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Transition énergétique

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La transition énergétique est à la fois l'évolution passée de la répartition des sources d'énergie consommées sur la planète (bois, hydroélectricité, charbon, pétrole, gaz naturel, nucléaireetc.) et, pour l'avenir, l'objectif politique et technique d'une modification structurelle profonde des modes de production et de consommation de l'énergie. Elle est en général considérée comme l'un des volets de la transition écologique.

La possibilité de changer le niveau de consommation d'énergies et sa répartition entre différents modes résulte des évolutions techniques, des prix et de la disponibilité des ressources énergétiques, mais aussi d'une volonté des populations, des gouvernements, des entreprises, etc. qui souhaitent réduire les effets négatifs de ce secteur sur l'environnement.

Diverses institutions scientifiques, gouvernementales et ONG ont proposé des définitions et scénarios de transition énergétique. Les scénarios envisagés consistent souvent à passer du système énergétique actuel, reposant sur l'utilisation de ressources non renouvelables, vers un mix énergétique recourant principalement à des ressources renouvelables, voire s'appuyant sur une réduction de la consommation. Cela implique d'adopter des alternatives aux combustibles fossiles, ressources limitées et non renouvelables (aux échelles de temps humaines), et de les remplacer par des sources d'énergies renouvelables pour la quasi-totalité des activités humaines (transport, industrie, éclairage, chauffageetc.).

En Europe occidentale, la majorité des scénarios prévoient aussi de réduire progressivement le recours aux combustibles nucléaires (matières radioactives telles que l'uranium et le plutonium). Une autre version de cette transition, majoritaire dans le reste du monde, encourage des énergies moins émettrices de gaz à effet de serre sans renoncer à l'énergie nucléaire, considérant que la lutte contre le changement climatique sur lequel alerte le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est une priorité.

La transition énergétique comprend aussi une réduction de la demande d'énergie, obtenue notamment au moyen d'une amélioration de la performance des bâtiments et des technologies (efficacité énergétique), et par un changement des modes de vie (sobriété énergétique). C'est donc aussi une transition comportementale et sociotechnique.

Le parc éolien Schneebergerhof (de) en Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Au premier plan, des panneaux solaires, au centre une éolienne Enercon E-66 (1,5 MW), sur la droite un modèle E-126 (7,5 MW).

Définition

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Dans son utilisation la plus courante, « transition énergétique » désigne aujourd'hui le défi d'un changement complet dans le volume et les types d'énergies utilisées, dans l'objectif de décarboner le plus rapidement possible l'économie[1].

Histoire du concept

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La notion de transition énergétique apparaît aux États-Unis dans les années 1970[2], au sein des milieux atomistes soucieux de promouvoir le développement nucléaire dans un contexte de crise du pétrole[3]. La notion renvoie aujourd'hui principalement au défi d'une diminution drastique de la consommation énergétique, d'une sobriété en carbone et en énergie, afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, pour limiter l'ampleur du changement climatique[4].

En 2014, Jean-Baptiste Fressoz affirme que « le terme de « transition énergétique » est apparu au milieu des années 1970 pour conjurer les inquiétudes liées à la « crise énergétique », cette dernière expression étant alors dominante. Dire « transition » plutôt que « crise » rendait le futur beaucoup moins anxiogène en l’arrimant à une rationalité planificatrice et gestionnaire »[5] [source insuffisante]. Il indique qu'il « a été popularisé dans ce contexte par de puissantes institutions : le Bureau de la planification énergétique américain, la commission trilatérale, la CEE et divers lobbys industriels »[5], en particulier sous la présidence de Jimmy Carter, dans un contexte de développement de la liquéfaction du charbon[6]. Mais pour Fressoz, la transition énergétique n'a pas lieu, étant donné que les formes de sources énergétiques consommées s'additionnent au lieu de se remplacer et qu'« on n’a toujours pas passé le pic du charbon ni celui du pétrole »[7].

Selon Cécile Maisonneuve, dans sa contribution pour le rapport RAMSES 2016 de l'Institut français des relations internationales, « L’histoire énergétique est celle de transitions successives – bois et vent, puis charbon et pétrole, puis pétrole et électricité… – selon un phénomène cumulatif : il est rare qu’une source d’énergie sorte totalement du bouquet énergétique. C’est ainsi que, fondée à 70 % sur le bois en 1870, la consommation énergétique américaine était dominée par le charbon à 70 % en 1900, puis à 70 % par le pétrole et le gaz en 1960 »[8].

En 2012, l'ingénieur Jean-Marc Jancovici estime que « depuis quelques années, le terme de « transition énergétique » est de plus en plus fréquemment employé en Europe, essentiellement en conséquence des négociations climat qui sont devenues une affaire importante dans les années 2000. Par la suite, un nombre grandissant de personnes l’ont également employé :

  • pour désigner la baisse à venir de l’approvisionnement en pétrole puis en gaz ;
  • pour désigner le remplacement souhaité d’une partie du nucléaire par « autre chose » (objectif qui est soit neutre soit antagoniste avec la lutte contre le changement climatique)[9] ».

Selon le militant antinucléaire allemand Henrik Paulitz, le concept inclut également la démocratisation de l'approvisionnement en énergie[10]. Dans le modèle énergétique traditionnel, le marché est contrôlé par quelques grands groupes disposant de vastes centrales, aboutissant ainsi à une situation d'oligopole discutable sur le plan politique et concurrentiel. Les systèmes fondés sur les énergies renouvelables, au contraire, peuvent en général être déployés de manière décentralisée. À travers des modèles participatifs tels que les parcs éoliens et les parcs solaires citoyens, les habitants peuvent être directement impliqués dans la production d'énergie[11].

Certains auteurs comme Tim Jackson pensent que la transition ne viendra pas des États, ou que les communautés locales doivent prendre leurs responsabilités et évoluer vers des « Communautés locales bas-carbone » comme à Cheltenham[12],[13]. Les installations photovoltaïques et d'autres alternatives peuvent impliquer des citoyens et des particuliers ainsi que des collectivités (ex. : bâtiments municipaux, de l’État, d'entreprises publiques, etc.) plus facilement que dans le modèle conventionnel qui profite généralement plutôt aux actionnaires. La décentralisation des énergies (renouvelables) peut aussi valoriser des régions et l'espace rural, tout en améliorant la balance commerciale par une diminution des importations d'énergies. Ces énergies jouent un rôle croissant dans les stratégies énergétiques communales et leur développement est soutenu par les collectivités locales, notamment via les schémas régionaux climat air énergie et les plans climat en France.

La transition peut s'étendre sur plusieurs niveaux qui intègrent les dimensions économique, écologique, financière, sociétale et spirituelle et dont les outils se diffusent et se structurent notamment sur internet[14].

Extraction de houille dans la mine de charbon de Cerrejón, en Colombie.
La mine d'uranium de Rössing en Namibie, une des plus grandes au monde.

