Challes-les-Eaux

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Challes-les-Eaux
Challes-les-Eaux - 2015.JPG
Photographie en couleurs de la mairie. Photographie en couleurs de l’église et du presbytère.
Photographie en couleurs de la Rue des Écoles. Photographie en couleurs de la Rue des Écoles. Photographie en couleurs de la Rue des Écoles.
De haut en bas, de gauche à droite : vue générale, la mairie, l’église, les Thermes, le château des Comtes de Challes et le casino.
Blason de Challes-les-Eaux
Blason
Challes-les-Eaux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Josette Remy
2020-2026
Code postal 73190
Code commune 73064
Démographie
Gentilé Challésiens
Population
municipale
5 609 hab. (2020 en augmentation de 7,27 % par rapport à 2014)
Densité 993 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 43″ nord, 5° 58′ 49″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 565 m
Superficie 5,65 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Chambéry
(banlieue)
Aire d'attraction Chambéry
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de La Ravoire
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Challes-les-Eaux
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Challes-les-Eaux
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Challes-les-Eaux
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Challes-les-Eaux
Liens
Site web www.ville-challesleseaux.fr

Challes-les-Eaux (prononcé [ʃaləleo]) est une commune française et une station thermale située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune de Challes-les-Eaux se trouve dans le sud-ouest du département de la Savoie, dans le pays de l'Albanais. À vol d’oiseau, elle se situe à 5,7 km au sud-est de Chambéry[1], préfecture du département, et respectivement 34,1 km au sud-ouest et 41,5 km au nord-ouest des deux sous-préfectures : Albertville[2] et Saint-Jean-de-Maurienne[3]. Le chef-lieu de canton, La Ravoire[4], est quant à lui à 1,8 km au sud-ouest de la commune.

La commune se situe au sud-ouest de la communauté d’agglomération du Grand Chambéry.

Challes-les-Eaux est limitrophe de cinq autres communes, toutes rattachées à la communauté d’agglomération du Grand Chambéry.

Communes limitrophes de Challes-les-Eaux
Barby
La Ravoire Challes-les-Eaux Curienne
Saint-Baldoph Saint-Jeoire-Prieuré

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Challes-les-Eaux est située au pied du mont Saint-Michel (895 m).

La superficie de la commune est de 565 hectares, ce qui en fait l’une des communes les moins étendues de la communauté d’agglomération, loin derrière la plus imposante, la commune d’Aillon-le-Jeune, qui s’étale sur 3 409 hectares. L’altitude de Challes-les-Eaux varie de 290 à 720 mètres[5], avec un relief très varié. La commune se trouve au cœur de la Trouée des Marches et est entourée par plusieurs monts, dont le Saint-Michel, le Peney et le Granier.

Le point le plus élevé de la commune (720 m) se situe dans le mont Saint-Michel, à quelques mètres des deux chapelles (situées à la limite de la commune avec Curienne) qui culminent au sommet de celui-ci, tandis que le point le bas bas (290 m) se trouve au niveau de l’aérodrome et du plan d’eau. L’altitude du chef-lieu est d’environ 310 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de la cascade de la Furieuse à Challes-les-Eaux.
La Furieuse, qui descend en cascade du Mont Saint-Michel, alimente La Mère.

Challes-les-Eaux est traversé par un petit ruisseau, nommé La Mère (7,02 km, aussi appelé Ruisseau de la Boisserette ou Nant de la Boisserette)[6], qui se jette dans l’Albanne (12,98 km)[S 1] quelques kilomètres plus loin.

Bien qu’elle ne soit pas référencée sur le site du SANDRE, une petite source alimente La Mère : la Furieuse, qui trouve son origine à la base du Mont Saint-Michel[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Nant de la Boisserette asséché en .
Le casino sous la neige en .

La situation géographique de Challes-les-Eaux soumet la commune à un climat tempéré continental[8]. Les amplitudes thermiques sont modérées, caractérisées par des étés modérément chauds et des hivers frais. La pluviométrie est assez équilibrée, mais des déficits hydriques ne sont pas à exclure selon les années, en période estivale notamment. On constate toutefois une dégradation des conditions climatiques depuis le littoral vers l’intérieur des terres. Cela se manifeste par une atténuation des vents, des hivers un peu plus froids avec des gelées plus persistantes dans certaines zones exposées, des précipitations moyennes annuelles moindres que dans le reste de la Savoie, des orages d’été plus ou moins violents.

