Bouygues

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Bouygues
logo de Bouygues
illustration de Bouygues
Siège social du groupe Bouygues, à Paris

Création 1952
Dates clés 1986 : rachat de Colas
1987 : rachat de TF1
1994 : lancement de Bouygues Telecom
2006 - 2014: prise de participation dans Alstom, suivie d'un accord de coopération
Fondateurs Francis Bouygues
Forme juridique Société anonyme avec Direction générale et Conseil d'administration
Action Bourse de Paris, Euronext : EN (compartiment A), indice CAC 40
Slogan Construire notre avenir, c’est notre plus belle aventure
Siège social 32 avenue Hoche,
75008 Paris
Drapeau de France France
Direction Martin Bouygues
Actionnaires Groupe SCDM: 19,9 %
Salariés : 20,2 %
Autres actionnaires : 59,9% (au 31 décembre 2016)
Activité BTP, énergie, immobilier, routes, média et télécommunications
Filiales Bouygues Construction, Bouygues Immobilier, Colas, Groupe TF1, Bouygues Telecom
Effectif 118 000 (31 décembre 2016)
SIREN 572 015 246
Site web www.bouygues.com

Capitalisation 12,08 milliards d'euros (31 Décembre 2016)
Fonds propres en augmentation 9 420 M € (2016)
Chiffre d’affaires en diminution 31,768 milliards d'euros (2016) (source Bouygues)
- 2 %
Résultat net en augmentation 732 M € (au 31 décembre 2016)
+82 %

Bouygues est un groupe industriel diversifié français fondé en 1952 par Francis Bouygues (centralien, 1946) et dirigé par son fils Martin Bouygues.

Le groupe est structuré autour de trois activités : la construction avec Bouygues Construction, Bouygues Immobilier et Colas, les télécoms avec Bouygues Telecom et les médias à travers TF1.

En 2016, le chiffre d’affaires de Bouygues s’élève à 31 768 millions d’euros. Fin 2016, le groupe est implanté dans près de 90 pays sur les 5 continents et emploie plus de 118 000 salariés dont 51 943 à l’international.

Au sein du CAC 40, Bouygues a la particularité d'être la première société par son actionnariat salarié, avec 20,2 % des titres du groupe détenus par des salariés.

Histoire[modifier | modifier le code]

La reconstruction[modifier | modifier le code]

En 1952, Francis Bouygues dans le contexte de reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale fonde en région parisienne la société Bouygues (anciennement E.F.B.), spécialisée dans la construction de bâtiments. En 1955, Bouygues se lance dans la construction de cités HLM dans le cadre de programmes financés principalement par l'État français, lancés pour subvenir aux besoins grandissants de logements (en partie dans la continuité de l'appel de l'abbé Pierre pendant l'hiver 1954). Il fait appel pour ses premiers chantiers à des ouvriers provenant d'Ambrières-les-Vallées, recommandés par son beau-père. Le premier cercle est formé : on y compte par exemple Yves Gilmas[1], qui sera par la suite DRH et directeur administratif du groupe.

En 1959 l'entreprise développe la préfabrication industrielle et continue ensuite de profiter des grands projets de l'État, tout d'abord avec le programme autoroutier français des années 1960 qui permet à Bouygues en 1965 de développer un secteur travaux publics et génie civil, puis grâce à l'obtention de marchés prestigieux comme le Parc des Princes, le palais des congrès de Paris (Porte Maillot) ou encore l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy)[2].

L’internationalisation[modifier | modifier le code]

En 1970 la société est introduite en Bourse. Les années suivantes, Bouygues construit des plateformes pétrolières off-shore, prémices de son internationalisation qui débute réellement dans les années 1980, au moment où la société commence aussi à se diversifier. Cette diversification passe d'abord par la prise de contrôle en 1984 de SAUR, un des principaux groupes de distribution d'eau, et en 1987 de TF1, dont la privatisation a été décidée par le gouvernement. Bouygues procède également, en parallèle, à une intégration horizontale, c'est-à-dire au rachat d'entreprises concurrentes dans le domaine du bâtiment (croissance externe).

