Taekwondo

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Taekwondo (태권도)
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Combat de taekwondo WTF aux Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres
Combat de taekwondo WTF aux Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres

Domaine Percussion (principalement pied)
Forme de combat Plein-contact
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Pratiquants renommés Choi Hong Hi, Hadi Saei, Steven López, Wu Jingyu, Hwang Kyung-seon, Pascal Gentil, Gwladys Épangue
Sport olympique Oui (depuis 2000)
Fédération mondiale World Taekwondo Federation, International Taekwon-do Federation

Le taekwondo est un art martial d'origine sud-coréenne, dont le nom peut se traduire par La voie du coup de pied et du coup de poing et dont les pratiquants sont appelés des taekwondoïstes.

Le taekwondo, dont le nom a été proposé en 1955 par le général Choi Hong Hi, est le fruit de la fédération progressive, à partir des années 1950, après l'occupation japonaise de la Corée, de différentes écoles d'arts martiaux coréennes qui enseignaient le karaté. Sa création et son développement sont intimement liés à la promotion du nationalisme étatique coréen. L'unification n'est cependant pas complète car deux grandes fédérations cohabitent encore, l'International Taekwon-Do Federation (ITF), qui revendique actuellement 50 millions d'adhérents, et la Fédération mondiale de taekwondo (WTF), qui a popularisé auprès de plus de 80 millions de personnes une pratique du taekwondo moins axée sur la self-défense et plus sur le sport de combat, interdisant notamment les coups de poing au visage.

Le taekwondo se distingue des autres arts martiaux, surtout dans sa forme WTF, par le haut degré de spécialisation de ses pratiquants en techniques de coups de pieds bien plus que dans d'autres techniques, par les nombreuses protections utilisées lors des compétitions de combat ainsi que par le fait que, depuis qu'il a été inclus au programme des Jeux olympiques d'été en 2000, c’est le seul sport olympique de combat autorisant les frappes avec le pied.

Description[modifier | modifier le code]

Exemple de dojang (salle d'entraînement).

Le taekwondo est un art martial d'origine sud-coréenne, qui se pratique sans armes[1]. Son nom, taekwondo, selon la romanisation révisée du coréen, qui s'écrit à l'origine 태권도 en hangeul et 跆拳道 en hanja, et dont la prononciation api est [tʰɛk͈wʌndo], peut se traduire par La voie du coup de pied et du coup de poing (tae (Hangul:태 hanja: 跆), frapper du pied - kwon (Hangul: 권, hanja: 拳), frapper du poing - do (Hangul: 도, hanja: ), méthode, art de vivre, voie spirituelle)[2]. De cette définition découle l'idée que le taekwondo est non seulement un art martial mais aussi une manière d'entraîner son esprit et d'atteindre la maîtrise de soi par des mouvements de combat[2].

Le pratiquant de taekwondo est appelé un taekwondoïste (et ce, même si le terme d'origine est taekwondoin). La salle d'entraînement est appelée un dojang. Il est possible de pratiquer le taekwondo quel que soit son âge[2]. En tant que sport, il fait travailler l'endurance et la souplesse et augmente la force physique[3].

Cet art martial est basé sur des techniques d'attaque où le pratiquant concentre son énergie sur « des surfaces d'impact réduites » telles que le bol du pied ou la tête des phalanges avec lesquelles il vise les points faibles de son adversaire et des technique de blocage des attaques adverses[1]. Les taekwondoïstes utilisent des techniques de coups de pied spectaculaires, notamment retournés et sautés, dont la fréquence d'usage est caractéristique de la discipline[1].

Il existe en 2010 plus de 20 millions[Informations douteuses] [?] de pratiquants du taekwondo dans 180 pays[1][réf. insuffisante]. Les pratiquants sont attirés[réf. insuffisante] par le souhait de maintenir leur forme physique permettant notamment de lutter contre le stress, par les techniques d'autodéfense enseignées par ce sport, l'attrait pour la compétition ainsi que par l'enrichissement spirituel qui peut être amené dans l'enseignement des valeurs du taekwondo telles que la modestie, le respect ou le goût de l'effort[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du taekwondo.

Les origines du taekwondo sont à la fois culturelles et politiques. D'un point de vue culturel, le taekwondo est une unification des pratiques de plusieurs écoles sud-coréennes des années 1950 inspirées par le karaté Shotokan (développé au Japon) et certains éléments caractéristiques des arts martiaux coréens (en particulier le taekkyon)[4]. D'un point de vue politique, le taekwondo a été un outil de propagande nationaliste dont le but a été d'exalter le patriotisme de la jeune nation sud-coréenne à la suite de l'occupation japonaise et du conflit avec la Corée du Nord[4].

Le taekwondo a été nommé et codifié en Corée du Sud entre la fin des années 1950 et le début des années 1960[4].

À la suite de la diffusion de cet art martial en Corée du Nord par les responsables de la première organisation internationale, l'ITF, en 1972, une nouvelle organisation concurrente, la WTF, a tourné le dos aux membres de l'ITF[4].

Cette scission de nature politique, qui perdure depuis, ainsi que les motivations idéologiques à l'origine de la création du taekwondo, ont induit une forte propagande et une déformation volontaire des faits historiques dans chacune de ces organisations, notamment au sujet des origines et de la création du taekwondo[4].