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune de 1946 à 2017 et mise en service en 1946 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[9]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records CHALLES LES EAUX (73) - alt : 298 m 45° 33′ 54″ N, 5° 58′ 12″ E
Records établis sur la période du 01-02-1946 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,3 −1,7 1,4 4,5 9,2 12,5 14,7 14,2 10,8 7 1,7 −1,2 5,9
Température moyenne (°C) 1,7 3,2 7,1 10,5 15,2 18,6 21,1 20,6 16,5 12 5,8 2,5 11,3
Température maximale moyenne (°C) 5,7 8 12,9 16,5 21,1 24,7 27,6 27 22,3 16,9 10 6,2 16,6
Record de froid (°C)
date du record
−23
14.01.1960
−22,1
15.02.1956
−16,1
07.03.1970
−8,1
08.04.1956
−4
02.05.1962
0,3
03.06.1962
3,1
07.07.1962
3,9
21.08.1972
−1,2
27.09.1972
−6
30.10.1950
−12,8
30.11.1973
−19,9
03.12.1973
−23
1960
Record de chaleur (°C)
date du record
17,9
15.01.1975
21,9
28.02.1960
27,1
22.03.1990
29,5
21.04.18
33,7
24.05.09
37,4
27.06.19
39,8
31.07.20
39,7
12.08.03
33,6
03.09.1962
30,6
04.10.1966
25,3
12.11.18
23,3
18.12.1989
39,8
2020
Précipitations (mm) 92,4 78 89,4 87,1 101,5 96,2 85,2 93,2 105,1 105,3 100,5 101,3 1 135,2
Source : « Fiche 73064001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte des voies de communication.
Carte des voies de communication.

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

À vingt minutes de Challes-les-Eaux[10], l’Aéroport de Chambéry-Savoie (code AITA : CMF * code OACI : LFLB) assure des liaisons régulières vers les Pays-Bas, en assurant des liaisons avec Amsterdam-Schiphol et Rotterdam-La Haye, mais aussi vers le Royaume-Uni en proposant des départs vers Birmingham, Cardiff, East Midlands, Édimbourg, Exeter, Leeds-Bradford, Londres-City, Manchester, Newcastle et Southampton[11].

Challes-les-Eaux dispose également d’un aérodrome (code OACI : LFLE) utilisé pour le tourisme et le loisir.

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Malgré sa petite taille, Challes-les-Eaux dispose de nombreuses rues[12] dont une infime partie est à la charge de l’État et du département. L’autoroute A43, reliant Lyon à Modane, longe la frontière ouest de la commune, mais ne passe pas par le territoire communal. En revanche, celui-ci est traversé par trois routes départementales :

  • la D 1006, sur un axe nord/sud ;
  • la D 5, sur un axe nord-ouest/sud-est ;
  • la D 9, sur un axe nord-est/sud-ouest.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire

Challes-les-Eaux ne dispose d’aucune gare sur son territoire, mais la gare la plus proche se situe à Chambéry et porte le nom de Gare de Chambéry - Challes-les-Eaux depuis 1923 pour faciliter la visibilité de la station thermale. Cette gare permet de relier Challes-les-Eaux à de nombreuses villes à l’échelle régionale, en assurant des liaisons vers Aime, Aix-les-Bains, Albertville, Ambérieu, Annecy, Annemasse, Bourg-Saint-Maurice, Culoz, Évian-les-Bains, Grenoble, Landry, Lyon, Modane, Montmélian, Moûtiers, Saint-André-le-Gaz, Saint-Gervais-les-Bains, Thonon-les-Bains et Valence, mais aussi à l’échelle nationale, permettant de relier la ville au Havre, à Lille (Gares de Lille-Europe et de Lille-Flandres), Marseille, Nantes, Paris, Rennes et Strasbourg, ainsi qu’au niveau international, grâce aux TGV assurant des liaisons vers Amsterdam, Bruxelles, Genève, Milan et Turin.

Bus
Les lignes de bus traversant Challes-les-Eaux.
Un Synchro Bus devant la gare de Chambéry en avril 2019.

La commune est desservie par quatre lignes du réseau Synchro Bus, géré conjointement par le Grand Chambéry et Keolis Chambéry. Les lignes concernées sont :

  • la ligne   C  , qui arrive sur le territoire communal par le nord-ouest et dispose de son terminus au centre-ville de Challes-les-Eaux. Elle relie Challes-les-Eaux à La Motte-Servolex via le centre-ville de Chambéry et dessert 5 arrêts dans la commune (Médipôle, Forêt, Baraques, Église Challes et Challes Centre).
  • la ligne  1 , qui traverse la commune du nord-est au sud-est du territoire. Elle relie Saint-Jeoire-Prieuré à La Motte-Servolex via le centre-ville de Chambéry et dessert 4 arrêts dans la commune (Plan d’eau, Challes Centre, Triviers et Trois Prés).
  • la ligne  6 , qui entre sur le territoire communal à l’ouest et en sort quelques kilomètres plus loin, au nord-ouest. Elle relie Saint-Baldoph au centre commercial Galion, à Bassens, et dessert 1 arrêt dans la commune (Médipôle).
  • la ligne  14 , qui circule uniquement en heure de pointe — Les départs en heures creuses sont assurés à la demande (TAD) — traverse la commune du nord-ouest au sud-est du territoire. Elle relie le Lycée du Granier, à La Ravoire, à Saint-Jeoire-Prieuré et dessert 5 arrêts dans la commune (Médipôle, Forêt, Framboisiers, Galoppe et Trois Prés).

