Maurice Chevalier

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Maurice Chevalier

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Maurice Chevalier en 1959.

Nom de naissance Maurice Auguste Chevalier
Surnom Le patron[n 1], Maurice de Paris[1],[2], Momo.
Naissance 12 septembre 1888
Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès 1er janvier 1972 (à 83 ans)
Paris, France
Profession Acteur
Chanteur
Films notables La Veuve joyeuse
Le silence est d'or
Gigi
Ariane

Maurice Chevalier, né Maurice Auguste Chevalier[3] le 12 septembre 1888 à Paris 20e et mort le 1er janvier 1972 à Paris 15e, est un chanteur et acteur français.

D'abord chanteur de « caf'conc' » dans le quartier de Ménilmontant, qu'il contribue à populariser[4], Maurice Chevalier devient, dans les années folles, un des artistes les plus populaires du music hall français[n 2],[5],[6], avant d'entamer une fructueuse carrière d'acteur à Hollywood dans les années 1930. Deux fois nommé à l'Oscar du meilleur acteur, il tourne notamment sous la direction de Ernst Lubitsch et entame une liaison amoureuse avec Marlène Dietrich. De retour en France, il continue à travailler pendant la guerre ; il est brièvement inquiété en 1945, sans pour autant perdre son succès. Alternant tours de chant et cinéma, en France (Le silence est d'or en 1947, Ma pomme en 1950) et à Hollywood (Ariane en 1957, Gigi en 1958), il fait ses adieux à la scène en 1968.

Souvent affublé d'un canotier, d'une canne et d'un nœud papillon, Maurice Chevalier représenta au long de sa carrière une certaine image de la France et du français à l'étranger, et notamment aux États-Unis : celle du Parisien typique, gouailleur, souriant, désinvolte et charmeur[7],[8]. Star internationale de son vivant, il est aujourd'hui encore l'un des chanteurs français les plus connus dans le monde[9]. Plusieurs de ses chansons furent de grands succès populaires, telles Prosper (Yop la boum), Dans la vie faut pas s'en faire, Ma Pomme, Ça sent si bon la France, Ça fait d'excellents Français, sa version de Y'a d'la joie, Thank Heaven For Little Girls ou encore son dernier enregistrement, la chanson du film Les Aristochats.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Chevalier, photographie de jeunesse dédicacée.

Enfance et débuts scéniques[modifier | modifier le code]

Maurice Chevalier naît le 12 septembre 1888, au 29 rue du Retrait, à Paris, de l'union de Victor Chevalier (1854-19?), peintre en bâtiment, et de Joséphine Van Den Bossche (1852-1929)[10],[11]. Il est le dernier d'une fratrie de trois enfants. Il a deux frères : Charles (1877-1938) et Paul (1884-1969)[12]. Peu de temps après sa naissance, ses parents emménagent dans « un minuscule logement de deux pièces au 15 de la rue Julien-Lacroix, toujours à Ménilmontant »[13]. Il entre à l'école des Frères, au patronage, rue Boyer, pour y être instruit[14]. Son père, honnête ouvrier mais alcoolique, quitte le domicile familial après une énième dispute, abandonnant sa femme et ses trois enfants. L'aîné de la famille, Charles, décide d'assumer le rôle de chef de famille mais se fait vite tyrannique, trouvant toujours à redire. Il va jusqu'à frapper Maurice, chose que ce dernier ne lui pardonnera jamais[15]. « À partir de ce moment, le peu de sentiment qu'il m'inspirait, car il n'avait jamais rien fait, rien dit, pour gagner mon affection, se dissipa pour laisser place à je ne sais quel espoir de revanche, un jour, plus tard ».

Très vite, Charles, amoureux, quitte le domicile familial et se marie, abandonnant sa famille à son tour. Seuls restent Maurice, Paul, qui est apprenti graveur sur métaux, et leur mère dont les finances souffrent de ces deux départs soudains[16]. Cette dernière doit travailler d'arrache-pied pour faire vivre sa famille, et, en plus de la passementerie, elle commence à faire le ménage chez des voisines. Mais le surmenage l'affaiblit et l'oblige à être hospitalisée à l'Hôtel-Dieu de Paris pour plusieurs semaines. Alors que Paul est assez âgé pour se garder seul, Maurice, qui n'a que huit ans, est placé à l'hospice des Enfants Assistés rue Denfert-Rochereau. Finalement, sa mère sort de l'hôpital et il est ramené chez lui[17].