D'autres enjeux ont pu être liés à ce concept, entre autres passer à un système énergétique plus sûr en termes géostratégique et de risque industriel/nucléaire, d'évoluer vers un système énergétique moins centralisé, et à différentes échelles spatiales d’aménagement : architecturale, urbaine et paysagère[15]. Ils impliquent aussi une évolution vers une moindre consommation d'énergie (efficacité, efficience énergétique), ce qui devrait aussi diminuer les tensions géopolitiques induites par les inégalités d'accès à l'énergie et par une moindre disponibilité des énergies par personne[16], en tendant à l'indépendance énergétique pour tous. Cela permet par ailleurs d'assurer des emplois plus locaux, mieux répartis et moins délocalisables (dans le cas du scénario négaWatt par exemple[17]).

Il s'agit donc notamment de passer d'énergies dites « carbonées » (pétrole, gaz naturel, charbon), polluantes (incinération) à des énergies plus propres et plus sûres, telles que l'énergie solaire (thermique ou photovoltaïque), éolienne, hydraulique, géothermique et marémotrice ; la biomasse est souvent aussi intégrée au mix énergétique proposé[18]. Certains acteurs privilégient par ailleurs les modes de production et de distribution décentralisables.

Cela peut prendre la forme d'une mise à jour technologique des installations, par le « repowering » » (remplacement total ou partiel d'une installation pour la rendre plus performante), la rétro-ingénierie (remplacement de composants anciens, par exemple de turbines d'éoliennes, sans changer les caractéristiques de l'engin), ou la réingénierie (remplacement de composants obsolètes, en changeant les caractéristiques techniques de l'installation, en augmentant sa puissance en général). Aux États-Unis, l'EPA a lancé le projet RE-Powering America's Land visant par exemple l'installation de fermes solaires ou éoliennes sur des « terres marginales »[19], des friches polluées ou d'anciens sites miniers[20],[21].

Ce processus d'évolution (Jeremy Rifkin parle même de « révolution ») tend à combiner la transition énergétique et une révolution du système de l'information, source grâce à l'Internet d'une « troisième révolution industrielle » qui permettrait enfin d'exploiter une ressource diffuse constituée d'une part d'énergies renouvelables, et d'autre part du potentiel d'économie d'énergie. Ce caractère « diffus » n'est plus considéré comme « une faiblesse mais au contraire une force : mieux réparti que toute autre ressource minérale ou fossile, il ne suscitera jamais de conflit géopolitique et autorise même un partage local de la richesse issue de la valorisation du potentiel énergétique de chaque territoire »[22].

Les mesures individuelles demandent du temps et sont limitées. Cette transition combine donc les économies d'énergie à l'efficacité énergétique dans les territoires et les villes[23] (villes en transition) et à grande échelle, notamment en reconfigurant les réseaux urbains de chaleur[24] aux smart grids (ex. : des compteurs électriques intelligents permettent de décaler certaines consommations à une heure où l'électricité est plus disponible et moins chère, et l'énergie est produite plus localement). À de vastes échelles, des projets non décentralisée tels que Desertec visent à étendre massivement, en Europe du Sud, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, une production d'électricité obtenue à partir de la chaleur solaire. Un réseau de transport d'électricité interconnecté et « intelligent » compenserait en grande partie le caractère localement erratique des énergies éolienne et solaire, grâce à des ajustements permis par le surplus produits ailleurs et quelques moyens de stockage tampon. La rentabilité et la faisabilité de tels projets sont étudiées.

Critique du concept

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L'historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz affirme que la notion de transition énergétique passée est un mythe[25], et que les sociétés humaines n'ont pas remplacé leurs anciennes sources d'énergie primaire par de nouvelles, mais qu'elles les ont additionnées au fur et à mesure[26]. Selon lui, la seule transition est celle de l'importance relative des formes d'énergie : « on ne passe pas du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, puis du pétrole au nucléaire. (...) L’erreur de perspective tient à la confusion entre relatif et absolu, entre local et global : si, au XXe siècle, l’usage du charbon décroît relativement au pétrole, il reste que sa consommation croît continûment, et que globalement, on n’en a jamais autant brûlé qu’en 2013 »[5]. Selon Fressoz, il faudrait ainsi parler d'« additions énergétiques » au lieu de « transition énergétique ». Cela d'autant plus que « les sources d’énergies entrent en symbiose autant qu’en concurrence » ; ainsi du développement du charbon au XIXe siècle, qui accroît la consommation de bois, utile à son extraction, tout comme le pétrole stimule l’extraction de la houille, indispensable pour bâtir le nouveau réseau technique : tankers, pipelines, raffineries, automobiles et donc sidérurgie, routes et donc ciment (faisant du pétrole un « allié » du charbon)[3]. Dans son livre, Fressoz explique que, plus qu'une histoire de résistance ou d'addition, il s'agit d'une histoire d'« intrication et [d'] expansion symbiotique de toutes les énergies »[27] où les flux d'énergie, mais aussi de matière sont à prendre en compte.

Selon Fressoz, les descriptions historiques de « transitions énergétiques » et la perception « phasiste » de l'histoire de l'énergie — aussi désignée par l'anglicisme ageofism[28],[29] —, qui voit par exemple le charbon du XIXe siècle suivi par le pétrole du XXe siècle, ne viennent pas d'historiens qui s'intéressent au passé mais du milieu de la prospective énergétique, qui cherche à décrire le futur. Ce milieu serait très influencé, notamment par celui de la recherche nucléaire, dont la Commission de l'énergie atomique des États-Unis, et par des entreprises d'énergies fossiles comme ExxonMobil[3].

Situation mondiale

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Le rapport annuel 2023 de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) met en évidence un bond des investissements dans les énergies renouvelables, au niveau mondial. Les investissements dans l'énergie solaire (382 milliards de dollars) devraient dépasser en 2023, pour la première fois, ceux dans le pétrole (371 milliards). Le total des sommes allouées aux technologies décarbonées devrait atteindre 1 700 milliards de dollars, quand les énergies fossiles recevront environ 1 000 milliards. Mais l'exploration et l'exploitation pétrogazières devraient attirer des investissements en hausse de 7 % : plus de 500 milliards de dollars, rattrapant le niveau d'avant la crise du Covid, et les investissements dans le charbon devraient augmenter de 10 %[30].

