Amélie-les-Bains-Palalda

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Amélie-les-Bains-Palalda
Amélie-les-Bains-Palalda
Vue générale d'Amélie-les-Bains.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Marie Costa
2020-2026
Code postal 66110
Code commune 66003
Démographie
Gentilé Améliens, Améliennes et Palaldéens, Palaldéennes
Population
municipale
3 503 hab. (2018 en diminution de 3,12 % par rapport à 2013)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 34″ nord, 2° 40′ 21″ est
Altitude Min. 176 m
Max. 1 424 m
Superficie 29,43 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Amélie-les-Bains-Palalda
(ville-centre)
Aire d'attraction Amélie-les-Bains-Palalda
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Canigou
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Amélie-les-Bains-Palalda
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Amélie-les-Bains-Palalda
Liens
Site web http://www.amelie-les-bains.com

Amélie-les-Bains-Palalda Écouter (en catalan, Els Banys. pour Amélie-les-Bains et Palaldà ou Palaudà pour Palalda, soit de nos jours Els Banys i Palaldà) est une commune française créée en 1942 et située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Améliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Amélie-les-Bains-Palalda se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie et est frontalière avec l'Espagne (Catalogne)[1].

Elle se situe à 31 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, et à 7 km de Céret[3], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Montbolo (1,7 km), Reynès (3,0 km), Arles-sur-Tech (3,7 km), Taillet (5,8 km), Taulis (6,3 km), Céret (6,7 km), Corsavy (7,7 km), Oms (7,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Amélie-les-Bains-Palalda fait partie du Vallespir, ancienne vicomté (englobée au Moyen Âge dans la vicomté de Castelnou), rattachée à la France par le traité des Pyrénées (1659) et correspondant approximativement à la vallée du Tech, de sa source jusqu'à Céret[5].

Communes limitrophes d’Amélie-les-Bains-Palalda[6],[7]
Montbolo
Arles-sur-Tech Amélie-les-Bains-Palalda Reynès
Saint-Laurent-de-Cerdans Maçanet de Cabrenys
(Espagne)

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 943 hectares. L'altitude de la commune varie entre 176 et 1 424 mètres[8]. Le centre d'Amélie-les-Bains est à une altitude de 219 m[9].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[10]. On a relevé des tremblements de terre en 1903, 1920 et 1922.[réf. nécessaire]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[13]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[11].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 877 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1977 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records AMELIE-LES-BAINS (66) - alt : 252m, lat : 42°28'36"N, lon : 02°39'54"E
Records établis sur la période du 01-01-1977 au 02-06-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,5 5,7 7,8 11,2 14,8 17,2 17,1 14,2 11,1 6,5 4 9,7
Température moyenne (°C) 8,9 9,3 11,7 13,5 16,8 20,6 23,6 23,4 20,4 16,9 12,2 9,6 15,6
Température maximale moyenne (°C) 14,6 15,2 17,8 19,2 22,3 26,4 30 29,8 26,7 22,8 17,9 15,1 21,5
Record de froid (°C)
date du record
−12,4
15.01.1985
−8,6
11.02.1986
−5,4
11.03.10
−0,5
14.04.1998
0,7
07.05.1982
5,1
07.06.1984
8
11.07.1993
8,8
26.08.1985
5,4
28.09.07
0,2
29.10.12
−4,9
20.11.1985
−6,5
02.12.1980
−12,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
29
05.01.13
28,8
27.02.19
30,1
09.03.00
32,1
08.04.11
35
29.05.01
41,4
28.06.19
39
17.07.1994
41
12.08.03
38,4
06.09.16
36
01.10.1997
29
06.11.13
26,6
16.12.1985
41,4
2019
Ensoleillement (h) 142,9 168,1 220,9 227 263,9 312,4 339,7 298 241,5 168,6 148,8 136,5 2 668,2
Précipitations (mm) 82,4 55,5 51,2 84,8 99,3 61,5 41,1 72,5 67,9 100,2 93,4 79,8 889,6
Source : « Fiche 66003001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base


Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est arrosée par le fleuve côtier Tech qui fait des boucles et donne ce relief si escarpé à la cité . Le Mondony traverse le sud de la ville pour se jeter dans le Tech.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Tech »[17], d'une superficie de 1 467 ha, héberge le Barbeau méridional qui présente une très grande variabilité génétique dans tout le bassin versant du Tech. Le haut du bassin est en outre colonisé par le Desman des Pyrénées[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 2[Note 4] sont recensées sur la commune[19] :

  • « le Vallespir » (47 344 ha), couvrant 18 communes du département[20] ;
  • le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Amélie-les-Bains-Palalda est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[22],[23],[24]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Amélie-les-Bains-Palalda, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[25] et 6 165 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[26],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amélie-les-Bains-Palalda, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[28],[29].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (80,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,6 %), zones urbanisées (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par la route départementale 115, qui doit faire l'objet d'aménagements dans la prochaine décennie afin de permettre une meilleure communication entre la ville et la plaine littorale.