Quelques semaines après que la famille s'est retrouvée, Paul annonce que son patron avancera de trois mois sa nomination d'ouvrier à plein salaire. Il touchera désormais 7 francs par jour soit 42 par semaine, ce qui permet à la famille une « petite aisance », selon les mots de Maurice Chevalier. Le nouveau salaire de Paul couplé à celui de Joséphine permet aux Chevalier de déménager du troisième étage de leur bâtiment vers le premier, dans un appartement avec une fenêtre sur la rue. Maurice entre à l'école communale de la rue Julien-Lacroix, dans laquelle il restera deux ans, jusqu'au certificat d'études[18]. C'est le début de leurs sorties en famille. Tous les trois vont, tous les samedis et souvent le dimanche, « soit au palais du Travail, soit au Cirque d'hiver, soit au concert du Commerce ou au Cirque Médrano »[19]. Là, il est fasciné par les chanteurs et les enfants acrobates. Désireux de faire de même et d'ainsi pouvoir ramener beaucoup d'argent au foyer, il se met en tête de devenir acrobate. Après l'école et âgé de neuf ans, lui et des enfants du quartier s'essayent à l'acrobatie sur des tas de sable de la rue Sorbier[20]. Et, à force d'en parler avec enthousiasme à table, son frère Paul décide de le rejoindre dans son entreprise, et tous deux décident de monter un duo d'acrobates : les Chevalier Brothers. Sans savoir que « brothers » veut dire « frères », Paul truque de vieilles affiches pour y afficher le nom de leur duo[21]. Le duo d'acrobates va s'entraîner régulièrement au gymnase Arras, rue de Ménilmontant, mais la réalité les rattrape vite. Les deux frères manquent de force et de souplesse. Et après avoir obtenu son certificat d'études, Maurice doit trouver un métier à apprendre. Paul le fait engager chez son patron pour y apprendre la gravure sur métaux mais Maurice est vite renvoyé, ce dernier ne pensant qu'à l'acrobatie. Son frère décide d'abandonner l'idée du duo d'acrobates au vu des blessures et de la fatigue causées par cette activité. Avant d'abandonner l'idée à son tour, Maurice tente de savoir s'il peut vraiment être acrobate et se fait prendre à l'essai, sans salaire, dans un trio acrobatique. Mais un exercice tourne mal et il finit le visage tuméfié, en sang, et sa mère lui demande de changer de projet, sous peine de finir infirme[22].

D'abord découragé, il pense ensuite à devenir chanteur. Il ne dit rien à sa mère concernant son nouveau projet, attendant d'être sûr de lui, et nourrit le rêve d'être chanteur comique, inspiré par le comique paysan Carlos. Il doit maintenant trouver un patron qui accepte de lui apprendre un métier. Les emplois vont et viennent car Maurice est constamment renvoyé. Menuisier : il est renvoyé à cause de trop longs séjours aux toilettes où il chantait devant un public imaginaire. Électricien : renvoyé parce qu'il préférait faire du lèche-vitrines devant les boutiques vendant des chansons. Peintre sur poupées : renvoyé pour avoir peint les visages de Mayol, Polin, Dranem sur celles-ci. Puis imprimeur, commis marchand de couleurs, et finalement fabricant de punaises[23]. Payé au millier de punaises fabriquées, il gagne jusqu'à 10 francs par semaine. Mais de moins en moins attentif à cause de son projet, il ramène de moins en moins d'argent au foyer. Son manque d'attention finit par lui coûter cher, car il s'écrase le doigt avec sa machine, ce qui l'oblige à arrêter le travail jusqu'à sa guérison[24].

Depuis plusieurs semaines, il a repéré le Café des Trois Lions, au public essentiellement ouvrier, boulevard de Ménilmontant. Lui et sa famille y sont allés un dimanche. Trois amateurs l'ont intéressé : Georgel, genre Mayol, Léon D., genre Polin et Brigham, genre Dranem. Maurice se rend chez un libraire, y achète deux partitions du genre comique paysan intitulée V'là les croquants et Youp Youp Larifla qui font partie du répertoire de Carlos, et achète un ensemble de vêtements et accessoires que ce dernier porte sur scène[25]. Prenant son courage à deux mains, Maurice va voir le propriétaire du Café des Trois Lions pour lui demander de le laisser chanter ses deux chansons sur scène le prochain samedi. D'abord interloqué, il consent à laisser Maurice chanter samedi, et ajoute qu'en fait de salaire, il n'aura droit qu'à un café au lait. Extatique, Maurice prévient sa mère et son frère et ces derniers lui assurent, en riant, qu'ils seront là pour assister à ses débuts[26].

Le soir venu, Maurice se rend en coulisse, enfile son costume, se maquille et se barbouille le nez et les joues de rouge. Il donne ses deux chansons au pianiste du café qui lui demande dans quel ton il chantera. Maurice ne sachant pas de quoi il veut parler, lui dit : "dans le ton que vous voudrez !". Le pianiste commence à jouer V'là les croquants et Maurice de chanter, déguisé en paysan. Il fixe un point du plafond et chante de plus en plus fort. On lui crie des choses depuis la coulisse, et la salle toute entière commence à se tordre de rire. Maurice chante alors plus fort encore et termine la chanson dans une ovation générale. Il sort de scène et voit Georgel, Léon D. et Brigham rire aux larmes. Croyant avoir eu un succès colossal, il veut retourner sur scène mais on le retient. On lui explique ensuite que si la salle a autant ri, c'est parce qu'il a chanté trois tons plus haut que le pianiste, et qu'il forçait beaucoup trop sur sa voix. On lui conseille de répéter avec le pianiste à l'avenir. Déçu car pensant avoir triomphé, il rentre chez lui accompagné de son frère et sa mère qui en rient encore. Mais ils le réconfortent en l'assurant qu'il sera bien meilleur quand il aura répété à l'avance. Nous sommes en 1901 et Maurice a 12 ans[27].

