Challes-les-Eaux

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Challes-les-Eaux
Entrée de la ville de Challes-les-Eaux.
Entrée de la ville de Challes-les-Eaux.
Blason de Challes-les-Eaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton La Ravoire
Intercommunalité Chambéry métropole
Maire
Mandat
Daniel Grosjean
2008-2014
Code postal 73190
Code commune 73064
Démographie
Gentilé Challésien(ne)s
Population
municipale
5 100 hab. (2011)
Densité 903 hab./km2
Population
aire urbaine
125 974 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 43″ N 5° 58′ 49″ E / 45.545278, 5.980278 ()45° 32′ 43″ Nord 5° 58′ 49″ Est / 45.545278, 5.980278 ()  
Altitude Min. 290 m – Max. 565 m
Superficie 5,65 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-challesleseaux.com

Challes-les-Eaux est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Challésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Challes-les-Eaux se situe dans la cluse de Chambéry, à une dizaine de kilomètres au sud-est de la ville et à l'ouest du massif des Bauges dans le département de la Savoie.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Challes-les-Eaux remonte à la fin du XIVe siècle et doit son nom à un seigneur de la famille de Challes, famille qui possédait dès le XIIIe siècle un immense territoire en Bresse. Le comte de Savoie Amédée V, par son mariage avec Sybille, incorpora la Bresse à son comté et par conséquent l'ensemble des terres de Challes. Un siècle plus tard, un des membres de la famille devint Seigneur du Puy, village de la modeste paroisse de Triviers. En 1594, les biens du dernier descendant de la famille de Challes, décédé sans héritiers, furent cédés à Louis Milliet, baron de Faverges. Cet illustre personnage, qui fut tour à tour jurisconsulte, président de Savoie, grand chancelier et chargé d'ambassade en Suisse auprès de Louis XIV, choisit de changer de nom pour se faire appeler Millet de Challes et ce par une lettre patente du 10 octobre 1569.

La famille Milliet, est une très ancienne famille savoyarde, originaire de Genève. Les membres de la famille sont successivement titrés baron puis marquis de Faverges (1644), baron puis marquis de Challes (1669), baron puis marquis d'Arvillars (1678). La famille Milliet est composée de trois branches : Faverges, Challes et Arvillars.

Le 9 mars 1628, Hector Milliet acquiert la seigneurie d'Arvillars et prend le nom de Millet d'Arvillars. Mais à la Révolution, Jacques-Antoine Balmain, juge au Tribunal d'appel de Grenoble, acquit le domaine de Challes et ses dépendances par contrat du 5 thermidor an IV. Du temps des marquis de Challes, Jean-Jacques Rousseau était venu donner des leçons de musique à une demoiselle de Challes. La fille de Balmain épousa le docteur Louis Domenget, médecin du roi de Sardaigne, syndic de la commune, qui découvrit en 1841 la source qui changea la destinée de la commune jusqu'à lui donner un nouveau nom : Challes-les-Eaux[1],[2]. Domenget vendit le château et les eaux à une société qui convertit le château et exploita l'établissement thermal. Aujourd'hui, c'est un hôtel.

Première montgolfière savoyarde[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 1784, a lieu la première expédition de Savoie en montgolfière. En provenance du parc du Château de Buisson-Rond, c'est à Challes-les-Eaux (Trivier) que vint se poser l'appareil aux ordres de l'ingénieur Louis Brun et de Xavier de Maistre, officier au régiment de Real-Navi.

Challes s'appelait Trivier jusqu'en 1872.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 1997, le jumelage entre Challes-les-Eaux et Godiasco Salice Terme[3] a été mis en place afin de construire des liens de paix et d’amitié entre les deux communes de France et d’Italie, et développer les échanges culturels, scolaires et sportifs. Le jumelage a été effectif les 27 et 28 mai 2000. Cette ville italienne est située dans la province de Pavie au Nord de l’Italie dans la région de Lombardie : elle présente de nombreux points communs avec Challes-les-Eaux sur les points suivants : importance démographique, le thermalisme, l’histoire des communes, leur économie, et la proximité des exploitations viticoles. Ces deux communes ont fêté leur dixième anniversaire de jumelage en 2010.

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À cette occasion, le cinéma de la commune de Challes : « le Challenger » a proposé, au cours du mois de mars, une semaine de cinéma consacrée aux films italiens (3 films tout public). Des cours d’italien sont aussi organisés afin de faciliter le dialogue entre ces deux villes[4]. Plusieurs activités comme : des pique-niques, des cours d’italien, un forum des associations, des réceptions d’invitations entre jumeaux, des voyages culturels découverte de l’Italie, la promotion label Savoie, le cinéma italien et une chorale sont proposés chaque année.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Challes se rattache à l'étymon pré-indo-européen cal-, maison, abri, d'où dérive également chalet. L'équivalent latin est quietus, voir Queige.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Roger Dumollard PS  
1977 mars 2001 Michel Maurin RPR  
mars 2001 en cours Daniel Grosjean UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 100 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
397 449 465 621 639 636 621 605 576
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
581 590 602 588 612 572 588 645 587
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
547 620 769 805 1 171 1 294 1 448 2 031 2 308
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
2 580 2 801 3 931 4 829 5 100 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

En 2006, l’équipe de basket-ball féminine de la ville, Challes-les-Eaux Basket, 3 fois championne de France, revient en première division professionnelle : la Ligue féminine de basket.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est une station thermale de la Savoie.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Challes-les-Eaux est desservie par trois lignes du réseau STAC géré conjointement par Chambéry Métropole et Connex. Il s'agit des lignes 3 dans la direction de Saint-Jeoire-Prieuré, 7 ayant son terminus à Challes-les-Eaux (Roc Noir) et 8 pour Saint-Jeoire-Prieuré.