La diversification[modifier | modifier le code]

La diversification s'accélère, sous l'impulsion de Martin Bouygues, dans les années 1990 avec la création de LCI en 1994, le lancement du troisième opérateur français de téléphonie mobile, Bouygues Telecom, en 1996, et du bouquet numérique TPS pour concurrencer Canal+.

Cependant, malgré la diversification, le BTP reste, dans les années 1990, responsable de la moitié du chiffre d’affaires de Bouygues, qui a notamment profité de la politique de grands travaux, initiée durant les années Mitterrand (grande arche de la Défense, Bibliothèque nationale de France, pont de Normandie, stade de France…) ainsi que de grandes commandes à l'étranger (Mosquée Hassan II à Casablanca, palais des congrès de Hong Kong, rénovation de La Mecque…).

En novembre 2004, Bouygues vend pour un peu plus d'un milliard d'euro sa filiale Saur au fonds d'investissement PAI Partners, gardant 15 % de sa filiale, ainsi que les activités africaines et italiennes qui ne sont pas concernés par cette vente[3],[4]. En 2006, Bouygues vend toutes les parts de capital qu'il lui reste dans le groupe Saur.

En septembre 2015, Bouygues vend sa participation de 19 % dans la holding Eranove, spécialisée dans l'alimentation en eau et l'énergie en Afrique, pour un montant inconnu[5].

Métiers[modifier | modifier le code]

Les activités du groupe sont historiquement liées au BTP et à l’immobilier. Un positionnement industriel renforcé dans les années 1980 avec le rachat de Colas (construction de routes) ou encore avec la participation en 2006 dans Alstom (énergie & transport). En parallèle, le groupe s’est diversifié dans les médias avec le rachat de TF1 et les télécoms avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile[6].

Construction[modifier | modifier le code]

Une réalisation du groupe à Montpellier

Bouygues Construction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouygues Construction.

Bouygues Construction regroupe les métiers du BTP[7] et de l’électricité (avec sa filiale Bouygues Energies & Services). La société est capable de réaliser des projets de grande ampleur, tels que le Stade de France, le Pont de Normandie, le Tunnel sous la Manche, le Sports Hub de Singapour, le Pont de Baluarte, le complexe immobilier QP District à Doha, le stade Vélodrome de Marseille, la tour First à La Défense (plus haute tour de France) etc.

En 2016 [8] :

  • Part du groupe : 100 %
  • Chiffre d’affaires : 11,8 Mds€
  • Résultat net (part du groupe) : 320 M€
  • Effectif : 50 132

Bouygues Immobilier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouygues Immobilier.

Bouygues Immobilier est la filiale de promotion immobilière du groupe (fondée en 1956). Elle réalise des projets de logements, des bureaux, des zones commerciales ou encore de l’aménagement urbain, tels que l’écoquartier Ginko à Bordeaux, le Green Office à Meudon ou le projet de réseau intelligent de distribution d’électricité, IssyGrid, à Issy-les-Moulineaux.

En 2016 :

  • Part du groupe : 100 %
  • Chiffre d’affaires : 2 568 M€
  • Résultat net (part du groupe) : 91 M€
  • Effectif : 2 059

Colas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colas (société).

Colas (fondée en 1929 par Royal Dutch Shell et la SGE), est une filiale du groupe, depuis son rachat en 1986. Leader mondial dans son domaine[9], elle est spécialisée dans la construction et l'entretien d'infrastructures de transport, d'aménagements urbains et de loisirs.

Elle est également présente dans les travaux ferroviaires par l'intermédiaire de sa filiale Colas Rail. Colas créa aussi en Outre-Mer la société GTOI, filiale du groupe depuis plus de 30 ans. Et au Maroc une filiale sous le nom de GTR une filiale qui a exécuté la plupart des routes dans ce pays.

En 2016 :

  • Part du groupe : 96,6 %
  • Chiffre d’affaires : 11 Mds€
  • Résultat net (part du groupe) : 355 M€
  • Effectif : 54 837

Médias[modifier | modifier le code]

Groupe TF1[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Groupe TF1.

