Motz

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Motz
Image illustrative de l'article Motz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Ruffieux
Intercommunalité Communauté de communes de Chautagne
Maire
Mandat
Olivier Berthet
2014-2020
Code postal 73310
Code commune 73180
Démographie
Population
municipale
415 hab. (2012)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 14″ N 5° 50′ 54″ E / 45.9205555556, 5.8483333333345° 55′ 14″ Nord 5° 50′ 54″ Est / 45.9205555556, 5.84833333333  
Altitude Min. 240 m – Max. 1 044 m
Superficie 9,04 km2
Localisation

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Motz est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Rhône-Alpes.

La commune de Motz compte parmi les rares de France à ne pas donner de nom à ses habitants : on parle ainsi d'« habitants de Motz » pour désigner les résidents de ce village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Motz est une commune située au nord de la Savoie en Chautagne, au confluent du Rhône et du Fier. Altitude : 235 m au niveau du Rhône, 530 m au chef-lieu et 1 057 m au Signal.

Limitée au nord par le Fier, à l’ouest par le Rhône, à l’est par la montagne du Gros Foug, au sud par la commune de Serrières-en-Chautagne, elle s’étend sur 960 ha. Nichée au pied de la montagne, elle bénéficie d’un micro-climat qui, depuis des siècles, favorise la culture de la vigne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Marius Thevenet ... ...
mars 2008 en cours Jean Thevenet ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 415 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
585 709 721 738 749 750 735 734 725
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
692 686 642 658 613 595 580 534 511
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
460 431 389 383 397 334 312 277 294
1982 1990 1999 2006 2007 2012 - - -
291 288 330 377 384 415 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Châteaufort
Article détaillé : Château de Châteaufort.
Le château de Châteaufort est un ancien château fort, antérieur au XIIIe siècle, reconstruit et remanié après 1630, et restauré au XIXe siècle, au Moyen Âge siège de la seigneurie de Châteaufort, qui se dresse à l'embouchure du Fier, à 1,6 km, au nord-nord-ouest du bourg, près du hameau de Châteaufort. Depuis le Moyen Âge, il domine le confluent Fier-Rhône et contrôle les voies terrestres et fluviales.
  • Maison forte de Motz
Article détaillé : Maison forte de Motz.
La maison forte de Motz est une ancienne maison forte, du XIVe siècle, au Moyen Âge, siège de la seigneurie de Motz, qui se dresse en face de l'église, au hameau de Châteaufort.
  • Église Notre Dame de l’Assomption
Construite, en 1597[3], par la famille de Grolée, elle porte sur ses trois murs extérieurs la trace d’une litre funèbre, blasons peints de ses bienfaiteurs. Le décor intérieur baroque comprend retable et autels qui en sont les éléments remarquables. Le presbytère à deux tours a été édifié au XVIIe siècle.
  • Barrages
Il y a deux barrages à Motz :
  1. Le premier est construit sur le Fier, en Haute-Savoie à environ 20 km à l'aval d'Annecy et à 5 km du barrage-usine de Vallières. Il appartient à EDF. C'est le dernier équipement sur le Fier avant sa confluence avec le Rhône. Ce barrage poids, de 53 m de hauteur, a été construit entre 1911 et 1919 avec une période d'arrêt entre 1914 et 1917 et il est composé d’un ouvrage en maçonnerie de 35 m de hauteur et d'une longueur du couronnement de 38 m. Entre 1983 et 1988 ont été construites la galerie et l'usine de Motz qui permettent une production de 35 MW pour un débit de 110 m3⋅s-1.
  2. Le second est situé sur le Rhône. Il a été mis en service en 1980 et appartient à la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Avec une hauteur de chute de 17 m, il alimente la centrale d'Anglefort (production annuelle moyenne : 449 GWh). L'aménagement a une longueur de 14,2 km, dont 5,6 km pour la retenue, 5,3 km pour le canal d'amenée et 3,3 km pour le canal de fuite. Le niveau normal de la retenue est situé à 252 m au-dessus du niveau de la mer. Le barrage est équipé de deux groupes de 0,8 MW chacun.
Il a fortement modifié le cours du Rhône en créant un canal d’amenée rectiligne supprimant les nombreuses îles et lônes qui tressaient le fleuve.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

  • L’Espace Sports et Nature du Fier au confluent du Fier et du Rhône.
  • Sentier ornithologique.
  • Les chemins pédestres au départ du chef-lieu :
    • le Chemin des Mulets mène à l’aplomb du Fier vers le village de Val-de-Fier ;
    • le Sentier de Barvy domine la vallée du Rhône ;
    • le Sentier des vignes montre l’empreinte de la vigne sur le paysage, le métier du vigneron, l’architecture des « sartos » ou celliers ;
    • le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle traverse l’Espace Sport et Nature du Fier.
  • Le pont sur le Fier
On traversait autrefois le Fier à gué. En 1886, un pont en pierre a remplacé le pont de bois. Une douane subsista jusqu’au début du XXe siècle et fut ensuite transformée en dancing.
  • La ViaRhôna ou véloroute longe le Rhône vers le nord et le sud.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  3. Michèle Brocard, Les châteaux de Savoie, Cabédita, 1995 (ISBN 9782882951427) p. 199.