Arc de Campanus

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Arc de Campanus
Arc de Campanus et thermes nationaux.JPG

L'arc romain de Campanus, situé à Aix-les-Bains, date du Ier siècle.

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Aix les Bains, l'Arc de Campanus par A. Deroy, c1850

L'arc romain de Campanus est un monument funéraire situé sur la commune française d'Aix-les-Bains dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Construit par les Romains au Ier siècle apr. J.-C., l'arc de Campanus fait aujourd'hui l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire d'Aix-les-Bains.

Les premières occupations romaines à Aix-les-Bains (Aquea) semblent remonter au Ier siècle de l'ère chrétienne[2], en raison de la présence des sources thermales chaudes[3]. Rattachée administrativement à la cité de Vienne, la ville est un « vicus », doté d’un conseil de « decemlecti » (conseil municipal de dix membres)[4].

La ville possédait des thermes importants, actuellement en plein centre ville[5], à côté desquels a été dressé sur une terrasse inférieure, à l'ouest, l'arc funéraire de Campanus, et en aval, une deuxième terrasse sur laquelle a été construit le temple de Diane au IIe siècle[6].

L'arc de Campanus a été érigé à Aquea en l'honneur de la famille Campanii[réf. souhaitée].

Architecture[modifier | modifier le code]

Cet arc est situé devant les thermes Pellegrini, entre la place des Thermes et la place Maurice Mollard. Il est classé monument historique[7].

Description[modifier | modifier le code]

L'arc de Campanus dessiné par Borgonio en 1674[3]

Cet arc fut dressé à la fin du Ier siècle de notre ère par le patricien de la Gaule Narbonnaise, Lucius Pompeius Campanus[3], riche notable allobroge de la cité de Vienne (dont dépendait alors Aquae).

Bien que cet arc comporte des inscriptions en l'honneur de la famille Campanus (la glorification monumentale des élites et leur famille étant une nouveauté à cette époque[3]), la fonction du monument reste cependant incertaine.

Envisagé comme arc funéraire, le monument est pourtant éloigné du cimetière romain, et un interdit religieux romain ne permettait pas les enterrements en ville.

En revanche, l'arc est disposé de manière à offrir une perspective en direction des thermes, et une route dallée passait sous son arche[8] : l'hypothèse d'une porte urbaine est la plus probable. De plus, les thermes, le temple et l'arc sont contemporains.

Oublié, l'arc devient au XVIe siècle l'entrée de la salle de justice, puis aux siècles suivants il est intégré dans le mur d'une écurie, s'enterre peu à peu, et est sauvé en 1821. Il se dresse depuis la destruction en 1867 d'un hôtel qui l'entourait au milieu de l'actuelle place Maurice Mollard.

Construction[modifier | modifier le code]

L'arc mesure 9,15 m de haut et 7,10 m de large, mais seulement 75 cm d'épaisseur[3]. Les pierres de calcaire sont ajustées sans mortier. L'unique ouverture est une arcade de plein cintre de 6 m sur 3,5 m, sous laquelle existait un passage dallé.

Au-dessus des deux piliers existe un entablement avec architrave, et une frise de huit niches qui accueillait, peut-être, des bustes. Sur la façade ouest sont gravés les noms des ascendants de Lucius Pompeius Campanus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Arc de Campanus », notice no PA00118163, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Canal, Alain (sous la dir.). Rapport des fouilles en sauvetage sous la place Maurice Mollard. Lyon, Drac (dact.), 1992.
  3. a, b, c, d et e Inventaire général du patrimoine aixois, l'arc de Campanus, par Joël Lagrange et Marie-Reine Jazé-Charvolin.
  4. Textes épigraphiques ; Musée lapidaire d'Aix-les-Bains.
  5. Sous l'actuelle place Maurice Mollard, entre la mairie et les thermes nationaux.
  6. Une partie du temple a été englobée dans les thermes nationaux. Des vestiges sont visibles depuis l'intérieur du bâtiment.
  7. Décision du 7 août 1890.
  8. Charles Despine (1834) et A. Küpper-Böhm, cités dans Inventaire général du patrimoine aixois, l'arc de Campanus, par Joël Lagrange et Marie-Reine Jazé-Charvolin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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