Agriculture durable

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L'agriculture durable (anciennement soutenable, traduction alternative de l'anglais sustainable) est l'application à l'agriculture des principes du développement durable ou soutenable tels que reconnus par la communauté internationale à Rio de Janeiro en juin 1992. Il s'agit d'un système de production agricole qui vise à assurer une production pérenne de nourriture, de bois et de fibres en respectant les limites écologiques, économiques et sociales qui assurent la maintenance dans le temps de cette production.

L'agriculture durable vise notamment à réduire les impacts du secteur en matière environnementale (voir section environnement de l'article agriculture). C'est notamment une agriculture qui protège mieux la biodiversité, l'eau et les sols qui lui sont nécessaires et qui l'utilise mieux via les auxiliaires de l'agriculture et les services écosystémiques[1].

Une chose est de développer l'agriculture mais il est très important de tenir compte de l’environnement dans utilisation des intrants.

Objectifs poursuivis[modifier | modifier le code]

L'agriculture durable vise une amélioration de la pérennité du système, en créant plus de richesses pérennes par unité de production, sur une base plus équitable. Ces principes sont basés sur la reconnaissance du fait que les ressources naturelles ne sont pas infinies et qu'elles doivent être utilisées de façon judicieuse pour garantir durablement la rentabilité économique, le bien-être social, et le respect de l'environnement (les trois dimensions du développement durable).

Concrètement et dans l'idéal (rien n'assurant qu'une agriculture respectant simultanément toutes ces qualités soit possible) :


Une agriculture durable est définie par Zahm et al., (2019)[2]. comme une agriculture économiquement viable, écologiquement saine, socialement juste et humaine (Landais, 1998). Elle contribue d’une part à la durabilité du territoire dans laquelle elle s’ancre par la multifonctionnalité de ses activités et d’autre part à la fourniture de services environnementaux globaux (lutte contre le changement climatique, qualité de l’air, sécurité alimentaire, etc.)

Quant l'exploitation agricole durable c'est une exploitation agricole viable, vivable, transmissible et reproductible inscrivant son développement dans une démarche sociétalement responsable. Cette démarche renvoie aux choix de l’agriculteur quant aux effets de ses activités et de ses modes de production au regard des objectifs propres à son exploitation mais aussi au regard d’objectifs externes à son exploitation renvoyant à des échelles socio-spatiales de niveau supérieur. Son développement repose sur 5 propriétés émergentes des systèmes agricoles durables : autonomie, robustesse, capacité productive et reproductive de biens et services, ancrage territorial et responsabilité globale (Zahm et al., 2019).

Quelques principes d'agriculture durable[modifier | modifier le code]

Pour être durable, l'agriculture doit respecter quelques principes[3] :

À ces principes de base, il faut ajouter la nécessité d'éviter les usages dispersifs des métaux en agriculture. L'étude de l'association des Centraliens sur la raréfaction des métaux recense un certain nombre d'usages dispersifs à éviter[4].

Organisation de l'agriculture durable[modifier | modifier le code]

Le concept principal est celui d'une exploitation agricole constituée par un ensemble de sous-systèmes fonctionnant tous en interaction, un sous-système générant des entrées pour les autres, le système fonctionnant dans l'idéal en cycle fermé.

Organisations institutionnelles[modifier | modifier le code]

Organisation en filière intégrée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filière intégrée.

L'agriculture durable doit être intégrée par tous les agents économiques de la filière, de la fourche à la fourchette (du producteur au consommateur), en incluant les parties prenantes concernées par :

  • la limitation des nuisances olfactives et sonores,
  • la limitation des pollutions de l'eau, de l'air et du sol (intrants azotés, phytosanitaires), ainsi que de la pollution génétique liée aux OGM...
  • la limitation de l'appauvrissement de la diversité agricole liée aux techniques de sélection, d'hybrides stériles et de brevetage.

Le suivi en fonction des parcelles (agriculture de précision) nécessite l'utilisation de technologies de l'information, en particulier des systèmes d'information géographique.