Une cinquième ligne, la ligne   B  , dispose de son terminus à la frontière entre le territoire communal et celui de Barby : Roc Noir. Cette ligne relie Barby à Sonnaz via le centre-ville de Chambéry.

Le dimanche et les jours fériés, seules les lignes   B   et   C   circulent. Le réseau de nuit ayant été supprimé dans le cadre du nouveau réseau, aucun bus ne traverse la commune entre 21 heures 30 et 5 heures 30 en semaine, de même que le dimanche matin.

Cars
Un car du réseau Transisère à Chambéry.

La commune est également desservie par trois lignes de cars dont :

Tramways
Le trolleybus et le tramway à Saint-Jeoire-Prieuré vers 1929.

De 1897 à 1930, un tramway reliait le centre-ville de Chambéry à la station thermale, située à 5 kilomètres au Sud. La ligne a été fermée en 1930 et remplacée par un trolleybus, en activité jusqu’en 1955.

Pistes cyclables et liaisons douces[modifier | modifier le code]

Le réseau cyclable est encore en développement. La commune dispose de deux pistes cyclables ; la Voie verte des Planeurs, qui relie Challes-les-Eaux à la commune de Barby, et l’Avenue Verte Sud, qui relie Challes-les-Eaux à Chambéry vers le nord et au lac de Saint-André vers le sud. La ville aménage aussi ses rues de sorte à offrir plus de sécurité aux piétons. Ainsi, la place de la Liberté, située devant l’Office de Tourisme, et la place Louis Dumollard, située devant le cinéma, sont piétonnisées en 2012, suivies de la partie basse de l’avenue Charles Pillet en 2016.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Challes-les-Eaux est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chambéry, une agglomération intra-départementale regroupant 35 communes[16] et 190 279 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (43,1 %), forêts (25,8 %), zones agricoles hétérogènes (21,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), prairies (0,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Challes se rattache à l'étymon pré-indo-européen cal-, maison, abri, d'où dérive également chalet. L'équivalent latin est quietus, voir Queige.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shale, selon la graphie de Conflans[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Challes-les-Eaux remonte à la fin du XIVe siècle et doit son nom à un seigneur de la famille de Challes, famille qui possédait dès le XIIIe siècle un immense territoire en Bresse. Le comte Amédée V de Savoie, par son mariage avec Sybille, incorpora la Bresse à son comté et par conséquent l'ensemble des terres de Challes. Un siècle plus tard, un des membres de la famille devint seigneur du Puy, village de la paroisse de Triviers. En 1594, les biens du dernier descendant de la famille de Challes, décédé sans héritiers, furent cédés à Louis Milliet, baron de Faverges. Cet illustre personnage, qui fut tour à tour jurisconsulte, président de Savoie, grand chancelier et chargé d'ambassade en Suisse auprès de Louis XIV, choisit de changer de nom pour se faire appeler Millet de Challes et ce par une lettre patente du .

La famille Milliet, est une très ancienne famille savoyarde, originaire de Genève. Les membres de la famille sont successivement titrés baron puis marquis de Faverges (1644), baron puis marquis de Challes (1669), baron puis marquis d'Arvillars (1678). La famille Milliet est composée de trois branches : Faverges, Challes et Arvillars.

Le , Hector Milliet acquiert la seigneurie d'Arvillars et prend le nom de Millet d'Arvillars. Mais à la Révolution, Jacques-Antoine Balmain, juge au Tribunal d'appel de Grenoble, achète le domaine de Challes et ses dépendances par contrat du 5 thermidor an IV. Du temps des marquis de Challes, Jean-Jacques Rousseau est venu donner des leçons de musique à une demoiselle de Challes. La fille de Balmain épouse le docteur Louis Domenget, médecin du roi de Sardaigne, syndic de la commune, qui découvre en 1841 la source qui change la destinée de la commune jusqu'à lui donner un nouveau nom en 1872 : Challes-les-Eaux[23],[24]. Domenget vend le château et les eaux à une société qui transforme le château en hôtel et exploite les Thermes.

Le , la première expédition en montgolfière est effectué entre le parc du château de Buisson-Rond et Triviers où l'appareil aux ordres de l'ingénieur Louis Brun et de Xavier de Maistre (un officier au régiment de Real-Navi), se pose.

