Leysse

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la Leysse
La Leysse en été, vers Le Bourget-du-Lac.
La Leysse en été, vers Le Bourget-du-Lac.
La Leysse sur la carte de la Savoie.
La Leysse sur la carte de la Savoie.
Caractéristiques
Longueur 28,5 km [1]
Bassin 306 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen 6,55 m3/s (La Motte-Servolex) [2]
Nombre de Strahler 4
Organisme gestionnaire Cisalb - Comité Intersyndical pour l'Assainissement du Lac du Bourget[3]
Régime pluvial
Cours
Source Plateau des Déserts - col de Plainpalais
· Localisation Les Déserts
· Altitude 1 176 m
· Coordonnées 45° 38′ 49″ N, 6° 01′ 14″ E
Embouchure le Lac du Bourget
· Localisation Le Bourget-du-Lac
· Altitude 233 m
· Coordonnées 45° 39′ 21″ N, 5° 52′ 01″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Reysse, Ternèze, Albanne, Hyère, Combes
· Rive droite Doriaz
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Cantons traversés Saint-Alban-Leysse, La Ravoire, Chambéry-2, Chambéry-3, Chambéry-1, La Motte-Servolex
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes
Principales localités Chambéry

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Leysse est une rivière alpine située dans le département français de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle prend sa source dans le massif des Bauges, sur la commune de Déserts, au col de Plainpalais, à 1 176 m d'altitude, qu'elle quitte au niveau de la commune de Saint-Alban-Leysse. Elle traverse ensuite la ville de Chambéry du sud vers le nord, et termine sa course en se jetant dans le lac du Bourget sur la commune du Bourget-du-Lac, à l'ouest de l'aéroport de Chambéry-Aix-les-Bains. On peut néanmoins la considérer comme un sous-affluent du Rhône.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 28,5 km de longueur[1], la Leysse prend sa source à l'extrémité est du massif des Bauges, plus précisément derrière le Nivolet sur la commune des Déserts. Elle contourne le mont Peney jusqu'à se retrouver à son pied au niveau de la commune de Saint-Jean-d'Arvey, avant de continuer sa course sur les replats du bassin de Chambéry jusqu'au lac du Bourget, situé à une vingtaine de kilomètres plus au nord. Une fois dans le lac, les eaux mettront 7 à 10 ans pour atteindre le Rhône.

Durant son parcours, la Leysse collecte les eaux de plusieurs cours d'eau, dont principalement la Doria à la lisière des Bauges à Saint-Alban-Leysse, l'Albanne et l'Hyères, respectivement au sud et au nord de Chambéry.

Son bassin versant couvre pour sa part une superficie de 306 km2[3].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département de la Savoie, la Leysse traverse quatorze communes[1] et au moins six cantons :

Soit en termes de cantons, la Leysse prend source dans le canton de Saint-Alban-Leysse, traverse ou longe le canton de La Ravoire, le canton de Chambéry-2, le canton de Chambéry-3, le canton de Chambéry-1 et a son embouchure dans le canton de La Motte-Servolex, le tout dans l'arrondissement de Chambéry.

Affluents[modifier | modifier le code]

La Leysse a quinze affluents référencés[1] :