Le Groupe TF1 s’est construit autour de la privatisation en 1986 de la chaîne éponyme TF1. Le groupe audiovisuel, détient à 100 % les chaînes LCI, TMC, NT1, Ushuaïa TV, Histoire, HD1 et de TV Breizh, 50 % de Série Club et 100 % de l'édition française de presse gratuite, Métronews).

Même si l’audience est en baisse pour la plupart des chaînes de télévision française, TF1 reste la chaîne la plus regardée en France depuis 1987, année de sa privatisation[10]. Lors de l'année 2007, TF1 parvient même à réaliser l'intégralité des 100 meilleures audiences[11].

En 2016 :

  • Part du groupe : 43,9 %
  • Chiffre d’affaires : 2 063 M€
  • Résultat net (part du groupe) : 42 M€
  • Effectif : 3 107

Télécoms[modifier | modifier le code]

Bouygues Telecom[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouygues Telecom.

Bouygues Telecom est fondé en 1994 avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile. Avec son offre triple-play, la société est aussi présente dans la téléphonie fixe, la TV et Internet. En 2014, avec la concurrence de Free comme quatrième opérateur mobile, Bouygues Telecom choisit de mettre fin à sa marque B&YOU et de fusionner ses bases de clients[12]. Malgré cette restructuration du marché, en 2014 Bouygues Telecom arrive en tête du classement de l’ARCEP pour la qualité de son service fixe d’accès à internet[13].

En 2016 :

  • Part du groupe : 90,5 %
  • Chiffre d’affaires : 4 761 M€
  • Résultat net (part du groupe) : 92 M€
  • Effectif : 7 334

Énergie - Transport[modifier | modifier le code]

Alstom[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alstom.

En avril 2006, le groupe Bouygues acquiert la participation de 21,03 % détenue par l’État dans le capital du groupe industriel Alstom, et devient son actionnaire majoritaire. Fin juin 2006, la Commission Européenne lui accorde son feu vert pour cette prise de participation. Cette coopération s’accompagnera alors de la création d’une société commune sur le marché des centrales hydroélectriques. En janvier 2011, Alstom et Bouygues créent la société Embix, spécialisée dans le pilotage et la gestion de projets d’énergie destinés aux éco-quartiers et aux Smart Grids[14].

En juin 2014, Alstom retient l’offre de rachat de sa branche énergie par General Electric. Pour soutenir le projet, Bouygues a accepté d’accorder à l’État une option d’achat sur ses titres à hauteur de 20%[15].

Chiffres du premier semestre 2016/2017 (du 1er avril au 30 septembre 2016)

  • Part du groupe : 28,3 %
  • Chiffre d’affaires 3 570 M€
  • Résultat net part du groupe : 128 M€
  • Effectif : 31 000

Anciennes filiales[modifier | modifier le code]

  • Services  : SAUR (services aux collectivités et aux industriels), cédée en novembre 2004 à PAI partners
  • Construction d'installations pétrolières : Bouygues Offshore (Technologie, fourniture, construction et installations pétrolières), cédée en mai 2002 à Saipem, filiale de l'italien ENI.

Le groupe et ses valeurs[modifier | modifier le code]

Bouygues a adopté le positionnement "Construire l'avenir, c'est notre plus belle aventure", à l'occasion d'une campagne de communication initiée en 2008.

Siège social[modifier | modifier le code]

Le siège social de l'entreprise Bouygues se trouve au 32 avenue Hoche à Paris. Le siège social de Bouygues construction (Challenger) se trouve à Guyancourt dans les Yvelines.

Depuis 2006, le siège social du groupe Bouygues, conçu par l’architecte Kevin Roche et Jean-Michel Wilmotte (pour l’aménagement intérieur), se trouve au 32, avenue Hoche dans le 8e arrondissement de Paris. Il s’agit d'un des premiers immeubles de bureau certifié HQE à Paris.

En 1988, Bouygues avait fait appel au même architecte pour réaliser le siège social de Bouygues Construction, Challenger, bâtiment à énergie positive qui se trouve à Guyancourt dans les Yvelines[16],[17].

