Vals-les-Bains

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Vals-les-Bains
Image illustrative de l'article Vals-les-Bains
Blason de Vals-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Aubenas-1
Intercommunalité communauté de communes du Pays d'Aubenas-Vals
Maire
Mandat
Jean-Claude Flory
2014-2020
Code postal 07600
Code commune 07331
Démographie
Gentilé Valsois
Population
municipale
3 455 hab. (2014)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 59″ nord, 4° 22′ 01″ est
Altitude Min. 250 m – Max. 985 m
Superficie 19,20 km2
Localisation

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Vals-les-Bains est une commune française située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situé au sud-est du département de l'Ardèche, Vals-les-Bains qui fait partie du parc naturel régional des Monts d'Ardèche est connue pour son thermalisme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cité thermale, Vals-les-Bains est traversée par la Volane et la Besorgues, elle est aussi bordée par l'Ardèche.

Station touristique, Vals-les-Bains est également terre de contrastes, avec une altitude variant de 328 à 985 mètres.

Commune du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche, Vals-les-Bains est située à cinq kilomètres d'Aubenas et fait partie de la Communauté de communes du Pays d'Aubenas-Vals.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte 42 hameaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vals-les-Bains est limitrophe de dix communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche. Elles sont réparties de la manière suivante :

Rose des vents Juvinas Asperjoc Saint-Andéol-de-Vals Rose des vents
Chirols et Pont-de-Labeaume N Saint-Julien-du-Serre
O    Vals-les-Bains    E
S
Lalevade d'Ardèche et Prades Labégude Ucel

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations médiévales : Sanctus Martinus de Vallo au XIe siècle, Vallis en 1179[2]. Ces mentions font privilégier l'étymologie val, "vallée", du latin vallis en dépit de la possibilité d'une corruption de la racine pré-indo-européenne bals, elle-même variante du thème bal-/bau- et désignant un escarpement de rochers, des rochers à pic, un précipice (par ex. "Les Bals", lieu-dit dans l'Aude[3]).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Vals-les-Bains est profondément mêlée à celle du thermalisme, lequel remonte au XVIIe siècle. De la découverte des vertus des eaux de Vals à sa renommée internationale, le thermalisme valsois a profondément marqué la Cité.

La famille Champanhet fut la première à affermer les eaux minérales de Vals.

Vals et Aubenas, voisines, voient leur histoire se mêler, parfois s'opposer. Jusqu'à la Révolution française, Vals était sous sa domination, celle des seigneurs : les Montlaur, Maubec, Modène, d'Ornano, Harcourt et de Vogüé. Entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle les luttes entre Aubenas et Vals se succèdent. L'église Saint-Martin est en partie détruite par les protestants au XVIe siècle.

La révolution de 1848 est bien accueillie par la majorité de la population, et son anniversaire célébré avec ferveur le 25 février 1849[4].

Entre 1898 et 1932, la ville est desservie par le tramway d'Aubenas à Vals-les-Bains.

Entre le mois de janvier 1941 et le mois de novembre 1942, Vals-les-Bains sert de lieu d'internement administratif pour des personnalités du Front populaire dont Georges Mandel, Marx Dormoy, Jules Moch, Léon Jouhaux, Paul Reynaud et Vincent Auriol mais également de la Résistance Française ( Bertie Albrecht et Léon Faye notamment). Marcel Bloch (Marcel Dassault) y fut également retenu à 2 reprises. Il y croisé le colonel Groussard et le général Cochet. Ce sera la "reine des internements administratifs" que l'Etat Français met en place jusqu'à l'invasion de la Zone Libre par la Wehrmacht.

Rues et demeures portent les noms de ceux qui ont fait Vals, la Famille Galimard - Champanhet - Le Sourd et la Famille Ribeyre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vals-les-Bains

Les armes de Vals-les-Bains se blasonnent ainsi :
D'azur à la fontaine de deux étages d'or, jaillissante d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
18 mai 1945 20 mars 1983 Paul Ribeyre CNIP puis UDF Directeur de société
Député, Sénateur, Ministre
20 mars 1983 24 mars 1989 Jean-Paul Ribeyre UDF Avocat
Conseiller régional de 1986 à 1992
24 mars 1989 2 octobre 1993 Jean-Marie Alaize PS Professeur
Député de 1981 à 1986 puis 1988-1993
2 octobre 1993 en cours
(au 24 avril 2014)
Jean-Claude Flory[5] UMP puis LR Conseiller en gestion,
Député de l'Ardèche (2002-2012)
Conseiller général (1994-2001)
Conseiller régional (1998-2002 et depuis 2015)