  • Le Ravin du Meunier (rd) 1,8 km sur la seule commune Des Déserts
  • le Nant Tarbet (rg) 3,4 km sur les deux communes de Thoiry et Saint-Jean-d'Arvey avec trois affluents :
    • le ruisseau des Aversets (rg) 1,4 km sur la seule commune de Thoiry.
    • le ruisseau du Coudret (rd) 0,9 km sur la seule commune de Thoiry.
    • le ruisseau de la Combe (rg) 2,2 km sur la seule commune de Thoiry.
  • le ruisseau Nant du Replat (rg) 1,1 km sur les deux communes de Thoiry et Saint-Jean-d'Arvey sans affluent.
  • le ruisseau du Pontet (rg) 3 km sur la seule commune de Thoiry avec un affluent :
    • le ruisseau Grand Nant (rg) 1,3 km sur la seule commune de Thoiry.
  • le ruisseau de la Queue (rg) 2,7 km sur la seule commune de Thoiry
  • le ruisseau de la Reysse ou ruisseau des Sanges (rg) 5,9 km sur les trois communes de Puygros, Thoiry et Saint-Jean-d'Arvey avec trois affluents :
    • le ruisseau du Grand Raya ou ruisseau des Châtaigniers, 1,5 km sur les deux communes de Puygros et Thoiry.
    • le ruisseau du Chêne (rg) 1,4 km sur la seule commune de Puygros.
    • le ruisseau du Gros Perrou ou la Dhui (rd) 2,3 km sur la seule commune de Thoiry.
  • le ruisseau de Ternèze (rg) 11,9 km sur les quatre communes de La Thuile, Curienne, Puygros, Saint-Jean-d'Arvey avec le lac de la Thuile à moins de 300 m au sud avec trois affluents :
    • le ruisseau de Nécuidet ou de Neculdet (rg) 2,4 km sur la seule commune de La Thuile.
    • le ruisseau de Combe Noire (rd) 1,2 km sur la seule commune de La Thuile.
    • le ruisseau de Dard (rd) 3,3 km sur les deux communes de La Thuile et Puygros.
  • la Doriaz (rd) 3,5 km sur deux communes sans affluent.
  • l'Albanne ou torrent du Rouselet ou torrent des Favières (rg) 13 km sur six communes avec cinq affluents.
  • l'Hyère (rg) 18,5 km sur sept communes avec douze affluents.
  • le ruisseau de la Dhuy (rg) 7,5 km sur les deux communes de La Motte-Servolex et Saint-Sulpice qui prend source au pied de la chaîne de l'Épine avec trois affluents :
  • le ruisseau du Marais (rg) 2,2 km sur la seule commune de La Motte-Servolex avec un affluent :
  • le ruisseau des Combes ou ruisseau de la Frette (rg) 6,3 km sur les deux communes du Bourget-du-Lac et de La Motte-Servolex.
  • le Varon ou Nant Varon (rg) 3,7 km sur la seule commune du Bourget-du-Lac.
  • le ruisseau du Merdasson (rg) 3,2 km sur la seule commune du Bourget-du-Lac.

Le rang de Strahler est donc de quatre.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Quittant la commune de Saint-Jean-d'Arvey (Bout du Monde) dans les Bauges, arrivée de la Leysse sur les replats de Saint-Alban-Leysse et du bassin chambérien.

Le cours de la Leysse est naturel et à caractère torrentiel depuis la commune des Déserts jusqu'au lieudit du Bout du Monde de la commune de Saint-Jean-d'Arvey, il est ensuite entièrement artificiel et en grande partie endigué jusqu'à son débouché dans le lac du Bourget.

La Leysse prenant sa source dans les montagnes, elle peut atteindre un débit très élevé en hiver et surtout au printemps, lors de la fonte des neiges. Le niveau a d'ailleurs atteint des seuils critiques d'inondation au début des années 1990, imposant la mise en place d'un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) dont la mission est, avec le Syndicat Intercommunal des Cours d'Eau du Bassin Chambérien (SICEC) de prévenir ces risques de crues en proposant des aménagements (ex: au confluent Leysse-Albanne entre 2004 et 2006).

Mais a contrario, la rivière ne draine que très peu d'eau durant l'été.

Les débits[modifier | modifier le code]

Le module de la Leysse a été observé et calculé pendant 45 ans (1969-2013) à La Motte-Servolex au pont du Tremblay[4],[2]. Il se monte à 6,17 m3/s pour une surface de bassin de 280 km2. La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit typiques d'un régime pluvial à composante nivale, ou encore régime pluvio-nival, avec des hautes eaux d'automne-hiver, prolongées au printemps par la fonte des neiges et portant le débit mensuel moyen au niveau de 7,04 à 9,74 m3 de novembre à avril inclus (avec un maximum en mars-avril), suivies d'une baisse très progressive du débit aboutissant à une courte période d'étiage en août-septembre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 2,14 m3 au mois d'août.