Culture et Minorange[modifier | modifier le code]

Crée en 1963 par Francis Bouygues, l’ordre des compagnons du Minorange est une organisation interne au groupe. En 2013, l’ordre comptait 1 064 membres répartis en quinze ordres[18]. Tous volontaires, ils sont choisis pour leur respect et leur engagement au sein de l'entreprise Bouygues, et promeuvent la paix sociale[19]. Ils s'opposent ainsi aux syndicats de salariés [20], et surtout servent de relais d'information au profit de la direction[21].

Francis Bouygues déclara[Quand ?] : « Parmi tout ce que j’ai entrepris dans ma carrière de constructeur, l’ordre des compagnons du Minorange est l’initiative et l’organisation que je considère comme la plus réussie et celle dont je suis le plus fier. Ma satisfaction est immense d’avoir servi la cause de ces compagnons ; ils sont comme moi des constructeurs à part entière, heureux et fiers. Une grande et sincère amitié nous unit. »

Mécénat[modifier | modifier le code]

Le Groupe a orienté les efforts de mécénat sur l’éducation, le social et la recherche médicale. Chaque entité a sa fondation d’entreprise[22] :

  • La Fondation d'entreprise Francis Bouygues (2005) (Groupe Bouygues) soutient avec une bourse d’étude les lycéens méritants pour les aider à poursuivre des études supérieures ambitieuses.
  • Terre Plurielle (2008) (Bouygues Construction) a pour objet d’apporter son soutien financier à des projets parrainés par des salariés visant à favoriser l’accès à la santé, l’éducation et l’insertion des populations en difficulté (France et international).
  • La Fondation d’entreprise Bouygues Immobilier (2009) a pour objectif à rendre la ville plus humaine en mettant l’architecture et l’urbanisme au service de l’environnement et de la solidarité.
  • La Fondation Colas (1990) a pour vocation de promouvoir la peinture contemporaine par l’acquisition de toiles. La collection rassemble plus de 300 toiles.
  • La Fondation d’entreprise TF1 cherche à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes issus de quartiers fragiles dans les métiers de l’audiovisuel.
  • La Fondation d’entreprise Bouygues Telecom mène des projets destinés à informer ou à créer du lien. Elle intervient dans la protection de l’environnement (Surfrider Foundation Europe), le soutien aux personnes en difficulté médicale ou sociale (Association Petits Princes) et la promotion de la langue française (Prix Nouveau Talent).

Actionnariat salarié[modifier | modifier le code]

Depuis 1970, Bouygues développe un dispositif d’actionnariat salarié pour impliquer ses collaborateurs. Aujourd’hui, avec 21,4 % des titres et 28,6 % des droits de vote, les salariés du groupe représentent les premiers actionnaires de Bouygues. Le Groupe arrive en tête du classement des sociétés du CAC40 pour l’actionnariat salarié et fait partie du Top 10 des entreprises européennes ayant mis en place des plans en la matière[23]. Cette participation des salariés au capital a permis de contrer la tentative de raid de Vincent Bolloré en 1998. Les salariés, alors détenteurs de 6,5 % du capital et avec le soutien des dirigeants, se sont opposés à cette prise de pouvoir hostile et ont ainsi participé à la protection du capital social.

Pourcentage de l’actionnariat des salariés au 31 décembre
Années 1989 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Pourcentage du capital détenu par les salariés 4,8 % 13,2 % 14,2 % 15,4 % 18,3 % 19 % 23,3 % 23,7 % 24,8 % 23,3 % 21,4 % 20,2 %
Pourcentage des droits de vote détenu par les salariés 5,5 % 17,1 % 18,3 % 19,4 % 23,2 % 22,6 % 28,1 % 28,7 % 30,2 % 30,6 % 28,6 % 26 %

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le groupe est une Société anonyme avec une direction générale[24] et un Conseil d'administration[25]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Direction générale du groupe

Direction générale Métiers

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Administrateurs[26]

