Deltaplane

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Deltaplane
Deltaplane dans la commune de Bonneval-sur-Arc

Un deltaplane ou aile delta[1] est un aéronef léger monoplace ou biplace dont le décollage et l'atterrissage se font à pied, à aile le plus souvent en forme de delta et à pilotage pendulaire. Un deltiste est une personne qui pratique le vol libre sur un deltaplane, activité sportive encadrée par la fédération aéronautique internationale et des fédérations nationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tout premier deltaplane a été inventé par Albrecht Ludwig Berblinger en 1811[2]. Le concept fut repris dans les années 1890 par Otto Lilienthal.

À la fin des années 1950, l'ingénieur Francis Rogallo travaille sur une aile destinée à équiper les capsules spatiales pour la rentrée dans l'atmosphère[3]. Cette aile doit être légère, pliante, facile à mettre en œuvre, etc. Ses travaux débouchent sur une aile en toile souple triangulaire. Le profil de la toile est donné par l'écoulement de l'air. Les premiers tests sur le cerf-volant sont concluants, mais le projet n'est pas retenu pour les capsules spatiales (on préférera le classique parachute fessier). Par la suite, on pensera à utiliser cette aile pour s'élancer d'une hauteur. L'aile Rogallo de base a de gros défauts, particulièrement celui de perdre sa forme dans certaines circonstances (la toile se met à plat). Dans ce cas, elle ne porte plus du tout, et c'est le crash assuré. La première évolution a consisté à mettre un mât au-dessus de l'aile, afin de garder la toile toujours en état de vol grâce à des haubans.

Figure mondiale du parachutisme et un des précurseurs du deltaplane, Léo Valentin est parfois considéré comme le premier « homme-oiseau », même si le terme est excessif, son équipement lui permettant seulement de planer et non de voler et l'obligeant à l'usage d'un parachute, qu'il ouvrait en général à 1 000 m du sol, pour se poser.

Deux problèmes se posaient alors, d'une part des voilures très souples dont les qualités de stabilité étaient très réduites (risques de départs en piqué incontrôlable), d'autre part la qualité des matériaux ainsi que la frêle expérience des constructeurs rendaient les risques de rupture en vol importants. Ce n'est que dans les années 1960 que des pionniers utilisèrent cette invention pour rejoindre et imiter les oiseaux et qu'apparurent des ailes delta de plus en plus opérationnelles. L'Australien Bill Moyes, conçut cette année-là une première aile delta de 4,5 mètres carrés[4]. Il fut le premier à effectuer les premiers vols libres en aile delta. Vols tractés, vols depuis des sommets, Bill Moyes est à l'origine du Hang glidig[5]. Le 4 juillet 1969, son associé et compatriote Bill Bennett démarra à ski, tiré par un canot à moteur, puis se détacha du canot et survola la statue de la Liberté[6].

En France, Yannis Thomas tracté, survole Paris et la tour Eiffel en aout 1972. L’événement est décrit dans la presse avec de nombreuses photos spectaculaires. Un court métrage illustrant l’exploit sera projeté avant un film d’Alain Delon et diffusé à la télévision en aout 1973[7].

Delta-plane piloté par Christian Paul-Depasse, avril 1973

Début janvier 1973, de retour de Californie, Christian Paul-Depasse réalise son premier prototype d'aile delta. Le 13 mars 1973, Il dépose à l’I.N.P.I. la marque « DELTA-PLANE »[8]. « Delta » pour la forme, « Plane » pour la fonction. Il crée la société Delta, qui concevra et vendra les ailes et accessoires de cette marque en France et dans le monde. Le nom du premier planeur ultra léger Delta-Plane, fabriqué en série et vendu en France, est devenu une appellation générique pour ce type d’aile delta et sa pratique[9],[10].

Rudy Kishazy effectue en 1973 le premier vol en deltaplane depuis l'aiguille du midi, dans le massif du Mont-Blanc[11],[12]. Il réalise également les premiers looping en deltaplane au-dessus des Grands Montets[13].