Une filière doit être évaluée selon des critères normés communs à tous les agents économiques de la filière, en cohérence avec le cadre normatif des comptabilités nationales.

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Mise à disposition des agriculteurs d’appareils simples de lectures de codes barres pour enregistrement et suivi de fournitures en magasin local (commandes, gestion des stocks, entrées / sorties…), avec possibilité de :

Types d'action (acteurs) :

  • Prévention des risques industriels, École des Mines ;
  • Formation au conseil en matière de prévention des risques (IPGP Jussieu) ;
  • Veille réglementaire, normative et juridique ;
  • Auto-diagnostic.

Valorisation de la biomasse[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : biomasse (écologie) et biomasse (énergie).

Selon les principes de l'agriculture durable, la valorisation de la biomasse n'est pas réservée exclusivement à l'alimentation humaine. Les produits agricoles, ainsi que les déchets et résidus de l'activité agricole, peuvent avoir d'autres utilisations[5] :

Traçabilité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traçabilité.

Assurer la sécurité sanitaire des aliments implique de mettre en place un suivi le long de toute la chaîne de production, « de la fourche à la fourchette ».

L'agriculture durable s'appuie sur des preuves et une traçabilité apportées par des certifications crédibles, établies par des certificateurs indépendants.

La mise en œuvre de filières intégrées d'agriculture durable met en jeu l'interopérabilité de systèmes hétérogènes, donc la cohérence et la qualité des données (voire leur sécurité), ce qui implique l'utilisation d'un cadre normatif global.

La normalisation relative aux denrées alimentaires est constituée par la série de normes ISO 22000 sur la sécurité des denrées alimentaires.

Agriculture durable et Union européenne[modifier | modifier le code]

Développement rural[modifier | modifier le code]

La Politique agricole commune de l'Union européenne a fait l'objet de révisions en 1999. Le premier pilier sur le contrôle des marchés a été complété par un deuxième pilier : le développement rural, qui fait référence au développement durable, sur la filière forestière.

Le développement rural est décrit dans le règlement de développement rural (RDR) de la PAC qui peut financer des mesures agro-environnementales via les États-membres. Une première version de ce règlement a été établie pour la période 2000-2006. Une seconde version (règlement de développement rural II) a été établie pour la période 2007-2013[6].

D'autre part, l'Union européenne a édicté des directives sur la sécurité alimentaire (Paquet hygiène) qui concerne toute la filière agricole et agroalimentaire (« de la fourche à la fourchette »).

Il existe aussi une série de normes internationales sur la traçabilité des denrées alimentaires : ISO 22000.

Voir aussi Traçabilité agroalimentaire

Déclinaison dans les États membres de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Le RDR européen se décline dans chaque États membres de l'Union européenne par un plan de développement rural national (PDRN)[7].

La loi d'orientation agricole du 9 juillet 1999 définit un cadre contractuel innovant entre agriculteurs et pouvoirs publics, devant permettre de répondre aux nouvelles attentes de la société civile en matière de multifonctionnalité de l’agriculture et de développement durable.

Ce cadre est défini dans le Contrat Territorial d'Exploitation (CTE). Les CTE ont été modifiés par des Contrats d'Agriculture Durable (CAD) : le but est toujours de préserver les ressources naturelles en luttant pour la qualité des sols, de l'eau, de la biodiversité et des paysages (cf décret 2003-675 du 22 juillet 2003).

Conditionnalité des aides PAC[modifier | modifier le code]

La conditionnalité soumet le versement de certaines aides de la politique agricole commune au respect d’exigences de base en matière d’environnement et de santé. La conditionnalité est mise en place depuis 2005. Elle garantit une agriculture plus durable et favorise ainsi une meilleure acceptation de la PAC par l'ensemble des citoyens. Ce dispositif soumet le versement de certaines aides communautaires au respect d'exigences en matière de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE), de santé, et de protection animale[8].