Origines (avant 1959)[modifier | modifier le code]

Le taekwondo est généralement présenté par comme l'héritier des arts martiaux coréens antiques, comme le taekkyon et le subak (en) ; on peut en effet retrouver certains points communs entre les techniques utilisées dans ces arts martiaux et celles du taekwondo, surtout du point de vue des techniques de jambes, prépondérantes[5],[6]. Toutefois, ces points communs sont considérés par certains historiens de la discipline comme insuffisants et surtout postérieurs à la volonté politique de création d'un art martial spécifiquement national, après l'occupation japonaise de la Corée, d'autant plus que la pratique du taekkyon avait quasiment disparu au début du XXe siècle[7], à tel point que ces historiens qualifient la filiation entre le taekwondo et ces arts anciens de mensonger, d'argument de propagande[8],[9],[10].

Les origines établies et incontestées du taekwondo remontent à la fédération progressive, entre la fin des années 1950 et le début des années 1960[11],[12], des principales écoles d'arts martiaux coréennes (kwans), qui enseignaient alors le « karaté coréen », appelé Tang Soo Do (« Voie de la main de Chine ») ou Kong Soo Do (« Voie de la main vide »), une pratique martiale issue du karaté Shotokan développé au Japon[4], notamment parce que la pratique des arts martiaux coréens avait été interdite par l'occupant, tout comme beaucoup d'autres éléments de la culture coréenne[12]. À partir de 1955, sous l'impulsion du gouvernement coréen, et en particulier du président Syngman Rhee, dans le but politique d'exalter le patriotisme de la jeune nation sud-coréenne, le développement d'un art martial national et sa diffusion à l'ensemble des écoles d'arts martiaux coréennes ont été confiés principalement au général Choi Hong Hi, qui dirigeait le plus ancien des kwans, l’école Chung Do Kwan, et la principale école militaire d'arts martiaux, nommée Oh Do Kwan[4]. Choi Hong Hi proposa, avec son instructeur Nam Tae Hi (en), le nom de Tae Kwon Do, le [13], et utilisa son influence pour imposer progressivement ce terme, qui commença à être popularisé en Corée principalement à partir de 1959, lorsque plusieurs écoles et organisations se réunirent sous l’égide de la Korea Taekwon-Do Association (en) (KTA)[14].

Promotion internationale du taekwondo (1959-1965)[modifier | modifier le code]

Une des premières importantes étapes du processus d'unification est la promotion internationale du Taekwon-Do par des équipes de démonstration, composées de ses représentants les plus techniques et spectaculaires. En mars 1959, une première tournée de démonstration fait découvrir à Taïwan et au Sud-Viêt Nam ce nouvel art martial.

Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi abandonne la présidence de la KTA pour se consacrer à la diffusion du Taekwondo dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais. Ce travail de promotion aboutira à la création de l’Association malaise de Taekwondo en 1963.

Dès le départ en Malaisie du général Choi (1961), le président Park Chung Hee (박정희) décida d'ordonner une réunification des différentes écoles. En effet, hormis les élèves des écoles Chundokwan et Ohdokwan, seule une faible minorité pratiquaient le taekwondo tel que défini par le général Choi, et de nombreux maîtres, insatisfaits du nom « taekwondo » continuèrent à enseigner sous les noms « Gongsoodo », « Dangsoodo » et « Soobahkdo ». Hwang Kee (황기), le principal rival de la KTA, avait créé sa propre fédération : Korea Dangsoodo association, qui changera plus tard en Korea Soobahkdo Association. Le 16 septembre 1961, une nouvelle réunion a lieu, et les différents représentants tombent d'accord sur le terme « taesoodo » qui combine les termes de taekkyon, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. La KTA est donc renommée Korea Taesoodo Association[15].

En 1961-62, le taekwondo est pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée. Ces mêmes années, le taekwondo est introduit à l’académie militaire de West Point aux États-Unis.

En juin 1963, une démonstration a lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le Tae Kwon Do est choisi pour l’entraînement des militaires du Sud Viêt Nam.Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei sont créées.

En 1965, à la retraite, Choi dirige une nouvelle tournée de démonstration internationale pour assurer la promotion du Taekwon-Do en Allemagne de l’Ouest, Italie, Égypte, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour. Les membres de son équipe de démonstration étaient Han Cha Kyo (VIe dan à l’époque), Kim Jun Kun (Ve dan), Kwon Jai Hwa (Ve dan) et Park Jong Soo (Ve dan). À l'issue de cette tournée, des associations nationales sont créées dans ces pays.

La même année, à son retour en Corée, le général Choi redevient président de la KTA. Le 5 août 1965, il organise un vote pour évincer du nom de l'organisation le terme de taesoodo et restaurer celui de taekwondo. Les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart. La KTA fut donc renommée Korea Taekwondo Association et l'usage du terme taekwondo s'imposa alors définitivement[16].

Scission entre la KTA et l'ITF (1966)[modifier | modifier le code]

Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait à évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres.

