Viticulture biodynamique

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La viticulture biodynamique est une approche de la culture de la vigne fondée sur les principes de l'agriculture biodynamique, issue de l'anthroposophie. Les raisins cultivés en biodynamie peuvent être vinifiés selon ces mêmes principes et donner un « vin biodynamique ».

Comme l'ensemble de l'agriculture biodynamique, elle est sujette à controverse en raison de son origine anthroposophique et de la validité scientifique de ses pratiques.

La viticulture biodynamique repose sur un système de production proche de l'agriculture biologique, caractérisé par une approche ésotérique holistique et sensible du vivant (le domaine viticole est perçu comme un organisme), l'utilisation de substances dynamisées (préparations biodynamiques) à des doses homéopathiques et l'attention portée aux rythmes de la Lune et des planètes.

La viticulture biodynamique demeure considérée par la plupart des scientifiques, agronomes et épistémologues comme une simple mode mystique ou un argument de marketing.

Historique[modifier | modifier le code]

Robinson et Parker, promoteurs de la biodynamie

La pratique de la biodynamie dans la viticulture devient très populaire à partir des années 2000[1] dans plusieurs régions viticoles, dont la France, la Suisse, l'Espagne, l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili, l'Afrique-du-Sud, le Canada et les États-Unis[2],[3].

Cette expansion est favorisée par la prises de position de deux critiques anglo-saxons influents dans le monde du vin, Robert Parker[4] et Jancis Robinson. Robert Parker, très influent et puissant critique de vin, met en exergue dans les comptes rendus de ses dégustations les domaines qui pratiquent la biodynamie. Il conduit lui-même un vignoble de l'Oregon en biodynamie, dont il est propriétaire avec son beau-frère. Sa collègue, l'anglaise Robinson, une des essayistes du vin les plus connues de sa génération[réf. nécessaire], se déclare, elle aussi, favorable à la biodynamie. Confrontée aux critiques, elle réplique : « Si les producteurs sont contents des résultats, même mystifiés, pourquoi ne pas les laisser continuer ? »[5].

Avec l'engouement pour ces pratiques, des études scientifiques se mettent en place pour évaluer les effets réels de la viticulture biodynamique sur la vigne, le sol, la qualité du raisin et du vin (voir plus bas, section évaluation scientifique).

Au niveau international, la production de vigne en biodynamie représentait 639 domaines certifiés en 2017, dont environ 300 en France, ce qui représente une surface de 11 000 ha, dont 4 700 en France[6]. Parmi eux, Gérard Bertrand est le plus grand propriétaire et promoteur de la biodynamie, avec 15 domaines qui totalisent 920 ha cultivés selon cette méthode[7]. En 2019, l'une de ses cuvées a remporté le prix du « meilleur vin rouge du monde »[8]. Il explique au journal Le Monde en 2018 que « La biodynamie, les gens croyaient que c’était une secte. Beaucoup pensent maintenant que c’est la référence »[9]. Des domaines parmi les plus prestigieux en France pratiquent la biodynamie, comme la Romanée Conti[10], Château Palmer[11].

Système agricole[modifier | modifier le code]

Analyse pédologique d'un vignoble
Tas de compost pour fumer le sol

La viticulture biodynamique est une application de l'agriculture biodynamique à la culture de la vigne. Cette méthode de culture peut être regardée comme une forme d'agriculture biologique. Le domaine viticole est conçu comme un organisme vivant, avec une importance particulière donnée à la biodiversité, à l'influence des corps céleste (Lune, planètes), ainsi que l'utilisation de préparations spécifiques à base de bouse de vache, de plantes et de minéraux qui sont utilisées sur les sols, les culture et dans le compost[12]. Ces préparations sont utilisées à faibles doses, qui peut être comparé à l'usage de l'homéopathie en médecine humaine[13], mais conserve, dans la bouse de corne notamment, une part de substances actives biologiquement[14].