Mesure des impacts environnementaux[modifier | modifier le code]

Les nuisances et pollutions peuvent être mesurées dans le cadre des mesures de prévention des risques.

Il existe un modèle macroéconomique, développé par l'OCDE, qui sert de référence en Europe, pour la mesure de ces « pressions environnementales » : le modèle Pression-État-Réponse (PER).

On peut donc transformer les mesures enregistrées sur le terrain en indicateurs du modèle PER.

D'autre part, on peut agréger ces mesures par secteurs économiques, selon les nomenclatures officielles (NACE, secteurs institutionnels…).

Agriculture durable en France[modifier | modifier le code]

Différentes acceptions du terme en France[modifier | modifier le code]

  • L'« agriculture durable » portée par les 13 000 membres du Réseau CIVAM[9], rassemble des agriculteurs certifiés en agriculture biologique, d'autres non-certifiés, d'autres encore revendiquant le statut de producteur fermier par leurs engagements à suivre la Charte Nationale d'Engagement des Producteurs Fermiers et des cahiers des charges par production. Ce réseau est une force de proposition depuis 1994 en matière de politique agricole avec une approche concrète de terrain et à l'initiative d'une agriculture résolument moderne et d'avenir. Puisque ce réseau fait un travail de recherche permanent en ce qui concerne l'indépendance et la pérennité des systèmes agricoles familiaux tel que : l'efficacité énergétique en agriculture, sur l'indépendance et l'autonomie en protéine, sur la réduction de pesticides et d'engrais, sélection de semence adapté pour garantir un rendement optimale technique et économique au bénéfice de l'agriculteur et de l'environnement (non au bénéfice unique de l'agro-industrie). Tout le travail est naturellement accompagné d'un objectif indissociable de pérennité de revenu pour l'agriculteur et du développement de l'emploi agricole, tout en étant proche et en répondant à l'attente des consommateurs-contribuables (vente directe, restauration collective, porte ouverte, environnement mieux protégé[réf. nécessaire]...). Le Réseau agriculture durable (fusionné aujourd'hui avec la FNCIVAM) a ainsi pu proposer avec succès des mesures agro-environnementales très concrètes avec réduction d'intrants sur des systèmes herbagers et grandes cultures (en cours d'expérimentation) : CTE, CAD, MAE (donc reconnu et contrôlé par l'état).
  • L'initiative « développement durable en agriculture » de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA)[10].
  • Les travaux développés par le Comité Scientifique de la méthode IDEA (Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles) initialement pilotés par Lionel Vilain (Bergerie Nationale de Rambouillet) de 1995 à 2010 sont présidés depuis 2011 par Frédéric Zahm, chercheur en agro-économie (Irstea). Ce comité scientifique représente une diversité de disciplines (agronomie, économie, géographie, sciences de gestion, zootechnie, systèmes alimentaires) et d'institutions .
  • L'Institut de l'agriculture durable (IAD). Cet institut privé, réunissant agriculteurs, associations, coopératives et industriels a pour objectif de valoriser et d'accompagner le développement des différentes formes d'agriculture de conservation en France[11]. En 2012, l'IAD a lancé une enquête nationale intitulée « L'agriculture durable et vous » afin de mieux cerner la perception de ce concept[12].

L'agriculture durable ne doit donc pas être confondue avec l'agriculture raisonnée, un concept qui s'appuyait sur un référentiel national certifié par l'État jusqu'en 2013 et a été remplacé depuis par un dispositif de certification environnementale.

Le terme « agriculture soutenable », parfois rencontré, est une traduction du terme anglais sustainable agriculture, qui a d'abord été utilisée bien qu'impropre parce que plus littérale.

Les outils d'évaluation de l'agriculture durable[modifier | modifier le code]

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De nombreux méthodes évaluatives font référence au concept d'indicateurs de durabilité à l'échelle de l'exploitation agricole. Cependant, ces méthodes n'intègrent parfois que la dimension environnementale, les dimensions sociales et économiques n'étant pas systématiquement prises en compte. On retrouve dans cette catégorie de nombreuses méthodes d'indicateurs agro-environnementaux ou d'autres outils développés pour une évaluation de la performance environnementale d'une exploitation agricole (Zahm, 2011)[13].