Peu après, en 1966, Choi quitte la KTA, sous la pression des leaders d'autres écoles d'arts martiaux comme Lee Chong-woo et Uhm Woon-kyu qui le considéraient comme un "fauteur de troubles permanent"[17], en ayant négocié la possibilité de fonder sa propre fédération, d'envergure internationale, l'International Taekwon-Do Federation (ITF), qu'il crée effectivement le [18], à l'hôtel Chosun de Séoul[17].

Les pays fondateurs de l’ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats arabes unis. Choi commence à cette époque à clamer que le taekwondo est le « sport national » de la Corée[19] .

Afin que l’ITF bénéficie d'une influence politique suffisante pour rivaliser avec la KTA, Choi offre le titre de directeur honoraire de l’ITF à Kim Jong-pil, créateur des services de renseignement de la KCIA[20].

En 1968, Choi visite la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire et y organisa une démonstration devant les représentants de 32 pays. La même année, le Royaume-Uni forme une association nationale de Taekwondo, et le général se rend en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas, en Belgique et en Inde. En 1969, Choi effectue une tournée dans 29 pays afin d'y rencontrer des instructeurs de ces différents pays et d'effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie[Laquelle ?] (1972).

De son côté, la KTA commença à fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, composé de Kwak Kun Sik (Chung Do Kwan), Lee Yong Sup (Song Moo Kwan), Park Hae Man (Chung Do Kwan), Hyun Jong Myung (Oh Do Kwan) et Kim Soon Bae (Chang Moo Kwan). Ils créèrent les poumsés (품새) Palgwae et Yudanja (Koryeo (고려) à Ilyeo (일여)), mais ces poumsés furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo, Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan), une partie de ces Kwan rejoignit la KTA (les Jidokwan Lee Chong Woo et Bae Young Ki, et le Moo Duk Kwan Han Yong Tae), qui décida de refaire les poumsés, en créant de nouveaux : les taegeuk (태극).

En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon (국기원), siège mondial de la KTA, qui fut fondé en 1972 à Séoul[12],[21].

Concurrence internationale entre l’ITF et la WTF (à partir de 1973)[modifier | modifier le code]

En 1972, Choi introduit le Taekwon-Do en Bolivie, République dominicaine, Haïti et Guatemala. Mais confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, il est contraint à l’exil : en effet, le gouvernement sud-coréen désapprouve une initiative de Choi de faire une démonstration de Taekwondo en Corée du Nord, où il se rend en 1966[22]. Le développement du Taekwon-Do en Corée du Nord est dû notamment à Yoon Byung-in.

Afin de ne pas perdre la direction de l'ITF, et avec l’accord des pays membres de l’organisation, Choi déplace le siège de l’ITF à Toronto, au Canada, d’où il espère pouvoir diffuser plus aisément le Taekwondo dans les pays de l’Est.

Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne souhaite pas, lui non plus, perdre le contrôle de cet art martial, devenu un extraordinaire outil de propagande nationaliste, crée la WTF (World Taekwondo Federation ou Fédération Mondiale de Taekwondo) en 1973. Les premiers championnats du monde de taekwondo WTF sont organisés en 1973 et seront par la suite organisés tous les deux ans[12].

Bénéficiant de l’appui du gouvernement, cette fédération se développe très rapidement, surtout dans les pays de l’Ouest, qui sont alors engagés dans cette période de guerre froide auprès des États-Unis contre le bloc soviétique auquel appartient la Corée du Nord pendant la guerre froide. Elle popularise une pratique du taekwondo moins axée sur la self-défense et plus sur le sport de combat[23], interdisant notamment les coups de poing au visage[24], dans plus de 200 pays. Elle revendique désormais plus de 80 millions d'adhérents[25],[26].

Article détaillé : World Taekwondo Federation.

Dès lors, l'ITF et la WTF rivaliseront de manière plus ou moins conflictuelle, proportionnellement à l'intensité de la guerre froide et des conflits entre la Corée du Sud et du Nord.

Après la création de la WTF, le général Choi continue son travail de développement du Taekwon-Do originel par le biais de l'ITF. Une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre 1973. Maître Park Jong Soo, désormais VIIIe dan, en fait toujours partie. Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Tae et Maître Choi Chang Keun. Ils visitent 23 pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d’entre eux.

Sans s’arrêter de voyager, le général Choi assiste à l’organisation du Ier championnat du Monde en 1974 à Montréal (Canada) et du Ier championnat d’Europe à Amsterdam (Pays-Bas) en 1976.

En 1978, une nouvelle équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng. Ces deux derniers, ainsi que Park Jong Soo, ont aujourd’hui le grade de Grand Maître.

En 1979, l’AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège).

Les équipes de démonstrations se succèdent, voyageant dans le monde entier pour introduire le Taekwon-Do.

L’année 1980 est une année historique pour le Taekwon-Do et pour le général Choi, puisqu’une équipe de 15 membres (comprenant son fils maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi.

C’est la première fois que le Taekwon-Do est introduit dans ce pays.

En 1981, une équipe de démonstration composée de nord-coréens et de sud-coréens est présentée par le Général Choi.

En 1985, le siège de l’ITF s'installe à Vienne.

Le décès du président de l'ITF, le général Choi Hong Hi, survient le 15 juin 2002. À sa mort, l'ITF se scinde en trois fédérations distinctes. Elle revendique aujourd'hui 50 millions d'adhérents dans 127 pays[18].