En 1872, Triviers est renommé Challes-les-Eaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Challes-les-Eaux est rattachée administrativement à l’arrondissement de Chambéry. Depuis le redécoupage de 2014, elle est l'une des six communes composant le canton de La Ravoire et fait aussi partie de la troisième circonscription de la Savoie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L’électorat Challésien semble voter majoritairement à droite, à quelques exceptions près. En effet, lors des élections européennes de 2004 et des élections régionales de 2010, la population vote majoritairement pour un candidat de gauche. Lors des élections cantonales de 2004, c’est un candidat centrise qui est favorisé par le corps électoral challésien. Lors des référendums, la population vote principalement pour le Oui, mais le taux d’abstention reste assez important, atteignant plus de 70 % pour celui de 2002.

Élections présidentielles, résultats des seconds tours
Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2017[MI 1] 69 % pour Emmanuel Macron (EM) 31 % pour Marine Le Pen (FN) 8,27 % 69,48 %
2012[MI 2] 59,24 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 40,76 % pour François Hollande (PS) 4,81 % 84,95 %
2007[MI 3] 60,86 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 39,14 % pour Ségolène Royal (PS) 4,37 % 80,80 %
2002[MI 4] 82,21 % pour Jacques Chirac (RPR) 17,79 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 4,98 % 79,71 %
Élections législatives, résultats des premiers et seconds tours
Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2017[MI 5] 53,77 % pour Émilie Bonnivard (Les Républicains) 46,23 % pour Philip Vivier (La République en marche !) 11,23 % 38,00 %
2012[MI 6] 55,81 % pour Pierre-Marie Charvoz (DVD) 44,19 % pour Béatrice Santais (SOC) 1,35 % 57,49 %
2007[MI 7] 60,71 % pour Michel Bouvard (UMP) 39,29 % pour Bernadette Laclais (PS) 2,34 % 97,66 %
2002[MI 8] 60,83 % pour Michel Bouvard (UMP) 39,17 % pour Bernadette Laclais (PS) 2,52 % 97,48 %
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores
Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2014[MI 9] 26,46 % pour Renaud Muselier (LUMP) 22,48 % pour Jean-Marie Le Pen (LFN) 0,91 % 47,39 %
2009[MI 10] 34,41 % pour Françoise Grossetête (UMP) 20,22 % pour Michèle Rivasi (EELV) 1,21 % 44,68 %
2004[MI 11] 28,51 % pour Michel Rocard (PS) 21,53 % pour Françoise Grossetête (UMP) 2,37 % 44,17 %
Élections régionales, résultats des seconds tours
Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2015[MI 12] 44,74 % pour Laurent Wauquiez (LUD) 33,91 % pour Jean-Jack Queyranne (LUG) 1,43 % 58,41 %
2010[MI 13] 46,87 % pour Jean-Jack Queyranne (LUG) 41,15 % pour Françoise Grossetête (LMAJ) 1,45 % 53,01 %
2004[MI 14] 46,71 % pour Anne-Marie Comparini (LDR) 42,61 % pour Jean-Jack Queyranne (LGA) 1,67 % 67,38 %
Élections cantonales et départementales, résultats des seconds tours
Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2015[MI 15] 70,32 % pour Frédéric Bret et Nathalie Laumonnier (BC-DVD) 29,68 % pour Brice Bernard et Marie Dauchy (BC-FN) 5,06 % 47,71 %

Avant le redécoupage des cantons en 2014, on parle d’élections cantonales.

Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2011[MI 16] 53,54 % pour Jean-Marc Leoutre (DVD) 46,46 % pour Robert Gardette (SOC) 2,36 % 44,09 %
2008 Données manquantes Données manquantes Données manquantes Données manquantes
2004[MI 17] 60,26 % pour Patrick Mignola (UDF) 39,74 % pour Ségolène Royal (SOC) 4,34 % 67,99 %
2001 Données manquantes Données manquantes Données manquantes Données manquantes
Élections municipales, résultats des premiers tours

De 2001 à 2014, Daniel Grosjean est réélu maire dès le premier tour. À la suite de sa démission le [DL 1],[25], il est remplacé par sa première adjointe, Josette Rémy[DL 2], qui devient la première femme à devenir maire de Challes-les-Eaux. Elle est confirmée à ce poste lors des élections de mars 2020 en étant réélue dès le premier tour, sans liste d’oposition déclarée.