Intercommunalité et syndicaux intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune adhère, entre autres, à la communauté de communes du Pays d'Aubenas-Vals qui regroupe 21 communes dont Aubenas, et au parc naturel régional des Monts d'Ardèche, ainsi qu'aux associations suivantes :

  • le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (SITHERE)[6] ;
  • Plus beaux détours de France ;
  • Thermalliance ;
  • l'association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques ;
  • l'association des maires de l'Ardèche ;
  • Route des villes d'eaux du Massif central ;
  • l'association nationale des maires des communes thermales ;
  • le SIVU des inforoutes de l'Ardèche.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 455 habitants, en diminution de -8,33 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 063 1 960 2 090 2 201 2 355 2 415 2 789 2 834 2 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 963 2 800 2 795 3 240 3 301 3 410 3 911 3 684 3 817
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 025 4 352 4 414 4 004 4 218 3 956 3 691 3 719 3 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 866 4 190 4 129 3 933 3 661 3 536 3 741 3 412 3 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le casino, coté jardin.
  • Les soirs d'été, l'esplanade accueille artistes, artisans et touristes pour un marché nocturne.
  • Le casino et ses machines à sous, aux discothèques, théâtre et bonnes tables, assurent une animation nocturne continue.
  • Le théâtre à l'italienne offre une programmation annuelle pluridsciplinaire (théâtre, danse, musique, cirque, opéra, spectacles jeune public...)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Vals débutent leur scolarité sur la commune, qui compte une école maternelle, une école primaire publique et une privée[11]. Ils poursuivent leur étude au collège Louis Georges Gouy, de Vals[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Les thermes.

La commune dispose d'un centre hospitalier, CH Paul Ribeyre, notamment en relation avec les thermes de la ville. Des cures thermales sont proposées, et reconnues par la sécurité sociale, concernant le traitement des maladies liées aux troubles du métabolisme, du diabète et de l'obésité[13].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Thermalisme[modifier | modifier le code]

  • Thermalisme médical : Vals-les-Bains compte 143 sources qui pour la plupart ont été exploitées dès le XVIIe siècle. Cette cité thermale est une station réputée pour le traitement et la prévention du diabète, de l'obésité et des troubles nutritionnels. L'établissement thermal est ouvert toute l'année et propose des cures avec hospitalisation ou avec hébergement libre. Parmi les eaux utilisées en cure de boisson, la Camuse, la Constantine, la Désirée, la Dominique, la Précieuse et la Rigolette sont les plus prescrites.
  • Thermalisme Bien-Être : L'établissement thermal propose également des moments et séjours « détente », avec massages, bains et huiles essentielles, application de boue, hammam, piscine et jacuzzi, soins esthétiques…
  • Vals-les-Bains est le premier parc hôtelier du département de l'Ardèche avec pas moins de quinze hôtels. Campings, gîtes, chambres d'hôtes et autres meublés viennent compléter l'offre touristique.

Entreprises industrielles et agro-alimentaires[modifier | modifier le code]