Ère olympique (depuis 2000)[modifier | modifier le code]

Le taekwondo WTF est présenté comme sport de démonstration aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et à ceux de Barcelone en 1992 avant de devenir sport olympique à partir des jeux olympiques d'été de 2000[12], ce qui intensifie sa popularisation par rapport au Taekwon-Do ITF.

En préparation du second sommet intercoréen de 2007, des rencontres ont été organisées entre les dirigeants de l'ITF (à laquelle sont affiliés les athlètes nord-coréens), alors présidée par Jang Ung, et de la WTF (proche des instances officielles sud-coréennes), dirigée alors par Choe Chung-won, afin d'unifier les deux fédérations mondiales de taekwondo[27].

Pendant les Jeux olympiques de la jeunesse d'été de 2014, un accord (Memorandum of Understanding) est signé entre la WTF et l'ITF pour que les membres de chacune de ces deux organisations puissent participer aux compétitions organisées par l'autre ; en particulier, cet accord permet aux membres de l'ITF de participer aux compétitions olympiques suivantes, selon les règles définies par la WTF[28].

Entraînement[modifier | modifier le code]

Équipement[modifier | modifier le code]

La tenue de base du taekwondo est un dobok, généralement blanc[29]. L'ampleur du pantalon permet de ne pas gêner les coups de pieds[29], même avec un écartement maximal des jambes. Il est fermé par une ceinture nouée par un nœud plat[29]. Lors des entraînements au combat en contact partiel ou plein, des protections sont rajoutées à ce dobok[29].

Techniques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terminologie du taekwondo WTF.
Exemple d'entraînement aux coups de pied sur raquette de frappe.

Le taekwondo est surtout célèbre pour ses techniques de pied spectaculaires.

Principales techniques de pied (tchagui (차기))[modifier | modifier le code]

NOM[30] MOUVEMENT SURFACE DE FRAPPE
Ap tchagui (압차기) direct (avant) bol du pied
Yop tchagui (엽차기) latéral talon ou tranchant du pied
Dollyo tchagui (돌려차기) circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Bandal tchagui (반달차기) semi-circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Dui tchagui (뒤차기) direct (arrière) talon
Neryo tchagui (내려차기) de haut en bas (marteau) talon ou plat du pied (jambe tendue)
Mom dollyo tchagui (몸돌려차기) retourné circulaire talon ou plat du pied (jambe tendue)

Contrairement à de nombreuses idées reçues, en particulier à cause des règles de compétition, qui n'autorisent les coups qu'au-dessus de la ceinture, les différents coups de pied peuvent être exécutés à tous les niveaux : bas (jambes ou éventuellement organes génitaux), moyen (plexus solaire ou côtes flottantes), ou haut (visage ou gorge).

L'entraînement aux techniques de coups de pied se réalise souvent à l'aide de raquettes de frappe, pour améliorer la précision des coups et la réactivité. Les paos sont utilisés pour s'entraîner à taper plus en puissance et à enchaîner des séries de coups identiques rapides.

Techniques de main[modifier | modifier le code]

Quasiment pas utilisées en compétition, elles portent des noms plus techniques, composées :

  • d'un nom de position de main : Jumeok (주먹) le poing de face, Deungjumeok (등주먹) (le revers du poing), Mejumeok (메주먹) (le marteau du poing), Sonnal (손날) (le tranchant de la main), Batangson (바탕손) (la paume), Pyeonsonkkeut (편손끝) (la pointe des doigts tendus et serrés), Kawisonkkeut (가위손끝) (le bout de 2 doigts tendus et écartés), Palkup (팔굽) (le coude), Palmok (팔목) (l'avant-bras)…
  • d'un nom de mouvement : Yop (옆옆) (coup latéral), Naeryeo (내려) (de haut en bas, coup du marteau), Bandae (반대) (avec la main du côté opposé à celui de la jambe arrière), Baro (바로) (avec la main du même côté que la jambe arrière)…
  • d'un nom de hauteur : Arae (아래) (niveau bas), Momtong (몸통) (niveau moyen), Olgul (얼굴) (niveau haut)…
  • d'un nom de technique : Chigi (치기)(frappe), Jireugi (지르기)(coup de poing), Tzireugi (찌르기)(frappe piquée), ou Makki (막기)(blocage).

En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi :

  • de la casse (Kyokpa)
  • de la self-défense (Ho-Shin-Soul)

Formes[modifier | modifier le code]

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Les formes de taekwondo, qui sont, comme dans d'autres arts martiaux, des enchaînements de techniques exécutées sans adversaire, s'appellent des poumsés (terme officiel WTF), teuls (en) (terme officiel ITF) ou hyeong (terme originel).

Chaque forme possède son propre rythme qui doit être en rapport avec les différents enchaînements, ainsi chaque blocage devra être instinctivement suivi de la contre-attaque.

En taekwondo WTF, le poumsé débute et se termine par la position "Tchaliot Seugui" suivi du salut "Kyongnye". Il s’annonce à haute voix. Il se déroule suivant un diagramme différent, selon sa complexité. Le point de départ doit être également celui du retour après la prestation. Un poumsé doit être réalisé avec intensité, de manière à faire sentir une réelle impression de combat dans l’exécution des différents mouvements avec la plus grande efficacité contrôlée. Le poumsé s’exécute dignement, avec un dobok propre et une ceinture correctement nouée.