Les outils d'évaluation prennent différentes formes dans leur construction et approches. Il s'agit :

  • d'indicateurs avec des degrés plus ou moins formalisés d'intégration dans un cadre conceptuel ou des listes d’indicateurs intégrés présents sous forme de tableaux de bord ;
  • d'outils d'évaluation environnementale, tels que la mesure de l'analyse de cycle de vie ;
  • de systèmes de notation par écopoints ;
  • de modèles de programmation linéaire ;
  • de modèles d'arbitrage (trade-off) pour le choix de productions alternatives ;
  • des approches énergétiques basées sur la thermodynamique.

En France, les travaux du projet PLAGE[14] (2008-2014) ont permis d'identifier plusieurs outils d'évaluation de la durabilité selon les dimensions environnementale, sociale et économique.

Parmi ces différentes méthodes, la méthode IDEA (indicateur de durabilité des exploitations agricoles , voir https://idea.chlorofil.fr/comite-scientifique.html)[15] est une méthode scientifique s'appuyant sur les travaux d'un comité scientifique pour évaluer la durabilité d'une exploitation agricole. Elle est mobilisée depuis la fin des années 1990 à la fois dans l'enseignement agronomique (technique ou supérieur) pour son caractère pédagogique et transparent et par de très nombreux professionnels du conseil agricole pour accompagner des démarches de changement vers la transition écologique ou des démarches de responsabilité sociétale des entreprises.

A partir de 2019, la méthode IDEA (version 4) s'est doté d'un nouveau cadre conceptuel enrichi d’une approche théorique par les propriétés des systèmes agricoles durables. Ce cadre conceptuel d’IDEA v4 est basé sur la combinaison de deux approches évaluatives de la durabilité de l’exploitation agricole : l’une par les objectifs de l’agriculture durable et l’autre par les propriétés des systèmes agricoles durables. Cette combinaison aboutit au final à deux grilles de lecture évaluatives, structurées respectivement selon les 3 dimensions du développement durable (agroécologique, socio-territoriale et économique) et selon les 5 propriétés de systèmes agricoles durables (autonomie, robustesse, capacité productive et reproductive de biens et services, ancrage territorial et responsabilité globale). L'approche par les propriétés consolide la perspective systémique de l’exploitation agricole en introduisant une lecture transversale de sa durabilité.

La méthode IDEA v4 s’ancre dans le courant de la durabilité forte (Daly, 1990) qui rejette l’hypothèse d’une substituabilité ou compensation parfaite entre ressources naturelles et capital manufacturé. Pour qualifier ce concept de durabilité d’une exploitation agricole, 12 objectifs et 5 propriétés ont été retenus. Les 12 objectifs concernent à la fois la dimension agroécologique des activités agricoles mais aussi la dimension socio-territoriale de l’agriculture et la dimension économique de l’exploitation agricole. Ils renvoient à deux niveaux de durabilité (Terrier et al., 2013) : (i) la durabilité restreinte qui qualifie les objectifs autocentrés de l’agriculteur correspondant à ses facteurs internes de durabilité et (ii) la durabilité étendue qui identifie les objectifs sociétaux d’une exploitation agricole contribuant au développement durable de niveaux d’échelles et d’organisations plus englobants (territoire, collectivité, pays, reste du monde) (tableau 1). Les cinq propriétés se définissent ainsi : L’autonomie d’une exploitation agricole correspond à sa capacité à produire des biens et des services à partir de ressources propres ou collectives locales (humaines, naturelles, physiques, cognitives, etc.), à permettre à l’exploitant agricole de disposer de sa liberté de décision et de développer des modes d'action permettant de limiter sa dépendance aux dispositifs de régulation publique (aides, quotas, droits à produire, …) et aux acteurs de l’amont et de l’aval. La robustesse d'une exploitation agricole correspond à sa capacité à faire face à des variations (internes ou externes) de différentes intensités (fluctuations, perturbations, chocs) et de différentes natures (environnementales, sociales, économiques), et à conserver ou retrouver un état d’équilibre. Elle intègre de façon englobante les concepts de résilience, d'adaptation, de flexibilité. La capacité productive et reproductive de biens et services d’une exploitation agricole correspond à sa capacité à produire et à reproduire dans le temps long, de manière efficiente, des biens et services, en dégageant suffisamment de revenu pour maintenir l’activité, sans dégrader sa base de ressources naturelles et sociales. L'ancrage territorial d’une exploitation correspond à sa capacité à contribuer à un processus de co-production et de valorisation de ressources territoriales. Il caractérise également la nature et l'intensité des liens marchands et non marchands que l’exploitation agricole construit avec son territoire, ses habitants, ses acteurs, son groupe social de vie. La responsabilité globale d’une exploitation correspond au degré d'engagement de l'exploitant agricole dans une démarche globale qui prend en compte les impacts environnementaux, sociaux et économiques dans ses choix de pratiques et d’activités. Cet engagement se structure autour de valeurs renvoyant à l'éthique et à l'équité.