Année 1er score 2e score Blancs ou nuls Participation
2020[MI 18] 100,0 % pour Josette Rémy (DVC) 3,27 % 25,34 %
2014[MI 19] 56,27 % pour Daniel Grosjean (DVD) 43,72 % pour Jean-Luc Clanet (LDIV) 3,33 % 57,49 %
2008[MI 20] 63,60 % pour Daniel Grosjean (DVD) 36,40 % pour Maurice Meunier (LUG) 2,32 % 69,69 %
2001[MI 21] 66,02 % pour Daniel Grosjean (LDD) 41,06 % pour Maurice Meunier (LGA) 2,39 % 75,44 %
Référendums
Nom OUI NON Blancs ou nuls Participation
Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe[MI 22] 55,95 % 44,05 % 2,62 % 71,16 %
Référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel[26] 73,58 % 26,42 % 15,09 % 29,18 %
Référendum de 1992 relatif à la ratification du traité de Maastricht[MI 23] 58,95 % 41,05 % 1,78 % 69,47 %
Daniel Grosjean (au 1er rang, au centre et maire de 1992 à 2018) entouré par les élus en .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cinq maires se sont succédé à la mairie de Challes-les-Eaux.

Liste des maires successifs[LRDS 1]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1965 Marcel Fournier (1896-1979)   Architecte
Réélu en 1953 et 1959
mars 1965 mars 1977 Roger Dumollard (1927-2015) PS Professeur, fondateur de Challes-les-Eaux Basket et
Connaissance de Challes-les-Eaux et de ses environs
Réélu en 1971
mars 1977 1992
(démission)
Michel Maurin (1927-2011) RPR Cadre commercial
Président du SIAC (1983 → 1995)
Réélu en 1983 et 1989
1992[M 1] novembre 2018
(démission)
Daniel Grosjean (1937- 2021[27]) RPR puis
UMP-LR
Électricien retraité
Conseiller délégué de Grand Chambéry
Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014
Démissionnaire[DL 1],[25]
décembre 2018[DL 2] En cours
(au juin 2020)
Josette Rémy DVD-DVC Inspecteur des finances
Réélue en 2020
Conseillère départementale depuis 2021
Le véhicule de la police municipale de Challes-les-Eaux en .

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Challes-les-Eaux relève de la cour administrative d’appel de Lyon, de la cour d’appel de Chambéry, de la cour d’assises de Chambéry, du tribunal administratif de Grenoble. Le conseil de prud’hommes, le tribunal d’instance, le tribunal de commerce, le tribunal de grande instance, le tribunal paritaire des baux ruraux et le tribunal pour enfants sont situés à Chambéry[28].

Une brigade territoriale de proximité de la gendarmerie nationale est implantée à Challes-les-Eaux[MI 24], mais le centre de secours le plus proche se trouve à Chambéry[29].

La commune dispose également de deux policiers municipaux[M 2] et d’un bureau de poste.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Le panneau signalant le jumelage des deux communes à l’entrée de Challes-les-Eaux.

À la fin de l'année 1997, le jumelage entre Challes-les-Eaux et Godiasco Salice Terme est mis en place afin de construire des liens de paix et d’amitié entre les deux communes de France et d’Italie, et développer les échanges culturels, scolaires et sportifs. Le jumelage est effectif les 27 et . Cette ville italienne est située dans la province de Pavie au Nord de l’Italie dans la région de Lombardie : elle présente de nombreux points communs avec Challes-les-Eaux sur les points suivants : importance démographique, le thermalisme, l’histoire des communes, leur économie, et la proximité des exploitations viticoles.

Ces deux communes ont fêté leur dixième anniversaire de jumelage en 2010.

À cette occasion, le cinéma de la commune de Challes-les-Eaux propose, au cours du mois de mars, une semaine de cinéma consacrée aux films italiens (3 films tout public). Des cours d’italien sont aussi organisés afin de faciliter le dialogue entre ces deux villes[30].

Plusieurs activités sont proposées chaque année telles que des pique-niques, des cours d’italien, un forum des associations, des réceptions d’invitations entre jumeaux, des voyages culturels découverte de l’Italie, la promotion label Savoie, le cinéma italien et une chorale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Challésiens.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2020, la commune comptait 5 609 habitants[Note 3], en augmentation de 7,27 % par rapport à 2014 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
397449465621639636621605576
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
581590602588612572588645587
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
5476207698051 1711 2941 4482 0312 308
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2020 - -
2 5802 8013 9314 8295 1005 4625 609--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Challes-les-Eaux est rattachée à l’académie de Grenoble. Cette académie fait partie de la zone A pour son calendrier de vacances scolaires.

Enseignement primaire

Elle administre une école maternelle — inaugurée à la rentrée 1997[BM 1] — et une école élémentaire — inaugurée à la rentrée 2002[BM 2] — communales[EN 1] et dispose d’une école privée, nommée l’École des 4 Saisons, qui regroupe une école maternelle et une école élémentaire[34]. Ouverte depuis la rentrée 2005, elle applique la pédagogie Steiner-Waldorf. Au total, les écoles publiques et privées se composent respectivement de 17 classes (6 en maternelle et 11 en primaire)[M 3] et 3 classes (2 en maternelle et 1 en primaire)[34] et accueillent 505 élèves en tout (445 en public et 60 en privé).

