Marquis

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représentation héraldique de la couronne marquisale.

Le titre de marquis est un titre de noblesse dont l'importance a varié en fonction de l'époque.

Historique[modifier | modifier le code]

Époque carolingienne et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque carolingienne et pendant le haut Moyen Âge, le titre de marquis correspond à un commandement militaire, sur une région frontalière (dite marche ou marquisat). Le marquis — marchensis en bas latin, Markgraf en ancien allemand, de Mark, la frontière, et Graf, le comte, francisé en Margrave — est un comte doté de pouvoirs militaires lui permettant de lever le contingent de l’armée sans en avoir reçu l’ordre du souverain. Cette extension de l’autorité comtale se justifie par le fait qu’il s’agit d’un comté situé à la frontière du royaume et donc particulièrement exposé, et qu’en cas d’invasion, une réaction militaire rapide doit être possible. C’est également cette autorité accrue qui permettra au marquis de prétendre avoir un rang hiérarchique supérieur à celui de comte, mais inférieur à celui de duc, puisque celui-ci exerce, au nom du souverain, une autorité militaire et judiciaire sur plusieurs comtés.

On peut ainsi signaler pour la France :

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, il n'y a dans les faits pas de hiérarchie entre les titres nobiliaires, sauf pour ceux de duc et de prince du sang.

Le titre de marquis, dénué de ses fonctions militaires, étant devenu un titre de noblesse comme les autres, il put être attribué à des femmes. Louis XIV et Louis XV notamment, eurent pour habitude d'anoblir leurs maîtresses en leur décernant le titre de marquise. Très nombreuses à Versailles, les marquises étaient les dames de cour par excellence. On peut citer les plus célèbres d'entre elles, la marquise de Pompadour, la marquise de Montespan et la marquise de Maintenon.

Puis marquis devient un titre de noblesse associé à un fief d'une certaine importance et octroyé par des lettres patentes du roi.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, sous la Restauration, le titre de marquis est très prisé, car il est gage de « vraie noblesse » (noblesse d'Ancien Régime, par rapport à celle d'Empire, considérée comme moins légitime). En effet, Napoléon Ier lorsqu'il institue la noblesse d'Empire ne crée pas de marquis, jugeant le titre - comme celui de vicomte par ailleurs - entaché de ridicule. Il est classé à partir du XIXe siècle dans la hiérarchie avant celui de comte et après celui de duc.

Autres pays[modifier | modifier le code]

En Belgique, le titre de marquis, comme celui de duc et de prince, n’est généralement pas concédé par le roi des Belges à des roturiers, mais uniquement à des aristocrates dont la famille portait déjà un tel titre avant l’indépendance de la Belgique (1830). Exemple : la maison de Trazegnies d'Ittre.

En Espagne, le titre de marquis ne commence à être conféré qu'à partir du XVe siècle, les plus anciens sont le Marquis de Villena, le Marquis de Santillana, le Marquis d'Aguilar de Campoo et le Marquis d'Astorga, aux XIXe les rois d'Espagne ont créé de nombreux marquis. Actuellement leur nombre est de plus d'un millier, mais seulement une centaine ont la catégorie de Grand d'Espagne, dignité qui les égale aux ducs.

Dans les pays germaniques, le titre équivalent est le margrave.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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