Domesticité

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Peinture de William Hogarth représentant ses domestiques. Anglais, années 1750.

Un domestique, ou serviteur, travaille dans la demeure de son employeur. Les domestiques se distinguent des serfs ou esclaves des périodes historiques précédentes par le fait qu'ils reçoivent un traitement pour les tâches qu'ils accomplissent, ce qui se traduit par des émoluments ou un salaire régulier (ainsi que l'accès à une protection sociale, par suite aux réformes du monde du travail obtenues au XXe siècle). Ils sont également libres de quitter leur emploi lorsqu'ils le souhaitent, bien que leur condition sociale constitue un frein à cette mobilité. L'Organisation internationale du travail a adopté la Convention nº 189 pour les travailleuses et les travailleurs domestiques en juin 2011. Le 26 avril 2012, l'Uruguay était le premier pays à ratifier cette convention[1].

La domesticité s'est généralisée dans la société bourgeoise du XIXe siècle, où un nombre considérable de gens de maison contribuaient au niveau de vie et au raffinement des familles bourgeoises composant le capitalisme occidental. Cette remarque trouve un écho particulier dans l'Angleterre victorienne, qui avait codifié les rôles de la domesticité, du simple serviteur au cuisinier, du palefrenier jusqu’à la gouvernante ou au précepteur. Cette répartition des rôles était héritée de celle qui s'était mise en place dans les domesticités de la noblesse de cour ou de ville au XVIIe siècle.

En religion, le terme serviteur de Dieu est employé pour tous les fidèles baptisés de l'Église du Christ. Il est aussi utilisé au début d'un procès de canonisation. Le pape se faisait, quant à lui, appeler dans les actes pontificaux servus servorum Dei (serviteur des serviteurs de Dieu).

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, la proportion de femmes travaillant en qualité de domestique décrut fortement dans le dernier tiers du XIXe siècle. En 1870, la profession occupait 50,1 % des femmes salariées, puis 29,4 % en 1900 et enfin 16,2 % en 1920[2]. La généralisation de l'eau-courante et du tout-à-l'égout, le développement du chauffage central et la multiplication des appartements de taille plus réduite à destination d'une classe moyenne émergente expliquent pour une grande part le déclin de cette profession[3].

La domesticité au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IDWN.info, Uruguay First Country to Ratify C189, http://idwn.info/campaign/uruguay-first-country-ratify-c189
  2. David M. Katzman, Seven Days a week : women and domestic service in industrializing America, Illini Books, 1981, tableau 2-2, p. 53. Cité in Sara M. Evans, Les Américaines. Histoire des femmes aux États-Unis, Belin, 1989, p. 269.
  3. Dolores Hayden, The Grand Domestic Revolution, MIT press, 1982, p. 72-77.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Guiral et Guy Thuillier, La vie quotidienne des domestiques en France au XIXe siècle, Hachette, Paris, 1978.
  • Valérie Piette, Domestiques et servantes, Des vies sous condition : Essai sur le travail domestique en Belgique au XIXe siècle, Académie royale de Belgique, Bruxelles, 2000. 521 p.