Eau de Vals.
  • Eau de Vals née de la Famille Galimard.
  • La brasserie Bourganel produit artisanalement des bières originales aromatisées avec des produits régionaux (marrons, miel de châtaignier, verveine et myrtille) ainsi qu'une blonde ardéchoise.
  • La maison Béatrix qui propose depuis 1930 des glaces dans un grand respect de tradition familiale, fait découvrir chaque année de nouveaux produits régionaux à ses clients. En 2009, une glace a été confectionnée à partir de pomme de terre vitelotte (ou violine de Borée).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire domine la ville et fait partie du patrimoine valsois. Il aurait été édifié en 1732 par Malmazet, un chirurgien miraculeusement guéri d'une grave maladie.
Calvaire surplombant la ville.
  • L'église Saint-Martin du XIe siècle fut détruite par les calvinistes et reconstruite par la suite.
  • L'église actuelle date du XIXe siècle, offerte par la Famille Galimard propriétaire à l'époque des Eaux de Vals ; de style néo-gothique, elle surprend par sa clarté et la beauté de ses vitraux, et leurs lumières contrastées. Initialement à traction électrique, l'orgue a été construit par le facteur Joseph Merklin qui le présenta à l'Exposition Universelle de Paris en 1889 (aux "côtés" de la tour Eiffel). C'est alors que la paroisse de Vals-les-bains fit l'acquisition de cet instrument.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Kiosque Saint Jean.
  • Le quartier thermal, dans un style « Belle Époque » ; ce quartier, récemment rénové, est souligné par un parc aux essences multiples. Une promenade en bordure de la rivière permet d'admirer la Manon, sculpture de Maas, mais aussi les chevaux de l'artiste Chipon…
  • Le parc est un lieu de flânerie et de loisirs sur lequel donne le casino, le théâtre et le cinéma. Il a été conçu en 1867 par l'architecte lyonnais Marc-Antoine Luizet et son fils Gabriel. Il abrite plus de 300 arbres et plus de 1000 arbustes pour 40 essences différentes, venues des quatre coins du monde. C'est aussi le lieu où l'on trouve la fameuse et mystérieuse source intermittente qui jaillit toutes les 6 heures à partir de 5 h 30.
Source intermittente.
  • La source intermittente vue par Jean Volane en 1897 : « Un grondement souterrain annonce le phénomène, puis voici un jet d'écume qui éructe et mouille de sa bave les premières pierres ... Le trou redevient noir, la source semble puiser dans cette retraite une force nouvelle, le jet monte, tombe, remonte, retombe, grandissant à chaque chute, ronflant, crachant, rugissant jusqu'à ce qu'arrivé à l'apogée, il lance avec une majesté souveraine sa colonne d'eau, réduite en poussière impalpable ... Magnifique de blancheur et de grâce, l'Intermittente s'élève à la hauteur des arbres, et tous les yeux convergent vers son panache, vers cet œillet gigantesque aux senteurs sulfureuses ... L'apothéose dure ainsi quelques secondes, puis insensiblement, la colonne décroît, décroît ; le trou râle maintenant, une dernière poussée lâche, et plus rien, que le bouillonnement souterrain de l'eau qui se retire… ».
  • Le vieux Vals est un centre ancien pittoresque, avec ses ruelles et ses maisons accrochées à la colline.
  • La maison Champanhet présente le savoir-faire des Hautes-Cévennes d'Ardèche, à travers des reconstitutions, des films des objets de collection et de l'artisanat d'art local.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henry Vaschalde (Largentière, 1833 - Vals, 1918), poète, savant, archéologue et éminent historien du Vivarais, administrateur de l'établissement thermal de Vals-les-Bains à partir de 1866, à qui l'on doit le développement du thermalisme dans la ville au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle.
  • Louis Georges Gouy, (1854-1926), physicien français y est né.
  • Paul Champetier, (1871-1927), propriétaire de la source "La Reine", maire de Vals-les-Bains de 1912 à 1919 et député de 1914 à 1919 y est né et mort.
  • Famille Galimard - Champanhet - Le Sourd
    • Firmin Galimard (Eaux de Vals) En 1861, Firmin Galimard, moulinier en soie de la région, en forant un trou de mine, fait jaillir une source. La trouvaille l’intéresse, et il recommence l’expérience. La barre à mine étant trop courte pour pousser loin ses explorations, il décide d’utiliser des outils de sonde avec trépans et tiges assemblées par filetage. Il invente de nouvelles sources : la Saint-Jean, perdue lors de l’inondation de 1827, la Rigolette, la Précieuse, la Madeleine et la Désirée. Afin de commercialiser ces eaux, en 1864, il s’associe à Auguste Clément et fonde la société « F. Galimard et Cie » qui, en 1870, deviendra Société Générale des Eaux Minérales de Vals, la SGEMV, puis Vals-Saint-Jean. En 1865, quelques jours avant sa mort, il découvre la Source Intermittente. Son frère Eugène Gallimard lui succède. La Famille Galimard offrira l'église de Vals et fera construire la Maison Galimard "L'Enclos" sur la place Galimard de Vals.
    • Auguste Le Sourd (Vals, 1875 - Baix, 1934), descendant de la Famille Galimard, ancien directeur de la "Revue du Vivarais".
  • Paul Ribeyre, (1906-1988), homme politique, fût maire de Vals-les Bains de 1943 à 1983 et plusieurs fois ministre.
  • Joséphine Dupuis, (1908-1965), résistante et femme politique, député de la Seine de 1946 à 1951 y est morte.
  • Jean Charay, (1916-1997), prêtre et historien, archéologue, écrivain et humaniste français y est né.
  • Jocelyne Villeton, (1954-), athlète de fond française, médaillée de bronze du marathon aux championnats du monde d'athlétisme 1987, y est née.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 12 février 2011)
  2. Georges Massot, Histoire de Vals-les-Bains (2000).
  3. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du Midi de la France, éd. du Beffroy, 2002, pp. 831 et 789 - Pierre Gastal, Nos racines celtiques, éd. Désiris, 2013, p. 118.
  4. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  5. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  6. Site Internet du SITHERE.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. écoles primaires à Vals
  12. collège à Vals
  13. Centre hospitalier de Vals les Bains