La réalisation des formes a une importance capitale pour monter en grade. En taekwondo ITF comme en WTF, il existe 8 formes normales et 9 supérieures.

Liste des poumsés[modifier | modifier le code]
Normaux Supérieurs
1 Taegeug IL-Jang 1 Koryo
2 Taegeug Yi-Jang 2 Kemgang
3 Taegeug Sam-Jang 3 Taebaek
4 Taegeug Sah-Jang 4 Pyongwon
5 Taegeug Oh-Jang 5 Sipjin
6 Taegeug Youk-Jang 6 Jitae
7 Taegeug Tchil-Jang 7 Chonkwon
8 Taegeug Pal-Jang 8 Hansu
9 Ilyeo

Grades[modifier | modifier le code]

En taekwondo, les capacités individuelles de développement personnel, d'engagement et de technique sont évaluées par deux échelles de promotion : les grades (keup), d'abord, puis les degrés (dan). La progression du débutant commence par un grade élevé (le 10e pour les adultes) et se termine avec le 1er grade, tandis que les degrés commencent au contraire par le 1er degré et finissent avec le 9e (il est possible d'obtenir un 10e dan en taekwondo, mais il n'est décerné qu'à titre posthume).

Un âge minimal est requis pour l'obtention des différents degrés (en France, 16 ans pour le 1er dan, 16 ans pour le 2e, 18 ans pour le 3e, 21 ans pour le 4e, etc.). Si le candidat n'a pas l'âge requis, il peut obtenir un grade poom (du 1er au 3e poom). Ce grade n'est jamais converti en degré mais permet le passage du degré supérieur, dont l'obtention nécessite le passage d'un examen une fois que le pratiquant a atteint l'âge minimal requis : par exemple, un jeune sportif ayant le 1er poom, s'il participe avec succès à l'examen de grade supérieur, obtiendra directement le 2e dan s'il a 16 ans ou, s'il n'a pas l'âge minimal requis, obtiendra le 2e poom (qui lui permettra de prétendre au 3e dan à partir de ses 18 ans).

D'une fédération à l'autre, la correspondance entre grades et ceintures peut varier. Ainsi, tandis que la fédération française FFTDA utilise sept couleurs différentes pour les enfants et quatre pour les adultes, la fédération belge ABFT en compte cinq pour les adultes.

Grades et ceintures FFTDA et ABFT
Keup Ceintures enfants[31] Ceintures adultes (FFTDA) Ceintures adultes (ABFT)[32]
15 Ceinture blanche
14 Ceinture jaune
13 Ceinture jaune avec une barrette orange
12 Ceinture orange
11 Ceinture orange avec une barrette verte
10 Ceinture verte Ceinture blanche Ceinture blanche
9 Ceinture verte avec une barrette violette Ceinture jaune Ceinture blanche avec une barrette jaune
8 Ceinture violette Ceinture jaune avec une barrette bleue Ceinture jaune
7 Ceinture violette avec une barrette bleue Ceinture jaune avec deux barrettes bleues Ceinture jaune avec une barrette verte
6 Ceinture bleue Ceinture bleue Ceinture verte
5 Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture verte avec une barrette bleue
4 Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue
3 Ceinture rouge Ceinture rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge
2 Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge
1 Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec une barrette noire

Les degrés sont en revanche, pour toutes les fédérations, exprimés par la ceinture noire. Pour les enfants, qui ne peuvent pas passer de degré mais seulement les 3 grades de poom, elle est remplacée, à partir de l'âge de 14 ans minimum, par une ceinture bicolore rouge et noire (grade Il Poom).

Les examens pour le 1er et 2e dan se déroulent au niveau régional. Les candidats s’inscrivent auprès des Ligues (Comités régionaux) de la FFTDA. Les examens sont indiqués, sur le calendrier sportif régional. Une date limite d'inscription est fixée pour chaque examen, par la Ligue.

Pour les grades supérieurs au 2e dan les examens se dérouleront au niveau national (au minimum un par saison sportive) par décision de la CSDGE. Les examens sont indiqués, sur le calendrier sportif national. Les dossiers d'inscription des candidats doivent parvenir au siège de la Fédération par l'intermédiaire du président de la Ligue. Les dates d'examens nationaux et les stages préparatoires sont mentionnés au calendrier national. Une date limite d'inscription est fixée pour chaque examen par la C.S.D.G.E.

Chaque couleur de ceinture a une signification particulière : le blanc représente la pureté, l’innocence de l’initié et son ignorance vis-à-vis de la pratique ; le jaune, couleur du soleil levant, représente l'éveil ; le bleu, couleur de l'eau, représente la clarté ; le rouge, couleur du feu, représente la puissance, le noir, couleur de la plénitude, représente le savoir et la sagesse[33].

Compétition[modifier | modifier le code]

Compétitions de combat[modifier | modifier le code]

Règlement des compétitions WTF[modifier | modifier le code]

Exemple d'équipement de combat, en 2005 : dobok, ceinture, plastron, casque et protège-tibias. Ne sont pas visibles mais présents les protège-avant-bras et la coquille génitale. Les gants et le protège-dents n'étaient pas encore admis en compétition par la WTF.
Compétition féminine de taekwondo WTF

Lors des combats, le combattant doit obligatoirement porter l'ensemble de l'équipement de protection, vérifié par les inspecteurs du bureau de contrôle[34],[35].

