse également la commune, et l'échangeur de Choisey permettant d'y entrer se trouve à 1 kilomètre au sud du village. Il est également facile de rejoindre Foucherans par l'autoroute A36 qui relie Beaune et Besançon. La commune est favorisée aussi par la présence du TGV à Dole et de l'aéroport régional de Tavaux. Une voie ferrée traverse la commune mais celle-ci n'est empruntée que pour le transport de marchandises de l'entreprise Solvay.

Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire du Pasquier[modifier | modifier le code]

École primaire du Pasquier

Avec l'augmentation de la population (1000 habitants en 1962, 1509 en 1968), la nécessité de créer de nouveaux locaux scolaires devient pressante. En 1962, au Pasquier des Chênes, une première classe sort de terre (architecte Bessière), avec un préau et un bloc sanitaire. Cinq classes seront construites dans les années suivantes, la dernière ouverture officielle intervienant en janvier 1988. Au gré de la variation des effectifs, interviennent des suppressions et des créations. En 1974, une partie du conseil municipal est démissionnaire à compter du 8 mai, à la suite du refus de l'administration académique de surseoir à une suppression de classe à l'école mixte 1. Jusqu'en 1963, la répartition des élèves est basée sur le principe de la gémination appliquée écoles de filles et de garçons. En septembre 1964, l'inspecteur départemental en résidence à Dole décide la gémination de la classe enfantineet la séparation des garçons et des filles dès le cours préparatoire. Une décision qui donne lieu à de nombreuses discussions et qui sera rapportée quelques mois plus tard. Siège de l'école mixte 1, le groupe scolaire du Pasquier accueille en 1981 les trois classes de l'école des filles devenue "école mixte 2". En 1992, les six classes existantes sont regroupées.

École maternelle[modifier | modifier le code]

École maternelle

La création officielle de l'école maternelle intervient le 28 janvier 1972 en remplacement des deux classes enfantines rattachées jusqu'alors à l'école des filles. Les enfants sont accueillis dans les deux pièces d'un bâtiment neuf accolé à la salle d'évolutions, bâtiment édifié en 1931. Une troisième classe (section des petits) est créée en 1986 dans l'entre sol de la Maison Chalon. De nombreuses améliorations sont apportées pour le confort des occupants. Le cadre champêtre est remodelé, avec l'intégration de la partie arborée. Malheureusement, en raison de la baisse des effectifs et de la non-prise en compte des enfants de deux ans par l'Administration, la suppression d'un poste d'enseignant est effective à la maternelle en septembre 2005.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vieux château[modifier | modifier le code]

Le premier château féodal mentionné dans la charte de 1360 aurait été démoli par le premier Louis de Playsne, puis reconstruit tel que nous le voyons aujourd'hui. Il se caractérise par des murs de près de trois pieds d'épaisseur, de vastes cheminées, un rustique mâchicoulis, des meurtrières dans la tourelle et des fossés de 3 mètres de largeur. En 1636, le château devient le quartier général du Prince de Condé qui, sur ordre de Richelieu, fait le siège devant Dole. Peu après, le château abrite durant deux nuits le Roi Soleil lors du siège de Dole en 1668. Démantelé à la fin du XVIIIe siècle, les fossés sont comblés, des granges et des écuries sont construites à côté et le fermier du domaine s'installe à la place des seigneurs.

Église[modifier | modifier le code]

Église.

Jusqu’au XVe siècle, une chapelle dite de Saint-Martin de Séans érigée entre Dole et le village réunissait les paroisses de Foucherans, les Mars et Truchume. Les Foucheranais construisirent une nouvelle église au XVIe siècle, de style roman. La Chapelle comme ces deux derniers villages furent détruits par les armées de Louis XI. L'église fut bénie en 1568. En 1801, le dôme du clocher fut reconstruit. Restaurée en 1950, elle possède deux tableaux de valeur datant du XVIe siècle et du XVIIe siècle, dont un est classé monument historique depuis 1958. Elle fut restaurée de nouveau en 2001.

