Léon Grosse

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Léon Grosse
logo de Léon Grosse

Création 1881
Fondateurs Léon Grosse
Personnages clés Léon Grosse, Bernard Bonnet, Bertrand Grosse, Olivier Grosse
Forme juridique Société anonyme à conseil de surveillance et directoire
Slogan 100% entrepreneur
Siège social Aix-les-Bains
Drapeau de France France
Direction Président du Directoire : Bertrand Grosse

Directeur Général : Patrick Bertin

Actionnaires Famille Léon Grosse
Activité Construction, BTP
Filiales Léon Grosse Nucléaire (LGN) Léon Grosse Eléctricité (LGE)
Effectif 2 300
Site web www.leongrosse.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d’affaires 763 M (2016)
en augmentation +1,6% (2015/2016)
Résultat net 11 M (2016)
en diminution -9,1% (2015/2016)

Léon Grosse est une entreprise française de bâtiment et travaux publics (BTP). Avec un chiffre d’affaires consolidé de 763 M€ en 2016[1] et près de 2 300 collaborateurs répartis en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Derrière les trois majors du BTP, Léon Grosse est la cinquième entreprise française de construction et de gros œuvre[2].

Créé en 1881 par Léon Grosse à Aix-les-Bains (Savoie), le groupe a notamment réalisé le stade Jean Bouin à Paris, le satellite S4 de l’aéroport Roissy-CDG, la salle Pleyel, la tour du Parlement européen de Strasbourg et la gare TGV d'Aix-en-Provence[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une PME aixoise devenue un groupe national[modifier | modifier le code]

Léon Grosse (1856-1941) fonde, avec son cousin Élie Gerlat, en 1881 à Aix-les-Bains, dans le département de la Savoie, une entreprise de plâtrerie-peinture puis vers de bâtiment. Entre 1884 et 1905 l'entreprise réalise à Aix-les-Bains 54 villas particulières et plusieurs hôtels de luxe (l'Hôtel des Îles britanniques, l'Hôtel International, l'Hôtel Thermal et le Grand Cercle d'Aix-les-Bains)[4] en lien avec le développement du thermalisme de la ville[3]. En 1901, l'entreprise réalise les établissements hydrothérapiques d'Évian[4].

En 1901, Léon Grosse acquiert la concession pour le sud-est de la France du procédé Hennebique de béton armé[5], ce qui lui assure une large avance sur sa concurrence et permet le développement de son activité dans les travaux publics : ponts (Notre-Dame-de-Briançon, Césarches, celui de la Balme sur le Rhône, réalisé en 1910 et 1914 de 95 m, testé avec des modèles réduits), des barrages (notamment sur le Fier) et des usines hydroélectriques[4].

Première entreprise de BTP de Savoie et Haute-Savoie, Léon Grosse dispose en 1914 de ses propres carrières, bétonnières et même d'une scierie. Pour assurer le financement de son activité, le propriétaire s'investit également dans la Banque de Savoie, où il devient membre du Conseil d'administration[4].

Devenue une société anonyme (1920), l'entreprise participe à la reconstruction de Reims, et s'installe à Paris (1925), où elle réalise la salle Pleyel. Elle participe également à la construction de la ligne Maginot à Neuf-Brisach. Le fils de Léon Grosse, Jean Grosse (1893-1977) refuse de participer au Mur de l'Atlantique[5], ce qui nuit à l'activité de l'entreprise, qui profite ensuite de la reconstruction à partir de 1944 puis de la construction des grands magasins et des supermarchés, avec notamment la construction de Cap 3000. Léon Grosse construit également l'Anneau de vitesse de Grenoble et la Maison de la Culture de Grenoble.

Léon Grosse (1925-2014) entre dans l'entreprise en 1950, devient directeur de l'agence de Paris en 1957 et président dix ans plus tard, au retrait de son père. Sous sa présidence l'entreprise réalise ses plus grands ouvrages et bâtiments et ouvre de nombreuses agences partout en France (Montpellier, Brétigny, Gueugnon, Nantes...)[5], y compris par acquisitions. 33 sites existent en 2016, tous en France. Léon Grosse construit notamment la tour du Parlement européen de Strasbourg (1998)[3], la piste de bobsleigh, luge et skeleton de La Plagne (1992) et la couverture de la gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV (1992)[3], ainsi que le Zénith de Saint-Étienne.

Descendant du fondateur, Bertrand Grosse (1959-), est devenu président du directoire en 2015. Formé à EPFL, il a travaillé dans une filiale de Fougerolle deux ans avant de rejoindre le groupe familial, où il conduit des travaux pour les agences d'Annecy, de Nice, de Lyon, puis devient le directeur régional Rhône-Alpes PACA en 1999, et directeur général adjoint de l’entreprise en 2003. Directeur général en 2006, il est nommé le 23 avril 2015 par le conseil de surveillance à la présidence du Conseil d'administration[6].

Présidents et présidents du directoire[modifier | modifier le code]

  • Léon Grosse (1881-1941)
  • Jean Grosse (1941-1968)
  • Léon Grosse (1968-2003)
  • Bernard Bonnet (2003-2015)
  • Bertrand Grosse (depuis 2015)

Activités[modifier | modifier le code]

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Entreprise Léon Grosse. 2009. Remplacement de la Poste Centrale du Havre par un immeuble de standing.

L'entreprise a réalisé la rénovation et l’agrandissement du stade Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne, la rénovation du Musée de l’Homme à Paris, la construction de la nouvelle gare RER de Nanterre-Université ou encore du centre national d’entraînement pour le compte de la Fédération Française de Tennis.

Autres réalisations :

Chiffres[modifier | modifier le code]

Avec un chiffre d’affaires de près de 763 millions d'euros en 2016[1], la société est indépendante de tout groupe financier et reste la propriété de la famille Grosse à hauteur de 87 %[7].

En juin 2017, l'entreprise possédait un cours en bourse estimé à 1 200 , ce qui faisait d'elle la plus importante, au niveau régional, cotée en bourse[8]. Aujourd'hui l'entreprise Léon Grosse n'est plus cotée en bourse

L'entreprise emploie environ 2 300 collaborateurs en France métropolitaine et dans les DOM-TOM[9], contre 3 000 précédemment[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Entreprise Générale Léon Grosse : Comptes sociaux et consolidés 2016 » [PDF] (consulté le 6 juin 2017)
  2. La Rédaction, « Léon Grosse était une figure du BTP », Le Dauphiné libéré,‎
  3. a b c d e f g h i et j La Rédaction, « L’entrepreneur Léon Grosse est décédé », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  4. a b c et d Vie économique et histoire des entreprises de Haute-Savoie de 1815 à 2012, par Roger Bonazzi, Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie et La Salévienne, 2013.
  5. a b et c Historique du groupe sur son site internet, consulté le 14 février 2016
  6. Bertrand Grosse prend la tête de l’entreprise Léon Grosse, Olivier Baumann, Le Moniteur, 23 avril 2015.
  7. Challenge : Les plus grandes fortunes
  8. « Le Dauphiné Entreprises », Le Dauphiné Libéré, no 22584,‎ , p. 15
  9. Présentation du groupe sur son site internet, consulté le 14 février 2016