Début de la carrière de chanteur[modifier | modifier le code]

Le lendemain, Maurice est la coqueluche de la rue Julien-Lacroix. La nouvelle de sa chanson de la veille s'est répandue comme une traînée de poudre et il est sur toutes les lèvres. Le soir, il retourne au Café des Trois Lions et est pris sous l'aile de Georgel et Léon D., qui lui expliquent qu'il est nécessaire que le chanteur et le piano soient sur le même ton, que le rire qu'il a provoqué la veille n'était pas un "bon rire" (étant un rire à ses dépens) et que ça ne faisait pas "artiste". Ces trois mots le marquent. Il veut continuer à chanter mais la cicatrisation complète de son doigt approche, et il a promis à sa mère de retourner travailler sitôt remis de sa blessure. Habitué du Concert du Commerce au Faubourg-du-Temple, il commence à fréquenter le chanteur Boucot, qui s'y produit très souvent. "Je ne peux pas dire qu'une vraie amitié se noua entre le petit homme qu'il était, et l'enfant que je représentais encore, mais il me permit de le voir, d'aller le chercher chez lui..."[28] Un jour, il descend avec lui "dans Paris", où Boucot va se tenir au courant des derniers succès qu'il intègrera à son numéro. Ce jour-là ils vont voir Henri Christiné, auteur-compositeur, Louis Maurel, chanteur, Gramet, auteur et éditeur de monologues comiques et plus encore. Ils croisent également Mayol sortant du bureau de Christiné, avec qui Boucot échange quelques mots et auquel il présente Maurice. Maurice est admiratif. Boucot ramène Maurice à Ménilmontant, que l'après-midi a rendu rêveur après avoir vu le monde de la musique de si près. Mais maintenant que son doigt est guéri, il doit reprendre le travail à la fabrique de punaises. Cela ne l'empêche pas d'aller aux toilettes de la fabrique plus que de raison pour y chanter[29]. En parallèle, il continue de chanter tous les samedis et dimanches au Café des Trois Lions. Même s'il fait moins rire qu'à ses débuts, il sent qu'il progresse, et chante désormais dans le même ton que le piano. Mais des réparations et embellissements nécessaires au café obligent les chanteurs à arrêter de s'y produire. La troupe, constituée de Maurice, Georgel, Brigham et Léon D. découvre un petit café rue Popincourt, qu'ils surnomment "Les Folies Popincourt" et décident d'y chanter. Mais la salle, qui ne les connaît pas et qui est occupée par des ouvriers enivrés est peu réceptive à la troupe. Les quatre artistes quittent le café et Maurice apprend l'ouverture prochaine d'une salle des fêtes nommée "Élysée-Ménilmontant" dans un bureau de tabac rue de Ménilmontant et va s'y présenter. La salle est décrite comme présentant un spectacle mi-amateur, mi-professionnel. Il y est engagé sur sa réputation aux Trois Lions, toujours sans salaire[30].

Le soir de la première, Maurice passe avant Gilbert, l'imitateur de Mayol qui vient du Casino des Tourelles et également "étoile" de l'affiche. Sa mère et son frère Paul sont dans la salle. Les artistes s'enchaînent, Yvonne de Verlac, Léger le bossu... et c'est au tour de Maurice, de son nom de scène "Le petit Chevalier". Ce soir-là, il ressent pour la première fois un contact avec le public. Il termine sa chanson et est applaudi. Il est rappelé sur scène mais n'a plus de chansons. On lui dit d'aller remercier le public et d'aller annoncer "Gilbert, le Mayol des Tourelles." Après son numéro, dans la loge, celui-ci demande à Maurice depuis combien de temps il chante et combien il gagne en chantant ici. Après que Maurice lui a dit qu'il ne gagne rien, Gilbert lui propose de se présenter dimanche au Casino des Tourelles, au 259 de l'avenue Gambetta, à huit heures du soir pour une audition. S'il plaît, il sera pris pour une ou deux semaines, et payé. S'il ne plaît pas, ses frais de d'omnibus lui seront remboursés. Maurice, abasourdi, accepte[31].

Le lendemain soir, il est devant les portes du Casino en compagnie de son frère avec une heure d'avance. Finalement les portes s'ouvrent et il est décidé qu'il passera en troisième sur scène, devant public, pour son audition. Son tour venu, il monte sur scène, mais ne ressent pas de connexion avec le public. Il quitte la scène en pensant avoir échoué mais Gilbert et le directeur de la salle lui disent qu'il a plu, qu'il lui faudra certes beaucoup travailler mais que la salle l'a trouvé courageux et amusant. On lui propose de venir chanter le jeudi, samedi, dimanche et lundi soirs dès jeudi prochain. Le directeur lui propose un engagement de deux semaines, payée douze francs chacune. S'il a du succès, il sera gardé plus longtemps encore. Paul fait signe à son frère d'accepter, que l'offre est honnête. Alors Maurice accepte, fou de bonheur. Il doit donc arrêter l'atelier pour se consacrer à la recherche de chansons et au travail de son numéro désormais. Sa mère acquiesce à condition qu'il retourne à l'atelier dans le cas où il se retrouverait sans engagements, ce à quoi consent Maurice. Pour l'occasion, il s'achète un pardessus à col de velours et un Girondin, qu'il troquera bien vite contre une casquette après un incident qui le laisse la tête coincée dans son chapeau[32].

Ainsi, Maurice Chevalier commence sa carrière "d'artiste" et descend très souvent dans Paris d'abord avec Boucot, puis seul, dans l'optique de garnir son répertoire. Il devient un habitué des éditeurs chez qui il va constamment chercher de nouvelles chansons. Mais au bout de trois semaines, le directeur du Casino des Tourelles lui signifie qu'il doit renouveler sa troupe, et remercie Maurice, auquel il dit qu'il sera sûrement rappelé. Maurice décide de demander à Boucot si celui-ci ne peut pas le faire entrer au Concert du Commerce. C'est ce qu'il fait et il lui obtient un numéro de deux chansons qu'il fera entre deux tours de Boucot. Mais le directeur lui dit qu'il ne pourra pas être payé la même somme qu'aux Tourelles, et lui propose la somme de cinq francs par semaine, contre douze au Casino et deux fois moins qu'une bonne semaine à la fabrique de punaises. Maurice, le cœur gros, tente de négocier mais le directeur reste inflexible. Il accepte malgré lui. Maurice rentre découragé chez lui et avoue tout à sa mère, qui reste compréhensive, et qui lui laisse un sursis de quatre semaines afin de voir si les choses s'améliorent. Sans quoi il devra retourner à l'atelier[33].