Maison des maîtres de Forges[modifier | modifier le code]

Même si le style néogothique de ses ouvertures ne permet pas de lui situer une origine médiévale, il s'agit là d'une maison fort ancienne du village : elle existait en 1743, à l'ouverture du fourneau, à côté de la halle à charbon et servait à l'étage, de logement aux tout premiers maîtres de forges. Pendant la vie de l'usine, elle a reçu différentes affectations : bureaux, magasins, mais a été surtout plus ou moins abandonnée, après que la famille Audemar se fût installée dans ses nouveaux bâtiments à Dole et dans la demeure construite à Foucherans (actuelle mairie).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, madame Audemar et quelques bénévoles du village y avaient installé à l'étage, un bureau de la Croix-Rouge française. En 1946, la maison a été transformée et modernisée par Pierre Blanchard qui en fit son habitation. Elle est restée dans la famille pendant un demi-siècle et a été vendue en 2004 à la Sarl Le Parc.

Cités ouvrières[modifier | modifier le code]

Vers 1900, à l'apogée des forges, André Audemar décide la construction de cités ouvrières. Onze bâtiments sont prévus, comportant chacun plusieurs logements destinés aux ouvriers de l'usine souvent venant de l'extérieur pour travailler et qui ne peuvent trouver habitation au village. Il s'agit de solides bâtisses en pierre, couvertes de tuiles et construites sur des terrains appartenant à la société, pour la plupart le long de la rue des forges. Chaque appartement, très simple comprend généralement, sur une ou deux niveaux, une grande cuisine et une ou deux chambres. Chacun possède un lopin de de terre indispensable à la culture des légumes pour assurer, en ces temps difficiles, la nourriture de la famille. Ainsi pendant une trentaine d'années, Foucherans aura vu s'organiser autour de son usine une véritable cité ouvrière. Après la fermeture, en 1930, beaucoup d'ouvriers ont gardé leur appartement et sont partis travailler à l'usine de Dole. À partir de 1962, les appartements ont été facilement vendus à des particuliers qui y ont installé le confort nécessaire, au gré de leurs désirs.

Camp allemand de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Camp allemand de la Seconde Guerre mondiale

La construction de ce camp dans le bois de Chevanny sur le territoire de la commune de Foucherans commencera en 1943 et ne prendra que quelques mois et il couvrira bientôt un vaste espace de plus de quatre hectares à la lisière du bois de Chevanny. Dès le départ précipité des troupes allemandes, Le camp sera abondamment et bien légitimement pillé par la population qui manquait de tout, l'occupant avait même brûlé diverses armes légères et munitions qui l'encombraient, certaines seront récupérées par des villageois.

Le Camp sera dans un premier temps occupé par les Américains de l'Engineer Air Force qui durant près de six mois, de la libération à avril 1945 en feront un lieu d'hébergement et un dépôt de matériel : plaques P.S.P, pièces et moteurs d'avion de rechanges, munitions légères et divers...

Divers bâtiments seront vendus aux domaines et à des ferrailleurs pour récupération, d'autres entièrement démontés pour être réutilisés ailleurs ( ville de Puteaux). Les tranchées visibles le long du chemin sont le fait de l'arrachement des canalisations.
Dès 1967, le site est utilisé comme décharge pour les gravats alentour de la piscine et d'ordures ménagères sur l'emplacement de l'ancienne cantine allemande, la décharge est aujourd'hui fermée. Certaines fondations seront arasées au bulldozer pour favoriser les reboisements et la plantation de sapins à l'est du camp.
De nombreuses propositions et tentatives de rachat du site par des industriels ou des particuliers, pour des utilisations des plus sérieuses et diverses aux plus fantaisistes seront sans suite  : camping, parc d'entreprise, discothèque, funérarium, etc.