Les compétitions de la Fédération mondiale de taekwondo imposent notamment à tous les combattants le port d'un casque en pvc, d'un protège-dents, d'un plastron, de protège-avant-bras, de gants, de protège-tibias et d'une coquille génitale[36] ; selon les règles de la fédération française (FFTDA), pour les catégories des benjamins, minimes, cadets et vétérans, des protège-pieds sont également obligatoires[37].

Coups autorisés[modifier | modifier le code]
  • Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture.
  • Les coups de pieds sont autorisés au niveau du plastron. Le coup le plus couramment utilisé en compétition est le bandal-tchagi (coup de pied semi-circulaire).
  • Les coups de poing utilisant « les parties avant de l’index et du médius du poing étroitement serré » sont autorisés uniquement au niveau du plastron[38]. Comme leur utilisation était très rare, depuis le début de la saison 2007-2008, un assouplissement des règles d'arbitrage demandent presque un standing down à chaque coup de poing placé correctement et avec suffisamment d'impact[réf. nécessaire].

Comptage des points[modifier | modifier le code]

  • Un coup de pied porté à la tête rapporte 3 points, ou 4 points si le coup de pied utilisé est retourné. Est entendu comme coup valide tout coup de pied touchant le casque/tête s'il n'est pas précédé d'une faute.
  • Un coup de pied ou de poing porté dans le plastron rapporte 1 point, ou 3 points si le coup de pied utilisé est retourné.
  • En cas de standing down, c'est-à-dire qu'un combattant recevant un coup est incapable de poursuivre le combat immédiatement, il est compté par l'arbitre jusqu'à 8 secondes. Si à la fin du décompte le combattant pousse un kiap, il reprend le combat (on n'attribue plus de points supplémentaires). L'arbitre pourra compter jusqu'à dix, s'il estime que le combattant n'est pas en mesure de reprendre le combat, même si ce dernier pousse le kiap, dans ce cas, il est déclaré K.-O..
Arbitrage[modifier | modifier le code]

Ceci n'est qu'un résumé de l'arbitrage, il regroupe juste les règles de base à savoir pour comprendre et apprécier un combat lors d'une compétition combat.

  • L'aire de combat est une surface de 64 m² (un octogone de 8 m×8 m) avec des coté de 3.33m.
  • Sur l'aire se trouvent uniquement les deux compétiteurs et l'arbitre central. À chaque angle de l'aire se trouve un juge (ce sont eux qui valident les points), et face au public se trouve la table d'arbitrage avec la « scoring machine » (appareil affichant le round, le temps restant, le score et les sanctions) et le ou les superviseur(s).
  • Un point est un coup porté dans une zone autorisée avec une partie du corps autorisé, avec force, précision et impact. Un point ne peut être validé que s'il n'est ni précédé ni suivi d'une faute.
  • Pour marquer un point il faut qu'au moins trois des quatre juges le valident dans un intervalle de deux secondes. Mais l'utilisation récente des plastrons électroniques et des casques électroniques qui comptabilisent les points eux-mêmes ont marqué un grand avancement et progrès dans l'histoire du taekwondo.
  • L'arbitre central est là pour gérer le combat, c'est-à-dire le temps des rounds, les fautes, les sanctions, et préserver la santé des combattants en prévenant le médecin lors d'un knockout ou d'une blessure.
  • Les fautes les plus courantes sont : pousser son adversaire, retenir son adversaire, tomber volontairement, fuir le combat, refuser le combat, taper sous la ceinture, parler, sortir de l'aire de combat. Toutes ces fautes entraînent le retrait d'un demi point (avertissement/KYONG-GO).
  • Les sanctions sont plus rares mais surviennent néanmoins. Elles comprennent notamment : le coup de poing au visage avec blessure ou intention de blesser, un coup sous la ceinture entraînant une blessure ou avec intention de blesser son adversaire, insulter. Toutes ces fautes entraînent comme conséquence l'ajout d'un point à l'advrsaire (sanction/GAM-JEON).

Deux avertissements/KYONG-GO équivalent à une sanction.

  • Le compétiteur déclaré vainqueur est celui qui a marqué le plus de points sur les trois rounds. Un compétiteur perd automatiquement le combat s'il arrive à un total de -5 points (10 avertissements ou 5 sanctions ou par exemple 2 sanctions et 6 avertissements).
  • En cas d'égalité à l'issue du 3e round, un quatrième round a lieu avec la règle du point en or ; le premier des combattants à marquer un point gagne même sur sanctions de l'adversaire.
  • Si aucun des combattants ne marque de point, ce sont les quatre juges et l'arbitre central qui désignent le vainqueur, il n'y a donc aucune possibilité d'avoir un match nul.
  • les trois autres possibilités de victoires sont l'abandon de l'adversaire, l'arrêt du combat par décision de l'arbitre central (si, par exemple, il voit que le combattant n'est pas en état de reprendre mais qu'il ne veut pas déclarer forfait) et aussi le knock-out qui survient lorsque l'un des combattants reçoit un coup fort autorisé entraînant son incapacité à reprendre le combat en 10 secondes, comme pour le standing down le combattant est compté par l'arbitre, si à 10 il n'a pas fait de kiap, c'est son adversaire qui est déclaré vainqueur sauf en cas de knock-out consécutif à un coup interdit (coup de genoux, coude, en dessous de la ceinture, etc..).