Pour ses adeptes, « l'être humain se situe entre la terre et les rythmes du cosmos, faisant le lien entre le monde spirituel et le monde matériel. L'être humain, le sol, les plantes et tous les éléments naturels et cosmiques s'insèrent dans la vision holistique typique de l'agriculture biodynamique »[6].

Les raisins récoltés peuvent ensuite être vinifiés selon les principes du cahier des charges Demeter pour donner un vin biodynamique[6].

Pour mener un vignoble en biodynamie, il faut tout d'abord que celui-ci soit cultivé en agriculture biologique (préparation du sol sans labour, utilisation de compost, etc.). Il faut rappeler que ces pratiques se sont déjà révélées efficaces aussi bien sur la structure du sol, que sur la flore et la faune du sol ou bien encore sur le contrôle des maladies. Une efficacité qui est due tant aux ajouts de matières organiques qu'à la réduction de la densité du sol. Il est à souligner que ces techniques agricoles, dont l'intérêt est vérifié scientifiquement, ne doivent rien au mysticisme de la biodynamie.

Celle-ci en profite pourtant pour revendiquer une certaine crédibilité scientifique. Ce que dénoncent ses contradicteurs qui considèrent que si les vignes conduites en biodynamie résistent généralement bien aux infections et aux maladies, cela est dû uniquement au temps de travail et à l'attention que leur portent les propriétaires ou leur personnel. De plus, ils nient tout effet aux préparations ésotériques de Steiner et ne voient dans ces pratiques empiriques qu'un « assemblage de fadaises »[15]. Pourtant, certains adeptes n'hésitent pas à utiliser des analyses pédologiques du sol ou chimiques comme la chromatographie. Mais les résultats de celles-ci restent cantonnés à des interprétations non testables scientifiquement.

Pratiques spécifiques en viticulture biodynamique[modifier | modifier le code]

Protection des cultures[modifier | modifier le code]

Dynamiseur pour préparations biodynamiques (création et rupture du vortex)

Aux fins de protection des cultures, l'agriculture biodynamique exclue presque l'utilisation de pesticides de synthèse : seules sont autorisées les préparations d'origines minérale ou végétale (par exemple le soufre et le cuivre pour la lutte contre l'oïdium et le mildiou). Sur cette base, la lutte contre les maladies cryptogamiques se pratique fréquemment, avec un dosage en matière active faible et l'utilisation de tisanes préventives. Pour lutter contre le mildiou, le cuivre est utilisé sous forme d’hydroxyde de cuivre ou de bouillie bordelaise. Contre l'oïdium, le soufre est utilisé sous forme de soufre fleur en poudrage ou mouillable en pulvérisation[16].

La lutte contre les insectes et les animaux parasites est prise en compte par les partisans de la biodynamie. Elle commence par « l'incinération du parasite concerné un jour favorable au calendrier cosmique ». Ces cendres sont ensuite diluées plusieurs fois dans l'eau pour obtenir une solution homéopathique. Cette préparation se fait « sur la base de 1/10 suivie d'une dynamisation de trois minutes, le tout répété sept fois afin d'obtenir finalement une dilution appelée D8. La pulvérisation de D8 se fera de préférence un jour favorable au calendrier cosmique[16]. ».

Relation personnelle et sensible avec la plante[modifier | modifier le code]

La biodynamie fait appel à une vision organiciste et holistique du domaine agricole, où l'humain (le vigneron) joue un rôle central par sa capacité d'observation, de compréhension et d'action avec les êtres vivants qui l'entourent. D'après les observation de terrain du sociologue Jean Foyer avec un groupe de vignerons en Anjou[17], les biodynamistes font appel à une pluralité de savoirs dans leurs gestes quotidiens : savoirs scientifiques, paysans, ésotériques, (supra)sensibles ou expérientiels. Ces savoirs tiendraient ensemble dans une sorte de syncrétisme structuré par une pensée de type analogique, le curseur variant plus ou moins du côté sensible ou suprasensible selon les vignerons, sans limite nette.

