Hermès International

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Hermès International
Description de cette image, également commentée ci-après

Logotype d'Hermès.

Création 1837
Fondateurs Thierry Hermès
Personnages clés Thierry Hermès, Émile-Maurice Hermès, Jean-Louis Dumas, Patrick Thomas, Pierre-Alexis Dumas, Guillaume de Seynes et Robert Dumas.
Forme juridique Société en commandite par actions
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Axel Dumas : gérant ; Henri-Louis Bauer : gérant, représentant de Émile Hermès SARL ; Pierre-Alexis Dumas : directeur artistique général ; Florian Craen : directeur général commercial ; Mireille Maury : directeur général finances-administration ; Guillaume de Seynes : girecteur général pôle amont et participations.
Activité Maroquinerie-sellerie, bijouterie, horlogerie, vêtements et accessoires, soie et textiles, maison, parfum.
Effectif 11 037 (2013)[1]
Site web www.hermes.com
Fonds propres 2,613 milliards d'euros[2]
Chiffre d’affaires 3,75 milliards d'euros (2013)
+7,7 % (vs 2012)
Résultat net 590,3 millions d'euros (2013)[2]

Hermès International, ou simplement Hermès, est une société française œuvrant dans la conception, la fabrication et la vente de produits de luxe, notamment dans les domaines de la maroquinerie, du prêt-à-porter, de la parfumerie, de l'horlogerie, de la maison, de l'art de vivre et des arts de la table. Fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès, l'entreprise Hermès, à l'origine une manufacture de harnais et de selles, appartient encore de nos jours majoritairement à ses héritiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Thierry Hermès, fondateur d'Hermès.
Réclame de 1923 (l'Illustration)

Thierry Hermès est le fondateur de l'entreprise Hermès. Il est né le 15 janvier 1801, à Krefeld, en Allemagne. La ville, située sur la rive gauche du Rhin alors annexée à la France, était réputée pour son artisanat de l'impression textile. En 1821, il s'installe en Normandie dans une ville réputée pour le travail des peaux, Pont-Audemer. Il entre comme apprenti chez un artisan sellier-harnacheur. Le 17 avril 1828, il épouse Christine Pétronille Pierrart (1806-1896) dont il aura un fils : Charles-Émile (1831-1876). Thierry Hermès gagne Paris en 1837 où il ouvre sa première manufacture, rue Basse-du-Rempart (aujourd'hui disparue), près de l'église de la Madeleine. Son activité est celle d'un maître artisan harnacheur sellier, qui conçoit, confectionne et vend des harnais et des équipements pour les chevaux. Thierry Hermès continue de venir à Pont-Audemer, dans l'Eure, où il reviendra séjourner après la défaite de 1870. Il s'éteint à Neuilly en 1878, le 10 janvier.

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, sous la direction d'abord de Charles-Émile Hermès, fils de Thierry, puis de Émile-Maurice Hermès, fils de Charles-Émile, l'entreprise, implantée désormais au n°24 rue du Faubourg-Saint-Honoré depuis 1880, diversifie sa production vers la fabrication d'articles d'équitation, de couvertures de cheval, de casaques de courses en soie (À ce propos, Jean Louis Dumas déclare plusieurs années après : « Notre premier client, c'est le cheval ; le deuxième, le cavalier »[3]). Dès les débuts du XXe siècle, cavaliers et voyageurs apprécient le grand sac en cuir, fonctionnel et esthétique, spécialement conçu par les ateliers d'Hermès pour le transport de leur selle et de leurs bottes.