Ancienne gare de Foucherans[modifier | modifier le code]

En 1845, le Conseil municipal vote une subvention de 100 francs en faveur du projet de la ligne Lons-le-Saunier-Dole. En 1860, il demande l'établissement d'une ligne sur la rive gauche de la Saône, allant de Chalon-sur-Saône à Dole, alors que le projet initial favorise la rive droite. L'assemblée municipale renouvelle sa prise de position en 1861, estimant que si le projet qu'elle soutient est plus onéreux (2 millions de Francs supplémentaires en raison de 3 kilomètres supplémentaires), sa réalisation permettrait une meilleure circulation des produits du terroir et des richesses du sous-sol. Finalement, c'est l'implantation sur la rive gauche de la Saône qui est retenue.
En 1867, alors que débutent les travaux de la ligne Chagny-Dole, la municipalité est appelée à se prononcer sur le choix de l'implantation d'une station. Les conseillers choisissent le hameau de Belvoye (halte de Parthey). En 1868, ils sont favorables à l'implantation d'une station en haut du village. Deux voies sont mises en service, l'une le 20 octobre 1871 et l'autre le 24 mai 1878.

Nature[modifier | modifier le code]

De part et d'autre de la ligne de chemin de fer, le territoire communal est divisé en deux zones paysagères bien distinctes. À l'ouest s'étendent forêts et espaces agricoles et à l'est l'espace urbanisé. Les forêts recouvrent plus de la moitié des espaces naturels de la commune (environ 205 hectares). Les deux principaux bois sont celui de la Manche et celui de Chevanny. Au sud se trouve le bois des Ruppes dans lequel un étang artificiel a été aménagé pour les loisirs. Les terres agricoles sont exploitées par plusieurs agriculteurs qui pratiquent la culture céréalière, l'élevage et la polyculture. La commune possède des zones humides : frênes, aulnes, saules. L'urbanisation en milieu rural est inexistante ou presque car on trouve dans le bois de Chevanny un ancien camp militaire datant de la Seconde Guerre mondiale; dans la Combe des Archers, une maison forestière et à proximité des trois étangs de Myarle, un petit hameau.

La Belaine[modifier | modifier le code]

La Belaine ruiselle entre les habitations du village

On ne peut comparer la Belaine aux grandes rivières qui parcourent la plaine jurassienne, et cependant, Foucherans a tissé avec elle, au cours des siècles, une longue histoire. Modeste, au point que l'on conteste parfois le tracé, le village est né sur ses rives, a survécu aux vicissitudes de l'histoire et s'est développé grâce à ses eaux. La Belaine naît au creux de Belaine, source vauclusienne de 6 à 7 mètres de diamètre, longtemps à la frontière du Duché et du Comté de Bourgogne, maintenant sur le territoire de la ville de Dole. Si on nous apprend que dans les temps géologiques anciens, son cours se dirigeait vers le bassin du Doubs, tout proche, après la traversée de Foucherans, ce qui peut paraître bien logique, les premiers-hommes qui ont fréquenté le Nord-Jura ont toujours pu voir ses eaux converger vers la Saône, distante d'une vingtaine de kilomètres, inondant au passage cette vaste zone de plaine, demeurée marécageuse et humide. Les noms de lieux en témoignent : la Grande Noue, le bois de Noue Folin, la Mare d'Assier, Sur la Grande Mare, la Fontaine, l'Etang de Montfranchard, l'Aige des Marais, etc. L'observation de ce lit naturel de la rivière, associé au fait qu'elle ne se tarit jamais (les années exceptionnelles de sécheresse comme 1976 et 2003 peuvent en témoigner) doit interroger sur l'importance de son bassin karstique. Celui-ci se prolonge en effet très certainement en direction du nord, ce qui donne à la rivière une plus grande dimension, sur le territoire de la ville de Dole, sous les zones récemment urbanisées du Crechot et de la Combe Truchenne, ou plus anciennement bâties de Landon, le long de la rue des Bruyères, jusqu'au pied du Mont-Roland et du Grand-Mont, et peut-être au-delà.

Étang communal[modifier | modifier le code]