Dans une autre étude, Jean Foyer montre que les notions de soin (care) et de compagnonnage sont au centre de la relation que les vignerons entretiennent avec les non-humains qui les entourent, plus particulièrement les plantes. Cette posture est en rupture avec la relation utilitariste et matérialiste de notre société industrielle. Ainsi, « [Il semble] fondamental de souligner que des agricultures alternatives comme la biodynamie explicitent et encouragent d’autres visions du végétal, du vivant et du monde où l’agentivité du végétal n’est pas un non-sens, au contraire. Ces agricultures alternatives, que ce soit sur le plan théorique ou sur le plan des pratiques, s’avèrent équipées pour ouvrir leurs praxis au care et au compagnonnage »[18].

Évaluations scientifiques[modifier | modifier le code]

Démonstration d'une dynamisation manuelle des préparations biodynamiques

L'agriculture biodynamique dans son ensemble est controversée, notamment concernant l'effet des préparations biodynamiques. Si certaines études n'observent pas[19] ou peu[20] d'effets de la biodynamie et sur le sol et/ou les vignes, d'autres études observent une meilleure qualité des vins issus de la biodynamie ainsi qu'une meilleure diversité microbienne dans les sols[21].

En 2019 paraît une revue systématique des publications portant sur l'agriculture et l'alimentation biodynamique recensant l'ensemble des travaux publiés sur la viticulture biodynamique (Brock et al.)[22]. Dans cette synthèse, 13 études sur 17 portant sur la viticulture montrent des différences entre la conduite biodynamique et non biodynamique. Cette étude est cependant publiée une revue à faible facteur d'impact : Open Agriculture.

Dans une synthèse précédente, Castellini et al. (2017)[6] dressent un panorama du secteur de la viticulture biodynamique, tout en soulignant le manque de littérature et de connaissances sur le sujet.

Influence sur la morphologie de la vigne[modifier | modifier le code]

Une expérience de terrain à long terme à Geisenheim, en Allemagne, compare la gestion intégrée, biologique et biodynamique des vignobles ainsi que la vinification. La production biodynamique s'est traduite par un rendement plus faible, une croissance moins vigoureuse, un poids de taille plus faible, un poids de grappe de raisin plus faible, des grappes moins compactes et une présence d'acide acétique plus faible par rapport à la production intégrée[20],[23]. Dans cet essais, la culture biodynamique et la culture biologique ne différaient que par l'application des préparations.

Par ailleurs, Botelho et al. n'ont trouvé aucune différence entre la conduite biologique et biodynamique concernant le rendement du raisin et les indices de maladie, mais les défenses naturelles des vignes semblaient stimulées[24].

Influence sur la qualité du raisin et du vin[modifier | modifier le code]

La qualité du jus de raisin et du vin de l'essai de Geisenheim a également été examinée à l'aide des méthodes morphogénétiques. Dès la première année de conversion, une différenciation entre le jus de raisin provenant des systèmes de production intégrés, biologiques et biodynamiques était déjà visible[25]. Les échantillons provenant du traitement biodynamique ont montré un meilleur état physiologique que ceux provenant du traitement biologique[26],[27].

Certaines recherches ont réussi à distinguer le vin biologique du vin biodynamique en ce qui concerne leurs substances chimiques[28],[29],[30]. La méthode de spectroscopie RMN semble être une méthode efficace pour différencier le vin de différents systèmes de production. D'autres chercheurs ont été en mesure de différencier totalement[31], partiellement ou pas du tout les vins biologiques et biodynamiques par l'évaluation sensorielle[28],[22].