Le lendemain matin, Maurice descend dans Paris et un café-concert, La Villa Japonaise, attire son attention boulevard de Strasbourg. Il entre et en demande la patronne, à laquelle il demande s'il peut auditionner en public. Amusée, elle accepte et lui demande de venir le soir même à huit heures. Il auditionne, est très émoustillé par une artiste qu'il voit enfiler ses bas et se changer dans la loge commune, et est engagé à raison de trois francs par jour pour deux chansons matin et soir, tous les jours, soit vingt-et-un francs par semaine. Maurice est enchanté et signe[34].

Maurice Chevalier fait de modestes débuts dans les « caf'conc' » de Ménilmontant dès la fin du XIXe siècle. En 1909, il tombe amoureux de Mistinguett, pour qui il quitte la chanteuse Fréhel ; leur liaison dure jusqu'en 1919. Jeune premier, il incarne pendant les années folles un gandin frivole à l'accent faubourien qu'il garde lorsqu'il parle, en réalité parfaitement, anglais. Le phonographe relaie ses succès à la scène dans diverses revues et opérettes. Valentine et Dans la vie faut pas s'en faire sont des triomphes des années 1920, toutes écrites par Albert Willemetz. C'est ainsi qu'il a l'occasion de faire remonter une dernière fois sur scène La Goulue, créatrice du cancan moderne, et modèle de Toulouse-Lautrec, que le public ne reconnaît déjà plus.

En 1927, il se marie avec Yvonne Vallée et commence, cette même année, une carrière cinématographique à Hollywood qui l'éloigne de la France jusqu'en 1935 où il s'illustre notamment en 1934 dans les deux versions, anglaise et française, de La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch. Il rencontre Duke Ellington qu'il fait engager pour sa première partie à Broadway. Il rencontre aussi à Hollywood Marlène Dietrich, ce qui entraînera son divorce d'avec Yvonne. Le tube qui le fait connaître aux États-Unis est composé par Al Sherman et Al Lewis et s'intitule Living In the Sunlight, Loving In the Moonlight (du film de la Paramount La Grande MareThe Big Pond).

En perte de vitesse à Hollywood, il décide de rompre avec la MGM et de rentrer en France. Nous sommes en 1935, ce sont de nouveaux succès de la chanson : Prosper (1935), Ma Pomme (1936), Y'a d'la joie (1937) créée par un jeune auteur dont le nom deviendra célèbre, Charles Trenet, puis la Marche de Ménilmontant (1941) en hommage à son enfance. Symbole de la réussite d'un « p'tit gars » du peuple, Maurice Chevalier est un travailleur acharné de la chanson populaire. En 1939, après la déclaration de la guerre, il va chanter pour les troupes sur le front de nouvelles chansons dont D’excellents Français (paroles et musique de Jean Boyer et Georges Van Parys), dans laquelle il décrit une France unie contre l’envahisseur, mais qui en elle-même montre le flottement qui suivit l’entrée en guerre de la Troisième République. Cette chanson fut le symbole de la « drôle de guerre ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l'occupation allemande, il anime sur Radio-Paris des émissions de 30 minutes qui lui sont payées 60 000 francs chacune. Il n'arrêtera de travailler qu'en 1942 ; reproche lui en sera fait à l'heure de l'épuration de la Libération alors qu'il est déjà condamné à mort par contumace par un tribunal spécial à Alger le 27 mai 1944. Dans les années 1960, Le Canard enchaîné révèlera que Maurice Chevalier, fin 1942, se serait beaucoup démené pour aller chanter… en Tunisie pour soutenir le moral des soldats qui combattaient les Alliés[réf. nécessaire]. En fait, il ne mit jamais les pieds en Afrique du Nord durant la guerre.

Maurice Chevalier en chemise à carreau jouant au golf au club de golf Islesmere de Sainte-Dorothée de Laval, Québec. 18 avril 1948.

Joséphine Baker, agent du contre-espionnage pour la Résistance, aux avances de qui Chevalier a résisté dix ans plus tôt[réf. nécessaire], parla de lui comme d'un "collaborationniste nazi" sur Radio Londres en mai 1944[35]. Pierre Dac fit depuis Londres une parodie grinçante de la chanson Et tout ça, ça fait d'excellents Français ![36] contre Chevalier, en raison de son manque d’engagement au côté de la Résistance, l'accusant notamment de lâcheté, alors qu'il protégeait une famille juive, sa compagne Nita Raya (danseuse et comédienne d'origine roumaine) et les parents de celle-ci, auxquels il fournit de faux papiers.

Le couple, dont la grande villa nommée La Louque dans le quartier de La Bocca à Cannes[37], est réquisitionnée par l'aviation française, se réfugie pendant la guerre à Mauzac chez un couple de danseurs amis, Jean Myrio et Desha Delteil puis chez un ami résistant, le poète René Laporte[38].