Les descendants de Thierry Hermès, Adolphe (1866-1933) et Émile-Maurice Hermès (1871-1951) surent parier sur l'essor de l'industrie du bagage par le développement de l'automobile. Ils se montrèrent novateurs en y transposant les savoir-faire du harnacheur sellier, notamment la couture au « point sellier ». Émile-Maurice fut l'un des pionniers qui introduisirent la fermeture à glissière dans la maroquinerie et dans la mode[4]. Dans les années 1920, la maison Hermès étend la signature Hermès au vêtement féminin et masculin, à l'horlogerie, à la bijouterie, aux accessoires de sports ou de ville, à la décoration intérieure. En 1929, la styliste Lola Prusac crée les premiers carrés de soie et développe une ligne de vêtements dédiés aux sports émergents de l'époque : plage, ski… En 1933, Lola Prusac crée une ligne de sacs et bagages inspirés des œuvres du peintre néerlandais Mondrian.

Deux des gendres d'Émile-Maurice Hermès accentuent cette orientation : Jean-René Guerrand et Robert Dumas (1898-1978), puis son petit-fils Jean-Louis Dumas-Hermès (1938-2010) poursuivirent le développement de l'entreprise en l'orientant vers la voie de la qualité exceptionnelle alliée à la création, avec de véritables « inventions » de renommée mondiale telles que le Kelly ou le carré de soie ; Jean-René Guerrand développe la branche parfums, alors que Robert Dumas est l'artisan de la réussite de la maroquinerie et des carrés.

Depuis 1950[modifier | modifier le code]

En 1947, la signature Hermès s’ouvre à la parfumerie avec Eau d’Hermès (créée par Edmond Roudnitska) : hespéridée, épicée et florale, la fragrance sourit aux origines de la Maison avec ses effluves de cuir. Bientôt une ligne pour le bain suivie, dans les années 1980, de cosmétiques compléteront cette avancée[5]. En 1967, Catherine de Károlyi crée au sein de la Maison la première collection de vêtements prêt-à-porter[6].

En 1976, le bottier John Lobb prend place dans l'univers du groupe Hermès, qui acquiert John Lobb France (l'atelier situé à Londres John Lobb Ltd, chausseur de la famille royale d’Angleterre, appartenant toujours à la famille Lobb).

En 1989, Hermès entre dans le capital des tissages Perrin & Fils dont le groupe détient aujourd'hui 39 %.
La même année, la société prend le statut de commandite et 1993 marque l'année de l'introduction en bourse d'une partie du capital[1].

Hermès n'a pas participé au mouvement de concentration du luxe lors des années 1999 et 2000. Cependant, dans les années 1990, la maison achète l'orfèvre Puiforcat par l'intermédiaire de Castille Investissement, une holding conjointe de Hermès et de Pochet[7] mais également le groupe devient actionnaire majoritaire des cristalleries de Saint-Louis, et acquiert la maison de soierie BUCOL à Lyon. Hermès prend également des participations minoritaires de 35 % dans le capital de la maison Jean Paul Gaultier en 1999[8], puis 15 % une dizaine d'années après[9], et de 31,5 % dans celui de Leica, participations revendues depuis.

En janvier 2006, Patrick Thomas remplace Jean-Louis Dumas, à la tête de l'entreprise depuis 1978, et devient ainsi le premier gérant non-familial du groupe.

Fin 2012, les « familles Hermès » prennent une participation significative dans le capital du joaillier Arthus-Bertrand[10].

Hermès et LVMH[modifier | modifier le code]

Magasin Hermès situé sur l'avenue George-V dans le 8e arrondissement de Paris, en France.

Le 23 octobre 2010, le groupe LVMH a acquis environ 17,1 % du capital de Hermès (3 001 246 actions), sans volonté de prise de contrôle et en affirmant le respect du management familial du groupe. La direction d'Hermès a précisé que son statut de gérance en commandite (par actions) le protège de toute opération financière hostile (OPA, etc.)[11].

