Aure Atika

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Aure Atika est une actrice, réalisatrice et écrivaine française, née le à Monte Estoril (Portugal).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Aure Atika est issue d'une famille juive d'origine marocaine arrivée en France dans les années 1960[1]. Elle est la fille d'Ode Atika Bitton[2] (1941-1992), infirmière, photographe et réalisatrice, et d'un père inconnu.

C'est par hasard qu'elle naît au Portugal, où sa mère, enceinte, s'était rendue pour assister à un festival de rock[3]. Durant son enfance, elle est souvent à la charge de sa grand-mère, car sa mère, très « baba », s'absente souvent pour des voyages en Orient[3].

Sa mère lui affirme qu'elle a été conçue avec Michel Fournier (1945-2008), chef opérateur de Philippe Garrel, alors qu'ils étaient sous l'emprise du LSD. Ce n'est que bien plus tard qu'Aure Atika retrouve son père biologique présumé[3]. Celui-ci la mentionne ensuite comme sa fille dans des interviews[4]. En 2008, après le décès de Michel Fournier, Aure Atika prend contact avec une autre fille biologique de ce dernier : un test ADN réalisé en commun révèle finalement qu'Aure, contrairement à sa demi-sœur supposée, n'est pas la fille du chef opérateur[3].

Aure Atika fait des études de droit dans une université parisienne et suit les cours de l'École du Louvre[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Aure Atika joue son premier rôle au cinéma à l'âge de neuf ans, dans un film réalisé par Jeanne Moreau, L'Adolescente. Elle tient ensuite en 1992 le rôle principal du film Sam suffit de Virginie Thévenet, qui est un échec commercial. Elle travaille alors comme animatrice de télévision, présentant Sexy Zap sur M6 puis, sur Paris Première, l'émission Nova, consacrée aux soirées parisiennes.

Aure Atika en 2013.

La diffusion du premier numéro de Nova, en 1996, lui vaut de se faire remarquer en raison d'un dérapage à l'antenne : alors qu'elle interviewe Jackie Berroyer chez le professeur Choron, elle est prise à partie par Choron, qui, agacé par les questions qu'il juge ennuyeuses, la qualifie de « femme de ménage » et de « connasse de merde ». Aure Atika lui envoie le contenu de son verre au visage et le professeur Choron lui rend la pareille[6]. En 2014, elle se souvient que, durant l'interview de Berroyer, Choron et les autres personnes présentes étaient sous l'emprise de l’alcool, ce qui aurait provoqué la réaction du professeur face à son interview « décalée » de Berroyer  : « [Choron] voit une caméra, il a besoin de faire son numéro. (...) J'ai répondu comme j'aurais répondu dans la vie. »[7].

L'année suivante, elle tient l'un des rôles principaux dans La Vérité si je mens !, ce qui lui permet de relancer sa carrière au cinéma.

Elle alterne ensuite les rôles dans des comédies (Trafic d'influence, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, Comme t'y es belle !, ainsi que les deux suites de La Vérité si je mens !) et dans des films dramatiques ou intimistes (La Faute à Voltaire, De battre mon cœur s'est arrêté, Le Convoyeur, Mademoiselle Chambon, Le Skylab).

Parallèlement, elle réalise plusieurs courts-métrages et écrit un roman, Mon ciel et ma terre, publié chez Fayard.[réf. nécessaire]

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2002, alors compagne de Philippe Zdar, membre des duos Motorbass et Cassius, Aure Atika donne naissance à une fille, prénommée Angelica.[réf. nécessaire]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Clip vidéo[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Mon ciel et ma terre, Fayard, 2017. Sélectionné pour le prix du 1er roman de Chambéry. Sélectionné pour le Prix La Coupole.[réf. nécessaire] Lauréat du Prix Grand Public 2017 de La Coupole.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview d’Aure Atika, Propos recueillis par Anne-Claire Chêne, www.kunveno.com, .
  2. (en) Ode Bitton sur l’Internet Movie Database.
  3. a, b, c et d Aure Atika, la vérité sans mentir, Libération, .
  4. Interview de Michel Fournier, sur le site Objectif-cinema.
  5. Biographie d'Aure Atika dans le magazine Première.
  6. Vidéo conflit avec le professeur Choron.
  7. Aure Atika : « J’aurais voulu être ébéniste », Philippe Vandel, émission Tout et son contraire, sur France Info.fr, le . Deuxième extrait.
  8. De l'amour sur Allociné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]