Une étude publiée en septembre 2023 par le think tank européen Strategic Perspectives souligne le leadership technologique de la Chine dans les industries concourant à la transition énergétique : elle a investi en 2022 près de 540 milliards de dollars dans les technologies écologiques, contre 180 milliards pour l'Europe et 145 milliards pour les États-Unis. Elle est largement dominante dans la production de panneaux solaires et de batteries pour véhicules électriques : 55 % des nouvelles capacités de production d'énergies renouvelables installées sur la planète en 2023 l'ont été en Chine, plus de la moitié des véhicules 100 % électriques du monde roulent en Chine, 60 % de la fabrication de technologies vertes sont faites dans des usines chinoises et le pays produit les trois quarts des panneaux solaires. L'Europe est certes en tête en matière de rythme de décarbonation de son économie, avec une part de 22 % d'électricité verte dans son mix énergétique, contre 15 % aux États-Unis et 14 % en Chine, mais elle reste loin derrière la Chine et les États-Unis en matière d'innovation et de production : une large majorité des technologies décarbonées déployées sont importées de Chine, en particulier dans les batteries électriques et les installations solaires[31].

Le rapport annuel 2022 du réseau international des énergies renouvelables REN21 conclut que « la transition énergétique n’a pas lieu ». « Le système énergétique continue d’être largement dominé par les énergies fossiles, à des niveaux quasi similaires à ce qu’ils étaient il y a une dizaine d’années », malgré la hausse inédite des capacités de production de l’éolien et du solaire. Ainsi, la croissance de la demande en énergie (+ 4 % en 2021), notamment dans les pays émergents en Afrique et en Asie, et une grande partie de ces besoins a été comblée par un recours accru au charbon et au gaz naturel. Les émissions globales de dioxyde de carbone (CO2), dont les trois quarts sont liées au secteur de l’énergie, se sont ainsi accrues de 6 %[32].

Dans son rapport de 2019 sur les investissements dans l'énergie, l'AIE conclut : « On ne trouve dans les données guère de signes d'une réallocation majeure des investissements en ligne avec l'accord de Paris sur le climat. Bien que les coûts baissent dans certaines régions, l'activité dans l'approvisionnement bas carbone stagne, en partie du fait d'une volonté politique insuffisante ; la part de l'investissement bas carbone stagne, notamment en raison de politiques insuffisantes visant les risques persistants. Dans le scénario de développement durable, la part de l'investissement bas carbone passe à 65 % en 2030, mais progresser depuis la part actuelle de 35 % exigerait un changement radical de politique, de nouvelles solutions de financement [...] et des progrès techniques plus rapides, en plus de dépenses constantes dans les réseaux électriques[33]. »

En 2019, dans son premier rapport sur le nucléaire en près de vingt ans, l'Agence internationale de l'énergie s'inquiète de l'avenir incertain des centrales nucléaires dans les pays développés, qui pourraient perdre 25 % de leur capacité nucléaire avant à 2025 et plus des deux tiers avant 2040, notamment en Europe et aux États-Unis. Cette perte pourrait se traduire par le rejet de quatre milliards de tonnes de CO2 additionnelles dans l'atmosphère du fait de l'utilisation, en remplacement, de moyens de production plus émetteurs en dioxyde de carbone et freiner la transition écologique. Le rapport indique que la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires existantes nécessite des investissements importants : entre cinq cents millions et un milliard de dollars pour prolonger de dix ans une capacité de production d'un gigawatt ; mais ce coût reste concurrentiel par rapport aux autres technologies de production d'électricité, y compris le solaire et l'éolien, et tendrait à favoriser une transition énergétique plus sûre et moins perturbante[34]. Le rapport conclut : « sans investissements dans le nucléaire, la réalisation d'un système énergétique durable sera beaucoup plus difficile [...] compenser une diminution du nucléaire par une augmentation des renouvelables coûterait plus cher[35]. »

Un rapport publié le par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE)[36] révèle que les projets en cours d'extraction de combustibles conduiraient à une augmentation de 2 % par an de leur production alors qu'il faudrait la réduire de 6 % par an entre 2020 et 2030 pour espérer atteindre l'objectif fixé par l'Accord de Paris sur le climat de ne pas dépasser 1,5 °C de réchauffement à la fin du siècle. Les États du G20 ont mobilisé 233 milliards de dollars d'aides publiques en faveur des activités dépendantes des ressources fossiles contre 146 milliards pour celles qui préservent le climat et l'environnement ; aux États-Unis, sur les 100 milliards de dollars d'aides publiques identifiés par le rapport, environ les deux-tiers ont été accordés aux secteurs dépendants du charbon, du pétrole et du gaz, le reste revenant aux énergies et aux activités vertes. Les proportions sont inverses en Chine, en Allemagne et en France[37].

L'année 2020 a été une année record pour les investissements dans les technologies de la transition énergétique, tandis que ceux consacrés à l'exploration et la production d'hydrocarbures ont touché un point bas en dix ans (380 milliards $, en baisse de 30 % selon le cabinet Rystad Energy) : selon Bloomberg New Energy Finance (BNEF), 501 milliards $ ont été engagés en 2020 dans les énergies renouvelables, le transport électrique, la chaleur électrique, le stockage d'énergie, l'hydrogène et la capture et le stockage du carbone, soit 9 % de plus qu'en 2019, dont 304 milliards $ pour les énergies renouvelables (hors hydraulique), en progression de 2 %. En Europe, les investissements ont progressé de 67 % à 166 milliards $ en 2020, année record pour la vente de véhicules électriques et pour les investissements dans les énergies renouvelables. La capture et le stockage du CO2 ont bénéficié d'investissements massifs et inédits (+212 %)[38].

Le Forum économique mondial (FEM) publie en avril 2021 un rapport qui classe les 115 pays étudiés selon leur indice de transition énergétique (ETI) : seuls 13 de ces pays avancent à un rythme satisfaisant pour se décarboner. Les trois premières places reviennent aux pays nordiques : Suède, Norvège et Danemark. La réduction de l'intensité carbone de leur bouquet énergétique y est la plus forte et la plus rapide, grâce à un engagement politique indéfectible pour atteindre un prix de la tonne de CO2 pertinent et à des investissements massifs dans la décarbonation. Seuls trois pays du G20 figurent dans les 20 premières places du classement : le Royaume-Uni (7e), la France (9e) et l'Allemagne (18e). Les États-Unis sont au 24e rang, l'Italie au 27e, le Japon au 36e ; la Chine (68e) et l'Inde (87e) ont fait de gros progrès, mais le charbon continue de peser lourdement dans leur bouquet énergétique alors qu'ils représentent à eux seuls le tiers de la demande mondiale d'énergie. Pékin bénéficie surtout de la réduction de l'intensité énergétique de son économie, et New-Delhi d'avoir mieux ciblé ses subventions et donné un environnement réglementaire plus propice à la transition énergétique[39].

Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie sur « l'électricité nucléaire et les transitions énergétiques sûres », publié en juin 2022, prévoit un doublement de la puissance installée des centrales nucléaires, de 413 GW en 2022 à 812 GW en 2050, dans son scénario NZE (neutralité carbone). Il estime que « le nucléaire est bien placé pour contribuer à décarboner la production d'électricité », que « la prolongation de la durée d'exploitation des centrales est indispensable pour aboutir à moindre coût à la neutralité carbone en 2050 », que « moins de nucléaire rendrait les objectifs de neutralité carbone plus difficiles et plus coûteux »[40].

