Aure Atika

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Aure Atika est une actrice et réalisatrice française, née le à Monte Estoril (Portugal).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et scolarité[modifier | modifier le code]

Aure Atika est issue d'une famille juive d'origine marocaine arrivée en France dans les années 1960[1]. Elle est la fille d'Ode Atika Bitton[2] (1941-1992), infirmière, photographe et réalisatrice, et d'un père inconnu. C'est par hasard qu'elle naît au Portugal, où sa mère, enceinte, s'était rendue pour assister à un festival de rock[3].

Durant son enfance, Aure Atika est souvent à la charge de sa grand-mère, car sa mère, très « baba », s'absente souvent pour des voyages en Orient. Sa mère lui affirme qu'elle a été conçue avec Michel Fournier (1945-2008), chef opérateur de Philippe Garrel, alors qu'ils étaient sous l'emprise du LSD. Ce n'est que bien plus tard qu'Aure Atika retrouve son père biologique présumé[3]. Celui-ci la mentionne ensuite comme sa fille dans des interviews[4]. En 2008, après le décès de Michel Fournier, Aure Atika prend contact avec une autre fille biologique de ce dernier : un test ADN réalisé en commun révèle finalement qu'Aure, contrairement à sa demi-sœur supposée, n'est pas la fille du chef opérateur[3].

Elle fait des études de droit dans une université parisienne et suit les cours de l'École du Louvre[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Aure Atika joue son premier rôle au cinéma à l'âge de neuf ans, dans un film réalisé par Jeanne Moreau, L'Adolescente. Elle tient ensuite en 1992 le rôle principal du film Sam suffit, qui est cependant un échec commercial. Aure Atika travaille alors comme animatrice de télévision, présentant Sexy Zap sur M6 puis, sur Paris Première, l'émission Nova, consacrée aux soirées parisiennes. La diffusion du premier numéro de cette émission, en 1996, lui permet de se faire remarquer du fait d'un dérapage à l'antenne : alors qu'elle interviewe Jackie Berroyer chez le professeur Choron, Aure Atika est prise à partie par Choron, qui la qualifie de « femme de ménage » et de « connasse de merde ». Aure Atika lui envoie le contenu de son verre au visage et le professeur Choron lui rend la pareille[6]. En 2014, elle se souvient que, durant l'interview de Berroyer, les personnes présentes chez Choron étaient sous l'emprise de l’alcool, et que son interview « décalée » de Berroyer lui aurait attiré les foudres de Choron, « imbibé » lui-aussi, précisant : « [Choron] voit une caméra, il a besoin de faire son numéro. (...) J'ai répondu comme j'aurais répondu dans la vie. »[7].

L'année suivante, elle tient l'un des rôles principaux dans La Vérité si je mens !, ce qui lui permet de relancer sa carrière au cinéma. Aure Atika alterne ensuite les rôles dans des comédies (Trafic d'influence, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, Comme t'y es belle !, ainsi que les deux suites de La Vérité si je mens !) et dans des films dramatiques ou intimistes (La Faute à Voltaire, De battre mon cœur s'est arrêté, Le Convoyeur, Mademoiselle Chambon, Le Skylab). Parallèlement, elle réalise plusieurs courts-métrages.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Alors compagne de Philippe Zdar, membre de Motorbass et du duo Cassius, elle a en 2002 une fille prénommée Angelica.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

  • 2010 : nomination pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Mademoiselle Chambon
  • Festival Premiers Plans d'Angers 2001 : prix d'interprétation Jean Carmet pour La Faute à Voltaire.
  • 2004: Prix de la Fondation Beaumarchais pour son court métrage A quoi ça sert de voter écolo?
  • 2014: nomination pour le Trophée francophone de l'interprétation féminine pour Nesma.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview d’Aure Atika, Propos recueillis par Anne-Claire Chêne, www.kunveno.com, 13 mars 2003.
  2. (en) Ode Bitton sur l’Internet Movie Database
  3. a, b et c Aure Atika, la vérité sans mentir, Libération, 6 octobre 2014.
  4. Interview de Michel Fournier, sur le site Objectif-cinema
  5. Biographie d'Aure Atika dans le magazine Première.
  6. Vidéo conflit avec le professeur Choron.
  7. Aure Atika : « J’aurais voulu être ébéniste », Philippe Vandel, émission Tout et son contraire, sur Franceinfo.fr, le 7 octobre 2014. Deuxième extrait.
  8. Prochain film d'Aure Atika.
  9. De l'amour sur Allociné

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :