Royaume d'Arles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Royaume de Bourgogne.
Royaume d’Arles
Royaume des Deux-Bourgognes

Royaume de Bourgogne-Provence
Second royaume de Bourgogne

933 – 1366

Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Royaume d'Arles à l'an 1000.
Informations générales
Statut Monarchie rattachée à partir de 1032 au Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Capitale Arles
Langue Ancien occitan
Religion catholicisme
Superficie
Superficie 1000 133 400 km²[1]
Histoire et événements
933 Hugues d'Arles « cède » le royaume de Basse-Bourgogne (cisjurane et Provence) de son cousin Louis III l'Aveugle à Rodolphe II, roi de Haute-Bourgogne (transjurane).
1032-1034 Guerre de succession de Bourgogne : à la mort sans postérité de Rodolphe III, Conrad II du Saint-Empire hérite du trône de Bourgogne.
1125 Le marquisat de Provence se détache du comté de Provence pour passer au comté de Toulouse.
1312 Traité de Vienne : cession du comté de Lyon à la France par l'archevêque Pierre de Savoie.
1349 Traité de Romans : vente du dauphiné de Viennois à la France.
1361 Le comté de Savoie ne dépend plus du Royaume d'Arles, mais directement du Saint-Empire.
1366 Charles IV du Saint-Empire cède le Royaume d'Arles à Louis Ier, duc d'Anjou et frère du roi de France.
1378 Charles IV institue le dauphin de France vicaire impérial permanent dans tout le Royaume d'Arles.
1483 La Provence est rattachée à la couronne de France.
1678 Traité de Nimègue : le comté de Bourgogne, dernière possession impériale du Royaume d'Arles, devient français.
Roi d'Arles
934-937 Rodolphe II de Bourgogne
937-993 Conrad III de Bourgogne
993-1032 Rodolphe III de Bourgogne
Roi d'Arles (souverain du Saint-Empire)
(1er) 1032-1039 Conrad II du Saint-Empire
(Der) 1365-1366 Charles IV du Saint-Empire

Entités précédentes :

Le Royaume d'Arles (ou Royaume des Deux-Bourgognes ou Second Royaume de Bourgogne) était un état féodal qui a existé de 933 à 1378, incorporé au Saint-Empire romain germanique à partir de 1032.

Au IXe siècle, la Bourgogne impériale voit naître, en son sein, deux royaumes :

  • le premier, au sud, touchant les rives de la Méditerranée, qui prend le nom de Royaume de Provence appelé aussi Basse-Bourgogne ;
  • le second, appelé Royaume de Bourgogne transjurane, ou Haute-Bourgogne, situé à l'origine en Helvétie (au-delà des monts du Jura), intègre rapidement d'autres domaines, dont les terres du diocèse de Besançon[Note 1].

Vers 933, sous le règne de Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane, le royaume de Bourgogne et le royaume de Provence s'unissent. Le royaume ainsi formé prend le nom de « Royaume des Deux-Bourgognes », et se place sous la suzeraineté des souverains germaniques.

Historique[modifier | modifier le code]

Le traité de Verdun de 843 déchire à jamais l'unité du vieil empire de Charlemagne. Son œuvre politique s'écroule. La mutilation que le traité fait subir à la Bourgogne, donne naissance, à l’ouest de la Saône, à une Bourgogne française (ou Bourgogne franque) et à l’est de cette même rivière, à une Bourgogne impériale, lot de l’empereur Lothaire. Les héritiers de Lothaire disparaissent les uns après les autres sans laisser de descendants, et chacun des oncles et des frères tente de dépouiller son parent.

La succession de Louis l'Aveugle (930-942) et l'annexion au royaume de Bourgogne transjurane (942-1032)[modifier | modifier le code]

Le souverain franc Raoul de France appartenait à la famille royale de Vienne.

En 928, à la mort de Louis l'Aveugle la souveraineté sur le royaume de Provence fut très incertaine. Les négociations entamées dans le courant de l'année entre Raoul de France (fils de Richard le Justicier et donc cousin de feu Louis l'Aveugle) et Hugues d'Arles, qui tentait alors d'évincer Charles-Constantin, restèrent sans effet.

En 933, le roi de Bourgogne transjurane Rodolphe II (régnant alors sur la Souabe, le Brisgau, l'Alsace et l'Helvétie) en compétition avec Hugues d'Arles pour la couronne d'Italie, aurait obtenu de ce dernier la cession de l'ancien royaume de Provence en échange de l'abandon de ses ambitions italiennes. Poupardin cite Liutprand de Crémone[2] : « Quand le roi Hugues l’apprit, il lui envoya des députés, et donna à Rodolphe toute la terre qu’il avait tenue en Gaule avant de monter sur le trône, en même temps qu’il recevait de lui le serment qu’il ne rentrerait jamais en Italie ». Cet accord, dont l'existence est discutée[3], aurait écarté définitivement Charles-Constantin de Vienne de la succession de son père, Louis l'Aveugle, et l'aurait conduit à faire appel au roi des Francs.

Malgré l'intervention de Raoul de France, qui apparaît à Anse dès juin 932[4],[5], Charles-Constantin ne parvint à conserver que le gouvernement de Vienne et du Viennois. Celle d'Otton Ier contre Hugues d'Arles, qui tenta un dernier retour à la mort de Rodolphe II en 937 en épousant Berthe de Souabe, permit finalement au jeune Conrad III d'accéder au trône.

Le Saint Empire romain germanique vers l'an mil (en jaune : le Royaume de Bourgogne).
Le Royaume d'Arles entre le Royaume de France le Saint-Empire romain germanique en 1030.
Le comté de Provence dans le Saint-Empire romain germanique en 1180

La paix revenue après 940, un accord tripartite entre Français, Ottoniens et Bosonides conforta la position du nouveau roi de Bourgogne par une série de mariages royaux : Conrad épousa Mathilde, la sœur du roi de France. Parallèlement, le puissant marquis-comte Hugues le Noir apparaît alors comme le gardien de l'héritage bivinide aux marges du royaume de France et du royaume de Conrad.

Par l'accord de Visé-sur-Meuse en 942, Louis IV d'Outremer rétrocéda l'ancien duché de Vienne et donc l'ancien royaume de Provence à Conrad de Bourgogne[6].

Par la suite le titre comtal de Charles-Constantin de Vienne, pour lequel il dut rendre hommage au jeune souverain de Bourgogne, réapparaît ponctuellement, au gré des stratégies matrimoniales de l'aristocratie régionale, donnant vraisemblablement naissance aux maisons comtales qui émergent un peu avant l'an mil (comtes de Lyon et de Forez, comtes d'Albon, comtes de Savoie[7], etc.).

En 1032, à la mort sans postérité de Rodolphe III, Conrad II, dit Le Salique, duc de Franconie et empereur romain germanique, hérite du trône de Bourgogne qui est alors annexé au Saint-Empire, suscitant la révolte de l'aristocratie de la région.

Le royaume d'Arles au sein du Saint-Empire[modifier | modifier le code]

La royauté d'Arles effectivement assurée par les empereurs (1032-1250)[modifier | modifier le code]

Le château de l'Empéri, résidence des archevêques d'Arles et des empereurs germaniques.

L'empereur prend possession du royaume de Bourgogne et d'Arles et le royaume devient un membre du Saint-Empire romain. Dès lors, les Empereurs se regardent constamment comme roi d'Arles, en vertu de la donation de Rodolphe. Mais leur domination est plus nominale que réelle. Ils y firent de temps à autre des actes de souveraineté.

Les empereurs Conrad II (le Salique) et Henri III[Note 2], son fils, sont successivement couronnés en 1033 et 1038 rois de Bourgogne et d’Arles. Au XIIe siècle, Lothaire de Supplinbourg (1075-1137), successeur de la maison de Franconie prend le titre de roi d'Arles et nomme Conrad, duc de Zähringen, gouverneur. Le successeur de Lothaire, Conrad III, accorde à son fils Berthold IV de Zähringen le titre de recteur de Bourgogne, charge à lui de faire respecter son droit. En 1125, le marquisat de Provence se détache du comté de Provence pour passer au comté de Toulouse. Au XIIe siècle, les comtes de Provence et de Toulouse, même s'ils sont censés tenir leurs comtés de l'Empire, consentent à grand-peine à rendre hommage à l'Empereur. Par des empiétements successifs, le royaume est réduit à sa plus simple expression : quelques châteaux en Provence et dans le Comtat.

Les empereurs Conrad III (1093-1152) et Frédéric Barberousse (1122-1190) tentent de restaurer une suzerainté que l'éloignement affaiblit en s'appuyant sur les princes ecclésiastiques en lutte perpétuelle contre les seigneurs laïcs. Conrad III inféode en 1144 à l'archevêque d'Arles les quelques châteaux qui lui restent ; les archevêques d'Arles deviennent les représentants des empereurs en Provence alors que l'archevêque de Viennes devient archichancelier du Royaume de Bourgogne et d'Arles. Conrad III et Frédéric Barberousse profitent des dissensions entre les familles des Baux et celle des Béranger pour faire acte de suzeraineté sur la Provence et se faire rendre hommage de la Provence. En 1162, Frédéric Barberousse, par une charte datée de Turin, confirme à Hugues des Baux l'investiture que Conrad III avait accordée à Raymond de Baux et donne le comté de Provence et d’Arles à titre de fief à Raymond, en réservant les droits de l’empire. En 1178, Frédéric Barberousse se fait couronner roi de Bourgogne dans la cathédrale Saint-Trophime d'Arles par l'archevêque Raimon de Bollène.

Henri VI (1165-1197) puis Otton IV (1177-1212) succèdent à Frédéric Barberousse. Ce dernier essaye de rétablir un semblant d'autorité sur le royaume en nommant son proche Gervais de Tilbury Maréchal de la cour impériale pour le royaume d'Arles. Arles est à l'époque au carrefour de toutes les rivalités et ce contexte peut expliquer le portrait médiocrement flatteur de ses habitants tel que le dresse Gervais de Tilbury :

« Près du cours du Rhône, les souffles sont plein de force, et les hommes sont engendrés gonflés de vent, vains, inconstants et suprêmement menteurs dans leurs promesses[8].

Et c’est dans cette cité provençale qu'il entreprend pour l’empereur, en 1212[9], la rédaction des Otia imperialia (Les Divertissements pour un empereur).

En 1215, Frédéric II (1194-1250) succède à Otton après que ce dernier soit déposé suite à la bataille de Bouvines. À peine parvenu à l'Empire, de Bâle où il tient sa cour, Frédéric II se déclare roi d'Arles devant les prélats du pays et tente de relever le royaume. Il est le dernier des empereurs à s'immiscer avec quelques succès dans les affaires de Provence. Pour se faire, il accorde la vice-royauté d'Arles à Guillaume Ier des Baux-Orange, Prince d'Orange (1215 - 1218). A sa mort, il confère ensuite le vicariat du Royaume d'Arles à Guillaume VI de Montferrat, Marquis de Montferrat puis Hugues Béroard, Archevêque d'Arles (1230 - 1232). Finalement, il se fera alors sacré Roi d'Arles en 1231 par ce dernier personnage et récupérera alors directement, pour un temps, le gouvernement du royaume, utilisant un proche nommé Caille de Gurzan, légataire de l'autorité royale, comme relais de son autorité dans la région. Les affaires d'Italie lui impose cependant de délaisser de nouveau le sud-est de la Gaule, et 4 autres vicaires se succéderont : Henri de Revello (? - 1238), Supramonte Lupo (1238), Bernard de Lorette (1238 - 1240) et Gautier de Manupello (1240 - ?). Toutefois ces derniers, petits seigneurs Italiens, n'étaient pas des nobles locaux ni important, et ils n'eurent jamais les moyens de leur office.

Affaiblissement de l'autorité impériale[modifier | modifier le code]

L’autorité de l’Empire sur le « royaume de Bourgogne et d’Arles » est plus honorifique que directe et réelle. La suzeraineté n'est efficace qu'entre les mains des empereurs puissants qui peuvent intervenir dans l’Est et le Midi de la France, mais elle s'éclipse facilement avec des princes faibles, pour les territoires trop éloignés des frontières impériales.

Après Frédéric II, l'autorité impériale sur le royaume arlésien n'est plus qu'une ombre. Trop occupés à des guerres lointaines, ses successeurs se trouvent hors d'état de maintenir leur souveraineté sur la Bourgogne. La puissance des archevêques d'Arles, privés de tout appui matériel, suit dans son déclin la chute de l'autorité impériale en Provence pendant que la puissance des comtes se renforce. Charles Ier (1226-1285), de la maison d'Anjou, succède à celle de Barcelone. Charles d'Anjou est plus puissant qu'aucun de ses prédécesseurs. Pendant près d'un demi-siècle la royauté arlésienne reste en sommeil.