Sur l'année 2022, les États et les entreprises ont investi 1 000 milliards de dollars pour la transition énergétique, un montant similaire à celui investi pour les énergies fossiles. Plus précisément, 500 milliards ont permis de financer les énergies renouvelables, 466 milliards l'électrification des transports et le reste dans diverses technologies décarbonées[41].

Le 2 décembre 2023, dans le cadre de la COP 28, une vingtaine de pays dont la France, les États-Unis et les Émirats arabes unis appellent à tripler la production d’énergie nucléaire dans le monde avant à 2050, par rapport à 2020, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Parmi les signataires figurent encore la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Finlande, le Ghana, la Hongrie, le Japon, la Corée du Sud, la Moldavie, la Mongolie, le Maroc, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, l'Ukraine, la République tchèque et le Royaume-Uni. Le document « invite [notamment] les actionnaires de la Banque mondiale, des institutions financières internationales et des banques régionales de développement à encourager l'intégration de l'énergie nucléaire dans la politique de prêt de leurs organisations »[42].

Situation par continent

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La transition énergétique en Afrique est un enjeu majeur de développement. Près de 80 % des habitants de l'Afrique subsaharienne n'ont pas accès à l'électricité et comptent essentiellement sur les combustibles traditionnels[43]. L'essor de l'utilisation du gaz naturel joue un rôle crucial dans l'industrialisation de l'Afrique[44].

L'Afrique possède un potentiel colossal en matière d'énergie, notamment grâce à ses ressources en gaz, pétrole, minerais critiques et énergies renouvelables[45]. À titre d'exemple, d'après l'Agence internationale de l'énergie (2022), le continent possède 60 % des meilleures ressources solaires mondiales, bien qu'il ne représente actuellement que 1 % de la puissance installée en panneaux photovoltaïques[46].

Dans l'optique européenne d'arrêter les importations de gaz russe d'ici 2030, il serait théoriquement possible que l'Afrique fournisse 30 milliards de mètres cubes supplémentaires d'ici à 2030[47].

La transition énergétique en Afrique fait cependant toujours face à des obstacles structurels, principalement dus à des lacunes infrastructurelles et à des problèmes de financement[48].

Le 26 mai 2023, le gouvernement de Québec annonce la « Vallée de la transition énergétique », une stratégie visant à positionner le Québec comme chef de file en matière d'électrification des transports[49]. Le , les gouvernements provincial et fédéral annoncent une subvention à General Motors et à l'entreprise sud-coréenne POSCO pour construire des batteries de voitures[50].

États-Unis

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Alors que la plupart des scénarios de transition énergétique élaborés par les institutions les plus réputées telles que le (GIEC, l'Agence internationale de l'énergie, la National Oceanic and Atmospheric Administration, le National Renewable Energy Laboratory ont conclu que le déploiement d'un large éventail d'énergies propres (dont le nucléaire, la biomasse et la séquestration du carbone) rend la transition à la fois plus réalisable et moins coûteuse que d'autres trajectoires, un rapport publié en 2015 par une équipe dirigée par le professeur Mark Zachary Jacobson, de Stanford, prétend qu'il serait possible de réaliser des solutions à bas coût au problème de la fiabilité du réseau avec une pénétration à 100 % des énergies « WWS » (wind, water and solar power : électricité éolienne, hydraulique et solaire) dans tous les secteurs des États-Unis vers 2050 à 2055, avec l'électricité et l'hydrogène comme seuls vecteurs énergétiques. Un article de la revue PNAS de l'Académie des Sciences des États-Unis, signé par 21 scientifiques des grandes universités américaines, réfute cette thèse en février 2017, pointant de grossières erreurs méthodologiques et des hypothèses irréalistes[51]. Jacobson et Delucci ont rejeté la critique[52].

Le 14 septembre 2012, le Gouvernement japonais décide de sortir progressivement du nucléaire avant la fin des années 2030 dans le cadre d'une nouvelle stratégie en matière de production énergétique[53],[54]. La politique envisagée alors est de ne plus construire de nouveaux réacteurs et de ne pas prolonger ceux existants au-delà de 40 ans, ce qui correspond à l'arrêt des derniers réacteurs livrés en 2005, vers 2045[55]. Cette réorientation du bouquet énergétique devait être accompagnée par un effort en faveur des énergies renouvelables[55] 2012.

À la suite d'une alternance politique menant Shinzo Abe au poste de Premier Ministre, le nouveau ministre japonais de l'Industrie, Toshimitsu Motegi, a confirmé que le gouvernement allait relancer les réacteurs atomiques jugés sûrs et s'est prononcé pour une révision de l'objectif « zéro nucléaire » prévu par les précédents dirigeants du pays, tout en maintenant des objectifs importants dans le secteur des énergies renouvelables[56]. La réflexion sur la répartition du mix énergétique nippon a été repoussée, au grand soulagement des syndicats patronaux de l'archipel qui souhaitent maintenir leur compétitivité.

Part en pourcentage de la production d'électricité dans l'Union européenne par source

Depuis le Pacte vert pour l'Europe de 2020, l'Europe intensifie sa transition énergétique. En 2024, les sources d'énergie renouvelables ont constitué 46 % de la production d'électricité, grâce à une hausse significative du solaire, qui a surpassé le charbon pour la première fois[57]. Bien que la dépendance aux énergies fossiles ait diminué, près de 70 % de l'énergie disponible en Europe continue d'émaner de sources fossiles : le pétrole (36 %), le gaz (22 %) et le charbon (11 %) tiennent une place prépondérante[58]. En 2024, un déclin des investissements a été observé dans les secteurs de l'énergie éolienne, de la rénovation énergétique et des pompes à chaleur[59].

Financement

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La Banque mondiale publie en juin 2023 un rapport recensant les subventions accordées par les gouvernements aux combustibles fossiles, à l'agriculture et à la pêche, qu'elle préconise de réaffecter au financement de la transition énergétique. Selon elle, les subventions, qu'elle qualifie d'« explicites », atteindraient 1 250 milliards de dollars environ chaque année, dont 577 milliards (près de trois fois plus que les subventions au secteur des énergies renouvelables) ont servi en 2021 à « abaisser artificiellement » le prix des carburants polluants (pétrole, gaz ou charbon), plus de 635 milliards sont allés à l'agriculture et 35 milliards à la pêche. À cela s'ajoutent les subventions « implicites » qui contribuent à la pollution, aux émissions de gaz à effet de serre et à la destruction de la nature, que la Banque mondiale évalue à 6 000 milliards de dollars par an. Les pays qui subventionnent le plus les énergies fossiles sont la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, le Vénézuela, l'Inde, les États-Unis et la Chine. Ceux qui subventionnent le plus l'agriculture sont la Chine, l'Union européenne, les États-Unis et le Japon[60].

Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie en 2023, les cinq principales compagnies pétrolières privées (ExxonMobil, Shell, TotalEnergies, BP, Chevron) contribuent seulement à 1,2 % des investissements dans les énergies propres, tandis qu'elles représentent moins de 15 % de la production mondiale de pétrole. Les compagnies pétrolières nationales, propriétés des États, produisent plus de la moitié du pétrole mondial et détiennent plus de 60 % des réserves. Or elles consacrent moins de 10 % de leurs investissements aux énergies bas carbone contre environ 10 % pour les compagnies privées américaines et environ 20 % pour celles européennes. Le brésilien Petrobras annonce un plan d'investissements dans l'éolien et le solaire de 5,2 milliards de dollars entre 2024 et 2028, et le malaisien Petronas a créé une structure pour atteindre ses objectifs ambitieux de 30 à 40 GW de capacités de renouvelables[61].

Déficit de main-d’œuvre

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Une étude du Boston Consulting Group (BCG) estime en 2023 le déficit mondial de compétences dans les métiers de la transition énergétique : 7 millions d'employés pourraient manquer avant à 2030, dont 2,5 millions en Chine, 1,5 million aux États-Unis, 400 000 en Allemagne et 130 000 en France. Le solaire représenterait 44 % du déficit, l'éolien 24 %, les biocarburants et la biomasse 17,5 %. La moitié des emplois concernés nécessiteraient des formations professionnelles qualifiées de deux ou trois ans, mais seuls 10 % des métiers en tension nécessiteraient des formations poussées de haut niveau, supérieures à la licence[62].

Besoins en réseaux électriques

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L'Agence internationale de l'énergie publie en octobre 2023 un rapport qui alerte sur l'urgence d'investir dans les lignes électriques à travers le monde pour accompagner la transition énergétique. Pour espérer assurer cette transition vers les renouvelables, il faudra ajouter ou remplacer 80 millions de kilomètres de lignes électriques avant 2040, soit une quantité égale à l'ensemble du réseau mondial existant. Les investissements annuels dans les réseaux, restés globalement stagnants les années précédentes, doivent doubler pour atteindre plus de 600 milliards de dollars par an avant 2030. Le rapport évoque « une file importante et croissante de projets d'énergies renouvelables attendant le feu vert pour être connectés au réseau » : 1 500 GW, situés surtout aux États-Unis et en Europe, soit cinq fois la capacité solaire photovoltaïque et éolienne ajoutée dans le monde en 2022[63].

La Commission européenne annonce en novembre 2023 un plan d'action pour moderniser ses réseaux électriques en vue du déploiement des énergies renouvelables et de l'électrification des usages (pompes à chaleur, véhicules électriques, etc.). Elle évalue le besoin d'investissements en réseaux de transport et de distribution d'électricité à 584 milliards d'euros pour doubler leur capacité avant 2030. Le plan liste 166 projets transfrontaliers[64].

Besoins en minéraux critiques

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Dans un monde basé sur[C'est-à-dire ?] la croissance perpétuelle, des pénuries de certains minerais risquent de compromettre la transition énergétique.

En mai 2021, un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) portant sur Le rôle des minéraux critiques dans les transitions énergétiques étudie les besoins de tels minéraux induits par les programmes de transition énergétique nécessaires pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat et au-delà pour atteindre l'objectif de neutralité carbone. Ces besoins ont déjà été accrus de 50 % depuis 2010 et seront multipliés par quatre entre 2020 et 2040 dans le premier cas et par six dans le second. L'AIE décrit cette évolution comme le « basculement d'un système dépendant des combustibles à un système dépendant des minéraux ». Ces accroissements proviennent pour l'essentiel des besoins des véhicules électriques, qui utilisent six fois plus de minéraux que les véhicules conventionnels, et des batteries de stockage, puis des réseaux électriques, ensuite du solaire photovoltaïque et de l'éolien. Les besoins en lithium seront multipliés par 42 de 2020 à 2040, ceux en graphite par 25, ceux en cobalt par 21, en nickel par 19, en terres rares par 7. Dans la production d'électricité, les besoins de ces minéraux sont beaucoup plus élevés pour l'éolien et le solaire que pour le nucléaire et le gaz. L'AIE estime que les mines existantes et les projets en construction ne couvriront en 2030 que la moitié des besoins en lithium et 80 % de ceux de cuivre. Elle souligne les risques dus à la concentration des réserves dans un petit nombre de pays pour le lithium, le cobalt et les terres rares, à la concentration des usines de traitement des minéraux en Chine, ainsi que les très longs délais de développement de nouveaux gisements (plus de 16 ans en moyenne) et les risques climatiques tels que la vulnérabilité de l'extraction de cuivre et de lithium aux sécheresses[65].

Les industriels craignent surtout une pénurie de cuivre. Pour produire 1 MWh avec de l'éolien en mer, il faut, par exemple, près de huit tonnes de cuivre. Selon l'AIE, « les mines en activité s'approchent de leur pic en raison de la baisse de la teneur des minerais et de l'épuisement des ressources ». Les modèles de l'IFP Énergies nouvelles prévoient que, pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés, la consommation annuelle de cuivre va passer de 30 millions de tonnes en 2021 à près de 100 millions en 2050. À ce rythme, près de 90 % des ressources identifiées seront extraites d'ici-là. Les projets de mines de cuivre exigent beaucoup de capitaux et de temps (une quinzaine d'années avant le premier coup de pioche) ; de plus, les gisements de cuivre en Amérique latine ou en Australie sont situés dans des régions soumises à un fort stress hydrique et ont déjà dû arrêter la production en raison d'un manque d'eau[66].

L'Union européenne prépare une feuille de route pour renforcer son « autonomie stratégique », qui propose trois pistes majeures : sécuriser l'approvisionnement en métaux critiques produits en dehors de l'Europe ; développer le recyclage de tous les métaux entrés dans l'Union ; développer les projets miniers sur le sol européen. Selon la ministre française de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, « seuls 2 % des métaux utilisés pour la transition énergétique sont disponibles sur le continent européen » ; le vice-président de la Commission Maroš Šefčovič souligne que seuls 12 % des métaux en Europe sont récupérés. La Commission a identifié quatre projets pour extraire du lithium, qui permettraient de couvrir environ 80 % de la demande de l'industrie automobile pour ce métal : en Tchéquie à Cinovec, en Finlande à Keliber, en Autriche à Wolfsberg et en Allemagne à Zinnval. Mais les projets miniers suscitent l'opposition des populations locales : en Serbie, le gouvernement a dû enterrer le projet géant de mine de lithium de Rio Tinto dans la vallée de Jadar[67].