Compétitions WTF[modifier | modifier le code]

Les principales compétitions de taekwondo organisées par la WTF sont celles des Jeux olympiques d'été (grade 20) et des championnats du monde (grade 12)[39]. Depuis 2013, une à quatre compétitions par an sont classées GP (en)[40] ; la finale annuelle est de grade 8 et les autres compétitions GP (GP series) sont de grade 4[39].

Compétiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les compétiteurs qui ont le plus marqué l'histoire de la discipline par l'ampleur de leur palmarès, on peut notamment citer :

  • Chez les hommes :
    • l'Iranien Hadi Saei (2 fois champion olympique en 2004 et 2008, 2 fois champion du monde, 4 titres en coupes du monde, un titre en tournoi mondial de qualification olympique).
    • l'Américain Steven López (2 fois champion olympique en 2000 et 2004, 5 fois champion du monde, un titre en coupe du monde).
    • l'Espagnol Joel González (champion olympique en 2012 et 2 fois champion du monde).
    • le Turc Servet Tazegül (champion olympique en 2012 et 2 fois champion du monde).
  • Chez les femmes :
    • la Chinoise Wu Jingyu (2 fois championne olympique en 2008 et 2012, 2 fois championne du monde, 1 fois championne d'Asie).
    • la sud-coréenne Hwang Kyung-seon (2 fois championne olympique en 2008 et 2012, 2 fois championne du monde).
    • la Chinoise Chen Zhong (2 fois championne olympique en 2000 et 2004, 1 fois championne du monde).

Les compétiteurs classés actuellement numéro un mondial par la WTF sont, au 15 décembre 2015[41] :

  • Chez les hommes :
    • en moins de 54 kg : le Sud-coréeen Tae-hun Kim (en) avec 274,32 points
    • en moins de 58 kg : l'Iranien Farzan Ashourzadeh (en) avec 442,1 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 63 kg : le Belge Jaouad Achab avec 295,77 points
    • en moins de 68 kg : le Russe Aleksey Denisenko avec 377,81 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 74 kg : l'Iranien Masoud Hajizavareh (en) avec 194,98 points
    • en moins de 80 kg : l'Iranien Mehdi Khodabakhshi (en) avec 379,4 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 87 kg : l'Ouzbèke Jasur Baykuziyev (en) avec 249,57 points
    • en plus de 87 kg : l'Ouzbèke Dmitriy Shokin (es) avec 380,08 points (également numéro un au classement olympique)
  • Chez les femmes :
    • en moins de 46 kg : la Chypriote Kyriaki Kouttouki (en) avec 226,82 points
    • en moins de 49 kg : la Croate Lucija Zaninovic (en) avec 326,84 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 53 kg : la Taïwanaise Yun-wen Huang (en) avec 224,68 points
    • en moins de 57 kg : la Britannique Jade Jones avec 492,36 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 62 kg : la Chinoise Hua Zhang (en) avec 190,94 points
    • en moins de 67 kg : la Française Haby Niare avec 373,45 points (également numéro un au classement olympique)
    • en moins de 73 kg : la Serbe Milica Mandic avec 193,1 points (également numéro un au classement olympique)
    • en plus de 73 kg : la Française Gwladys Epangue avec 334,39 points

Compétitions techniques[modifier | modifier le code]

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Les compétiteurs s'affrontent face à un jury qui juge la qualité de l'exécution des formes effectuées par chaque compétiteur.

Critères d'exécution[modifier | modifier le code]

Chaque technique doit être armée avec souplesse selon les "Kibon" et se terminer avec fermeté et précision selon la hauteur définie. La trajectoire doit être nette, ample et rapide. Les techniques doivent dégager une grande impression d’efficacité.

Les techniques devront être enchaînées de sorte que chaque blocage soit instinctivement suivi de l’attaque. D’une manière générale les enchaînements seront rythmés et sans temps mort selon les différentes trajectoires du diagramme.

La maîtrise des déplacements et du corps lors des différents enchaînements est essentielle. Chaque position devra être bien marquée et verrouillée. Les appuis au sol devront être solides et réalisés conformément au "Kibon". La position et le mouvement du corps devront être contrôlés.

Le poumsé doit être exécuté dans sa forme originale en respectant l’ordre des techniques, des positions et des directions, mais aussi le diagramme défini par l'exécution du poumsé.

La respiration doit être synchronisée avec les techniques et les déplacements, elle doit être inaudible. D’une manière générale, l’inspiration se fait en début de mouvement et l’expiration à la fin des différentes phases du poumsé.

La concentration est extrême dans l’exécution du poumsé afin de pouvoir "Vivre son poumsé". La concentration permet de dégager une unité entre le corps et l’esprit. Le regard doit être porteur de toute la détermination à l’exécution du poumsé, il doit suivre la direction des enchaînements techniques et des déplacements.