Dans un entretien du 17 octobre 1946 au journal Jeudi-Cinéma, Nita Raya racontera « les journées et les nuits épouvantables qu'il a passées, non parce qu'il avait peur pour lui, mais parce qu'il s'était fait un devoir de sauver quelques êtres que le destin avait mis sur sa route. »

Menacé d'être fusillé à la Libération, il est finalement sauvé par le Parti communiste et lavé de tout soupçon de collaboration. Pierre Dac vint en personne demander au comité d'épuration que Chevalier soit entièrement et complètement "blanchi". Le 30 novembre 1945, un rapport du comité national d'épuration des professions d'artistes dramatiques et lyriques adressé au Ministre des Beaux-Arts conclut à la complète innocence de Maurice Chevalier; c'est par la chanson Fleur de Paris (1945) qu'il affirmera son blanchiment et son nouveau départ[38].

Très vite il renoue avec le succès, allant même jusqu'à s'illustrer dans les années 1960 dans un genre inattendu, le twist, avec Le Twist du canotier, enregistré avec le groupe rock français Les Chaussettes Noires. À cette époque, il parraine également dès 1966 la jeune carrière de Mireille Mathieu qui deviendra très vite une vedette internationale.

De sa seconde moitié de carrière cinématographique, il faut remarquer son passage chez René Clair (Le silence est d'or) en 1947, Ariane de Billy Wilder avec Gary Cooper et Audrey Hepburn, la comédie musicale Gigi de Vincente Minnelli en 1958 (film aux 9 Oscars et 3 Golden Globe Awards), et sa participation à l'adaptation américaine de la trilogie de Marcel Pagnol : Fanny de Joshua Logan en 1961, dans lequel il interprète le rôle de Panisse. C'est au cours de ses tournées qu'il invente le one-man-show en 1948[39].

Il fut déclaré dangereux pour la sécurité des États-Unis et de ce fait interdit d'entrée sur leur territoire de 1951 à 1955 pour avoir signé l'appel de Stockholm contre l'armement nucléaire.

Il se produira en 1956 à Paris, à l'Alhambra (Paris) rebaptisé l'Alhambra-Maurice Chevalier, et fera passer en première partie un orchestre iconoclaste dirigé par son jeune arrangeur talentueux de l'époque, Michel Legrand.

Retraite et décès[modifier | modifier le code]

Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère. Sous son nom, l'inscription Artisan de France, tel qu'il aimait à se définir.

En 1967, Maurice Chevalier décide de mettre un terme à sa carrière et entame une tournée d'adieux à travers le monde. Le succès est au rendez-vous partout où il passe, dans près de vingt pays dont le Canada, la Suède, l'Angleterre, l'Espagne, l'Argentine et les États-Unis, où il reçoit un Tony Award spécial[40], venant couronner sa prestigieuse carrière. Il termine sa tournée à Paris, au théâtre des Champs-Élysées, où il se produit à guichets fermés du 1er au 20 octobre 1968. L'année suivante, il est honoré par Charles Percy lors d'une séance au Sénat américain[41], et le réalisateur Wolfgang Reitherman lui demande d'interpréter la chanson du film Les Aristochats[42], ce que Chevalier accepte de faire, en français et en anglais, par amitié pour Walt Disney[42],[43], mort quelques années plus tôt. Il reçoit à Cannes un trophée MIDEM pour célébrer ses 68 ans de carrière[43] et publie le dernier tome de ses mémoires, Môme à cheveux blancs.

Abattu par le manque du public et l'ennui, dépressif, il tente de se suicider le 7 mars 1971 en avalant une grande quantité de barbituriques et en se tranchant les poignets. Il laisse un mot à son manager François Vals et à ses secrétaires, les Paquet : « Mes chers enfants, j'ai eu la plus belle carrière dont a pu rêver un gosse de Ménilmontant. Mais j'ai une fin de vie pitoyable. Je vous demande pardon. Vous êtes tous sur mon testament. Nous nous reverrons un jour là-haut. Je vous embrasse, Maurice »[44]. Il est sauvé, quitte l'hôpital encore plus affaibli, mais les barbituriques ingérés ont sensiblement endommagé ses organes vitaux. Ré-hospitalisé à l'hôpital Necker pour un blocage des reins le 13 décembre 1971[43], il s'y éteint le 1er janvier 1972 à 17 h, à l'âge de 83 ans.

Aussitôt, des hommages affluent du monde entier et la presse internationale se fait l'écho de la disparition de celui que Le Parisien surnomme « Le Roi du music-hall[45] ». Le président Georges Pompidou salue la mémoire d'une « image de la France » dans laquelle « les Français se reconnaissaient volontiers[46]. » Le 5 janvier, une foule d'anonymes et de personnalités (dont Grace de Monaco, Louis de Funès, Michel Simon ou Georges Carpentier[47]) se réunit à l'église de Marnes-la-Coquette où ses obsèques sont célébrées. Maurice Chevalier est inhumé au « cimetière nouveau » de la ville, aux côtés de sa mère, et non loin d'Albert Willemetz, à qui il devait beaucoup de ses grands succès.


Mise à l'encan de la seconde "Louque".