Une étude de Bank of America estime en que les compagnies minières sous-investissent massivement. De 2015 à 2020, leurs investissements s'élevaient à 80 milliards $ par an, alors qu'il faudrait 160 milliards $ chaque année jusqu'en 2030 pour satisfaire la hausse de la demande et éviter tout goulet d'étranglement[68].

En , une étude chinoise publiée dans la Revue Nature Climate Change, analysant 557 scénarios de transition énergétique proposés par le GIEC, alerte sur les risques de pénuries de métaux essentiels (indium, étain, cadmium et tellure notamment, nécessaires aux technologies photovoltaïques, éoliennes et nucléaires). L'étude identifie 40 minerais critiques susceptibles de manquer d'ici 2100. Les pénuries pourraient toucher jusqu'à 12 minerais dans les pires scénarii, et jusqu'à 24 dans certaines régions comme le Moyen-Orient et l'Afrique. Ces pénuries, exacerbées par une demande croissante, posent un défi majeur à la réalisation des objectifs climatiques (limiter le réchauffement à +1,5 °C notamment). Selon les auteurs, même en améliorant significativement le recyclage et l'efficacité énergétique, on n'évitera pas ces pénuries. Ils appellent à la fois à tenir compte des ambitions climatiques et des contraintes de ressources, et à limiter la croissance annuelle de la consommation d'électricité à 1,32 %, tout en continuant d'explorer de nouveaux gisements miniers[69].

Pilotage de la transition énergétique en France

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Le législateur français, dans le cadre de la décentralisation, a privilégié une gouvernance locale avec un niveau opérationnel de planification situé à l'échelle des régions (devenues « nouvelles régions » en 2016) et des intercommunalités. Ces collectivités étaient déjà impliquées (avec l'Ademe) dans les économies d'énergie et/ou des réseaux de distribution de l'énergie. Elles sont de plus en plus associées à la gouvernance des entreprises d'énergie et à la planification du développement des énergies renouvelables, voire à la production d'énergie. Dans un avenir proche, selon Claudie Boiteau, « les informations livrées par les compteurs intelligents pourraient éclairer les politiques locales »[70],[71].

Feuille de route 2017

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À la suite du retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron, Nicolas Hulot (Environnement), Frédérique Vidal (Recherche) et Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) ont reçu le quelques grandes ONG environnementales, en promettant une feuille de route sur la transition énergétique avant la fin juin 2017. Ce document évoquera au moins une taxe sur les transactions financières (taxe Tobin), la fiscalité du diesel, le prix du carbone, l'interdiction des nouveaux permis de recherche sur les hydrocarbures, la rénovation énergétique des bâtiments, notamment publics[72]. La France va poursuivre sa « diplomatie climatique » et ouvre également un dispositif d'accueil de « chercheurs du monde entier, notamment américains, qui voudraient postuler pour venir en France travailler sur des programmes concernant le climat »[73].

Label de Transition énergétique et écologique pour le climat

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Le projet de label de transition énergétique a été annoncé en mai 2015 à l'occasion de la présentation du projet de centrale solaire TIPER, par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal « dans le cadre de la loi sur la transition énergétique ». Il devrait être créé par le ministère de l'Environnement[74]. Plusieurs textes ont ensuite créé le label, définit ses conditions d'attribution et nommé les membres du comité du label. Un décret[75] du précise que ce sont des fonds d'investissements qui peuvent être labellisés dès lors qu'il « respectent des critères relatifs notamment à leur contribution directe ou indirecte au financement de la transition énergétique et écologique et à la qualité et la transparence de leurs caractéristiques environnementale. Ces critères peuvent différer selon les catégories de fonds d'investissement et leur éventuelle prépondérance thématique »[76]. Le Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer a publié, en février 2016 me référentiel relatif au label[77]. Les membres du comité du label, nommés par arrêté du 28 avril 2017[78], comprennent des représentants de l'État et de ses établissements publics, des représentants des investisseurs professionnels ou non professionnels et des sociétés de gestion de portefeuille, des représentants de la société civile et des personnalités qualifiées en matière de gestion d'actifs financiers ou de certification spécialiste de l'environnement. Le règlement intérieur du comité du label a été approuvé par arrêté du 5 octobre 2017[79].

Prospective – scénarios

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De 2012 à 2014, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a demandé à des prospectivistes et à ses services techniques et économiques d'imaginer des scénarios énergétiques, climatiques (et d'adaptation) volontaristes pour 2030-2050. Ces scénarios sont axés sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables dans des proportions volontaristes mais plausibles, tout en permettant une nouvelle « croissance verte ». Un document dit « Vision 2030-2050 » les réunit (publié en aout 2014)[80]. L'Ademe estime que si « les meilleures possibilités techniques connues » en 2014 sont mises en œuvre conformément au scénario vertueux avant 2030 là où elles peuvent l'être, les engagements de la France peuvent être tenus, et que la pollution de l'air diminuera également, notamment si des progrès sont faits pour limiter le transport routier et la pollution routière[81]. Cependant, dans le même temps, les scénarios climatiques mis à jour pour le XXIe siècle en France à partir des données les plus récentes du GIEC confirment la tendance au réchauffement[82], et de son côté l'OMM constate une aggravation et même un record de croissance du taux de CO2 dans l'air pour 2013[83], probablement en partie à cause du fait que les océans n'arrivent plus à absorber autant de CO2 qu'avant, en raison de leur réchauffement et de leur acidification notamment[84].

Un article de la revue Futuribles classe les différents scénarios présentés par diverses équipes lors du débat national sur la transition énergétique en quatre catégories : « sobriété » (scénario Négawatt), « efficacité » (scénario ADEME), « diversité » (scénario ANCRE) et « décarbonation » (scénario Négatep), qui se différencient selon leurs objectifs sur trois éléments discriminants : réduction des consommations, part de énergies renouvelables et part du nucléaire. Le projet de loi se réfère clairement à la catégorie « efficacité », mais l'auteur estime que son objectif de réduction des consommations de 50 % étant peu réaliste, la trajectoire future s'infléchira probablement vers la catégorie « diversité »[85].

Les scénarios avec réduction de la demande énergétique sont notamment défendus en France par l'Association négaWatt, et en Allemagne par l'Öko-Institut et le Institut de Wuppertal[86].

Avantages et inconvénients

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La transition énergétique implique de passer en partie d'un modèle centralisé, dominé par de grandes centrales, à une structure décentralisée accordant une part plus importante à des énergies renouvelables alimentant des réseaux basse et moyenne tension ; cependant, les marchés éolien et solaire évoluent de plus en plus vers des centrales de grande taille connectées au réseau haute tension. Elle présente donc des avantages et des inconvénients.