Le , le groupe LVMH a indiqué, dans une déclaration à l'Autorité des marchés financiers, avoir franchi à la hausse le seuil des 20 % et détenir 20,21 % du capital (soit 21 338 675 actions) et 12,73 % des droits de vote du groupe Hermès[12], puis 21,4 % en 2011[13], pour finalement terminer l'année avec 22,28 %[14] et 16 % des droits de vote. LVMH a précisé que ses investissements avaient « un caractère stratégique et de long terme », et qu'il ne comptait pas « prendre le contrôle de Hermès International ». Fin 2014, ces affrontements entre LVMH et Hermès prennent fin avec un accord signé entre les deux groupes. La totalité des actions Hermès acquises par LVMH sont redistribuées aux actionnaires du groupe (2 actions Hermès pour la détention de 41 actions LVMH). Dès lors, la holding Bernard Arnault (actionnaire majoritaire de LVMH) redescend à 8,5 % du capital d'Hermès. Axel Dumas, le nouveau gérant d'Hermès, a rondement mené la mission qui lui avait été confiée par les héritiers. Celle de bouter hors du groupe le leader mondial du luxe.

H51[modifier | modifier le code]

Un nouvel holding, au nom de « H51 », composé de 52 principaux héritiers actionnaires (sur 102) et regroupant 62,85 % des parts des familles (dont 50,15 % sont immobilisés dans le holding durant 20 ans, avec un droit de préemption sur 12,3 % supplémentaires[15]), est alors créé en 2011 afin de contrer le groupe LVMH. Julie Guerrand[16] (6e génération) en prend la tête[17].

Cette nouvelle holding oblige chaque personne disposant d'au moins 0,5 % du capital à se déclarer nominativement, la direction de la société souhaitant savoir « maintenant qui possède quoi »[18]. De surcroît, un tiers des bénéfices annuels seront obligatoirement réinvestis dans l'achat d'actions flottantes d'Hermès ; ceci afin de contrer les possibilités d'achats par des investisseurs extérieurs et conserver l'indépendance de la marque.

Shang Xia[modifier | modifier le code]

La marque Shang Xia, le « Hermès chinois », ouvre un premier point de vente en Chine en 2010.

Article détaillé : Shang Xia.

Points de vente[modifier | modifier le code]

Boutique dans l'ancienne piscine Lutetia à Paris.

Hermès inaugure à São Paulo, en septembre 2009, un premier magasin au Brésil. Laurent E. Momméja, fils de la directrice générale du groupe Hermès (Isaline), petit-fils de Francis Puech (mari d'Yvonne Hermès) et membre du conseil d'administration du holding H51, ouvre 10 nouvelles boutiques Hermès dans les années 2000 aux États-Unis.

Un concept store est ouvert dans la piscine Lutetia dans le 6e arrondissement de Paris en novembre 2010 ; d'une surface de 1 400 m2, c'est la première boutique de la marque sur la rive gauche de Paris[19]. Ancienne piscine construite en 1935 et inscrite aux Monuments historiques, il a fallu d'importants travaux de rénovation pour transformer le lieu en magasin sur deux étages[3].

En 2011, Hermès Maison confie la scènographie de sa première présentation de mobilier contemporain en marge du Salon du Meuble de Milan à Jean de Gastines et Shigeru Ban. Ils réalisent un pavillon nomade de 214 m² pouvant se diviser en plusieurs pièces. La structure est en tubes de carton, de quatre diamètres différents, le papier matérialise les cloisons. La hauteur peut passer de 2,80 mètres à 5 mètres.

Rapports avec le monde du cheval[modifier | modifier le code]

Le cavalier Kevin Staut pendant le saut Hermès 2012.

Tout au long de son existence, la marque Hermès entretient des rapports étroits avec le monde équestre. Perçue à l'origine comme un fabriquant de matériel équestre de qualité, mais pas forcément « de luxe », elle évolue avec la disparition du cheval de la vie quotidienne en diversifiant son activité[20]. La maison Hermès a concrétisé en 2009 une volonté de redevenir une marque incontournable du monde équestre en créant le saut Hermès, une compétition internationale de saut d'obstacles tenue au Grand palais, dont la 6e édition s'est déroulée en avril 2015[21]

Métiers[modifier | modifier le code]

Hermès répartit ainsi ses activités :