Sa dernière compagne, Odette Meslier, continua à vivre dans une partie de cette maison bourgeoise de Marnes-la-Coquette acquise en 1952 et qui avait appartenu à Richard Wallace (une fontaine publique de la série dont il avait doté Paris ornait le parc), et à qui il donna, comme à sa villa cannoise, le surnom de sa mère, Joséphine Chevalier - auprès de qui il voulut être inhumé - et elle conserva pendant 42 ans la demeure et son contenu dans l'état, tout en la laissant visiter ponctuellement à de rares admirateurs. Quelques mois après sa mort, les meubles et effets personnels du chanteur (dont des canotiers, des cannes, deux pianos d'étude, des photos dédicacées de Marilyn Monroe, Marlene Dietrich ou encore Walt Disney, etc.) ou sa voiture ont été dispersés lors d’une vente aux enchères publiques le 9 décembre 2013 à Drouot[48].

Postérité[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1972, quelques jours après sa mort, Guy Lux anime une émission télévisée consacrée à Maurice Chevalier[49]. Plusieurs invités rendent hommage au fantaisiste (dont des amis comme Charles Trenet, Zizi Jeanmaire ou Charles Aznavour) et Paul Anka, venu spécialement des États-Unis, interprète une version personnalisée de My Way, qu'il intitule His Way. Quelques années plus tard, en 1981, Sammy Davis Jr. interprète au Lido un tour de chant hommage à Maurice Chevalier[50] (avec Mireille Mathieu et Charles Aznavour), son ami, qu'il qualifia dans une interview de GREATEST[n 3] (le plus grand). La même année, le maire de Paris Jacques Chirac inaugure une Place Maurice Chevalier[51] dans le quartier de Ménilmontant qu'il avait chanté et qui l'avait vu naître.

En 1988, le centième anniversaire de sa naissance est l'occasion d'une exposition au théâtre des Champs-Élysées[52] où Maurice Chevalier avait fait ses adieux à la scène, ainsi que d'une soirée intitulée Maurice de Paris, cinq fois 20 ans réunissant une trentaine d'artistes, sous la présidence de Zizi Jeanmaire[53]. Il y a également un numéro de l’émission La Chance aux chansons diffusée sur TF1 qui lui a été consacrée où l’animateur Pascal Sevran est accompagné de Henri Betti qui fut son pianiste et compositeur de 1940 à 1945.

En France, il existe plusieurs rues portant le nom de Maurice Chevalier, comme dans le quartier de La Bocca à Cannes, à Goussainville ou Niort, mais la plus célèbre se trouve à Marnes-la-Coquette, là même où l'artiste avait acheté en 1952 l'ancienne maison du philanthrope britannique Sir Richard Wallace. L'école communale porte également son nom[54].

Un timbre est édité à son effigie en 1990[55].

Dans le dessin animé La Belle et la Bête (1991), « Lumière », le candélabre, est un hommage à Maurice Chevalier, en particulier lorsqu'il interprète la chanson C'est la fête.

Il fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

Carrière[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Après quelques courts-métrages en France dans les années 1910, Maurice Chevalier commença une carrière à Hollywood. Certains films étaient tournés en français et en anglais, et sortaient à plusieurs mois d'intervalle dans leurs pays respectifs (Le Petit Café). En outre, le réalisateur n'était pas toujours le même d'une version à l'autre, comme pour L'Amour guide en 1933, et les noms des personnages pouvaient être légèrement différents.

Année Pays Métrage Titre français Titre original Réalisateur
1908 Drapeau de la France CM Trop crédules Jean Durand
1911 Drapeau de la France CM Une mariée qui se fait attendre Louis J. Gasnier
1911 Drapeau de la France CM Par habitude Max Linder
1912 Drapeau de la France CM La Valse renversante Georges Monca
1912 Drapeau de la France CM Une bougie récalcitrante Georges Monca
1917 Drapeau de la France CM Une soirée mondaine Henri Diamant-Berger
1922 Drapeau de la France CM Le match Criqui-Ledoux Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France CM Par habitude Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France LM L'Affaire de la rue de Lourcine Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France CM L'Accordeur Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France LM Jim Bougne, boxeur Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France LM Gonzague Henri Diamant-Berger
1923 Drapeau de la France LM Le Mauvais Garçon Henri Diamant-Berger
1929 Drapeau des États-Unis LM La Chanson de Paris Innocents of Paris Richard Wallace
1929 Drapeau des États-Unis LM Parade d'amour The Love Parade Ernst Lubitsch
1930 Drapeau des États-Unis LM La Grande Mare The Big Pond Hobart Henley
1930 Drapeau des États-Unis LM Playboy of Paris Ludwig Berger
1930 Drapeau des États-Unis LM Paramount en parade Charles de Rochefort
1931 Drapeau des États-Unis LM Le Petit Café Ludwig Berger
1931 Drapeau des États-Unis LM Le Lieutenant souriant The Smiling Lieutenant Ernst Lubitsch
1931 Drapeau des États-Unis LM Monnaie de singe[n 4] Monkey Business Norman Z. McLeod
1932 Drapeau des États-Unis LM One Hour With You Ernst Lubistch
1932 Drapeau des États-Unis LM Une heure près de toi Ernst Lubistch, George Cukor
1932 Drapeau des États-Unis LM Aimez-moi ce soir Love Me Tonight Rouben Mamoulian
1933 Drapeau des États-Unis LM L'Amour guide Jean Boyer, Gilbert Pratt
1933 Drapeau des États-Unis LM Monsieur Bébé A Bedtime Story Norman Taurog
1933 Drapeau des États-Unis LM The Way to Love Norman Taurog
1934 Drapeau des États-Unis LM La Veuve joyeuse The Merry Widow Ernst Lubitsch
1935 Drapeau des États-Unis LM Folies-Bergère Folies Bergère de Paris Roy Del Ruth
1936 Drapeau de la France LM Avec le sourire Maurice Tourneur
1937 Drapeau des États-Unis LM Le vagabond bien aimé The Beloved Vagabond Curtis Bernhardt
1937 Drapeau de la France LM L'Homme du jour Julien Duvivier
1938 Drapeau de la France LM Fausses nouvelles René Clair
1939 Drapeau de la France LM Pièges Robert Siodmak
1947 Drapeau de la France LM Le silence est d'or René Clair
1949 Drapeau de la France LM Le Roi Marc-Gilbert Sauvajon
1950 Drapeau de la France LM Ma pomme Marc-Gilbert Sauvajon
1954 Drapeau de l'Italie LM Un siècle d'amour Cento anni d'amore Lionello De Felice
1954 Drapeau de la France LM J'avais sept filles Jean Boyer
1957 Drapeau des États-Unis LM Ariane Love in the Afternoon Billy Wilder
1958 Drapeau des États-Unis LM Gigi Vincente Minnelli
1959 Drapeau des États-Unis LM J'ai épousé un Français Count Your Blessings Jean Negulesco
1960 Drapeau des États-Unis LM Can-Can Walter Lang
1960 Drapeau des États-UnisDrapeau de l'Italie LM Un scandale à la cour A Breath of Scandal Michael Curtiz
1961 Drapeau de la France LM 1-2-3-4 ou Les Collants noirs[n 5] Terence Young
1961 Drapeau des États-Unis LM Fanny Joshua Logan
1960 Drapeau des États-UnisDrapeau de l'ItalieDrapeau de la France LM La sage-femme, le curé et le bon Dieu Jessica Jean Negulesco et Oreste Palella
1962 Drapeau des États-Unis LM Les Enfants du capitaine Grant In Search of the Castaways Robert Stevenson
1963 Drapeau des États-Unis LM La Fille à la casquette A New Kind of Love Melville Shavelson
1964 Drapeau des États-Unis LM Panic Button George Sherman et Giuliano Carnimeo
1964 Drapeau des États-Unis LM I'd Rather Be Rich Jack Smight
1967 Drapeau des États-Unis LM Rentrez chez vous, les singes ! Monkeys, Go Home ! Andrew V. McLaglen