Influence sur la diversité microbienne des sols[modifier | modifier le code]

Une étude publiée en 2020 portant sur plusieurs vignoble en Bourgogne suggère que les préparations biodynamiques ont un effet équilibrant sur la diversité fonctionnelle microbienne dans des conditions du sol différentes, et que ces effets peuvent augmenter avec le nombre d’années d’application[32]. Cet effet équilibrant (ou stabilisateur) a également été observé pour la bouse de corne en 2020 dans le cadre d'un essai en laboratoire[33]

Une autre étude (2020) analyse les communautés fongiques dans plus de 350 échantillons de sols de vignobles aux États-Unis et en Espagne, et conclut que les pratiques viticoles déterminent la composition et la structure des écosystèmes fongiques : les communautés fongiques favorisées par la gestion biodynamique peuvent ressembler à une structure communautaire proche de celle des environnements sauvages basés sur la coopération, par opposition à l’environnement hautement spécialisé que l’on trouve dans les vignobles cultivés de manière conventionnelle. Les échantillons en gestion biologique ayant tendance à présenter des valeurs intermédiaires entre les échantillons conventionnels et biodynamiques[34].

Défenses naturelles de la vigne[modifier | modifier le code]

Une étude de l'INRA publiée dans la revue Scientific Reports en 2018[21] montre que des vignes conduites en biodynamie répondent différemment au climat et aux pathogènes que des vignes en gestion conventionnelle. Les vignes en biodynamie ont plus de pathogènes (comme le mildiou et l'oïdium, parmi les principaux) que celles conduites en viticulture conventionnelle, et ont donc une amplitude de réponse des plantes aux stress climatiques, aux variations saisonnières et aux attaques de pathogènes plus élevée[35],[36].

En revanche, cette étude n'a pas pu inclure de modalité sur des vignes en agriculture biologique pour comparaison, si bien que l'auteur note qu'« à ce jour, aucune étude scientifique n’a montré d’avantage de la biodynamie par rapport au bio classique »[37],[36].

Certification[modifier | modifier le code]

En France, il existe deux organismes en charge de la certification de la viticulture biodynamique : Demeter et Biodyvin[22]. Cela représente en 2016 environ 400 certifications en France.

Controverses et critiques[modifier | modifier le code]

Irrationalité et mysticisme[modifier | modifier le code]

La viticulture biodynamique demeure considérée par la plupart des scientifiques, agronomes et épistémologues comme une simple mode mystique ou un argument de marketing[38].

Mémoire de l'eau[modifier | modifier le code]

Certains partisans de la biodynamie[Lesquels ?] prétendent que l'efficacité de cette dilution biodynamique repose sur la mémoire de l'eau[17], concept introduit à la fin du XXe siècle par Jacques Benveniste, jamais pris au sérieux dans la communauté scientifique et complètement battu en brèche depuis lors[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Gregutt, Not Woo-Woo Anymore: More and more wineries are tasting the benefits of saving the soil, The Seattle Times, November 20, 2005. « Reprint copy »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 1er août 2014). Accessed 2008-07-12.
  2. Jack Everitt, Master List of 475 Biodynamic Wine Producers, as of July 10, 2008, Fork & Bottle. Accessed 2008-07-12.
  3. P. C. Howard, The Wine Alchemy Biodynamic Directory « Copie archivée » (version du 18 juillet 2011 sur l'Internet Archive), July 2008, Wine Alchemy. Includes the status of BD credentials. Accessed 2008-07-12.
  4. Évolution de la biodynamie, mis en avant par Parker
  5. Douglass Smith et Jesus Barquin, La biodynamie dans la bouteille de vin
  6. a b c et d (en) Alessandra Castellini et Christine Mauracher, « An overview of the biodynamic wine sector », sur International Journal of Wine Research, (DOI 10.2147/ijwr.s69126, consulté le 16 octobre 2020)
  7. « La biodynamie, credo des domaines Gérard Bertrand », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 13 août 2020)
  8. « Gérard Bertrand reçoit le prix de Meilleur Vin Rouge du Monde avec le Château l’Hospitalet Grand Vin rouge 2017 avec une note de 97/100 ! », sur Food & Sens, (consulté le 13 août 2020)
  9. « Vins : Gérard Bertrand, la marque du succès », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2020)
  10. « Entreprises / gens du vin -Gens du vin- : « A la Romanée-Conti, notre biodynamie n’est pas philosophique » », sur Vitisphere.com (consulté le 16 octobre 2020)
  11. « Château Palmer, un château bio à Margaux », sur La Revue du vin de France (consulté le 16 octobre 2020)
  12. (en) Johanna Döring, Matthias Frisch, Susanne Tittmann et Manfred Stoll, « Growth, Yield and Fruit Quality of Grapevines under Organic and Biodynamic Management », PLOS ONE, vol. 10, no 10,‎ , e0138445 (ISSN 1932-6203, PMID 26447762, PMCID PMC4598136, DOI 10.1371/journal.pone.0138445, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020) :