  • François Bertière, administrateur (président-directeur général de Bouygues Immobilier)
  • Raphaëlle Deflesselle, administratrice, représentante des salariés, membre du comité de l'éthique, de la RSE et du mécénat)
  • Anne-Marie Idrac1, administratrice indépendante, présidente du comité de l’éthique, de la RSE et du mécénat et membre du comité des comptes (présidente du conseil de surveillance de l'aéroport de Toulouse-Blagnac)
  • Patrick Kron, administrateur (président de Truffe Capital)
  • Hervé Le Bouc, administrateur (président-directeur général de Colas)
  • Helman le Pas de Sécheval1, Administrateur indépendant, président du comité des comptes et membre du comité de sélection et des rémunérations (Secrétaire général du groupe Veolia)
  • Colette Lewiner1, administratrice indépendante, présidente du comité de sélection et des rémunérations (Conseillère du président de Capgemini)
  • Sandra Nombret, administratrice, représentante des salariés actionnaires, membre du comité de l’éthique, de la RSE et du mécénat
  • Rose-Marie Van Lerberghe1, administratrice indépendante, membre du comité de l'éthique, de la RSE et du mécénat (Senior Advisor de BPI group) (présidente du conseil d'administration de l'Institut Pasteur)
  • Michèle Vilain, administratrice, représentante des salariés actionnaires, membre du comité des comptes
  • Clara Gaymard1, administratrice indépendante, membre du comité des comptes, (co-fondatrice de Raise)
  • Edward Bouygues, représentant permanent de SCDM au conseil d’administration de Bouygues (fils de Martin Bouygues)
  • Cyril Bouygues, représentant permanent de SCDM au conseil d’administration de Bouygues (fils de Olivier Bouygues)
  • Francis Castagné, administrateur, représentant des salariés, membre du comité de sélection et des rémunérations
  • Alexandre de Rothschild, Administrateur, Vice-président exécutif de Rothschild & Co

1administrateur indépendant

Chiffres[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2001 (NF) 2002 2003 2004 (IFRS) 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Chiffre d'affaires 25 646 22 247 21 822 20 815 23 983 26 408 29 588 32 713 31 353 31 225 32 706 33 547 33 345 33 138 32 428 31 768
EBITDA 1 680 2 260 2 415 2 690 3 505 3 279 3 601 3 827 3 616 3 330 3 242 2 822 1 133 2 411 2 757
Résultat net part du groupe 344 666 450 909 832 1 246 1 376 1 501 1 319 1 071 1 070 633 647a 807 403 732
Dette nette 1 124 3 201 2 786 1 680 2 352 4 176 4 288 4 916 2 704 2 473 3 862 4 172 4 427 3 216 2 561 1 866
Capacité d'autofinancement 3 151 3 519 3 615 3 430 3 244 3 325 2 777 2 742 2 258 2 067 2 504
Salariés 126 560 118 892 124 300 113 334 115 441 122 561 136 700 145 150 133 971 133 456 130 827 133 780 128 067 127 470 120 254 117 997

a avant dépréciation d'Alstom pour 1 404 millions d'euros. Après dépréciation le résultat net part du Groupe est de - 757 millions d'euros

Source :'OpesC et Bouygues[27]

Données boursières[modifier | modifier le code]

Données boursières au 31 décembre
Années 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016
Capitalisation boursière en millions d'euros 16 300 19 800 10 400 12 900 11 800 7 666 7 263 8 754 10 076 12 083

Répartition du capital (31 décembre 2016)[modifier | modifier le code]

  • SCDM (Martin & Olivier Bouygues) : 19,9 % (28,8 % des droits de vote)
  • Salariés : 20,2 % (30,6 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires français : 21,8 % (17,5 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires étrangers : 38,1 % (27,7 % des droits de vote)[28]

En novembre 2011, le Groupe a lancé une OPRA de ses propres actions. Un total de 163 121 437 actions a été présenté à l'OPRA et 41 666 666 (soit 11,69 % de son capital) pour 1,25 milliard d’euros ont été rachetés par le Groupe[29].

Implantation[modifier | modifier le code]

En 2016, le Groupe présent dans près de 90 pays comptait 117 997 salariés et un chiffre d’affaires de 31 768 M€[30].