Très haut niveau de la Leysse à Chambéry à la suite de fortes pluies.
Leysse en étiage à Chambéry en été.
Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : V1315020 La Leysse à La Motte-Servolex (Pont du Tremblay) pour un bassin versant de 208 km2 et à 237 m d'altitude[2]
(Données calculées sur 45 ans)

La lame d'eau écoulée sur cette partie (la plus importante)[réf. nécessaire] du bassin versant de la rivière est de 716 millimètres annuellement, ce qui est élevé et résulte des précipitations abondantes dans le secteur, mais est tout à fait normal en Savoie. Le débit spécifique (Qsp) se monte ainsi à 22,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Étiage[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusqu'à 0,108 m3, en cas de période décennale sèche.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être importantes comme décrit plus haut. En effet, le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 110 et 150 m3/s. Le QIX 10 est de 180 m3/s. Quant aux QIX 20 et QIX 50, ils se montent à 200 et 240 m3/s. Ce qui signifie par exemple qu'en moyenne pour une période de dix ans, une crue de 180 m3/s peut statistiquement se produire.

Le débit instantané maximal a été enregistré à 221 m3/s à La Motte-Servolex en février 1990. Quant au plus important débit journalier observé, il était de 160 m3/s.

Travaux[modifier | modifier le code]

La Leysse de nouveau visible près du palais de justice de Chambéry à la fin 2013.

Le cours de la Leysse subit depuis plusieurs années d'importants travaux de sécurisation et de revégétalisation, notamment sur le territoire de Chambéry métropole, lieu des deux principales confluences de l'Albanne et de l'Hyères[5]. Les prochains aménagements qui consisteront en la rénovation des digues et la création de deux zones humides de rétention (2013 - 2014) concernent justement la confluence Hyères-Leysse[6].

À Chambéry, dans le cadre des travaux d'aménagement relatifs à l'« Axe de la Leysse »[7], la Leysse, couverte depuis plusieurs décennies pour permettre un trafic routier de plus en plus important, a en 2013 été en partie découverte au niveau du centre-ville et progressivement revégétalisée. Une autre partie du cours d'eau doit également être découverte sur une section située peu plus au nord. Pour ce projet, la ville de Chambéry a par ailleurs reçu le prix du concours national des entrées de ville en octobre 2013[8], en particulier pour la mise en valeur de la Leysse.

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le service cours d'eau de Chambéry métropole communauté d'agglomération[9]. Le Cisalb (Comité Intersyndical pour l'Assainissement du Lac du Bourget[3]) intervient sur les aspects qualité et quantité dans le cadre du contrat de bassin versant du la du Bourget.

Écologie[modifier | modifier le code]

Harle bièvre femelle sur une fascine végétalisée de la Leysse à Chambéry.

Plusieurs ZNIEFF de type 1 sont présentes sur le bassin versant du lac du Bourget[3] ainsi que des zones humides comme le lac de la Thuile, marais de Nécuidet.

Pêche[modifier | modifier le code]

la Leysse dépend de l'AAPPMA de Chambéry : les Pêcheurs chambériens[10]. Les espèces fréquentes dans les affluents du Lac du Bourget sont le blageon, le vairon, le chabot, et très fréquente : la loche franche, et la truite fario[11].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Sandre, « Fiche cours d'eau - La Leysse (V1310500) » (consulté le 12 mai 2013)
  2. a, b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Leysse à la Motte-Servolex (Pont du Tremblay) (V1315020) » (consulté le 12 mai 2013)
  3. a, b, c et d Cisalb - Contrat de bassin versant du lac du Bourget p. 19
  4. Fiche de débit caractéristique - la Leysse à La Motte-Servolex
  5. Chambéry métropole, « Le schéma directeur des aménagements pour la protection contre les crues », sur chambery-metropole.fr (consulté le 13 novembre 2013)
  6. [PDF] Chambéry métropole, « Confluence Leysse-Hyères : grands travaux sur les cours d'eau », Cm24, sur chambery-metropole.fr, (consulté le 13 novembre 2013)
  7. Ville de Chambéry, « Axe de la Leysse », sur chambery.fr (consulté le 13 novembre 2013)
  8. Jean-Jacques Larrochelle, « Chambéry et Sainte-Maure-de-Touraine lauréates du 13e concours national des entrées de ville », Le Monde, sur lemonde.fr, (consulté le 13 novembre 2013)
  9. « Service cours d'eau CMCA »
  10. « plan du domaine », sur www.pecheurs-chamberiens.fr (consulté le 13 janvier 2014)
  11. [PDF] « suivi piscicole de la qualité des affluents du lac du Bourget - juin 2004 », sur www.savoiepeche.com (consulté le 13 janvier 2014)