Sury-le-Comtal
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| Sury-le-Comtal | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Loire |
| Arrondissement | Montbrison |
| Canton | Saint-Just-Saint-Rambert |
| Code commune | 42304 |
| Code postal | 42450 |
| Maire Mandat en cours |
Roger Damas |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Loire Forez |
| Démographie | |
| Population | 5 329 hab. (2008) |
| Densité | 220 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 360 m — maxi. 457 m |
| Superficie | 24,18 km2 |
Sury-le-Comtal est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes, située dans l'ancienne province du Forez.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Sury-le-Comtal, commune du département de la Loire, se situe au cœur de la plaine du Forez à 10 km de l'aéroport Saint-Étienne Bouthéon, 25 km de Saint-Étienne, 75 km de Lyon. Elle appartient à la sous-préfecture de Monbrison (12 km), et au canton de Saint-Just-Saint-Rambert (10 km).
D'une superficie de 2417 hectares 77 ares, elle est traversée par le canal du Forez au Sud et par la Mare qui longe le centre-ville à l'Ouest et qui prend sa source vers Gumières, pour se jeter dans la Loire à Montrond-les-Bains. La côte Sainte-Agathe et le Grand Mont constituent des petits reliefs dans cette commune plutôt plane atteignant au plus bas 383 mètres au lieu-dit de la Gare.
Communes limitrophes:
[modifier] Histoire
Vieille ville marchande, Sury le Comtal est depuis le Moyen-Âge une bourgade relativement peuplée. La ville était autrefois fortifiée, de grandes fêtes étaient célébrées au château de la ville, notamment par le comte du Forez. Aujourd'hui les remparts ont quasiment disparu, ne subsistent aujourd'hui qu'une tour rue Gambetta, et quelques portes dans le centre.
La ville au XXe siècle est le lieu d'un marché relativement important (le mercredi), et une vente de bêtes de fermes le jour de la Saint-André.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut bombardée par des chasseurs-bombardiers allemands le juin 1940 vers 17 h, pendant l'avancée allemande dans le cœur de la France. Les bombes ne firent aucune victime. En revanche, elle feront 58 morts et 8 blessés dans le quartier de la gare à Bonson, où stationnait une boulangerie militaire.
Jean et Pierre Bory, 2 frères suryquois, furent (entre autres) très actifs dans la Résistance dans la Loire, alliant tracts, parachutages et cache d'armes. Ils firent partie du maquis Ange, dans les monts du Forez, et cachèrent à Sury Allan Jickell alias Gustave, un agent anglais chargé de préparer les largages de matériels.
Une forte communauté portugaise et turque est présente depuis l'après-guerre, s'installant dans le centre-ville et la Grande Rue Franche.
Récemment, après une période de stagnation démographique après-guerre, Sury le Comtal gagne rapidement des habitants depuis les années 80, surtout par la construction de lotissements, et de plus en plus par la construction de petits immeubles d'appartements. Le centre est progressivement réhabilité.
Depuis 2008, la commune est devenue particulièrement surveillée en comparaison à d'autres villes du département. Elle compte en effet 8 caméras surveillant rues, places et stades de foot, pour seulement 5300 habitants.
[modifier] Héraldique
Blason de Sury : "D'argent à la bande de gueules chargé de trois pots à feu d'or posés à plomb."
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1789 - 1790 | Jean Laforest | |||
| 1790-1791 - 1792 | Hugues Barjon | |||
| 1792 - 1793 | Tristan Batet et Claude Chossinon | |||
| 1793 - 1794 | Tristan Batet et Hugues Barjon | |||
| 1794 - 1795 | Hugues Barjon et Antoine Boué | |||
| 1795 - 1796 | Hugues Barjon et Antoine Michalon | |||
| 1796 - 1797 | Antoine Michalon | |||
| 1797 - 1799 | ||||
| 1799 - 1801 | Antoine Boué puis Michalon | |||
| 1801 - 1806 | Antoine Michalon | |||
| 1806 - 1808 | Tristan Batet | |||
| 1808 - 1815 | Hubert Souchon-Duchevalard | |||
| 1815 - 1826 | Antoine Michalon, puis Souchon-Duchevalard | |||
| 1826 - 1836 | Jacques Jordan | |||
| 1836 - 1843 | Claude Menu-Rochette | |||
| 1843 - 1848 | Jacques Jordan | |||
| 1848 - 1852 | Jean-Baptiste Poizat Saint-Eloi | |||
| 1852 - 1878 | Aimé Jordan de Sury | |||
| 1878 - 1892 | Auguste Blanc | |||
| 1892 - 1900 | Michel Mazoux | |||
| mai 1945 - octobre 1947 | André Bory | |||
| 1947 - mai 1953 | Pierre Jacquet | |||
| mai 1953 - 1959 | Pierre Jacquet | |||
| 1959 - mars 1965 | Louis Martin | |||
| mars 1965 - 1971 | Jean Malon | |||
| 1971 - 1977 | Simon Salardon | |||
| 1977 - 1983 | Simon Salardon | |||
| 1983 - 1989 | Simon Salardon | |||
| 1989 - 1995 | André Combe | |||
| 1995 - 2001 | Jean Baudet | |||
| mars 2001 - mars 2008 | Jean Baudet | |||
| Depuis mars 2008 | Roger Damas | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1793 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1 950 | 3 080 | 3 385 | 3 587 | 3 778 | 4 200 | 4 592 | 4 805 | 5 329 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Lieux et monuments
- Le Château de Sury, est un bel exemple d'un château de plaisance du XVIIe siècle avec son enfilade de grandes pièces et le goût de vivre du Grand siècle. En janvier 1937 un incendie prit feu dans l'aile Nord du bâtiment et se propagea dans le corps central du bâtiment, ce qui le détruisit complètement. Il ne reste désormais que l'aile Sud qui a d'ailleurs subi d'importants dégâts elle aussi. Plusieurs pièces du château font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques, successivement en 1948 et 1963[1]
- L'église Saint-André de Sury-le-Comtal au centre-ville, de style gothique et achevée en 1450, avant de subir de nombreuses modifications jusqu'à aujourd'hui. Le clocher, doublé depuis, culmine à 33 mètres de hauteur. On y accède par un escalier de 125 marches en pas de vis. Il contient aujourd'hui quatre cloches dont deux du XVIe siècle. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1949[2]
- La petite chapelle Saint-Étienne, dans le cimetière communale date du début de XIe siècle.