Les sursauts du royaume d'Arles[modifier | modifier le code]

Les prétentions de la veuve de Saint Louis, la reine Marguerite, l'une des filles de Raimond-Bérenger IV (v. 1198-1245), comte de Provence, en réveillent le souvenir. À la mort de sa sœur, Béatrice, l'épouse de Charles Ier d'Anjou, Marguerite tente de récupérer le comté de Provence. Elle fait assigner son beau-frère, Charles d'Anjou, devant le pape et l'empereur, Rodolphe d'Habsbourg, dont elle reconnaît formellement la suzeraineté sur la Provence. L'Empereur ne s'immisce pas dans la querelle mais, Charles d'Anjou étant resté sourd à l'appel, Rodolphe d'Habsbourg saisit l'occasion pour affermir ses droits, et inféode la Provence à Marguerite jusqu'à ce que Charles consente à s'entendre avec lui. L'empereur lui accorde alors l'investiture des comtés de Provence et de Forcalquier, et lui confirme tous les privilèges accordés par ses prédécesseurs aux Bérangers (1280). Rodolphe d'Habsbourg qui entendait profiter de sa position en tant que roi des Romains pour affirmer la position de sa famille commencer alors à négocier avec Charles Ier d'Anjou avec lequel il vient de se réconcilier. L'idée germe en 1280 de restaurer la royauté d'Arles au profit du petit-fils de Charles, le futur roi de Hongrie Charles Martel d'Anjou, et également futur beau-fils de Rodolphe via son mariage avec Clémence de Habsbourg. Cette idée rencontre une très vive opposition de la part de l'écrasante majorité des sujets du royaume, et Marguerite se fait alors la championne des opposants au parti Angevin (seul le Dauphin Humbert Ier et le comte de Valentinois Aymar IV, en conflit avec leur archevêque et évêque respectif, sont partisans de Charles). Ils se rassemblent à Lyon fin 1281 pour décider de finalement rassembler l'armée à Macon pour lutter contre Charles, alors que ce dernier fourbi ses armes en Provence. Finalement, la révolte des Vêpres siciliennes à la Pâque 1282 détourne l'ensemble des forces Angevines vers la Sicile et ce projet de restauration, le dernier, n'ira pas plus avant.

En 1312, le royaume d'Arles refait surface. Henri VII du Saint-Empire, empereur, tient à affirmer les droits de l'Empire sur le royaume d'Arles. L'empereur, mécontent du parti pris en Italie par Robert d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence, en faveur des guelfe contre lui, condamne à mort Robert d'Anjou et le déchoit de ses terres de Provence qu'il offre à Frédéric, roi de Sicile, à condition que ce dernier les conquiert. Il confirme également tous les droits et privilèges de l'archevêque d'Arles. La menace reste sans effet.

Le , Philippe IV le Bel rattache au royaume le comté de Lyon, ancienne capitale des Gaules et important carrefour commercial européen, par le traité de Vienne (le Comté de Forez était auparavant devenu un état vassal en 1167). Le , Philippe VI achète le dauphiné de Viennois par le traité de Romans.

À nouveau, le royaume d'Arles n'entendit plus parler des empereurs germaniques jusqu'à ce que Charles IV du Saint-Empire retrouve en 1355[10], le chemin de la Provence et confirme une fois encore, tous les privilèges de l'Église d'Arles.

Jeanne d'Anjou et son mari Louis de Tarente, mis en danger à Naples par Louis le Grand, le roi de Hongrie, reviennent en Provence. Jeanne consent à rendre hommage à Charles IV, pour le gouvernement de la Provence, et ce dernier lui accorde par diplôme daté du à Aix-en-Provence, l'investiture du comté. Charles IV est de retour en Provence en 1365, et se faire couronner dans l'église Saint-Trophime d'Arles.

La fin du royaume d'Arles[modifier | modifier le code]

Des affaires plus importantes dans l'Empire, auxquelles il préfère donner la primeur, rappellent l'empereur Charles IV en Allemagne. Ne pouvant plus songer à la Provence, il prend la décision de s'en débarrasser et cède ses droits sur la couronne d'Arles à Louis d'Anjou en 1366, qui se voit là, affranchi de toute suzeraineté.

La réunion de la Provence à la couronne de France, en 1483 mit fin à toute idée de rétablissement de ce royaume, dont il ne fut plus question[Note 3].

Le comté de Bourgogne (dernière possession impériale du Royaume d'Arles) deviendra français lors du Traité de Nimègue en 1678.