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Maurice Chevalier.

Grands succès[modifier | modifier le code]

En près de 70 ans de carrière, Maurice Chevalier enregistra un grand nombre de chansons, dont certaines (parfois issues de films, de revues ou d'opérettes) sont restées dans la mémoire collective[56] : Prosper (Yop La Boum), Paris sera toujours Paris, Dans la vie faut pas s'en faire, Ça sent si bon la France, Ma pomme, Valentine ou encore Ah ! si vous connaissiez ma poule. D'autres, à l'image de Ça fait d'excellents français (caricature de la vie politique populaire sous la IIIe République) ou Fleur de Paris (métaphore de l'espoir des français à la Libération[57]) furent de grands succès caractéristiques de leur époque. En outre, il fut le premier à interpréter le classique de Charles Trenet, Y'a d'la joie, et sortit de sa retraite en 1970 pour enregistrer, à 81 ans, la chanson du film Les Aristochats.

Œuvres[modifier | modifier le code]

En 1943, Maurice Chevalier entreprit de rédiger ses mémoires pour s'occuper l'esprit[58]. Le premier tome fut néanmoins publié en 1946 et, devant le succès, il rédigea jusqu'à 1969 dix volumes d'une série intitulée Ma route et mes chansons.

Ma route et mes chansons
  • Volume 1 : La Louque, René Julliard, 1946, 275 pages.
  • Volume 2 : Londres, Hollywood, Paris, René Julliard, 1947, 242 pages.
  • Volume 3 : Tempes grises, René Julliard, 1948, 239 pages.
  • Volume 4 : Par ci, par là, René Julliard, 1950, 211 pages.
  • Volume 5 : Y'a tant d'amour, René Julliard, 1952, 222 pages.
  • Volume 6 : Noces d'or, René Julliard, 1954, 279 pages.
  • Volume 7 : Artisan de France, René Julliard, 1957, 220 pages.
  • Volume 8 : Soixante-quinze berges, René Julliard, 1963, 285 pages.
  • Volume 9 : Quatre-vingt berges, René Julliard, 1968, 279 pages.
  • Volume 10 : Môme à cheveux blancs, Presses de la Cité, 1969, 279 pages.
Autres
Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
  • Bravo Maurice, Paris, Presses Pocket, 1968, 313 pages.
  • Les pensées de Momo, Paris, Presses de la Cité, 1970, 200 pages.
  • (en) I Remember it Well, G. K. Hall, 1972, 315 pages.
  • Dans la vie faut pas s'en faire : mémoires, Paris, Omnibus, 2012, 975 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Préfacé par Jacques Pessis, cet ouvrage publié en 2012 reprend l'essentiel des dix volumes de Ma route et mes chansons[58].

Nominations et récompenses[modifier | modifier le code]

La rue Maurice Chevalier à Marnes-la-Coquette où vécut l'artiste pendant de longues années.