Quelles données chiffrées[modifier | modifier le code]

L'agriculture consomme un peu moins de 2 % de l'énergie en France, part voisine de sa contribution au PIB. La consommation concerne essentiellement les tracteurs et autres véhicules agricoles (fioul domestique, et dans une bien moindre mesure gazole et essence), le chauffage des élevages (électricité et gaz propane, butane), des séchoirs et des serres (fioul domestique et gaz propane, butane ou gaz de réseau). Les dépenses consacrées à l'énergie directe étaient de 7 800  par exploitation agricole en moyenne en 2007[16].

Dispositions législatives[modifier | modifier le code]

Le ministère français de l'Agriculture a lancé à la suite du Grenelle Environnement un plan « Objectif Terres 2020 », dont l'objectif est de mettre en œuvre un nouveau modèle agricole français plus respectueux des exigences de développement durable[17].

Ce plan se décline actuellement dans une dimension énergétique en un plan de performance énergétique des exploitations agricoles[18].

La loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche de 2010 a mis en place le plan régional d'agriculture durable[19]. Le décret d'application de cette loi relatif au plan régional d'agriculture durable, du 16 mai 2011, a modifié le code rural (article D111-1)[20].

L'agriculture dans le plan national d'adaptation au changement climatique[modifier | modifier le code]

L'agriculture fait l'objet du chapitre V (éclairages sectoriels), première section du plan national d'adaptation au changement climatique (p. 63)[21]. La recommandation no 30 précise :

« Pour l’agriculture, l’adaptation passera par la modification de l’utilisation des sols, des modes de culture et des variétés utilisées, ainsi que par une meilleure gestion des ressources en eau. Les conséquences du réchauffement climatique devront être prises en considération dans le cadre des politiques agricoles et des aides à l’agriculture (comme dans les programmes opérationnels de la future politique de développement rural). La création d’un forum d’échange d’information entre l’administration et les professions agricoles sur les changements climatiques permettrait une meilleure estimation des conséquences et une amélioration des politiques d’adaptation. »

Dans le monde[modifier | modifier le code]

L'agriculture de conservation (ici pratiquée par une paysanne de Zambie) est une forme d'agriculture durable.

Fracture Nord / Sud[modifier | modifier le code]

Il existe des positions assez divergentes dans les pays développés sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'agriculture des pays du Sud :

  • celle des États-Unis, qui préconisent l'emploi des organismes génétiquement modifiés pour accroître le rendement des terres agricoles afin de nourrir la population des pays en développement ; les États-Unis critiquent par ailleurs la politique agricole commune qui s'opposerait aux intérêts des pays du Sud,
  • celle des Européens, qui tendent à interdire les organismes génétiquement modifiés en vertu du principe de précaution, et qui soulignent le fait que de nombreuses terres arables ne sont pas encore exploitées dans le monde.