Six avantages d'une transition énergétique.
  • Plus grande sécurité d'approvisionnement grâce à la décentralisation : l'utilisation d'une multitude de petites centrales permet d'adapter plus facilement la production aux besoins et de décharger les lignes à haute tension[87] (voir aussi la section Autres aspects) ; ceci est cependant très contestable, étant donné la répartition inégale des productions renouvelables et leurs fluctuations : en Allemagne, la production éolienne est surtout concentrée au nord du pays alors que la consommation est plus concentrée au sud, ce qui nécessite la construction de nouvelles lignes à haute tension ; au Danemark, la compensation des fluctuations de l'éolien a nécessité la pose de plusieurs lignes sous-marines d'interconnexion avec la Suède et la Norvège, afin de bénéficier de la complémentarité entre les barrages hydroélectriques de ces deux pays et les éoliennes danoises ; en été, les excédents de production solaire de l'Allemagne du Sud s'exportent massivement vers la France et la Suisse.
  • Pas de destruction ou de pollution de l'environnement liée à l'extraction de sources d'énergies fossiles[88],[89],[90].
  • Pas de déchets radioactifs ou d'autre danger inhérent à la production d'énergie nucléaire[91].
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre et des substances toxiques provenant des énergies fossiles[92].
  • Conservation des ressources limitées telles que le pétrole, le gaz naturel et le charbon, dont les réserves (estimées en 2009) s'épuiseront respectivement en 41 ans, 62 ans et 124 ans[93].
  • Plus grande indépendance économique et politique vis-à-vis des pays exportateurs de combustibles fossiles ou d'uranium[94].
  • Réduction des risques économiques liés aux pénuries d'énergie, voire à une crise énergétique (comme les premier et deuxième chocs pétroliers) grâce à des sources d'énergie primaire pratiquement illimitées.
  • Pas de conflits liés aux ressources (la guerre en Irak a par exemple été en partie motivée par les ressources pétrolières du pays[95]).
  • Avantage économique grâce à un approvisionnement en énergie moins coûteux à long terme[96].
  • Accroissement de la richesse nationale grâce à une réduction des importations d'énergie[97],[98].
  • Les énergies éolienne et hydraulique coûtent déjà moins cher que les énergies conventionnelles si l'on prend en compte les effets externes, tels que les conséquences du réchauffement climatique ou la pollution de l'environnement[99],[100].
  • Les panneaux photovoltaïques, les capteurs solaires thermiques et certaines éoliennes peuvent être directement installés chez le consommateur final. En l'absence de coûts de transport et de taxes, ces installations ne sont donc pas soumises à la concurrence sur la base du prix de gros, mais sur celle du prix final.

Inconvénients

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La centrale de pompage-turbinage de Goldisthal, une forme de stockage de l'électricité.
Pylône électrique supportant des lignes aériennes de 110 kV.
  • Les énergies éolienne, solaire et (dans une moindre mesure) hydraulique sont dépendantes de la météo ; la production d'énergie est donc plus difficile à planifier qu'avec des centrales conventionnelles. Pour couvrir les besoins réels, il faut donc faire appel à des techniques de stockage, diversifier les types de centrale et assurer une large répartition géographique des installations. Il peut également être nécessaire de construire des centrales pour l’énergie en base[101]. Dans le sud de l'Allemagne par exemple, l'arrêt des centrales nucléaires a entraîné la nécessité d'agrandir les centrales au gaz existantes et de construire de nouvelles installations. Le soutien massif dont bénéficient actuellement les énergies renouvelables en Allemagne permet néanmoins d'éviter la construction de nouvelles centrales dans l'immédiat. Les acteurs de l'industrie électrique ont d'ailleurs demandé que des aides fédérales soient versées dans ce but[102].
  • les besoins de stockage liés à l'intermittence des énergies éolienne et solaire sont incompatibles avec les ressources mondiales : le stockage de deux jours de consommation électrique par la technologie la plus moderne des batteries lithium-ion nécessiterait la mise en ligne de 12 millions de tonnes de batteries utilisant 300 000 tonnes de lithium, soit plus de sept années d’une production mondiale de 40 000 tonnes[103].
  • Le redéploiement des sites de production d'électricité a un impact géographique et nécessite d'importants aménagements d'infrastructure pour acheminer la nouvelle production vers les zones de consommation. Ainsi, en Allemagne, la construction de quatre grandes « autoroutes de l'électricité », d'une longueur totale de 3 800 km, depuis les éoliennes au Nord vers le Sud plus industriel coûterait 32 milliards[104].
  • Certaines techniques de stockage, comme le pompage-turbinage, requièrent beaucoup d'espace. C'est la raison pour laquelle l'Allemagne notamment s'intéresse à la technique power to gas.
  • Les cultures destinées à la production de biocarburant peuvent entrer en concurrence avec les cultures destinées à l'alimentation. En Allemagne, entre 2007 et début 2012, le prix des terrains agricoles a augmenté en moyenne de 25 %, parfois même de plus de 85 % à l'est du pays, et d'environ 13 % à l'ouest. D'après la fédération paysanne allemande, il existe une concurrence féroce entre la production de nourriture et la production d'énergie dans les campagnes[105].
  • L'obligation d'achat de l'électricité produite à partir des énergies renouvelables[106] reporte les coûts de production sur l'ensemble des consommateurs. En l'absence de concurrence suffisante sur le marché, le développement de nouvelles infrastructures peut ainsi conduire à une augmentation considérable des charges pesant sur les consommateurs[107].
  • En Allemagne, le financement de la transition énergétique n'est pas réparti de manière équitable. Selon une étude de l'Institut de l'économie allemande, les ménages pauvres paient le subventionnement de l'électricité solaire et éolienne dix fois plus cher que les ménages aisés[108],[109]. De plus, contrairement aux petites entreprises et à la majorité des moyennes, les industries gourmandes en énergie sont largement exemptées de participation. D'après l'Agence fédérale des réseaux, les grandes entreprises, qui représentent 18 % de la consommation d'électricité en Allemagne, ne sont tenues de participer qu'à hauteur de 0,3 % au financement de la transition énergétique[110],[111]. En raison de ces subventions apportées aux grandes entreprises au détriment des petites et des consommateurs particuliers, la Commission européenne a introduit en juin 2012 une procédure d'attribution des aides[112].
  • Une transition énergétique limitée aux seuls pays développés et dépourvue d'accord international sur les questions climatiques masque le problème de la répartition actuelle de la consommation d'énergie fossile à l'échelle mondiale. Même si quelques pays pionniers parviennent à réduire leurs émissions de CO2 en optimisant leur production d'énergie, l'impact de l'homme sur la concentration de CO2 à l'échelle mondiale ne sera pas réduit si ces émissions sont déplacées vers d'autres pays, en délocalisant par exemple les unités de production vers des pays émergents ou en développement où le prix de l'énergie est plus attractif. Les mécanismes d'échange de droits d'émission, conçus pour résoudre ce problème, ne sont pas encore suffisamment développés sur le plan international[113].
  • Forte dépendance des technologies éolienne et photovoltaique aux terres rares[114].
  • Un rapport de la Banque mondiale publié en met en évidence que « la composition des technologies supposées alimenter le passage à une énergie propre - éolien, solaire, hydrogène et systèmes électriques - nécessite en fait significativement plus de ressources que les systèmes d'alimentation en énergie traditionnels » : si le monde prend les mesures requises pour contenir l'élévation de la température nettement en dessous de °C par rapport aux niveaux préindustriels, la demande de métaux pourrait doubler ; l'exemple le plus frappant est celui du développement des accumulateurs électriques utilisés pour stocker l'électricité produite par les énergies éolienne et solaire, qui pourrait entraîner un bond de 1 000 % de la demande de lithium[115].

