Gardon (poisson)
Gardon
Rutilus rutilus
(Linnaeus, 1758)
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LC : Préoccupation mineure
Le Gardon (Rutilus rutilus) est un petit poisson qui vit dans les eaux douces en Europe et en Asie occidentale. Il est très commun et sa chair est très appréciée.
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Description [modifier]
Le Gardon est un chordé, ostéichthyen, téléostéen. C'est donc un vertébré, épineurien, avec une chorde (même si elle a disparu chez l'animal adulte on la voit lors du développement embryonnaire), qui présente une fente pharyngienne en relation avec la cavité buccale, il a un crâne osseux et un épiderme pluristratifié.
Le gardon est un bon exemple de l'adaptation des chordés à la vie aquatique (forte poussée d'Archimède, faible teneur en Oxygène, aliment flottant).
Il peut mesurer jusqu'à 45 cm , peut peser entre 1 et 2 kg. Il possède une nageoire caudale allongée aux écailles argentées.
C'est un poisson grégaire qui vit en groupe parfois important, les plus gros se tenant un peu à l'écart. Son activité est plutôt diurne[1].
- Alimentation : petits mollusques, larves d'insectes, vers, de la mousse et des algues, des insectes en surface, ainsi que la plupart des appâts conventionnels comme le maïs, la fécule de blé, la mie de pain...
- Reproduction : d'avril à juin-juillet, dans une eau à au moins 12 °C, la femelle pond entre 150 000 et 300 000 œufs sur le substrat. Le gardon a une croissance lente sur 2 à 3 ans.
Habitat [modifier]
On le trouve souvent dans des zones très froides et dans les zones de courants ou de remous, il apprécie les fonds de 2 à 3 m et les herbiers.
Fonction de relation [modifier]
Protection [modifier]
Le gardon possède un épiderme pluristratifié de 100 μm mais non kératinisé, formé de cellules jointives. L'épiderme ne présente pas de glandes mais des cellules glandulaires qui vont sécréter un mucus qui va protéger les écailles. Les écailles sont de nature osseuse, indépendantes et constituent un exosquelette, les écailles sont une ossification dermique. Ces écailles sont dites élasmoïdes.
Sensibilité [modifier]
Le gardon présente une tête avec des yeux, des narines buccales en cul de sac qui ne s'ouvrent pas sur la cavité buccale Les poissons possèdent aussi une ligne latérale parcourant l'animal qui est une ligne d'écailles possédant un trou en communication avec le système nerveux et qui va détecter les variations de longueurs d'onde basse dues aux mouvements de l'eau ; ce sont des mécanorécepteurs.
Locomotion [modifier]
Le poisson a une forme hydrodynamique, il est quatre fois plus long que large. On remarque deux types de nageoires :
- nombre impair qui regroupe les nageoires dorsales et les nageoires caudales ;
- nombre pair et qui sont réparties de part et d'autre de la symétrie de l'animal et qui regroupent les nageoires pelviennes à l'arrière et les nageoires pectorales à l'avant.
Les nageoires à nombre impair sont pour la stabilité et celles à nombre pair sont pour l'orientation Le poisson s'est adapté à la locomotion dans les trois dimensions de l'espace
Fonction de nutrition [modifier]
Appareil respiratoire [modifier]
Le gardon possède quatre paires de branchies, accolées et qui ont des poils qui vont empêcher le passage de grosses particules. Les branchies sont en fait un empilement de branchies en forme de V. On a aussi des lamelles branchiales qui sont des surfaces d'échanges pour l'oxygène et cette surface d'échange est liée à la rapidité du poisson
Appareil circulatoire [modifier]
Le cœur se situe à côté des branchies, ce qui va éjecter le sang dans les capillaires branchiaux avec une certaine pression. Le système de circulation est simple : le sang désoxygéné passe une fois dans le cœur.
Noms vernaculaires [modifier]
- En France, le gardon porte en français régional les noms vernaculaires de rousse en Champagne, Franche-Comté et Lorraine, de roche dans le nord du pays et Rottel en Alsace.
- En Angleterre le nom de Roach.
- En Allemagne Rotauge ou Ploetze.
- En Italie Pigo, Scardola.
- En Espagne de Bolla.
- En Pologne "Płoć" ou "Płotka".
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Images [modifier]
Notes et références [modifier]
- Référence FishBase :
- Référence ITIS : Rutilus rutilus (Linnaeus, 1758) (fr) ( (en))
- Référence UICN : espèce Rutilus rutilus (Linnaeus, 1758) (en)
- Référence DORIS : espèce Rutilus rutilus (fr)
- Référence Catalogue of Life : Rutilus rutilus (Linnaeus, 1758) (en)
- Référence Fonds documentaire ARKive : Rutilus rutilus (en)
- Référence Aquabase : Rutilus rutilus (fr)
- Référence Fauna Europaea : Rutilus rutilus (en)
- Référence NCBI : Rutilus rutilus (en)
- Référence Animal Diversity Web : Rutilus rutilus (en)
- Hammer C. ; Temming A. ; Schubert H.-J. ; Diurnal variations in swimming activity of Rutilus rutilus (Cyprinidae) in a group under tank conditions, Univ. Hamburg, Inst. Hydrobiologie Fischereiwissenschaft, in « Internationale Revue der gesamten Hydrobiologie » (ISSN 0020-9309) Coden Ighyaz, 1994, vol. 79, no3, pp. 385-396 (1 p.1/4) (en) Editeur : Akademie-Verlag, Berlin, Allemagne ref INIST-CNRS