Une solution pour sortir de ce dilemme consiste à inclure des correspondants des pays du Sud dans les réseaux de compétence.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Agriculture et biodiversité : Agriculture et biodiversité : des synergies à valoriser. Rapport de l'expertise scientifique collective réalisée par l'Inra à la demande du ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP) et du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire (MEEDDAT)
  2. Zahm F., Alonso Ugaglia A., Boureau H., Del’homme B., Barbier J.M., Gasselin P., Gafsi M., Girard S., Guichard L., Loyce C., Manneville V., Menet A., Redlingshofer B., « Évaluer la durabilité des exploitations agricoles. La méthode IDEA v4, un cadre conceptuel mobilisant dimensions et propriétés de la durabilité », Cahiers Agricultures,‎ (ISSN 1777-5949, lire en ligne)
  3. Ibrahim Nahal, Principes d'agriculture durable, éditions Estem
  4. Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon, Quel avenir pour les métaux ? Raréfaction des métaux, un nouveau défi pour la société, EDP Sciences, 2010, p. 292
  5. La valorisation de la biomasse, sur le site de l'ADEME
  6. Règlement (CE) n° 1698/2005 du Conseil concernant le soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader)
  7. Plan de développement rural national de la France
  8. La conditionnalité sur le site du ministère français chargé de l'agriculture
  9. Site officiel du Réseau CIVAM
  10. Programme « Agriculture et Développement Durable » (ADD) de l'INRA
  11. [www.institut-agriculture-durable.fr / Site de l'IAD]
  12. / Les résultats et l'analyse de l'enquête « L'agriculture durable et vous »
  13. Zahm F., 2011, De l'évaluation de la performance globale d'une exploitation agricole à l'évaluation de la politique publique agro-environnementale de la Politique agricole commune. Une approche par les indicateurs agro-environnementaux, Thèse en économie de l'agriculture et des ressources naturelles de l'Université européenne de Bretagne, Agrocampus, école doctorale SHOS, 600 p.
  14. www.plage-evaluation.fr
  15. IDEA
  16. La consommation d'énergie directe des exploitations agricoles sur le site Agreste
  17. « Site Objectif Terres 2020 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 31 juillet 2013)
  18. Plan de performance énergétique, sur le site du ministère français chargé de l'agriculture
  19. Loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l'agriculture et de la pêche
  20. Code rural, article D111-1
  21. Stratégie nationale d'adaptation au changement climatique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Entreprises et environnement. Rapport à la Commission des comptes et de l'économie de l'environnement. Ministère de l'écologie et du développement durable. La documentation française. 2004.
  • Zahm F., Alonso Ugaglia A., Boureau H., Del'homme B., Barbier J.-M., Gasselin P., Gafsi M., Guichard L., Loyce C., Manneville V., Menet A., Redlingshofer B., 2015, Agriculture et exploitation agricole durables : état de l'art et proposition de définitions revisitées à l'aune des valeurs, des propriétés et des frontières de la durabilité en agriculture, Innovations agronomiques, 46, pp. 105-125.
  • Zahm F., Alonso Ugaglia A., Boureau H., Del’homme B., Barbier J.M., Gasselin P., Gafsi M., Girard S., Guichard L., Loyce C., Manneville V., Menet A., Redlingshofer B., 2019, Évaluer la durabilité des exploitations agricoles. La méthode IDEA v4, un cadre conceptuel mobilisant dimensions et propriétés de la durabilité, Cahiers Agricultures, 28, 5, https://doi.org/10.1051/cagri/2019004 , voir https://www.cahiersagricultures.fr/articles/cagri/abs/2019/01/cagri180035/cagri180035.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Fédérations et réseaux

Économie et durabilité en agriculture

Union européenne

Sécurité alimentaire

Types d'agriculture comportant des caractéristiques de durabilité

Histoire de l'agriculture

Articles liés à la mondialisation

Syndicats agricoles français

Liens externes[modifier | modifier le code]