La ville était de plus desservie par le chemin de fer avant sa destruction par l’inondation de 1940. Une voie verte reliant Le Boulou à Arles-sur-Tech emprunte la plateforme de l'ancienne voie ferrée.

En matière de transports en commun, la commune est desservie par les lignes 530, 531, 532 et 535 du réseau régional liO.

Elle dispose aussi de son propre réseau de bus, Amélia.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La reine Marie-Amélie en compagnie de ses deux fils cadets (1835).
Amélie-les-Bains

Amélie-les-Bains était jadis connue sous le nom Els Banys d'Arles (« Les Bains d'Arles »). Le nom d'Arles (Arulas en 934) viendrait des racines Ar et El, désignant une vallée se transformant en plaine et la présence d'une rivière dans cette même vallée[31]. Les « Bains d'Arles » étaient les sources chaudes, situées à proximité d'Arles, puis les thermes romains liés à ce lieu.

À la suite de la construction du fort par Vauban en 1670, le territoire prend le nom de « Fort-les-Bains[32] ».

La commune change de nom le [33] pour devenir « Amélie-les-Bains » en hommage à la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, épouse de Louis-Philippe Ier[9]. Par la suite, la reine Amélie découvre Les Bains d'Arles en 1848, sans doute grâce à l'invitation du général de Castellane, gouverneur militaire du Roussillon à l'époque. Elle en devient alors une propagandiste enthousiaste[34],[32].

Palalda

Palalda est citée dès 814 sous le nom de villam Paladdanum. Les mentions suivantes donnent de Palatiodano (874), in Palatioatan (881) puis in Palaldano et Palatio Dan (1091). Une famille de Palauda est mentionnée au XIIIe siècle[9].

Montalba-d'Amélie

Pour le différencier du village de Montalba situé près d'Ille-sur-Têt, le hameau est mentionné à partir du XVIIIe siècle sous le nom de Montalbà dels Banys ou Montalba les Bains, en référence à l'ancien nom d'Els Banys, puis à partir de 1840, Montalba d'Amélie lorsque Els Banys ou Les Bains devient « Amélie-les-Bains[35] ». On rencontre également au début du XXe siècle le nom de Montalba d'Arles, en référence à la ville d'Arles-sur-Tech située à proximité au nord-est[36].

Le , Montalba change officiellement de nom pour devenir « Montalba-d'Amélie[33] ».

Amélie-les-Bains-Palalda

Après la fusion d'Amélie-les-Bains et de Palalda le , le nom de la nouvelle commune devient « Amélie-les-Bains-Palalda ». Il ne change pas après le rattachement de la commune de Montalba-d'Amélie le .

En catalan, le nom de la commune est Els Banys d'Arles pour Amélie-les-Bains et Palaldà ou Palaudà pour Palalda, soit de nos jours Els Banys d'Arles i Palaldà[37].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un arrêté préfectoral du rattache, le , la commune de Palalda à celle d'Amélie-les-Bains pour former la nouvelle commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[33].

Le , un arrêté préfectoral rattache la commune de Montalba-d'Amélie à celle d'Amélie-les-Bains-Palalda[33], sans le changement du nom de cette dernière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, les communes des Bains d'Arles, Montalba-les-Bains et Palalda sont toutes trois incluses dans le nouveau canton d'Arles, dont elles font toujours partie à ce jour à travers la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[33]. À compter des élections départementales de 2015, la commune devient le bureau centralisateur du nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

5 rue des thermes Amelie les bains 2021.jpg

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1942[38]
Période Identité Étiquette Qualité
10 octobre 1941 20 août 1944 François Mefler   Maire d'Amélie-les-Bains devenu Amélie-les-Bains-Palalda le
20 août 1944 5 mars 1945 Gaudérique Parent    
19 mars 1945 17 décembre 1950 Georges Bosch    
17 décembre 1950 23 janvier 1951 Jean Trescases    
25 février 1951 14 février 1952 Gustave Pouzens    
14 février 1952 19 mars 1959 Paul Alduy SFIO puis
Soc.ind.
Haut fonctionnaire
Député de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales (1958 → 1981)
Conseiller général du canton de Prats-de-Mollo-la-Preste (1955 → 1959)
19 mars 1959 10 avril 1959 Jean Aspar    
10 avril 1959 18 mars 2001 Jacqueline Alduy SFIO puis DVG
puis UDF-CDS
Sénatrice des Pyrénées-Orientales (1982 → 1983)
Conseillère générale du canton d'Arles-sur-Tech (1967 → 2001)
18 mars 2001 5 juillet 2020 Alexandre Reynal PS Commerçant
Président de la Communauté de communes du Haut Vallespir[réf. nécessaire]
Conseiller général du canton d'Arles-sur-Tech (2001 → 2015)
Conseiller départemental du canton du Canigou (2015 → )
Vice-président du conseil général puis départemental
5 juillet 2020 En cours Marie Costa[39] SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].