Le club Hommes Oiseaux est créé par Jacky Roux et Richard Vaudaux qui sont parmi les premiers à pratiquer le deltaplane en France[14]. Le matériel était alors importé des États-Unis et les pilotes effectuaient des bricolages-maisons pour améliorer leur matériel. Leurs vols s'effectuaient depuis plusieurs sommets du Chablais : Ubine, mont Bernand à Bernex, Vailly, Habère-Poche, au col de Feu (sur le versant Lullin) ou depuis Thollon. Plusieurs membres du club ont effectué quelques exploits comme l'envol depuis la Dent d'Oche par Jacques Martinerie, Patrick Maillard et Patrick Bardin, ou sur les pentes de l'Etna, en 1977, alors que le volcan est en grande activité [réf. souhaitée], et le survol du premier open de Monaco en 1975[réf. souhaitée].

Afin de gagner en performance, les deltaplanes modernes sont à double surface. Des lattes servent à conserver le profil de l'aile, un extrados bombé et un intrados plat. Dans les années 1990, les progrès des matériaux (alliages de métaux, composites, plastiques et fibre de verre ou de carbone) ont permis la fabrication de deltaplanes d'abord sans mât ni haubans, puis à ailes rigides. Le manque de fiabilité des appareils et la formation un peu sauvage des premières années ont contribué aux nombreux accidents et à la mauvaise réputation initiale du deltaplane. À la fin du XXe siècle, l'appareil est plus sûr et la formation plus professionnelle.

Ces améliorations de la fiabilité et des cursus de formation, combinées à une médiatisation croissante, ainsi qu'à l'organisation d'événements tels que la Coupe Icare en France, ont permis dans un premier temps un certain essor du deltaplane. Cet essor fut ensuite compromis par le développement d'un nouveau type d'aéronef : le parapente. Ce dernier, ressenti comme plus facile à utiliser que le deltaplane (stockage, transport...) marginalisa progressivement le deltaplane dans la pratique du vol libre. Pourtant, le deltaplane conserve ses qualités propres (meilleure finesse, vitesse de vol supérieure, position du pilote horizontale à la manière d'un oiseau, plus grande durée de vie...). Ainsi aux États-Unis, le nombre de pratiquants du deltaplane reste néanmoins comparable au nombre de pratiquants du parapente[15].

Principe de vol[modifier | modifier le code]

Avant l'envol.

Le principe est relativement simple : une aile en forme de delta, est autostable quand elle vole. Le pilotage « pendulaire » se fait avec peu d'effort. Le pilote est allongé la tête au vent dans un harnais intégral profilé, fixé sur le squelette solide de l'aile, au point d'accrochage au milieu de la voile. Le « trapèze » avec ses deux montants et sa barre de contrôle permet au pilote par l'effort de ses bras de se décaler sur les côtés et d'avant en arrière pour déplacer le centre de gravité par rapport au centre de portance de l'aile delta ce qui engendre un léger vrillage des ailes, suffisant pour induire un virage ou une accélération.

Sur l'évolution « rigide », le pilotage est différent et se fait sans gros effort à l'aide de gouvernes intégrées à l'aile. Elles s'actionnent par des câbles par déplacement latéral du « trapèze ».

Principes du décollage[modifier | modifier le code]

Quel que soit le type d'aile utilisé, conformément aux principes du vol libre, le décollage et l'atterrissage se font à pied, en portant cet aéronef léger. Le décollage le plus courant avec un deltaplane s'effectue depuis un point situé en hauteur, une simple colline ou une dune pouvant suffire. Certains sites sont équipés d'une rampe facilitant cette manœuvre. Plus l'inclinaison de la pente ou de la rampe est grande, moins le pilote devra courir.