France[modifier | modifier le code]

Avec 66 054 salariés et 63 % du chiffre d’affaires réalisé, la France reste le pays où le Groupe est le plus présent, avec ses filiales Colas (33 217 personnes), Bouygues Construction (20 153 personnes), Bouygues Immobilier (1 948 personnes), Bouygues Telecom (7 731 personnes.) et TF1 (3 068 personnes). Dans la branche construction, les références sont nombreuses, en logement, en immeubles de bureaux, en centres commerciaux, en ponts, en hôpitaux…

  • Chiffre d’affaires (2016) : 20 071 M€ (63 %)
  • Effectif (2016) : 66 054

Europe (hors France)[modifier | modifier le code]

L’Europe (hors France, mais avec Russie) avec 15 % de son chiffre d’affaires est la 2e zone d’implantation du Groupe. Bouygues Construction ( 8 038 personnes) et Colas (9 021 personnes) en sont les principaux artisans.

  • Chiffre d’affaires (2016) : 4 713 M€ (15 %)
  • Effectif (2016) : 17 216

Les Amériques[modifier | modifier le code]

Le continent américain avec 13 % de son chiffre d’affaires est la 3e meilleure implantation du Groupe, représentée par Colas (5 224 personnes) et Bouygues Construction (1 442 personnes)

  • Chiffre d’affaires (2016) : 3 374 M€ (10 %)
  • Effectif (2016) : 6 721

Asie-Pacifique[modifier | modifier le code]

La zone Asie-Pacifique représente 7 % du chiffre d’affaires du Groupe, réalisé par Bouygues Construction (12 374 personnes) et Colas (720 personnes).

  • Chiffre d’affaires (2016) : 2 250 M€ (7 %)
  • Effectif (2016): 13 113

Afrique / Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Avec un démarrage de l’implantation dès les années 1960, l’Afrique est la première terre d’implantation du Groupe. La zone Afrique/Moyen-Orient représente 5 % du chiffre d’affaires du Groupe, réalisé par Bouygues Construction (8125 personnes) et Colas (6 655 personnes).

  • Chiffre d’affaires (2016) : 1 387 M€ (5 %)
  • Effectif (2016): 14 893

Critiques et scandales[modifier | modifier le code]

Flotte aérienne[modifier | modifier le code]

Pour transporter ses dirigeants, Bouygues dispose de jets privés : un Hawker 800XP immatriculé LX-GBY et un Bombardier Global Express[31].

Procès en diffamation du Canard enchaîné[modifier | modifier le code]

Dans son édition du , le Canard enchaîné révèle qu'une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence était ouverte depuis février 2011 sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution au groupe Bouygues du chantier du futur siège du ministère de la Défense dans le quartier Balard dans le 15e arrondissement de Paris[32]. S'estimant diffamé, le groupe a assigné l'hebdomadaire satirique en diffamation et lui réclame la somme de 9 millions d'euros. La 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris rend sa décision le [33]. Si le jugement considère qu'il y a bien des propos "diffamatoires", il considère "le bénéfice de la bonne foi" aux journalistes, le groupe Bouygues devant verser 6 000 euros pour remboursement de frais de justice à l'hebdomadaire satirique[34]. Bouygues a fait appel du jugement.

Le 28 mai 2014, Bouygues est débouté en appel, tandis que l'information judiciaire révélée par le Canard enchaîné continue d'être étudiée par la justice, notamment avec la mise en examen de deux hommes quelques semaines avant[35].

Critiques[modifier | modifier le code]