  • 44 % : maroquinerie et sellerie (2013[22]) (46 % en 2012[23]) ;
  • 22 % : vêtements et accessoires (2013[24]) (21 % en 2012) ;
  • 6 % : autres métiers Hermès (2013) (5% en 2012) ;
  • 12 % : soie et textiles (2013[24]) (12 % en 2012) ;
  • 4 % : horlogerie (2013) (5 % en 2012) ;
  • 6 % : parfums (2013) (5% en 2012) ;
  • 4 % : autres produits (2013) (4 % en 2012) ;
  • 2 % : arts de la table (2013) (2 % en 2012) ;

Visuels[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 1990, les campagnes publicitaires de la marque sont réalisées par l'agence de publicité Publicis EtNous.

La Montre Hermès SA[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Fin des années 1920, Hermès commercialise des articles d'horlogerie dans son magasin du Faubourg-Saint-Honoré, avec en 1928 la montre Ermeto fabriquée en collaboration avec Movado. À partir des années 1930 et les décennies suivantes, la gamme, souvent fabriquée en collaboration avec des manufactures horlogères comme Universal Genève, Vacheron Constantin, ou Jaeger-LeCoultre, s'étend.

Le modèle Étrier, au mouvement Jaeger, marque les années 1960.

Redémarrage[modifier | modifier le code]

La montre Kelly, directement inspirée du cadenas ornant le sac homonyme, apparait en 1975, et permet à Hermès de par ses ventes importantes d'acquérir une légitimité dans le domaine de l'horlogerie (une Kelly2 sortira 30 ans après). Trois ans plus tard, la société filiale La Montre Hermès SA est fondée en Suisse, à Bienne par Jean-Louis Dumas ; la même année, le modèle aux chiffres inclinés Arceau, dessiné par Henri d’Origny, est commercialisée[25]. L'incontournable modèle sportif Clipper en forme de hublot sort en 1981, puis quelques années plus tard des collections inspirées du domaine de l'équitation comme la montre Sellier, ou la Rallye rappelant le mors du cheval.
1991 est l'année de la création de la première version de la montre Cap Cod à l'allure Art déco, modèle emblématique de la marque, régulièrement décliné et modifié dans les années suivantes dont principalement en 1998 par Martin Margiela, et jusqu'en 2007 avec Cape Cod Phases de lune, 2008 avec la Cap Cod Grandes Heures et 2009 avec la Cap Cod Tonneau.
L'heure H, autre modèle important de la maison avec son cadran en forme de H majuscule, sort en 1997.

Depuis 2003[modifier | modifier le code]

L'année 2003 et la montre Dressage marquent les 25 ans de la filiale suisse et les 75 ans d’activités dans le domaine de l'horlogerie. En 2006, l'entreprise entre à hauteur de 25 % dans le capital de Vaucher manufacture Fleurier[26], déjà fournisseur de mouvements pour la maison Hermès, avec un investissement de 16 millions d'euros environ (25 millions de francs suisse) ; puis fin 2011, au capital de Joseph Erard Holding à hauteur de 32,5 %[27],[28].

Luc Perramond, anciennement chez Tag Heuer et du joaillier brésilien H. Stern, est depuis début 2009[28] à la direction du département horlogerie, pôle de la maison Hermès vendant de nos jours environ 100 000 montres par an[29] équipées bien souvent des bracelets cousus main avec la fameuse piqûre sellier.

Après une prise de participation dans Joseph Erard Holding, durant le premier semestre 2012 Hermès achète le fabricant de cadrans Natéber en vue de son rachat, poursuivant ainsi la concentration des fournisseurs dans le domaine de l'horlogerie face au monopole de Swatch[30].

Pour l'année 2011, La Montre Hermès SA représente 5 % du chiffre d'affaires du groupe, avec 138,7 millions d'euros[31] (95 millions d'euros en 2008, 113 millions d’euros en 2010[32], pour 600 références sur 10 lignes de produits). En Asie, qui représente 50 % du chiffre d'affaires du département horlogerie[33], des boutiques sont dédiées uniquement à la commercialisation des montres Hermès. En novembre 2014, Luc Perramond quitte Hermès, remplacé par Laurent Dordet, venu du cuir Hermès.