Le lycée hôtelier de Challes-les-Eaux en .
Enseignement secondaire

La commune ne dispose d’aucun collège, mais sept collèges sont dispersés aux alentours, dans un rayon de deux à cinq kilomètres :

Trois lignes de transport scolaires, assurées par Synchro Bus, permettent aux Challésiens de se rendre au collège Jean Mermoz, l’établissent de proximité.

Pour l’enseignement général, le lycée de proximité est le lycée du Granier[EN 9], situé à La Ravoire, mais les élèves challésiens peuvent également se rendre aux lycées publics de Chambéry, dont les deux plus importants sont le lycée général et technologique Monge[EN 10] et le lycée Vaugelas[EN 11]. En revanche, la commune dispose du seul lycée hôtelier[EN 12] du département.

Enseignement supérieur

Challes-les-Eaux ne dispose d’aucun établissement d’enseignement supérieur sur son territoire. Toutefois, l’Université Savoie Mont Blanc est basée à Chambéry et propose plusieurs formations. Deux de ses campus se situent à moins de vingt kilomètres de Challes-les-Eaux, l’un à Jacob-Bellecombette et l’autre au Bourget-du-Lac, et le troisième se trouve en Haute-Savoie, à Annecy.

Santé[modifier | modifier le code]

Challes-les-Eaux dispose depuis 2011 d’un hôpital privé nommé Médipôle de Savoie, capable d'effectuer entre 20 000 et 25 000 interventions chirurgicales annuellement. De nombreuses chirurgies y sont pratiquées, aussi bien générale que spécialisée, telles que dans les domaines des cancer, urologie, digestion, gynécologie, vaisseaux sanguins, orthopédie, ligaments, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, gastro-entérologie et chirurgie réparatrice[35].

La station thermale dispose également de thermes où deux grandes catégories de maladies au niveau des voies respiratoires et gynécologiques sont traitées. Les maladies suivantes y sont soignées : les pharyngites, les amygdalites, les rhinopharyngites, les rhinites, les rhinosinusites, les otites, les dysfonctionnements tubaires, les laryngites, les bronchites (avec ou sans dilatation des bronches), les douleurs pelviennes, les troubles hormonaux, les dysménorrhées, les dyspareunies

Vie culturelle et associative[modifier | modifier le code]

33 associations sont enregistrées à Challes-les-Eaux[M 4] (en 2015). Elles organisent régulièrement des manifestations à la médiathèque Samivel.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le groupe La Bandanaz lors d’un Vendredi en Musiques en .

Chaque semaine, de nombreuses soirées sont organisées par les différentes associations de la commune. Ces soirées prennent la forme de débats, de projections vidéo, de conférence ou de diaporamas et ont des thèmes variées, tels que l’histoire, les questions de société, l’économie, la géographie...

Lors des anniversaires (bicentenaire de la bataille de Waterloo, dix ans de la médiathèque Samivel, etc.), diverses activités sont proposées, telles que des reconstitutions, des séances de cinéma, des concerts ou encore des conférences.

Jusqu’en 2016, l’Office de Tourisme, alors géré par une association loi 1901 — depuis le , la compétence Tourisme a été récupérée par la communauté d’agglomération du Grand Chambéry —, organisait un concert dans le parc du casino tous les vendredis soir de mi-juin à mi-septembre. Cette animation, appelée « Vendredis en Musiques », est désormais assurée par la mairie. De nombreux groupes locaux s’y rendent pour des concerts gratuits d’une durée d'une ou deux heures en plein air. En cas de pluie, le concert a lieu dans la salle Elizabeth Loyer, au rez-de-chaussée de la médiathèque Samivel.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Construite selon les plans de l’architecte Gérard Palloix et inaugurée en 2005, la médiathèque Samivel propose de nombreux livres, CD et revues disponibles à l’emprunt[36]. Une salle polyvalente, nommée Salle Élisabeth Loyer, est installée au rez-de-chaussée et accueille les conférences proposées par les différentes associations de la commune.

Avant cette date, une bibliothèque était installée à la mairie.

Une école de musique est installée au sous-sol du cinéma de Challes-les-Eaux.