Compétitions de casse[modifier | modifier le code]

Épreuve de casse par coup de pied latéral (Yop Chagui).

En taekwondo ITF, il existe des compétitions de casse, une épreuve de puissance qui consiste à briser des planches de bois. Chaque compétiteur se présente pour effectuer cinq casses. L'une s'effectue avec un coup de poing, une avec le tranchant de la main, une avec un coup de pied de côté, une avec un coup de pied circulaire, et une avec un coup de pied retourné. Le compétiteur qui brise le plus de planches remporte la compétition

Compétitions de techniques spéciales[modifier | modifier le code]

Comme dans le cassage, chaque compétiteur a cinq techniques à effectuer. Il ne s'agit cependant pas de briser des planches en puissance, mais d'atteindre avec chaque technique une cible placée le plus haut possible.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mollet 2010, p. 14.
  2. a, b et c Mollet 2010, p. 15-16.
  3. a et b Mollet 2010, p. 17-19.
  4. a, b, c, d, e, f et g Gillis 2008.
  5. Mollet 2010, p. 28-29.
  6. Young-Ryul Choi et Jeong-Woo Jeon, « The Comparative Study of the Techniques of Taekwondo and Taekkyon », The Korea Journal of Sports Science, 2006, vol.15, n°1, p.197-206.
  7. Moenig 2015, p. 27.
  8. Gillis 2008, p. 2 du chapitre X : "a lie repeated so many times by so many people".
  9. Dakin Burdick, « People and events of taekwondo's formative years », Journal of Asian Martial Arts, 1997.
  10. Moenig 2015, p. 204-206 (Annotation : critical taekwondo history litterature)..
  11. La liste des différentes réunions a été énumérée par Dakin Burdick dans son article “People and Events of Taekwondo's Formative Years” publié dans le Journal of Asian Martial Arts en 1997 (cf. Gillis 2008, chapitre 5 : « Tae Kwon Do Is named In A Korean Geisha House »).
  12. a, b, c, d et e Mollet 2010, p. 30-31.
  13. Site officiel de l'ITF.
  14. Gillis 2008, chapitre 5, p. 70-75.
  15. Gillis 2008, p. 80.
  16. Gillis 2008, p. 100.
  17. a et b Gillis 2008, p. 101.
  18. a et b Site officiel de l'ITF, Information.
  19. Gillis 2008, p. 96.
  20. Gillis 2008, p.102.
  21. Gillis 2008, p. 158.
  22. [1].
  23. Paul van Beersum et Willem Jansen, Taekwon-do, p. 27.
  24. Gillis 2008, p. 161.
  25. Z. Zhang et F. Yi, Chinese taekwondo environment analysis and development strategy, in Computer, Intelligent Computing and Education Technology, 2014, p.103.
  26. Heart of England Taekwondo, About us.
  27. (en) "NKorean IOC member to visit SKorea on martial arts mission", dépêche de Yonhap News publiée sur le site du journal sud-coréen Hankyoreh le 21 mars 2007.
  28. (en) Paul Osborne, N. Korea's taekwondo chief due in Seoul on unification of world taekwondo bodies, ', 26 août 2014.
  29. a, b, c et d Mollet 2010, p. 62-65.
  30. Orthographe de référence en français : Tract de la FFTDA.
  31. Document officiel de la FFTDA
  32. On trouve des indications sur les couleurs de ceinture en bas de la première page de ce document officiel du site de l'ABFT, qui sont confirmées et complétées par ce blog.
  33. (en) Scott Shaw, Taekwondo Basics, Tuttle Publishing, 2003, p.34.
  34. FFTDA, Règles d'arbitrage combat, 2012, p.2.
  35. (en) World Taekwondo Federation, Competition rules and interpretation, 11 mai 2015, Article 4, alinéa 2 (Contestant uniform and competition equipment).
  36. (en) World Taekwondo Federation, Competition Rules and Interpretation en vigueur depuis le 11 mai 2015 (cf. Article 4, alinéa 2.2 Contestant uniform and competition equipment : « A contestant shall wear a WTF-approved uniform, trunk protector, groin guard, forearm guards, shin guards, hand protector, sensing socks (in the case of using PSS) and be equipped with a mouth piece before entering the Field of Play. [...] Head protector shall be put on the head following instructions of the referee before the start of the contest »).
  37. Règlement des compétitions adopté par le comité directeur de la FFTDA le 10 janvier 2015.
  38. Document officiel en vigueur de la WTF (cf. page 9, article 11).
  39. a et b (en) WTF, World Taekwondo Federation Ranking Bylaw, 15 septembre 2015, page 8.
  40. WTF, World Taekwondo Federation standing procedures for WTF World Grand-Prix Series, 7 juin 2013.
  41. WTF, Ranking.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alex Gillis, A Killing Art : The Untold History of Tae Kwon Do, ECW Press, (lire en ligne).
  • Rémi Mollet, Le Guide du Taekwondo, Budo Éditions, (ISBN 978-2-84617-037-6).
  • (en) Won Sik Kang et Kyong Myong Lee (trad. Glenn U.), A Modern History of Taekwondo, (lire en ligne).
  • (en) Udo Moenig, Taekwondo: From a Martial Art to a Martial Sport, Routledge, , 246 p. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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