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

La maison Hermès est détenue majoritairement par trois familles, toutes héritières du fondateur Thierry Hermès : Guerrand, Dumas, et Puech. La famille Dumas, par l'intermédiaire de Robert puis son fils Jean-Louis, ainsi qu'Axel pour 2013[34] va diriger la maison Hermès pendant plus de cinquante ans[35]. Une dizaine de membres de ces familles travaillent effectivement au sein d'Hermès[36].

Direction artistique[modifier | modifier le code]

  • Véronique Nichanian[38], directrice artistique homme depuis 1988 et directrice générale de l’univers masculin depuis 2009 ;
  • Christophe Goineau, directeur de la création pour la soie masculine ;
  • Bali Barret, directrice de la création pour la soie féminine depuis 2003 et directrice artistique déléguée de l'univers féminin depuis 2009 ;
  • Martin Margiela assure la direction artistique de la ligne femme de 1997 à 2003 ;
  • Nadège Vanhee-Cybulski, directrice de la création du prêt-à-porter féminin depuis fin 2014. Elle a fait ses classes chez la Maison Martin Margiela, Céline et The Row et elle succède à Christophe Lemaire, anciennement chez Lacoste, qui a quitté la maison Hermès pendant l'été 2014, après avoir lui-même succédé à Jean Paul Gaultier, qui a signé un accord de partenariat avec la maison Hermès en 1999, présenté en mars 2004 sa première collection de prêt-à-porter féminin pour la marque et dont la collaboration avec la maison a duré sept ans.
  • Yves Taralon, directeur artistique des arts de la table Hermès ;
  • Pascale Mussard (famille Guerrand) est directrice artistique de « petit h »[39],[40] ;
  • Pierre Hardy est directeur de la création chaussures et bijoux[41] ;
  • Jean-Claude Ellena est le directeur de la création parfums Hermès ;
  • Couli Jobert, directrice de la création maroquinerie-sellerie Hermès ;
  • Florence Lafarge, directrice de la création pour l’art de vivre Hermès ;
  • Chantal Granier, directrice artistique déléguée d’Hermès Maison, des Cristalleries de Saint-Louis, de Puiforcat et des lignes d’objets de la maison ;
  • Philippe Delhotal, directeur création et développement de La Montre Hermès depuis 2009 ;

Direction administrative[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Seynes, directeur général pôle amont et participations ;
  • Wilfried Guerrand, directeur général Hermès Femme et projets digitaux ;
  • Henri-Louis Bauer, gérant-représentant de Émile Hermès SARL, gérant ;
  • Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique général ;
  • Florian Craen, directeur général commercial ;
  • Mireille Maury, directeur général finances-administration ;

Données financières[modifier | modifier le code]

Le groupe Hermès International est coté sur Euronext Paris sous le code ISIN FR0000052292 et compose le SBF120 :

Données financières (en millions d'euros)
Années 2003 2004 2005[43] 2006[43] 2007[43] 2008[43] 2009[43] 2010 2011 2014[44]
Chiffres d'affaires 1 230 1 331 1 427 1 515 1 625 1 765 1 914 2 400 2 841 4 000
Résultats d'exploitation 332 336 383 415 424 449 462 668 885 1 290
Résultat net part du groupe 216 210 247 268 288 290 288 421 594 859
Fonds propres 721,1 873,2 921,4 912,4 933,9 1049,9 1184,1 1397,3 1719
Dette financière 36,7 28 24,1 20,8 46,9 42,7 24,7 14,4 17,8
Données boursières au 1er janvier
Années 2004 2005 2006 2008 2009 2010 2011
Nombre d'actions cotées (en millions) 106 105 105
Capitalisation boursière (en millions d'euros) 10 120 10 517
Nombre de transactions quotidiennes 0 0 0 370 644 117 933