Institutions[modifier | modifier le code]

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Le royaume d'Arles et la duché de Bourgogne aux XIIe et XIIIe siècles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ces terres correspondent approximativement aux terres comtoises.
  2. Henri III se fit couronné roi d'Arles en 1038.
  3. E.-F. Grasset, auteur de la Notice sur les chartes impériales du royaume d'Arles ajoute encore : « Il est vrai qu'en 1532 Charles-Quint, ayant envahi la Provence, prétendit revendiquer le royaume de Bourgogne et fit même, dit-on, des actes de souveraineté à Aix et à Marseille en qualité de roi d'Arles ; mais on ne peut regarder cela comme une entreprise sérieuse de relever ce trône qui s'était écroulé pour toujours. Quant aux actes de ce prince, il n'en reste pas de traces dans nos archives. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Superficie estimée à partir de Google Earth.
  2. Liutprand de Crémone, Antapodosis, l. III, c. 48.
  3. Carlrichard Bruhl, Naissance de deux peuples : Français et Allemands, IXeXIe siècle, Fayard, 1995, 387 p.
  4. Cart. de Cluny, no 396. Lire en ligne.
  5. Jean Dufour, Recueil des actes de Robert Ier et de Raoul, rois de France (922 – 936), Paris 1978, no 17 et 18.
  6. Étienne Fournial, « Les origines du comté et les premiers comtes de Forez », « La souveraineté du Lyonnais au Xe siècle », dans Le Moyen Âge, t. 62, (1956). p. 436. Lire en ligne.
  7. Laurent Ripart, Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle), vol. 3, Université de Nice, coll. « thèse sous la dir. de Henri Bresc », , 833 p. (lire en ligne), p. 178 – 180, « Une autre hypothèse semble donc plus simple et plus probable : le comte Humbert pourrait bien être le fils de Charles-Constantin, ce qui permettrait de résoudre le vieux problème de la mystérieuse disparition de la descendance de la lignée de Louis l'Aveugle. […] il existe une très forte probabilité pour que notre comte Humbert soit le fils de Charles-Constantin ».
  8. Ibid., p. 332.
  9. Jean-Maurice Rouquette (sous la direction de), Arles, histoire, territoires et cultures », p. 343.
  10. E.-F. Grasset, Notice sur les chartes impériales du royaume d'Arles, existant aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, parue dans le Répertoire des travaux de la société de statistique de Marseille.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Poupardin :
    • Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855 – 933), É. Bouillon, 1901.
    • Le royaume de Bourgogne (888 – 1038) : étude sur les origines du royaume d'Arles, Librairie Honoré Champion, Paris, 1907 (lire en ligne).
  • Honoré Bouche, Histoire de Provence.
  • Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz, Mémoires pour servir à l'histoire des royaumes de Provence et de Bourgogne jurane, Lausanne, 1851.
  • E.-F. Grasset, Notice sur les chartes impériales du royaume d'Arles, existant aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, parue dans : Répertoire des travaux de la société de statistique de Marseille.
  • François Demotz :
    • L’An 888. Le Royaume de Bourgogne. Une puissance européenne au bord du Léman, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, coll. « Le savoir suisse », , 142 p., chap. 83.
    • La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens, Lausanne, Société d'histoire de la Suisse romande, 2008.
  • Bertrand Schnerb, L'État bourguignon 1363 – 1477, Éditions Perrin, 1999.
  • Paul Bonenfant :
    • Philippe le Bon : sa politique, son action, De Boeck Université, 1996, 476 p., (ISBN 2804121151).
    • « La persistance des souvenirs lotharingiens », dans Bulletin de l'Institut Historique Belge de Rome, fascicule XXVII, 1952, p. 53 – 64.
    • « Les projets d'érection des Pays-Bas en royaume du XVe au XVIIIe siècle », dans Revue de l'Université de Bruxelles, tome XLI, 1935-1936, p. 151 – 169.
  • Chaume (Abbé), « Le sentiment national bourguignon de Gondebaud à Charles le Téméraire », 1922, dans Mémoires de l'Académie de Dijon, p. 195 – 308.
  • Yves Cazaux, L'idée de Bourgogne, fondement de la politique du duc Charles, « 10e rencontre du Centre Européen d'Études Burgondo-médianes », Fribourg, 1967, Actes publiés en 1968, p. 85 – 91.
  • « État bourguignon et Lotharingie », Académie royale de Belgique, dans Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales et politiques, 5e série, tome XLI, 1955, p. 266 – 282.

Liens externes[modifier | modifier le code]