Nominations[modifier | modifier le code]

Oscars
Golden Globes
Laurel Awards
  • 1959 : Golden Laurel de la meilleure performance dans un film musical pour Gigi.
  • 1960 : Golden Laurel de la meilleure performance dans un film musical pour Can-Can.
  • 1963 : Golden Laurel de la meilleure performance dans un film musical pour Les enfants du capitaine Grant.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Oscars
  • 1959 : Oscar d'honneur pour ses contributions au monde du divertissement pendant plus d'un demi-siècle.
Golden Globes
Divers

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
  • (fr) Edward Behr, Maurice Chevalier : l'homme-légende de l'âge d'or du music-hall, Paris, Laffont, 1993, 367 pages.
  • (en) David Bret, Maurice Chevalier : Up On Top of a Rainbow, Robson, 1992, 241 pages.
  • (fr) Gerty Colin, Maurice Chevalier, une route semée d'étoiles, Paris, Presses de la Cité, 1982, 283 pages.
  • (en) Michael Freedland, Maurice Chevalier, Morrow, 1981, 287 pages.
  • (fr) Claudine Kirgener, Maurice Chevalier, itinéraire d'un inconnu célèbre, Paris, Vernal/P. Lebaud, 1988, 268 pages.
  • (fr) Bernard Lonjon, Maurice Chevalier, le chéri de ces dames, Paris, Éditions du Moment, 2012, 233 pages.
  • (fr) Fabien Sabatès, Maurice Chevalier, Paris, O. Orban, 1981, 203 pages.
  • (fr) François Vals, Maurice Chevalier, Paris, Éditions Carpentier, 2002, 252 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Jacqueline Willemetz, Albert Willemetz et Maurice Chevalier. Revues, sketchs et chansons au casino de Paris, Paris, L’Harmattan, 2011, 473 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est ainsi que Léo Ferré surnommait Maurice Chevalier. (Dans la vie faut pas s'en faire, Paris, Omnibus, 2012, p. V)
  2. André Halimi écrit : « Son nom, c'est le nom du music hall pendant un demi-siècle. » (On connaît la chanson, Paris, Éditions L'Harmattan, 2005, p. 164.)
  3. Sammy Davis Jr. insista pour que le mot GREATEST soit écrit en majuscules dans l'article (François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 179).
  4. Maurice Chevalier interprète une voix-off. Il n'est pas crédité au générique du film.
  5. Maurice Chevalier interprète la voix du narrateur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Paris, Omnibus, 2012, p. VIII (Préface de J. Pessis).
  2. François Vals, Maurice Chevalier, Paris, Éditions Carpentier, 2002, p. 8.
  3. Acte de naissance de Maurice Chevalier
  4. Laeticia Bonnefoy, Le 20e arrondissement : itinéraires d'histoire et d'architecture, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 2009, p. 42.
  5. Theodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945 : Goût et corruption, Paris, Seuil, 1981, p. 396.
  6. Pierre Milza et Serge Berstein, Histoire de la France au XXe siècle, volume 2 : 1930-1945, Paris, Éditions Complexe, 2003, p. 91.
  7. Philippe de Comes et Michel Marmin, Le Cinéma français : 1930-1960, Paris, Éditions Atlas, 1984, p. 17.
  8. James Robert Parish et Michael R. Pitts, Hollywood Songsters: Allyson to Funicello, Routledge, 2003, p. 157.
  9. Étonnez-moi, 18 février 2012, France Musique (avec Jacques Pessis et Jacqueline Willemetz).
  10. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), p 12
  11. « Généalogie de Maurice Chevalier »
  12. « Généalogie de Maurice Chevalier »
  13. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 12
  14. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 15
  15. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 14 et 20
  16. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 21
  17. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 22 à 25
  18. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 26-27
  19. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 27
  20. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 27-28
  21. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 29
  22. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 34-35
  23. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 35-36
  24. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 37-38
  25. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 39
  26. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), page 39
  27. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 41-42
  28. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 42 à 47
  29. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 48 et 49
  30. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 50 et 51
  31. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 52 à 55
  32. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 56 à 59
  33. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 59 à 65
  34. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, Omnibus,‎ 2012, 975 p. (ISBN 978-2-258-09144-3), pages 65 et 66
  35. Jacques Abtey, La Guerre secrète de Josephine Baker, Siboney,‎ 1948, 323 p.
  36. Texte et audio.
  37. « Notice no IA06000607 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. a et b Anne-Marie Siméon, « Le Périgord de Maurice Chevalier », sur sudouest.fr,‎ 6 mars 2012
  39. « Quand Maurice Chevalier écrivait ses mémoires... - Finistère », sur ouest-france.fr,‎ 13 mars 2012
  40. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 142.
  41. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 158-159.
  42. a et b Jérémie Noyer, Entretiens avec un empire, rencontres avec les artistes Disney. Volume 1., Éditions L’Harmattan, 2010, p. 71.
  43. a, b, c et d François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 13.
  44. Bernard Lonjon, Maurice Chevalier : Le chéri de ces dames, p. 209-210, Éditions du moment,‎ 2012, 233 p. (ISBN 2354171390)
  45. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 170.
  46. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 171.
  47. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 175.
  48. Jacques Pessis, « Un p'tit air de Maurice Chevalier », in Le Figaro, encart « Culture », jeudi 21 novembre 2013, page 31.
  49. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 178.
  50. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 179.
  51. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 180.
  52. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 183.
  53. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 182.
  54. École Maurice-Chevalier sur le site de Marnes-la-coquette
  55. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 192.
  56. Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, op. cit., p. VII (préface de J. Pessis)
  57. A. Montandon, I.H. Birleanu et M. Constantinescu, Poétique de la tradition, Presses Universaires Blaise Pascal, 2006, p. 155.
  58. a et b Maurice Chevalier, Dans la vie faut pas s'en faire, op. cit., p. VI (préface de J. Pessis)
  59. François Vals, Maurice Chevalier, op. cit., p. 256.