Elle est aussi desservie par la gare de Chambéry - Challes-les-Eaux.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de Challes[modifier | modifier le code]

L'établissement thermal[modifier | modifier le code]

En 1841, les Challésiens découvraient un petit filet d’eau blanchâtre qui n’avait pas l’apparence d’une eau de source classique. Deux ans plus tard, en 1843, l’eau fut analysée par l’Académie de médecine et le congrès scientifique de France avec une teneur de soufre de 260 mg/L. C’est vers 1875 que le débit de cette source augmente : il passe de 250 à 750 litres par jour. Actuellement, 500 litres d’eau soufrée s’écoulent de la source. Rapidement Challes-les-Eaux fut connu pour son eau sulfureuse aux bienfaits reconnus : la plus riche de l’époque[7].

Le thermalisme challésien connut son âge d'or dans les années 1930-1950. Les hôtels luxueux (aujourd'hui disparus), les pensions de famille plus modestes, les "meublés" (chez l'habitant), puis les campings s'emplissaient d'une clientèle éclectique : mineurs du nord soignant leur silicose, parisiens souffrant d'affections otho-rhino, mais aussi des comédiens prenant soin de leurs gorges. Louis Jouvet, Edwige Feuillère, Michèle Morgan, Annie Cordy entre autres furent curistes de nombreuses années[8].

À ce jour, les thermes se chargent de soigner deux grandes catégories de maladies au niveau des voies respiratoires et gynécologiques : pharyngites, amygdalites, rhinopharyngites, rhinites et rhinosinusites, otites, dysfonctionnements tubaires, laryngites, bronchites avec ou sans dilatation des bronches, douleurs pelviennes, troubles hormonaux, dysménorrhées, dyspareunies, suite de l’accouchement, ménopause, endométriose… peuvent alors être soignés.

En plus des soins médicaux, d’autres prestations sont proposées au public, tout au long de l’année comme l’accès au hammam et espace repos, la balnéothérapie avec ses modelages et massages relaxants (sous la responsabilité d’un kinésithérapeute), réflexologie plantaire, soins du visage et du corps avec des rituels relaxants. Des programmes minceur, des enveloppements, divers soins à la carte sont suggérés à la clientèle des thermes. Les tout-petits peuvent bénéficier de massages « douceur ». Les jeunes ou futures mamans peuvent notamment profiter d’une mini-cure. Cet établissement est ouvert toute l’année du lundi au samedi de 9h à 19h où sont effectués des soins de jour uniquement. Les curistes peuvent être logés au Camping Municipal « Le Savoy » ou dans les nombreux hôtels proposés par la commune.

Le casino NewCastel[modifier | modifier le code]

Le casino de Challes-les-Eaux

Le casino de Challes-les-Eaux, de style empire, a été construit en 1883. En 1918, une plaque fut posée par l’armée des États-Unis sur la façade de l'établissement, suite au séjour de ses troupes dans la commune. En 1944, les lieux furent confisqués et occupés par l'armée allemande afin d'y établir une infirmerie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la croix ancrée de sable
Commentaires : Ce blason est celui des seigneurs de Challes, originaires de Bourg-en-Bresse. Étienne de Challes épouse Ambroisie Crochet de Montmerminod et vient s'installer en Savoie. Ses descendants posséderont le château de 1450 à 1590[9]. On trouve une illustration de ce blason dans la chapelle du château.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lovie, La vraie vie de tous les jours en Savoie romantique : 1815-1860, vol. 4 de Trésors de la Savoie,‎ 1977, 224 p., p. 197.
  2. Marc Boyer, Le thermalisme dans le grand sud-est de la France, Presses universitaires de Grenoble,‎ 2005, 420 p. (ISBN 978-2-70611-271-3), p. 316.
  3. http://challesgodiasco.com/page4.html
  4. Conseil Municipal de Challes-les-Eaux. Jumelage Challes-les-Eaux Godiasco Salice Terme. Bulletin municipal, 2011, p23.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Dumollard, André. La reine du soufre. La fontaine de Siloé, 1993. 204p. (ISBN 2-908607-46-7)
  8. Dumollard, Roger. De Triviers à Challes-les-Eaux... 150 ans de thermalisme. Office thermal et touristique de Challes-les-Eaux. 1991.72 p.
  9. Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers. Capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé. Collection « Les Savoisiennes » (ISBN 2-84206-341-4, 9782842063412), p. 204.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Noël Violette, Challes avec deux ailes : 1913-2013, Cent ans d'aéronautique à Challes-les-Eaux, Bleu Ciel Éditions,‎ 2012, 288 p. (ISBN 978-2-91801-516-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]