Uriage-les-Bains

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Vue aérienne du complexe thermal et du casino d'Uriage.

Uriage-les-Bains (ou Uriage) est une station thermale située à 414 m d'altitude, rattachée aux communes de Saint-Martin-d'Uriage et de Vaulnaveys-le-Haut (Uriage n'ayant pas le statut de commune), située dans le département français de l'Isère au pied de la station de Chamrousse. Ses habitants sont appelés les Uriageois(es). Cette station bénéficie d'une eau thermale particulière.

Située à huit kilomètres de Grenoble, elle est desservie par la route départementale 524, qui est l'ancienne route nationale 524 menant de Grenoble à Vizille par Gières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village fut créé durant l'Empire romain. Les Romains édifièrent des thermes pour profiter des vertus anti-rhumatismales de son eau de source jaillissant à 28°C[1]. Ils s'aventurèrent jusqu'à la Croix de Chamrousse, au pied de laquelle furent trouvées, en 1856, 8 médailles romaines en bronze.

Le XIXe siècle et la construction de la station thermale[modifier | modifier le code]

Les tramways VFD à Uriage.
Les bains d'Uriage, lithographie de Victor Cassien, début XIXe siècle.

Après la Révolution française (1789), les Dauphinois redécouvrent l'eau thermale d'Uriage et aménagent le village en y construisant une station thermale. Celle-ci est la première du Dauphiné.

Affiche de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) : « Uriage les bains (Isère) », par Hugo d'Alesi, 1895.

Peu à peu, le village s'agrandit et accueille commerces, hôtels (de style néo-classique), tout au long du XIXe siècle. À partir de 1890, voient le jour un casino et une station de tramway (1894) avec une liaison des Voies ferrées du Dauphiné (VFD) qui relie Grenoble à Vizille et au Bourg-d'Oisans.

D'autres activités se développent avec la construction d'un hippodrome, d'un terrain de golf et de courts de tennis.

Uriage est alors un lieu touristique fréquenté, dont le renommée est nationale, voire internationale ; en témoigne par exemple une affiche de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée mettant en avant ce lieu de villégiature.

Première moitié du XXesiècle : succès et déclin[modifier | modifier le code]

L'établissement thermal et les premiers hôtels de la société thermale au début du XXe siècle.

Uriage est une station thermale très à la mode durant les années 1920, mais la crise économique qui touche la France dans les années 1930, puis la Seconde Guerre mondiale mettent un terme à ce succès. Au lendemain de la guerre, la plupart des hôtels de luxe sont revendus pour y réaliser des appartements ; la mode du thermalisme s'estompe, entraînant le village dans une crise.

Durant la seconde guerre mondiale, Uriage a joué un rôle pour la politique de collaboration et la résistance françaises, avec l'École des cadres d'Uriage (dont fit partie Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde). Cette école s'installa dans le Château d'Uriage, qui surplombe le village.

Redécouverte dans les années 1980[modifier | modifier le code]

Laissé à l'abandon pendant trente années, le village renaît grâce à la construction d'un hôpital thermal à proximité de la station. Cela grâce aux efforts des deux communes du Syndicat Intercommunal de Gestion d'Uriage. Le village retrouve son charme d'antan, sous la direction de monsieur Assouly, PDG des Établissements thermaux du Grand Hôtel restaurant les Terrasses ainsi que de l'eau thermale d'Uriage[2].

Claude Bensoussan contribue a redonner à la station thermale ses lettres de noblesse en redevenant l’endroit à la mode des années 90 avec un parc thermal pour de longues promenades, des activités sportives (golf, tennis) et la réouverture du Grand Hôtel de son restaurant Les Terrasses[3] relancé par Stephane Cano, directeur pendant plus de 25 années. Le restaurant obtient sous les commandes de Philippe Bouissou en 1992 les clefs d’Or de la Gastronomie du guide Gault-et-Millau. En 1997, le chef obtient la note de 17/20 toujours au Gault-et-Millau. En 2000, viennent la 1re étoile au Guide Michelin et, en 2002, la consécration pour Philippe Bouissou et Stéphane Cano avec la 2e étoile du Guide Michelin. En 2007, c'est le second de cuisine Christophe Aribert qui en devient le chef.

L'eau thermale d'Uriage[modifier | modifier le code]

L'eau thermale d'Uriage est sulfurée[4], chlorurée sodique[4], et a une concentration moléculaire semblable à celle du sérum sanguin humain[5], ce qui est unique au monde et permettait de les administrer directement en injections intra-musculaires[réf. nécessaire].

De nos jours, elle est indiquée pour soigner les affections suivantes :

Les techniques de cure sont diverses : douches, bains, hydromassages, applications de boues, douches filiformes, aérosols…

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ex gare des VFD, aujourd'hui devenue office du tourisme de la ville.
Le village dominé par le Château d’Uriage sur une gravure du XIXe siècle.

Les différents monuments et activités de la station sont : un casino du groupe Joa, un hôtel 4 étoiles, un grand restaurant (classé deux étoiles au Guide Michelin), une boîte de nuit (L'impérial), le château médiéval d'Uriage, le parc thermal où se déroule en septembre le festival Uriage en voix[6], 5 terrains de tennis en terre battue traditionnelle.

La fontaine de la déesse grecque guérisseuse Hygie est un monument positionné dans l'axe de l'entrée de l'établissement thermal réalisé en 1847 par le sculpteur grenoblois Victor Sappey.

De plus, Uriage est à proximité de la réserve naturelle nationale du lac Luitel et à sept kilomètres du musée de la Révolution française .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La station est desservie par la ligne 23 de la TAG mais en tarification Transisère car en dehors du périmètre de la métropole grenobloise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ledauphine.com du 21 septembre2016, Plusieurs investissements d’envergure chez Uriage.
  2. uriage.com
  3. Site du Grand Hôtel
  4. a et b M. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus et al., La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, t. 20, H. Lamirault (Paris), 1885-1902 (lire en ligne), p. 990
  5. france3-regions.francetvinfo.fr du 16 juin 2016, Les curistes retrouvent les eaux des Thermes d'Uriage-les-Bains.
  6. placegrenet.fr, Uriage en voix.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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