Le décollage peut être décomposé en deux phases. La première est la phase de propulsion. Pendant la mise en mouvement, le pilote est propulseur de son aile dans la pente jusqu'au moment où le harnais va être en tension et prendre en charge le poids du pilote. La propulsion de l’aile est effectuée à l’aide des épaules. La seconde est la phase de traction. Cette phase débute quand le harnais est en tension et prend en charge progressivement le poids du pilote. À partir de cet instant l’aile est tractée dans la pente par le pilote par l’intermédiaire du point d’accrochage du harnais à l’aile. C’est ce qui va permettre d’acquérir une vitesse maximale pour un décollage optimisé.

Le deltaplane peut également se pratiquer en plaine, le décollage étant alors effectué grâce à un treuil spécialement conçu. Il est également possible de décoller depuis une falaise, de se faire tracter par un avion léger ou encore de se faire larguer depuis une montgolfière. Un deltaplane peut aussi se faire remorquer par un ULM.

Évolution des ailes[modifier | modifier le code]

Depuis 1970, les ailes delta ont remarquablement évolué, passant de l'aile Rogallo à l'aile rigide. Malgré le petit nombre de deltistes, environ 1 000 en France, des constructeurs continuent à faire progresser les Ailes pour la compétition et le loisir.

Quatre classes d'ailes coexistent depuis la fin des années 1990.[réf. nécessaire]

Les ailes dites « souples »[modifier | modifier le code]

  • Classe 1 : machines à structures en alliage d'aluminium souvent couplé à du carbone, elles sont issues de l’aile Rogallo mais avec un allongement nettement supérieur (environ 8). Initialement avec un mat, cette classe 1 définie les ailes sans mat (pour un gain de performance) depuis la création de la « classe sport » au début des années 2000. Leur pilotage est pendulaire. Leurs performances sont d'environ de finesse 15, taux de chute mini 0,8 m/s, vitesse maxi 130 km/h.
  • Classe Sport : machines à structures en alliage d'aluminium, elles sont issues de l’aile Rogallo mais avec un allongement nettement supérieur (environ huit). Elles sont globalement identiques à la classe 1, mais avec la conservation d'un mat et d'un profil moins « tendu », privilégiant le confort et le plaisir de vol, plutôt que la performance max. Leur pilotage est pendulaire. Leurs performances sont d'environ de finesse 12, taux de chute mini 0,8 m/s, vitesse maxi 100 km/h.

Les ailes dites « rigides »[modifier | modifier le code]

  • Classe 5 : machines à bord d'attaque rigide constitué de deux poutres carbones à profil en « D ». Leur bord de fuite est constitué de lattes en carbone se dépliant à l'arrière des poutres en « D ». Le tout est enveloppé d’une toile fine en Dacron. L'allongement est d'environ 11. Leur pilotage est mix : Pendulaire + Volets latéraux. Leurs performances sont d'environ finesse 19, taux de chute mini 0,7 m/s, vitesse maxi 120 km/h. Après plusieurs essais de prototypes dans les années 1980/1990, ce type d'aile a pris son essor commercial depuis la fin des années 1990.
  • Classe 2 : ces ailes sont entièrement rigides. Elles font partir de la famille des ailes de Vol Libre par leur capacité de décollage et d'atterrissage à pieds, cependant leur pilotage entièrement par volets aérodynamiques (non-pendulaire) les apparentes plus à de petits planeurs. Leurs performances sont d'environ de finesse 26, taux de chute mini 0,7 m/s, vitesse maxi 140 km/h.

Les risques de la pratique du deltaplane[modifier | modifier le code]

En France, l'étude 2005 de la commission sécurité de la FFVL (Fédération française de vol libre) conclut : « La statistique décès de 0,26 pour mille (0,00026) permet de confirmer que le vol libre reste bien un sport « à risques » et que le risque fatal est tout à fait comparable à celui d'autres sports « à risques » et/ou de pleine nature. »[16].