Actionnaires principaux :

  • 2010 : flottant 8 %, LVMH 20 %, famille 72 %.
  • Août 2013 : flottant (bourse) 4,9 %, LVMH 23,1 %, holding familiale H51 50 %, famille (hors holding) 22 % (dont Nicolas Puech 6 %).
  • Décembre 2014 : flottant 22 %, holding familiale H51 50,2 %, famille (hors holding) 19,3%, holding Arnault 8,5 %

2011, une année record[modifier | modifier le code]

2011 marque une année record pour la société qui a enregistré un bénéfice net en hausse de 40,9 % à 594,3 millions d'euros[1] et qui va permettre à la société de verser un dividende de 7 € (1,50 € en 2010).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Hermès couvre d'or ses actionnaires 22 mars 2012 sur L'Expansion
  2. a et b [PDF] Hermès Rapport annuel 2010
  3. a et b Katell Pouliquen, « Tout savoir sur la maison Hermès », sur lexpress.fr/styles, L'Express,‎ (consulté le 10 juin 2012)
  4. « Hermès », sur tendances-de-mode.com,‎ (consulté le 22 septembre 2013)
  5. Hermes
  6. Isabelle Renard, « Catherine de Károlyi », dans Fashion Mix. Mode d’ici, créateurs d’ailleurs, Palais Galliera et éditions Flammarion,‎ , p. 52-54
  7. « Hermès et Pochet rachètent Puiforcat », sur lesechos.fr, Les Échos,‎ (consulté le 27 octobre 2012)
  8. (en) Suzy Menkes, « Gaultier, a Fashion Original, Links Up with Hermes », sur nytimes.com, The New York Times,‎ (consulté le 3 mai 2012)
  9. « Hermès sans Jean Paul Gaultier ? », sur tendances-de-mode.com, TDM,‎ (consulté le 3 mai 2012)
  10. « Hermès prend 45 % des parts du joaillier Arthus-Bertrand », Luxe, sur challenges.fr, Challenges,‎ (consulté le 22 novembre 2012)
  11. http://www.boursier.com/vals/FR/lvmh-detient-17-1-d-hermes-international-news-405674.htm
  12. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20101221.REU7559/lvmh-poursuit-sa-montee-au-capital-d-hermes-a-plus-de-20.html
  13. « Hermès ignore superbement la crise » sur challenges.fr, le 31 août 2011
  14. Rémy Maucourt, « LVMH augmente encore ses parts dans Hermès » L'Usine nouvelle, 20 décembre 2011
  15. Grégory Raymond, « Hermès : les bons résultats 2011 relancent la guerre contre LVMH », sur huffingtonpost.fr, The Huffington Post,‎ (consulté le 21 mai 2012)
  16. « Elle bâtit la nouvelle forteresse d'Hermès », Challenges, no 281,‎ , p. 30 (ISSN 0751-4417, lire en ligne)
  17. Barbara Leblanc, « La holding familiale d’Hermès enfin constituée » L'Usine nouvelle, 14 décembre 2011
  18. Denis Cosnard, « La famille Hermès recolle les morceaux », sur lesechos.fr, Les Échos,‎ (consulté le 2 mai 2012)
  19. Piscine Lutetia Le Monde.fr
  20. Jean-Pierre Blay, « La maison Hermès, du dernier siècle du cheval à l’ère de l’automobile : Une histoire sociale de la consommation urbaine à l’époque contemporaine », Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 12,‎ (ISBN 9782914350129, DOI 10.3917/rhu.012.0069, lire en ligne)
  21. http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/saut-hermes-au-grand-palais-3
  22. Thiébault Dromard, « Pourquoi Hermès va continuer à entretenir la pénurie », sur challenges.fr, Challenges,‎ (consulté le 4 mai 2012)
  23. « Hermès. Sans crise et sans reproche » dans Le Nouvel Observateur, no 2303, 26 décembre 2008
  24. a et b Jérôme Stern, « L'affaire est toujours dans le sac Hermès », Challenges, no 319,‎ , p. 76 (ISSN 0751-4417)