Étang communal

En 1992 est créé un étang communal près du chemin de la Fontaine au Loup et non loin du bois du Fourg. Il permettra aux pêcheurs de se livrer à leur occupation favorite, dans un cadre champêtre particulièrement reposant et la fête patronale donnera lieu à un concours de pêche très prisé des amateurs. Par la suite, un parcours santé et un parc animalier ont été aménagés pour le confort des habitants de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque dédiée à Eugène Chalon
  • Eugène Chalon (1828-1911), ancien magistrat et conseiller général, peintre de talent qui a fait don au musée des Beaux-Arts de Dole d'imposante collection de tableau. Il a fait don à la commune de sa propriété qui abrite l'école maternelle et le centre de loisirs. Une plaque lui est consacrée.
  • Fabienne Zidler (1895-1992), infirmière et musicienne. Elle s'est beaucoup consacré à la vie des autres.
  • Guillaume de Rochefort (1439-1492), frère de Guy de Rochefort.
  • Laurine Le Naviose, participante à l'élection de Miss prestige national.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Le phénomène associatif est très ancien au village. Des associations ayant des buts très divers sont apparues comme celles qui s'intéressent à la gestion d'intérêts locaux, aux sports, à la musique, au théâtre ou aux fêtes et à l'animation. Mais toutes ont la caractéristique d'être très dynamiques.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Autre associations[modifier | modifier le code]

Foire de l'escargot[modifier | modifier le code]

Le 17 mars 1990, Jean-Marc Guilhermet crée la première foire de l'Escargot, dans un but d'animation du village, foire qui se renouvelle chaque année. Chaque début de mars, les responsables de l'association sportive de Foucherans, organisent avec méthode et minutie la Foire de l'Escargot . Une manière d'évoquer le passé du village et de créer une animation populaire qui a fait ses preuves. Cette manifestation a évolué au cours des ans. Lors des premières éditions c'est l'aspect foire qui prédomine . Le nombre d'exposants très réduit la première année va progresser relativement vite. Et dès 1995 la foire obtient un retentissement qui dépasse les frontières du département. Sur la foire on trouve toutes les catégories de marchands et artisans : métiers de bouche, vente de vêtements et chaussures, produits de toutes sortes, artisans qui exposent leur matériel (chauffage, isolation ...), concessionnaires de voitures ... Les Établissements Ménétrel tiennent un stand pour présenter le roi de la foire et un casse-boîte d'escargots est installé. Quant à l'association sportive elle assure la restauration sous un chapiteau placé sur la place face au clos Pidoux. Une tombola est organisée : premiers prix voyage au soleil, voyage à Paris ... et les lots secondaires sont fournis par les exposants (bibelots, produits régionaux ...) . La foire est sonorisée et animée par un speaker. Puis ouverture d'un salon gastronomique et ajout d'une fête foraine . Aux exposants viennent se joindre des "puciers". Le mode de vie évolue et le nombre d'exposants forains se réduit alors que le nombre d'exposants "puciers" augmente sérieusement pour dépasser le chiffre de 130 vers les éditions 2004.

Les Établissements Ménétrel, spécialisés dans les plats cuisinés, puis les escargots ont été créés en 1883 et se sont installés à Foucherans en 1946 sous la direction de Pierre Blanchar qui sera épaulé plus tard par ses enfants Jean-Paul et Philippe. La matière première, le gros blanc de Bourgogne est importée de Turquie et Grèce principalement. En 1990, les établissements Ménétrel préparent l'équivalent de 1500 tonnes de gastéropodes qui sont exportés dans le monde entier (États-Unis, Japon, Thaïlande, Australie, Canada, ...) L'usine du village emploie, selon la saison, entre 30 et 70 personnes utilisant des moyens modernes telle une peseuse électronique... Malgré son dynamisme, les établissements Ménétrel vont subir le choc des lobbies internationaux et doivent fermer début 1992 et quitter la foire ... dès 1993. L'histoire de la conserverie a profondément marqué le village et ses habitants et c'est pour marquer cet attachement que la foire fut baptisée : FOIRE de l'ESCARGOT.

En hommage aux établissements Ménétrel, un escargot (fabriqué en inox par un particulier) a été érigé sur le rond-point à l'entrée du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ce stylo-plume est érigé devant la mairie. Il a été fabriqué en inox par un particulier qui est le même créateur que l'escargot sur le rond-point à l'entrée du village. Sur la plaque représentant un bout de papier, il est écrit : Foucherans deux mille ans d'histoire en référence au livre consacré à la commune.
  • Pierre Babet, Jean-Marie Chekhab, Rémy Dei-Tos et Gérard Vergoby, Deux mille ans de notre histoire, Foucherans, édition Collectif Histoire, 2006 Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]