Sports[modifier | modifier le code]

En 2006, l’équipe de basket-ball féminine de la ville, Challes-les-Eaux Basket, trois fois championne de France et troisième de l'Euroligue en 1993, revient en première division professionnelle : la Ligue féminine de basket. Le club est placé en liquidation judiciaire en à la suite d'ennuis financiers[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Le commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[38],[39].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l’emploi à Challes-les-Eaux et leur évolution[In 1],[In 2] :

Structure de la population active à Challes-les-Eaux
Challes-les-Eaux 2007 Challes-les-Eaux 2012
Population de 15 à 64 ans 3313 3373
Actifs (en %) 74.5 73.9
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 70.0 68.2
Chômeurs (en %) 4.5 5.6
Évolution de l’emploi à Challes-les-Eaux
Challes-les-Eaux 2007 Challes-les-Eaux 2012
Nombre d’emplois dans la zone 1476 2288
Indicateur de concentration d’emploi 63.4 98.7

Durant ces cinq années, la population potentiellement active (habitants âgés de 15 à 64 ans) de Challes-les-Eaux a légèrement augmenté, entrainant une légère baisse du taux d’emploi et, par conséquent, une légère hausse du taux de chômage. Plus de 500 emplois ont été dans la commune, permettant d’augmenter l’indicateur de concentration d'emploi, qui a augmenté de 55.7 %.

En 2012, les actifs résidant à Challes-les-Eaux travaillent en très grande majorité dans une autre commune du département (80.4 %) ; 10.5 % des actifs travaillent hors du département, de la région voire de France[In 3]. Ils sont 19.6 % à occuper un emploi dans leur commune de résidence. La présence du bassin d’emploi de Chambéry métropole draine une importante partie de la population active de Challes-les-Eaux.

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs à Challes-les-Eaux par secteur d’activité au regard du nombre de salariés[In 4] :

Établissements actifs par secteur d’activité au 31 décembre 2013
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 626 100.0 405 182 18 14 7
Agriculture, sylviculture et pêche 6 1.0 5 1 0 0 0
Industrie 37 5.9 15 16 3 3 0
Construction 72 11.5 40 27 3 1 1
Commerce, transports, services divers 345 54.6 220 109 8 5 0
dont commerce et réparation automobile 59 9.4 32 26 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 169 27.0 125 29 4 5 6
Champ : ensemble des activités.

En 2014, quarante-six entreprises ont été créées à Challes-les-Eaux : zéro dans le domaine de l’industrie, six dans celui de la construction, vingt-sept dans celui du commerce, des transports et des services divers et treize dans celui de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale[In 5], dont trente-six par des auto-entrepreneurs[In 6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun lieu ou monument répertorié à l’inventaire des monuments historiques ou à celui du patrimoine culturel, mais l’une des deux cloches de son église est classée monument historique[40] depuis .

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sur les plans de l’architecte Boguty, l’église Saint-Vincent a été construite entre 1836 et 1838[LRDS 2] et remplace un édifice plus ancien, érigé vers 1110 à côté du château de Triviers[LRDS 3]. Celui-ci est alors entouré d’un petit cimetière et est le prieuré de la paroisse de Triviers[LRDS 4]. Il est détruit par un incendie criminel en 1831[LRDS 5]. Aujourd’hui, la cloche de l’église est classé au titre « objet » de l’inventaire des monuments historiques[41].

Le presbytère actuel a été construit en 1864[LRDS 6].

Plusieurs croix monumentales et croix de chemin en granite sont recensées sur le territoire communal.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Trois châteaux sont présents sur le territoire communal : le château dit des Comtes de Challes (XIIIe siècle), le château de Triviers (XVIe siècle) et le château de Corogna (XXe siècle).

Challes-les-Eaux dispose également de thermes, inauguré en 1874, ainsi que d’un casino, construit en 1883 dans sur le modèle du style Empire.

On note également une présence importante du petit patrimoine : fontaines, puits, lavoirs, fours à pain, etc.

Mémorial[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, situé à côté de l’église, est inauguré le , un an après le vote du conseil municipal [42]. Originellement situé en face de l’église, le monument est l’œuvre des architectes Foray et Planche. Il est entièrement conçu en pierre et se constitue d’une simple colonne avec une couronne de laurier en métal à sa base ainsi que de l’insigne de la Croix de guerre à son sommet.

Une stèle, nommée « La Savoie aux ailes brisées » et située à l’entrée de l’aérodrome, rend hommage aux premiers aviateurs savoyards. Elle a été inaugurée en et entièrement reconstruite en 2012[43].