  25. Note : ce modèle est décliné en 2011 avec la montre Arceau Le Temps suspendu permettant d'arrêter le temps par l'arrêt de rotation des aiguilles.
  26. Laurence Allard, « De l'allure », sur lepoint.fr, Le Point,‎ (consulté le 13 mai 2012)
  27. « Prise de Participation de La Montre Hermès SA au Capital de Joseph Erard Holding », sur larevuedesmontres.com, Zinio Digital Magazines,‎ (consulté le 9 avril 2012)
  28. a et b Mathilde Binetruy, « Luc Perramond, La Montre Hermès: « Il faut réaliser des produits à forte valeur ajoutée » », sur wthejournal.com,‎ (consulté le 9 avril 2012)
  29. Dorane Vignando, « Le temps nous appartient », Obstyles, no 14,‎ , p. 24 à 28 (ISSN 0029-4713)
  30. Thiébault Dromard, « La course contre la montre (suisse) des grands groupes de luxe », sur challenges.fr, Challenges,‎ (consulté le 4 mai 2012)
  31. Rémy Maucourt, « Hermès pourrait racheter Natéber », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle,‎ (consulté le 3 mai 2012)
  32. Bastien Buss, « La Montre Hermès poursuit sa marche en avant », sur letemps.ch, Le Temps,‎ (consulté le 3 mai 2012)
  33. Élodie Baerd, « Les paradoxes du goût chinois en termes de montres », sur lefigaro.fr, Le Figaro culture,‎ (consulté le 3 mai 2012)
  34. « Un héritier de luxe », L'Express, no 3179,‎ , p. 32 (ISSN 0014-5270)
  35. Odile Esposito, « Hermès : les secrets et les failles d'une forteresse attaquée », sur latribune.fr, La Tribune,‎ (consulté le 2 mai 2012) : « (Note : voir l'arbre généalogique de la famille Hermès dans cet article) »
  36. Sophie Lécluse, « Analyse : pourquoi Bernard Arnault tient tant à Hermès », sur latribune.fr, La Tribune,‎ (consulté le 2 mai 2012)
  37. Guillaume Crouzet, « Décès de Jean-Louis Dumas, ancien président de la maison Hermès », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ (consulté le 25 décembre 2012)
  38. Lydia Bacrie, « Véronique Nichanian : Le classique c'est le moderne qui a réussi », L'Express Styles, no 3194,‎ , p. 64 à 67 (ISSN 0014-5270)
  39. Olivier Wicker, « Le laboratoire créatif de petit h », Next, sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 2 mai 2012)
  40. Paquita Paquin, « Pascale Mussard directrice artistique « petit h » », sur aboutdesign.fr,‎ (consulté le 2 mai 2012)
  41. Claire Mabrut, « Pierre Hardy, talon d’or », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro Madame,‎ (consulté le 10 juin 2012)
  42. « Patrick Thomas tire sa révérence chez Hermès », sur Challenges,‎
  43. a, b, c, d et e http://bourse.votreargent.lexpress.fr/cours-actions-cotation/cours-HERMES-INTL-FR0000052292-RMS/graphique_comptes
  44. « Hermès annonce un bénéfice net 2014 record et propose un dividende exceptionnel », sur https://fashionunited.fr,‎ (consulté le 28 juin 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-R. Guerrand, Souvenirs Cousus Sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Éditions Olivier Orban, Paris 1987.
  • Ménéhould du Chatelle (photogr. Koto Bolofo), La Maison,‎ , 1200 p. (ISBN 978-3865219121, présentation en ligne)

Reportage[modifier | modifier le code]

  • Anne Sophie Chaumier Leconte, Nathalie De Norre et Caroline Pillon, La Saga Hermès, 1re diffusion dans l'émission Coûte que coûte, sur RTL-TVI, le 8 février 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Hermès International.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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