Il faut toutefois prendre ces chiffres avec prudence pour plusieurs raisons. La principale est que les chiffres concernent toute l'activité vol libre (incluant donc le parapente), alors même que le deltaplane est minoritaire dans cette pratique. La FFVL recense moins de 1 000 licenciés en France déclarant pratiquer le deltaplane, ce qui en fait un échantillon beaucoup trop petit pour fournir un taux au dix millième, alors même que le nombre d'accidents fatals annuels en deltaplane fluctue entre zéro et quelques unités. Se fonder sur des chiffres d'une année uniquement n'est donc pas vraiment significatif dans ce contexte puisqu'une année sans décès en deltaplane ne permettrait pas de dire que « le deltaplane n'est pas un sport à risque ».

Organisations[modifier | modifier le code]

La pratique du deltaplane est un sport aérien encadré, en France, par la Fédération française de vol libre, en Suisse, par la FSVL (Fédération suisse de vol libre), en Belgique, par la FBVL (Fédération belge de vol libre), et au Canada, par l'ACVL (Association canadienne de vol libre).

Compétitions[modifier | modifier le code]

Les compétitions au début étaient en rapport avec les piètres performances de l'appareil : meilleure finesse, ce qui permettait une émulation des divers constructeurs, ou de simple précision d'atterrissage.

Avec les ailes de plus en plus performantes, le principe repose sur la réalisation, à partir d'un décollage commun, d'un circuit défini par le survol imposé de balises. Celles-ci sont définies par des coordonnées ce qui implique une instrumentation de vol idoine tels qu'un récepteur GPS ; autrefois des points repérables au sol devaient être photographiés sous un certain angle. Les parcours définis au jour le jour en fonction des conditions météorologiques par un directeur d'épreuve peuvent atteindre les deux cents kilomètres. Chaque pays a son championnat national, un championnat européen est organisé tous les deux ans en alternance avec un championnat du monde également tous les deux ans, réunissant les équipes nationales des pays concurrents. Plus de 150 pilotes peuvent concourir.

Il existe un classement et parfois des compétitions séparés entre la catégorie des « souples » (le deltaplane classique) et son évolution « rigide » pour des raisons de performance différente

En France, les pilotes de « rigides », d'une moyenne d'âge un peu plus élevée,[réf. nécessaire] préfèrent souvent la CFD (Coupe fédérale de distance), qui est une compétition informelle qui consiste à effectuer des vols hors du commun[17],[18].

Classement « World Pilote Ranking » (WPR)[modifier | modifier le code]

Au-delà des classements des compétitions ponctuelles, championnats nationaux, européens et mondiaux, la FAI a établi un classement mondial des pilotes en fonction de tous leurs résultats récents. Ce classement est défini par le WPRS (World Pilote Ranking System).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Championnat du monde Classe 1