À l’entrée de Challes-les-Eaux, en arrivant de Barby, une stèle sur le côté gauche de la route rend hommage aux 20 personnes fusillées par les nazis le . Enterrées au cimetière de Challes-les-Eaux après leur excécution, leurs dépouilles sont transférées au cimetière du Cerdon après le conflit, mais leur tombe originale a été conservée et est toujours présente à l’entrée du cimetière communal.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Challes-les-Eaux bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[44].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photographie de la tombe de Louis Domenget.
La tombe de Louis Domenget et de sa femme au cimetière de Challes-les-Eaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Challes-les-Eaux Blason
D’argent à la croix ancrée de sable
Détails
Ce blason est celui des seigneurs de Challes, originaires de Bourg-en-Bresse. Étienne de Challes épouse Ambroisie Crochet de Montmerminod et vient s’installer en Savoie. Ses descendants posséderont le château de 1450 à 1590[46]. On trouve une illustration de ce blason dans la chapelle du château.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre "Challes-les-Eaux" et "Albertville" », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  3. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre "Challes-les-Eaux" et "Saint-Jean-de-Maurienne" », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  4. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre "Challes-les-Eaux" et "La Ravoire" », sur www.lion1906.com (consulté le ).
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  6. Christian Aubel (dir.), « Ruisseau de la mère [V1310650] », sur www.sandre.eaufrance.fr, SANDRE, (consulté le ).
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  8. « Les climats du monde », sur Larousse.fr (consulté le ).
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    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
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Ouvrages
  • André Dumollard, La reine du soufre : Triviers - Challes-les-Eaux à travers les siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, , 204 p. (ISBN 978-2-908697-46-9). La référence est notée « LRDS » dans le texte.
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  • Daniel Grosjean (dir.), Challes-les-Eaux : Bulletin Municipal Janvier 1998, Challes-les-Eaux, Mairie de Challes-les-Eaux, , 46 p., p. 11
  1. Daniel Grosjean, Challes-les-Eaux : Bulletin Municipal Janvier 1998, Challes-les-Eaux, Mairie de Challes-les-Eaux, , 46 p., p. 11.
  2. Daniel Grosjean (dir.), Challes-les-Eaux : Bulletin Municipal 2003, Challes-les-Eaux, Mairie de Challes-les-Eaux, , 50 p., p. 10-11.
Site de l’Insee

Les références notées « In » dans le texte proviennent du site de l’INSEE (www.insee.fr).

  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d’activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  4. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d’activité au 31 décembre 2013
  5. DEN T1 - Créations d’établissements par secteur d’activité en 2014
  6. DEN T2 - Créations d’entreprises individuelles par secteur d’activité en 2014
Site du ministère de l’Intérieur

Les références notées « MI » dans le texte proviennent du site du Ministère de l’Intérieur (www.interieur.gouv.fr).

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  6. « Collège Louise de Savoie » (consulté le ).
  7. « Collège privé Notre-Dame de la Villette » (consulté le ).
  8. « Collège privé Saint-François de Sales » (consulté le ).
  9. « Lycée du Granier » (consulté le ).
  10. « Lycée Monge » (consulté le ).
  11. « Lycée Vaugelas » (consulté le ).
  12. « Lycée professionnel hôtelier Challes-les-Eaux » (consulté le ).
Site de Chambéry Métropole - Cœur des Bauges

Les références notées « A » dans le texte proviennent du site de la communauté d’agglomération du Grand Chambéry (www.chambery-bauges-metropole.fr).

Site de la mairie

Les références notées « M » dans le texte proviennent du site de la mairie de Challes-les-Eaux (www.ville-challesleseaux.com).

  1. « Le conseil municipal » (consulté le ).
  2. « Les services municipaux » (consulté le ).
  3. « Écoles et lycée hôtelier » (consulté le ).
  4. « Associations » [PDF] (consulté le ).
Site du Dauphiné Libéré

Les références notées « DL » dans le texte proviennent du site du quotidien Le Dauphiné libéré (www.ledauphine.com).

  1. a et b « Daniel Grosjean, le maire de Challes-les-Eaux, démissionne », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  2. a et b « Challes-les-Eaux : Josette Remy, élue maire », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  3. J.M., « Michel Maurin est décédé », (consulté le ).
  4. Luis Pedro, « Yann Barthès est un Guignol ! », (consulté le ).
Site de l’Église Catholique en Savoie

Les références notées « CS » dans le texte proviennent du site de l’Église Catholique en Savoie (Catholique-savoie.cef.fr).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Dumollard, La reine du soufre : Triviers - Challes-les-Eaux à travers les siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, , 204 p. (ISBN 978-2-908697-46-9).
  • Roger Dumollard, De Triviers à Challes-les-Eaux : 150 ans de thermalisme, Challes-les-Eaux, Office Thermal et Touristique de Challes-les-Eaux, , 71 p..
  • Joseph Vincent, Challes-les-Eaux : Station thermale, centre de tourisme, Chambéry, Dardel, , 107 p. (lire en ligne). Livre réédité sous la direction de Virginie Micberth en 2015 par l’éditeur Le Livre d’histoire
  • Jean-Noël Violette, Challes avec deux ailes : 1913-2013, Cent ans d’aéronautique à Challes-les-Eaux, Bleu Ciel Éditions, , 288 p. (ISBN 978-2-918015-16-1).