    « Biodynamic farming can be regarded as a form of organic agriculture. In addition to methods in organic cropping, biodynamic farming emphasizes biodiversity, influence of celestial bodies and the concept of the farm as an organism. Furthermore, a series of fermented manure, plant, and mineral preparations (divided into field spray and compost preparations) are applied on soil, crops, and compost. »

  13. (en) W. Lockeretz, « Organic farming: an international history », CABI,‎ (DOI 10.1079/9780851998336.0000, lire en ligne, consulté le 22 octobre 2020) :

    « His prescriptions pre-date later verification of powerful effects that very minute quantities of certain substances can have on plant growth, and are similar in some respects to the homeopathic tradition in human and animal medicine. »

  14. Matteo Giannattasio, « Microbiological Features and Bioactivity of a Fermented Manure Product (Preparation 500) Used in Biodynamic Agriculture », Journal of Microbiology and Biotechnology, vol. 23, no 5,‎ , p. 644–651 (ISSN 1017-7825 et 1738-8872, DOI 10.4014/jmb.1212.12004, lire en ligne, consulté le 22 octobre 2020)
  15. Vin et biodynamie : l'autre culture des vins vivants
  16. a et b André Ostertag, « Biodynamie : bienfait ou supercherie ? »,
  17. a et b Jean Foyer, « Syncrétisme des savoirs dans la viticulture biodynamique », Revue d'anthropologie des connaissances, vol. 12,2, no 2,‎ , p. 289 (ISSN 1760-5393, DOI 10.3917/rac.039.0289, lire en ligne, consulté le 13 août 2020)
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  19. (en) Sibylle Faust, Stefanie Heinze, Christopher Ngosong et André Sradnick, « Effect of biodynamic soil amendments on microbial communities in comparison with inorganic fertilization », Applied Soil Ecology, vol. 114,‎ , p. 82–89 (ISSN 0929-1393, DOI 10.1016/j.apsoil.2017.03.006, lire en ligne, consulté le 13 août 2020) :

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  20. a et b Johanna Döring, Matthias Frisch, Susanne Tittmann et Manfred Stoll, « Growth, Yield and Fruit Quality of Grapevines under Organic and Biodynamic Management », PLOS ONE, vol. 10, no 10,‎ , e0138445 (ISSN 1932-6203, DOI 10.1371/journal.pone.0138445, lire en ligne, consulté le 12 août 2020) :

    « Use of the biodynamic preparations had little influence on vine growth and yield. »

