Serrières-en-Chautagne

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Serrières-en-Chautagne
Serrières-en-Chautagne
Vue depuis le Rhône en direction de Serrières-en-Chautagne.
Blason de Serrières-en-Chautagne
Blason
Serrières-en-Chautagne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Lac
Maire
Mandat
Brigitte Tougne-Picazo
2020-2026
Code postal 73310
Code commune 73286
Démographie
Gentilé Serrierois
Population
municipale
1 166 hab. (2020 en diminution de 2,67 % par rapport à 2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 59″ nord, 5° 50′ 37″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 1 057 m
Superficie 16,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bugey savoyard
Législatives Première circonscription
Localisation
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Serrières-en-Chautagne
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Serrières-en-Chautagne
Liens
Site web http://www.serrieres-en-chautagne.com

Serrières-en-Chautagne est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le petit village de Serrières-en-Chautagne est entouré d'un cadre naturel assez varié : forêts, montagnes (Le Grand Colombier, le Mont Clergeon, etc.) et marais (marais de Chautagne). Il se situe non loin du Rhône et du lac du Bourget.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Serrières-en-Chautagne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,4 %), zones agricoles hétérogènes (11,2 %), terres arables (8,6 %), eaux continentales[Note 2] (7,7 %), prairies (4,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), zones urbanisées (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), cultures permanentes (1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est mentionné anciennement sous les formes Cura de Serreriis au XIVe siècle, puis Serrières et Serrière[7].

Le toponyme dérive des noms locaux serraz, serre qui désigne, selon André Pégorier, une « colline allongée », avec le suffixe collectif -ière[7].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sarîre (graphie de Conflans) ou Sérriéres (ORB)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jules Masse, auteur d'une Histoire de l'ancienne Chautagne (1911), mentionne un château dit de Chautagne, qui aurait donné son nom à la région[9],[10]. Selon lui, il était entre les mains de la famille de Chautagne au XIIIe siècle[9]. Il passe, au siècle suivant, à la famille de Montluel[9]. Il pourrait s'agir d'un château situé à Serrières et qui contrôlait la route venant de Rumilly et l'Albanais, par la montagne[9],[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Noëlle Salaün    
mars 2014 mai 2020 Denise de March    
mai 2020 En cours Brigitte Tougne-Picazo    
Les données manquantes sont à compléter.

Climat[modifier | modifier le code]

Serrières en Chautagne bénéficie d'un micro-climat grâce au lac du Bourget donc cette commune possède un apport de 2 °C par rapport au nord et 2 °C de moins par rapport au sud. Ce climat reste quand même savoyard donc les cumuls de neige qui sont environ de 40 cm par hiver se font ressentir. Les habitants sont quand même habitués à ce genre d'intempéries. Le climat est rude l'hiver car au mois de Janvier il fait environ -2 °C le matin et 3 °C l'après midi et le mois de Juillet et relativement bon avec des températures de 9 °C le matin et 23 °C l'après midi. Le climat est fort humide l'hiver et plutôt sec l'été.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2020, la commune comptait 1 166 habitants[Note 3], en diminution de 2,67 % par rapport à 2014 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
9056308409841 1181 2081 1161 1311 138
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 1371 0721 0601 0259649929401 020908
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
764795752672638591566530512
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2020
5807377939069221 1061 1981 1681 166
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire d'appellation des vins de Savoie Chautagne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Serrières-en-Chautagne Blason
D'azur à la tour couverte du lieu d'argent, à la clé d'or en fasce brochante ; au chef parti au 1er de gueules à la croix d'argent, au 2e d'or à la grappe de raisin de pourpre posée en bande et feuillée de sinople ; le sommet de la tour brochant en partie sur le chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 389-395. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a et b Henry Suter, « Serrières », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le ).
  8. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  9. a b c et d Jules Masse, « Histoire de l'ancienne Chautagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution », Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, no série 2, tome 21,‎ , p. 277-278 (lire en ligne).
  10. a et b Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 118..
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.