Année Vainqueur Vice 3e Nations Lieu
1976 Terrence Delore Dean W. Kupchanko Steve Moyes ? Kössen, Drapeau de l'Autriche Autriche
1979 Josef Guggenmos Johnny Carr Gérard Thévenot ? Grenoble, Drapeau de la France France
1981 Pedro Paulo Lopes Richard Pfeiffer Graham Slater ? Beppu, Drapeau du Japon Japon
1983 Steve Moyes Stew Smith Graham Hobson ? Tegelberg Drapeau de l'Allemagne Allemagne
1985 John Pendry Steve Moyes Randy Haney ? Kössen, Tirol, Drapeau de l'Autriche Autriche
1987 Rick Duncan Bruce Case Steve Moyes ? Mount Buffalo, Drapeau de l'Australie Australie
1989 Robert Whittall Thomas Suchanek John Pendry ? Fiesch, Drapeau de la Suisse Suisse
1991 Thomas Suchanek Pedro Paulo Lopes Paulo Coelho ? Governador Valadares, Drapeau du Brésil Brésil
1993 Thomas Suchanek Christopher Arai Mark Gibson ? Owens Valley, Drapeau des États-Unis États-Unis
1995 Thomas Suchanek Manfred Ruhmer Richard Walbec ? Ager, Drapeau de l'Espagne Espagne
1997 Guido Gehrmann Oleg Bondarchuk Manfred Ruhmer ? Forbes, Drapeau de l'Australie Australie
1999 Manfred Ruhmer Andre Luiz Wolf Pedro Matos ? Monte Cucco, Drapeau de l'Italie Italie
2001 Manfred Ruhmer Gerolf Heinrichs Robert Reisinger ? Algodonales-Cadiz, Drapeau de l'Espagne Espagne
2003 Manfred Ruhmer Robert Reisinger Antoine Boisselier ? Brasilia, Drapeau du Brésil Brésil
2005 Oleg Bondarchuk Robert Reisinger Gerolf Heinrichs ? Hay, Drapeau de l'Australie Australie
2007 Attila Bertok Robert Reisinger Gerolf Heinrichs ? Big Spring, Texas, Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Alessandro Ploner Jon Durand Thomas Weissenberger ? Laragne, Drapeau de la France France
2011 Alessandro Ploner Christian Ciech Primoz Gricar ? Monte Cucco, Drapeau de l'Italie Italie
2013 Manfred Ruhmer Alessandro Ploner Filippo Oppici ? Forbes, Drapeau de l'Australie Australie
2015 Christian Ciech Antoine Boisselier Christian Voiblet ,, Valle de Bravo, Drapeau du Mexique Mexique
2017 Petr Benes Alessandro Ploner Christian Ciech ,, Brasilia, Drapeau du Brésil Brésil
2019 Alessandro Ploner Christian Ciech Primoz Gricar ,, Friuli-Venezia-Giulia Drapeau de l'Italie Italie

Championnat d'Europe Classe 1

Année Vainqueur Vice 3e Lieu
1977 Gérard Thévenot Pierre Germaine Michael de Glanville Kössen Drapeau de l'Autriche Autriche
1980 Gérard Thévenot Walter Schonauer Graham Hobson Kössen Drapeau de l'Autriche Autriche
1982 Anthony Hughes Graham Hobson Robert Bailey Millau, Drapeau de la France France
1984 Anthony Hughes Josef Guggenmos Pierre Girardet Vôgô Drapeau de la Norvège Norvège
1986 John Pendry Robert Calvert Gérard Thévenot Gyöngyös Drapeau de la Hongrie Hongrie
1988 John Pendry Bruce Goldsmith Jess Flynn Alpago Drapeau de l'Italie Italie
1990 John Pendry Manfred Ruhmer Robert Whittall Kranjska Gora Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
1992 John Pendry Thomas Suchanek Jens Krotseng Governador Valadares, Drapeau du Brésil Brésil
1994 Thomas Suchanek Manfred Ruhmer John Pendry Laragne, Drapeau de la France France
1996 Thomas Suchanek Manfred Ruhmer Guido Gehrmann Dunaújváros, Drapeau de la Hongrie Hongrie
1998 Manfred Ruhmer Guido Gehrmann Christian Ciech Podbresova, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie
2000 Manfred Ruhmer Robert Reisinger Oleg Bondarchuk Innsbruck, Drapeau de l'Autriche Autriche
2002 Manfred Ruhmer Guido Gehrmann Antoine Boisselier Bled, Drapeau de la Slovénie Slovénie
2004 Manfred Ruhmer Alessandro Ploner Mario Alonzi Millau, Drapeau de la France France
2006 Michael Friesenbichler Oleg Bondarchuk Primoz Gricar Opatija, Drapeau de la Croatie Croatie
2008 Elio Cataldi Thomas Weissenberger Michael Friesenbichler Greiffenburg Drapeau de l'Autriche Autriche
2010 Gerolf Heinrichs Thomas Weissenberger Attila Bertok Ager, Drapeau de l'Espagne Espagne
2012 Alessandro Ploner Dan Vyhnalik Primoz Gricar Kayseri, Drapeau de la Turquie Turquie
2014 Annulé -- -- Monte Arangoiti, Sierra Leire, Drapeau de l'Espagne Espagne
2016 Christian Ciech Alessandro Ploner Peter Neuenschwander Krushevo; Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord
2018 Alessandro Ploner Grant Crossingham Balazs Ujhelyi Krushevo, Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord

Records[modifier | modifier le code]

Dustin Martin, pilote des États-Unis, est recordman de distance avec 765 km couverts en 10 h 30 min ; record établi le , à Zapata, au Texas, en compagnie de Jonny Durand Jr. (759 km). Ils détrônent ainsi le record de Manfred Ruhmer de 701 km réalisé en 2001, au même endroit[19].