- Le pigeonnier du domaine des Chaux est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 15 janvier 1980[3]
[modifier] Économie
La ville était autrefois une place marchande, située idéalement au milieu de la plaine du Forez. La vigne et le chanvre était très présents, ainsi que l'exploitation du calcaire et de l'argile vers la Côte Sainte-Agathe. Un trentaine de fours à chaux étaient installés près de la rue Franche et de la rue Poizat. Par l'importance de la fabrication de la chaux à Sury, la ville fut même rebaptisée Sury la Chaux pendant la terreur. Le travail de l'argile permettra de faire des tuiles puis des briques à partir du XIVe siècle.
Rue Franche, deux établissements industriels employèrent jusqu'à 800 personnes. L'un en face de l'autre, ils étaient tous deux spécialisés dans le cycle. Ils fermèrent leurs portes dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Les plus gros employeurs de la ville, hormis la mairie sont surtout les abattoirs de la ville, le supermarché et une entreprise de transports de cars. Les industries sont très peu représentées, et la zone industrielle est minuscule. Une déchèterie est présente, pour collecter certains types de déchets des communes alentours.
Les célèbres bretelles vertes au sigle ASSE, lancées aux lendemains de la victoire sur Kiev en quart de finale de coupe d'Europe en 1976, seront produites par les établissements Esten à Sury (aujourd'hui disparus).
[modifier] Transports
- La ville est traversée la D8, la reliant à Montbrison au Nord-Ouest et à Bonson au Sud-Est.
- Elle est également située sur la ligne ferroviaire TER St-Etienne-Clermont, par une gare plutôt excentrée du centre-ville vers le cimetière. La ligne est à voie unique, de Bonson à Saint-Romain-le-Puy. Quelques rares trains de fret passent par la gare : ceux de la verrerie de Saint-Romain surtout, d'autres de Clermont.
- Les lignes TIL (Transports Interurbains de la Loire) 111 (St-Étienne-Montbrison) et 107 (St-Étienne-Sury) passent par la ville.
[modifier] Associations
- Club de football : Le Sury-Sporting-Club (SSC) - Créé en 1925
- Pétanque : La Joyeuse Pétanque - Crée en 1958
- Le club de l'Avenir
- Le Cyclo-Club Suryquois - Crée en 1946
- L'Amicale des Donneurs de Sang
- L'Union Nationale des Retraités et des Personnes Âgées (UNRPA)
- Le Comité des Fêtes
- Le Tennis-Club Suryquois
- La Maison de la Jeunesse et de la Culture (MJC)
- Le Volley Athlétic Club Suryquois (VACS)
- L'Amicale Laïque : Créée en 1906
- Le Réveil Suryquois : Fanfare
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Paul Montroy, Jean et Pierre Bory, résistants originaires de Sury.
- Louis Boyer, suryquois déporté à Mauthausen.
- Louis Martin, prisonnier et résistant, plus tard sénateur de Loire (entre autres).
- Jean Moulin, résistant. Si son histoire n'est pas liée à la commune, une stèle en son nom fut érigée en 1984 par la mairie et des associations d'anciens combattants, donnant également son nom au boulevard de contournement de la ville construit un peu plus tard (D8).
[modifier] Notes et références
- Notice no PA00117668, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no PA00117670, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Notice no PA00117669, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
[modifier] Annexes
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Sury-le-Comtal sur le site de l'Institut géographique national
- Sury-le-Comtal sur le site de l'Insee
- Site de la ville de Sury-le-Comtal
[modifier] Bibliographie
- Sury-le-Comtal devant son histoire, Jacques Clavier, Éditions Claude Bussy, 2004.
- La Loire dans la Seconde Guerre mondiale, Pascal Chambon, Éditions Alan Sutton, 2010.