Bouygues construction a été critiqué pour avoir obtenu de nombreux marchés au Turkménistan, notamment un complexe présidentiel, des ministères et un mausolée. Le pays étant considéré comme soumis à l'un des régimes les plus totalitaires au monde, la proximité entre l'ancien Turkmenbashi et le groupe est considérée comme du mépris à l'égard des droits de l'Homme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il est à l'origine du recrutement de Patrick Le Lay, qui sera son adjoint au secrétariat général du groupe et Nonce Paolini en 1988. Né le 6 mars 1933 à Ambrières, il est le fils de Marcel Gilmas, maître de chai et de Louise Joutin. Titulaire d'un CAP de forgeron-serrurier, il commence comme compagnon-serrurier dans la région parisienne à partir de 1951, puis rejoint Bouygues en 1955 comme ouvrier-chaudronnier. Il prend sa retraite en 1998.
  2. « Entreprise Bouygues : Chiffre d'affaires et résultats de l'action Bouygues », sur www.andlil.com (consulté le 2 juin 2016)
  3. Bouygues boucle la vente pour 1,037 milliard d'euros de la SAUR, Les Échos, 16 novembre 2004
  4. Bouygues sort de l'eau, L'Expansion 22 novembre 2004
  5. Bouygues sells African utility assets to Axa, 11 septembre 2015
  6. LE GROUPE BOUYGUES au 31 décembre 2013 Sur le site bouygues.com
  7. activités historiques du Groupe Bouygues dès 1952
  8. [PDF] Rapport Abregé Bouygues 2015
  9. La Dépêche «Colas : sur la route du succès» 28 septembre 2013
  10. Médiamétrie : Audiences des quatre principales chaînes françaises
  11. Challenges «TF1 a réalisé les 100 meilleures audiences en 2007 », 2 février 2008
  12. B and You annonce qu’il va disparaitre au profit de Bouygues Télécom, Univers Freebox, 04 novembre 2014
  13. L'ARCEP publie une version-test de son nouvel observatoire sur la qualité du service fixe d'accès à l'internet
  14. Embix : Alstom et Bouygues s’associent dans les énergies vertes
  15. L'État deviendra le principal actionnaire d'Alstom, Le Monde, 22.06.2014
  16. Le Moniteur « Challenger, le siège de Bouygues Construction, triplement certifié LEED, BREEAM et HQE», 22 janvier 2013
  17. Batiweb "Le siège de Bouygues Construction, laboratoire et vitrine des savoir-faire", 09 octobre 2014
  18. Batiactu «L’ordre des compagnons du Minorange fête ses 50 ans», 17 septembre 2014
  19. Agathe André, Et Bouygues créa l'ordre des mouchards, Le Canard Enchaîné,
  20. Emmanuel Veil, Quand Raffarin aide Bouygues à virer les syndicalistes, Charlie Hebdo,
  21. Michel Tricot, L'univers surprenant de Bouygues, 1988
  22. Mécénat dans le groupe
  23. Les Echos - Les entreprises françaises championnes de l'actionnariat salarié
  24. Groupe Bouygues - Dirigeants
  25. Groupe Bouygues - Conseil d'administration
  26. Bouygues - Conseil d'Administration juin 2016 site du Groupe
  27. [PDF]Rapport Annuel 2015 - Bouygues
  28. Structure du capital et répartition des droits de vote p203 du Document de Référence
  29. [PDF] Communiqué de presse OPRA, sur le site bouygues.com, 15 novembre 2011.
  30. Bouygues dans le monde
  31. Martin Bouygues craque aussi pour le Bombardier Global Express Sur le site journaldunet.com
  32. L'Express, "Pentagone français": Le Canard Enchaîné, assigné par Bouygues, défend son enquête, 18 janvier 2012. Sur le site lexpress.fr, 18 janvier 2012.
  33. Le Monde, "Pentagone français": "Le Canard enchaîné", assigné par Bouygues, défend son enquête. Sur le site lemonde.fr , 18 janvier 2012
  34. Libération, Diffamation : Bouygues débouté face au "Canard enchaîné". Sur le site liberation.fr, 14 mars 2012
  35. « Pentagone français : Bouygues débouté en appel contre le Canard Enchaîné », sur Batiactu (consulté le 22 juillet 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Garcia, Le pays où Bouygues est roi, Éditions Danger Public, 2006. Sur les relations entre l'entreprise et le Turkménistan.
  • A. Barbanel, Bouygues. L'empire moderne, Ramsay, 1987. L'ascension de Francis Bouygues.
  • Elisabeth Campagnac, Citizen Bouygues - L'histoire secrète d'un grand patron, Belfond, 1988
  • Barjot (Dominique), Bouygues. Les ressorts d’un destin entrepreneurial, Paris, Economica, 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]