  21. a et b (en) Isabelle Soustre-Gacougnolle, Marc Lollier, Carine Schmitt, Mireille Perrin, Estelle Buvens, Jean-François Lallemand, Mélanie Mermet, Mélanie Henaux, Christelle Thibault-Carpentier, Doulaye Dembélé, Damien Steyer, Céline Clayeux, Anne Moneyron et Jean E Masson, « Responses to climatic and pathogen threats differ in biodynamic and conventional vines », Scientific Reports, Macmillan Publishers et Nature Publishing Group, vol. 8, no 1,‎ , p. 16857 (ISSN 2045-2322, PMID 30442984, PMCID 6237997, DOI 10.1038/S41598-018-35305-7)Voir et modifier les données sur Wikidata
  22. a b et c Christopher Brock, Uwe Geier, Ramona Greiner et Michael Olbrich-Majer, « Recherche en agriculture et alimentation biodynamique - une synthèse », Open Agriculture, vol. 4, no 1,‎ , p. 743–757 (DOI 10.1515/opag-2019-0064, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  23. Georg Meissner, Miriam Edith Athmann, Jürgen Fritz et Randolf Kauer, « Conversion to organic and biodynamic viticultural practices: impact on soil, grapevine development and grape quality », OENO One, vol. 53, no 4,‎ (ISSN 2494-1271, DOI 10.20870/oeno-one.2019.53.4.2470, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  24. (en) Renato Vasconcelos Botelho, Roberta Roberti, Paola Tessarin et José María Garcia-Mina, « Physiological responses of grapevines to biodynamic management », Renewable Agriculture and Food Systems, vol. 31, no 5,‎ , p. 402–413 (ISSN 1742-1705 et 1742-1713, DOI 10.1017/S1742170515000320, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2020)
  25. Jürgen Fritz, Miriam Athmann, Georg Meissner et Randolf Kauer, « Quality characterisation via image forming methods differentiates grape juice produced from integrated, organic or biodynamic vineyards in the first year after conversion », Biological Agriculture & Horticulture, vol. 33, no 3,‎ , p. 195–213 (ISSN 0144-8765 et 2165-0616, DOI 10.1080/01448765.2017.1322003, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  26. (en) Jürgen Fritz, Miriam Athmann, Jens-Otto Andersen et Paul Doesburg, « Advanced panel training on visual Gestalt evaluation of biocrystallization images: ranking wheat samples from different extract decomposition stages and different production systems », Biological Agriculture & Horticulture, vol. 35, no 1,‎ , p. 21–32 (ISSN 0144-8765 et 2165-0616, DOI 10.1080/01448765.2018.1492457, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  27. Jürgen Fritz, Miriam Athmann, Georg Meissner et Randolf Kauer, « Quality assessment of grape juice from integrated, organic and biodynamic viticulture using image forming methods », OENO One, vol. 54, no 2,‎ (ISSN 2494-1271, DOI 10.20870/oeno-one.2020.54.2.2548, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  28. a et b Giuseppina Paola Parpinello, Adamo Domenico Rombolà, Marco Simoni et Andrea Versari, « Chemical and sensory characterisation of Sangiovese red wines: Comparison between biodynamic and organic management », Food Chemistry, vol. 167,‎ , p. 145–152 (ISSN 0308-8146, DOI 10.1016/j.foodchem.2014.06.093, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  29. Luca Laghi, Andrea Versari, Elena Marcolini et Giuseppina P. Parpinello, « Metabonomic Investigation by 1H-NMR to Discriminate between Red Wines from Organic and Biodynamic Grapes », Food and Nutrition Sciences, vol. 05, no 01,‎ , p. 52–59 (ISSN 2157-944X et 2157-9458, DOI 10.4236/fns.2014.51007, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  30. Gianfranco Picone, Alessia Trimigno, Paola Tessarin et Silvia Donnini, « 1 H NMR foodomics reveals that the biodynamic and the organic cultivation managements produce different grape berries ( Vitis vinifera L. cv. Sangiovese) », Food Chemistry, vol. 213,‎ , p. 187–195 (ISSN 0308-8146, DOI 10.1016/j.foodchem.2016.06.077, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  31. Carolyn F. Ross, Karen M. Weller, Robert B. Blue et John P. Reganold, « Difference Testing of Merlot Produced from Biodynamically and Organically Grown Wine Grapes », Journal of Wine Research, vol. 20, no 2,‎ , p. 85–94 (ISSN 0957-1264 et 1469-9672, DOI 10.1080/09571260903169423, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  32. Jürgen Fritz, Ramia Jannoura, Finja Lauer et Jona Schenk, « Functional microbial diversity responses to biodynamic management in Burgundian vineyard soils », Biological Agriculture & Horticulture,‎ , p. 1–15 (ISSN 0144-8765 et 2165-0616, DOI 10.1080/01448765.2020.1762739, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  33. Alain Morau et Hans-Peter Piepho, « Interactions between abiotic factors and the bioactivity of biodynamic horn manure on the growth of garden cress (Lepidium sativum L.) in a bioassay », Chemical and Biological Technologies in Agriculture, vol. 7, no 1,‎ , p. 11 (ISSN 2196-5641, DOI 10.1186/s40538-020-0176-x, lire en ligne, consulté le 14 octobre 2020)
  34. Rüdiger Ortiz-Álvarez et Hector Ortega-Arranz, « Emergent properties in microbiome networks reveal the anthropogenic disturbance of farming practices in vineyard soil fungal communities », sur dx.doi.org, (consulté le 12 août 2020)
  35. « Les vignes en conduite biodynamique et conventionnelle répondent différemment au climat et aux pathogènes », INRA, (consulté le 6 novembre 2019)
  36. a et b Alexandre Abellan, « Les défenses naturelles plus élevées pour les vignes en biodynamie », sur www.vitisphere.com, (consulté le 1er novembre 2019).
  37. Cédric Mathiot, « L'agriculture biodynamique est-elle une pseudo-science ? », sur Libération.fr, (consulté le 28 octobre 2019)
  38. (de) Peter Treue, « Blut und Bohnen: Der Paradigmenwechsel im Künast-Ministerium ersetzt Wissenschaft durch Okkultismus », Die Gegenwart, Frankfurter Allgemeine Zeitung (archives), (consulté le 11 septembre 2016). « Sang et os : le changement de paradigme dans le gouvernement de Renate Künast remplace la science par l'occultisme » ; accès payant.
  39. "Here lies one whose name was writ in water…" P. Ball, Nature News, published online 8 August 2007 DOI:10.1038/news070806-6

Sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages traitant de viticulture biodynamique[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Joly, Le Vin du ciel à la terre : La Viticulture en biodynamie, Paris, Libre & Solidaire, , 365 p. (ISBN 9782372630559)
  • Christelle Pineau, La corne de vache et le microscope : Le vin "nature", entre sciences, croyances et radicalités, Paris, La Découverte, , 248 p. (ISBN 978-2348041747)
  • Aurore Messal, La biodynamie, la vigne et le vin, Paris, Éditions Féret, (ISBN 978-2351561034)
  • Jean-Michel Florin (dir.) (préf. Lalou Bize-Leroy), Viticulture biodynamique : Nouvelles voies pour la culture de la vigne, Goetheanum & MABD, , 243 p. (ISBN 978-2-913927-57-5)
  • Pierre Guigui, Vin et biodynamie, une philosophie de vie : rencontre avec des vignerons engagés, Éditions Apogée, , 132 p. (ISBN 978-2-84398-643-7 et 2-84398-643-5, OCLC 1197600540, lire en ligne)
  • François Bouchet, Cinquante ans de pratique et d'enseignement de l'agriculture bio-dynamique : comment l'appliquer dans la vigne, Deux versants éd, (ISBN 2-9515395-8-4 et 978-2-9515395-8-7, OCLC 470203778, lire en ligne)

Essais critiques[modifier | modifier le code]

  • Michel Onfray, Cosmos : Une ontologie matérialiste, Paris, Flammarion, coll. « Docs, témoignages », , 528 p. (ISBN 978-2081290365), « Théorie du fumier spirituel ».
  • Olivier Humbrecht et Thierry Weber, Michel Onfray... le vin mauvais?, Éditions Tonnerre de l'Est, coll. « Grappillages », , 64 p. (ISBN 978-2-9540316-5-1)
    Publié en réaction à l'ouvrage d'Onfray

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Films et documentaires[modifier | modifier le code]

  • La Clef des Terroirs, un film de Guillaume Baudin. Documentaire de 1h 22min (2011)
  • Leçon de biodynamie, un film de Philippe Gasnier, 52min (2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]