Autres aspects

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Indice FAO des prix alimentaires, de janvier 1990 à juillet 2012.

L'utilisation croissante des biocarburants est considérée comme l'une des causes de la hausse des prix alimentaires, commencée en 2003[116]. Elle a également provoqué une flambée des prix à la fin de l'année 2007, lors de la « crise de la tortilla » : les agriculteurs américains avaient, sous l'impulsion du gouvernement, affecté près d'un quart du maïs cultivé à la production de bioéthanol, entrainant ainsi une hausse des prix mondiaux du maïs et rendant la tortilla mexicaine inabordable[117]. Les besoins alimentaires croissants liés à l'augmentation de la population mondiale accentuent d'autant plus cette concurrence pour l'espace cultivable, et les impacts sur l'environnement ne sont pas à négliger.

De nombreux pays développés et émergents se mettent à développer les énergies renouvelables de manière massive. Les défenseurs de la transition énergétique considèrent ce développement comme inévitable compte tenu du caractère limité des combustibles fossiles et de leur prix toujours croissant, du réchauffement climatique ainsi que des dangers posés par l'utilisation de l'énergie nucléaire et le stockage final des déchets radioactifs.

L'énergie photovoltaïque est en 2012 toujours plus chère que les énergies fossiles (et l'énergie éolienne), même si les prix ont jusqu'ici diminué de manière constante. Cette diminution est due aux économies d'échelle résultant de l'augmentation de la production, à une forte concurrence et aux progrès technologiques réalisés (courbe d'apprentissage). Le secteur vise une réduction supplémentaire de 40 % avant 2020[118].

Les coûts de l'électricité éolienne ont eux aussi chuté au cours des dernières années et devraient continuer à baisser. De plus en plus d'éoliennes sont déjà amorties et produisent donc de l'électricité à coût réduit.

La décentralisation de la production d'énergie augmente la stabilité du réseau. Des pannes survenant sur de petites unités de production individuelles peuvent être plus facilement compensées qu'un dysfonctionnement majeur frappant une grande centrale[119]. Cependant, compte tenu du caractère intermittent des énergies renouvelables, des technologies telles que le réseau électrique intelligent ou le contrôle en temps réel de la température des lignes électriques (qui permettra d'augmenter le courant permanent admissible) pourront s'avérer nécessaires.

Les centrales électriques virtuelles contribuent également à la sécurité de l'approvisionnement en reliant de manière intelligente les producteurs d'énergie renouvelable et, le cas échéant, leurs consommateurs[120].

Les énergies renouvelables, et notamment l'énergie photovoltaïque, peuvent servir de recours en été lorsque l'eau des fleuves ne suffit plus à refroidir les centrales conventionnelles qui doivent alors être arrosées, ralenties ou arrêtées. Ces situations sont de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique, qui entraine la baisse du niveau de nombreux cours d'eau et une augmentation de leur température[121],[122].

Débat sur le potentiel des énergies renouvelables et les besoins mondiaux en énergie

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En 2007, Jeroen van der Veer (en), alors président de la compagnie pétrolière Shell, considère qu'il est possible de couvrir 30 % des besoins à l'aide des énergies renouvelables avant 2050. Il fait néanmoins remarquer qu'en chiffres absolus, la consommation de pétrole, de gaz et de charbon sera toujours plus élevée qu'aujourd'hui. D'après lui, les gens ont une idée erronée de l'ampleur des changements que nécessiterait une transition énergétique[123].

On peut toutefois lui opposer plusieurs arguments. Tout d'abord, les réserves de pétrole et de gaz naturel sont limitées. Ensuite, la production d'essence synthétique à partir du charbon, comme alternative pose deux problèmes : d'une part, des émissions excessives de gaz à effet de serre et d'autre part, la hausse des prix du charbon qui en résulterait. Enfin, le pic de production de ces trois ressources est attendu dans les décennies à venir.

Afin de limiter le réchauffement de la planète à 2 °C et limiter les conséquences imprévisibles sur le climat, l'approvisionnement en énergie ne doit plus entrainer aucune émission de CO2 avant 2040-2050[124]. Pour l'Allemagne, cet objectif serait parfaitement atteignable, à condition d'accélérer le développement des énergies renouvelables[125]. Le potentiel et la vitesse de développement de ces énergies ont été largement sous-estimés, comme le montre une analyse réalisée par l'Agence des énergies renouvelables (AEE) en 2009[126]. Il est cependant impossible d'établir des prévisions exactes, en raison de facteurs difficiles à évaluer tels que la compétitivité croissante des énergies renouvelables liée aux progrès technologiques, la hausse du prix des énergies fossiles, l'étendue encore incertaine des réserves de combustibles fossiles et l'intensité des efforts nécessaires pour préserver le climat.

Les réserves prouvées de combustibles fossiles ont progressé de telle sorte qu'il est vain d'espérer que leur épuisement suffirait à éviter un réchauffement climatique excessif ; selon la revue « Nature », un tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz, et 80 % de celles de charbon devraient rester sous terre pour que soit respecté l’objectif de hausse des températures de °C avant 2050[127].

Notes et références

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Rapports

  • La transition énergétique dans les transports, traité par la section de l'aménagement durable des territoires du Conseil économique, social et environnemental français, Publié le 10/07/2013 - rapporteurs : Bruno Duchemin (CFDT) et Sébastien GENEST (Groupe environnement et nature) ; avis et notes de synthèse
  • Financer la transition écologique et énergétique, rapport traité par la section de l'aménagement durable des territoires du Conseil économique, social et environnemental français, publié le 10/09/2013. Rapporteur : Gaël Virlouvet (Groupe environnement et nature) (avis, note de synthèse et résumé)
  • Chiffres clés des énergies renouvelables. CGEDD, 2016.
  • Développement économique, la transition énergétique, levier social de développement local. ETD&GRDF, juin 2015.

Fiches ADEME

  • 8 Fiches d'accompagnement des élus locaux dans la transition énergétique via le développement de projets d'ENR, vers l'atteindre la neutralité carbone avant 2050 (grands enjeux et atouts par filière ; coûts, impacts, emplois, production ; moyens et outils disponibles pour la transition).

Articles connexes

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Liens externes

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