L'Autrichien Tom Weissenberger, vice-champion d'Europe 2010 et 2008, a établi, le 12 novembre, un nouveau record du monde en deltaplane : 353 km aller-retour entre le désert d'Atacama et l'océan Pacifique sud, au Chili[20],[21]

De nombreux records ont été établis en France, au travers des Alpes, avec des vols de plus de trois cents kilomètres.

Les vitesses de vol lors de ces records avoisinent les 70 km/h de moyenne et des vitesses de transition entre deux thermiques bien plus élevées encore[22].

Un record de gain d'altitude de 4 526 m a été réalisé par le suisse Christian Voiblet (3e aux championnats du monde 2015) en Namibie, en janvier 2012. L'altitude maximum de ce record est à plus de 6 000 m[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Termes génériques dérivés de la marque commerciale Delta-Plane (1973)
  2. (en) Harsch V1, Kriebel J., « Albrecht Ludwig Berblinger--inventor of the spring prosthesis and hang-glider (1811) », Aviation, space and environmental medecine, vol. 77, no 10,‎ , p. 1087-1090 (lire en ligne).
  3. « Le cerf-volant au service de l'astronautique », Aviation Magazine de l'espace, no 339,‎ .
  4. (en) « Bill Moyes 50 years of Hang Gliding », sur Youtube, (consulté le ).
  5. (en) « Moyes Delta Gliders », sur Moyes.com, (consulté le ).
  6. (en) « The australien hang gliding history », sur Australian hanh gliding history, (consulté le ).
  7. Max Gautier (photogr. Georges Beutter), « Yannis Thomas, l'homme cerf-volant », Télé 7 jours,‎ , p. 88. 89..
  8. Dépôt de marque à l'I.N.P.I. (Copie de la publication) LE DELTA-PLANE 873.559.-Produits ou Services désignés : Véhicules, appareils de locomotion par terre, par air et par eau : jeux, jouets,article de sport. Dép.le 13 mars 1973. à l'INPI (n°148.385), par M. Paul Depasse (Christian), 18, rue Duret, Paris. Classe : 12 et 28. Dépôt de marque cédé à la Sté Delta en 1974 et enregistré à l'INPI le sous le no 89.546.
  9. Dominique Jorand, « L’emergence du vol libre français. une analyse par les conflits » [PDF], (consulté le ).
  10. Librairie Larousse, 1990, 1720 p.  (ISBN 2-03-301291-3), p. 314.
  11. « Quelques dates sur l'histoire du Mont-Blanc », sur Aiguille du Midi, (consulté le ).
  12. « Histoire », sur Le Mont Blanc.
  13. (en) « First loop in a hang glider. Pilot Rudy Kishazy », sur YOUTUBE, (consulté le ).
  14. Yvan Strelzyk. Ils ont été les pionniers du vol en deltaplane. Le Messager, édition du Chablais du 1er mars 2012.
  15. (en) « Advertising demographics », sur USHPA (consulté le ).
  16. Voir un rapport d'études de la FFVL de 2005.
  17. Bribes de règlement, sur le site de la FFVL.
  18. CFD : résultats 2008, sur deltaplane.info.
  19. sur le site de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI).
  20. « Deltaplane : il vole sur 353 km », Le Monde,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  21. http://www.wings-on-tour.com/?p=1626.
  22. Records de vitesse sur le site de la FAI.
  23. Flight detail : Christian Voiblet.