En 2018, la commune comptait 3 503 habitants[Note 7], en diminution de 3,12 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253221226249225331371407574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8361 0091 3901 4121 4291 6681 5001 7381 381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3401 3281 3831 3341 5711 6991 8472 9002 882
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 9643 6623 9083 7133 2393 4753 6443 7023 493
2018 - - - - - - - -
3 503--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avant 1946, la population recensée est celle d'Amélie-les-Bains exclusivement.

À partir de 1968, la population recensée inclut également celle de Montalba-d'Amélie.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[44] 1975[44] 1982[44] 1990[44] 1999[44] 2006[45] 2009[46] 2013[47]
Rang de la commune dans le département 12 13 19 24 24 29 29 30
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Amélie-les-Bains-Palalda possède une école maternelle publique, avec un effectif de 48 élèves en 2014[48], une école élémentaire publique, avec un effectif de 120 élèves en 2014[49], et une école primaire publique (maternelle et élémentaire), avec un effectif de 92 élèves en 2014[50].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : et 2e dimanche d'octobre[51].
  • Marché : les jeudis[51].
  • Festibanyes : spectacle taurin, chaque année début septembre[52]. L'édition 2013 voit l'annulation d'une partie du spectacle sous la pression des internautes[53].

Santé[modifier | modifier le code]

Association caritatives[modifier | modifier le code]

  • La Croix-Rouge a commencé à oeuvrer dans cette ville en 1888[54]. En 2021 elle continue son oeuvre au 5 rue Joseph Coste.
    5 rue Joseph Coste

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby

Lors de la saison 2013-2014, l'Entente Vallespir Arles-sur-Tech-Amélie-les-Bains-Palalda (EVAAP) a été championne de France de 3e série en battant l'US Quint-Fonsegrives 19 à 3[55],[56],[57].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 219 [58]. En 2011, ce revenu est de 18 709 [59].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Quentin d'Amélie-les-Bains (XIXe siècle).
Amélie-les-Bains
Amélie-les-Bains possède sept nécropoles sur son territoire : l'ancien et le nouveau cimetières, le cimetière militaire, le cimetière protestant, près de la maison du gardien, Montalba-d'Amélie, l'ancien et le nouveau cimetières de Palalada, et le cimetière du Rosaire, près de l'église Saint-Martin.
Dans ces cimetières reposent toutes les personnes appartenant au peuple, au clergé, à la noblesse, et à l'armée. Leur histoire se raconte à la lecture de leur stèle, et tous ces personnages font de la principale nécropole amélienne, un petit Père Lachaise. En 1996, Jerry de Pierregot écrivit un ouvrage sur les Nécroples améliennes à la fin du XXe siècle.
  • Tombe d'un samouraï japonais au cimetière communal d'Amélie-les-bains.

La commune a vu passer beaucoup de personnages célèbres. Tous n'y sont pas inhumés. Y sont morts, par exemple le maréchal Achille Baraguey d'Hilliers ou le médecin-major Ernest Duchesne, qui découvrit le pénicillium trente ans avant Fleming, et dont un square rappelle la mémoire. Quelques grandes maisons françaises sont représentées dans ces nécropoles, telles que Maupeou d'Ableiges, Arcis de Chazournes, Saint-James, Chaudoir, Gavrel de Loupiac, Juest de Mire, Lamer, Lemonier de La Haitrée, Lelarge de Lourdoueix, Viaris de Lesegno, Bradisch de Wexford, un prince indien, etc. On y trouve également des personnages hétéroclites, le fondateur de la République rouge de Palalda, un boulanger qui inventa un pétrin à pédales, un samouraï, des créateurs d'apéritif (pi-flip), des officiers.

  • Pont sur le Tech : pont en arc en béton armé à trois articulations construit par Simon Boussiron en 1909[60].

Palalda

Le village a une allure médiévale, avec la place au centre de l'ancien château donnant sur l'église Saint-Martin.

  • L'église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois en 967, est composée d'une nef unique voûtée d'un berceau "écrasé" du XIe ou du XIIe siècle. La partie orientale de l'édifice fut totalement reconstruite au XVIe siècle. Le chœur conserve un superbe retable baroque daté de 1656 ainsi que d'autres œuvres.
  • Le calvaire, haut de 8 m est situé au sommet d'une colline.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Rosaire de Palalda.
  • Musée postal (départemental) et musée d'art et traditions populaires dans le même bâtiment, sont situés à côté de l'église.
Montalba-d'Amélie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Amélie-les-Bains-Palalda

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti, au premier d'azur à saint Quentin d'or tenant de sa main dextre une palme de sinople, au second de gueules aux deux tours rondes d'argent coulissées de sable, rangées en barre et posées à plomb, à un soleil non figuré d'or brochant en chef sur la partition, à la champagne du même chargée de quatre pals aussi de gueules.


Galerie[modifier | modifier le code]

Temple Protestant de l'église Réformée Unie. Rue des Thermes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Cazes (abbé), Amélie-les-Bains-Palaldà, Guide Touristique Conflent, 1975.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[16].
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
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Références[modifier | modifier le code]

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