Meyras

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Meyras
Meyras
Le château de Ventadour.
Blason de Meyras
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans
Maire
Mandat
Karine Robert
2020-2026
Code postal 07380
Code commune 07156
Démographie
Gentilé Meyrassiens
Population
municipale
925 hab. (2021 en diminution de 4,54 % par rapport à 2015)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 57″ nord, 4° 16′ 05″ est
Altitude Min. 298 m
Max. 880 m
Superficie 12,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Haute-Ardèche
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Meyras
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Meyras
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Meyras
Liens
Site web meyras-tourisme.com

Meyras est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes

La commune héberge le site de la station thermale de Neyrac-les-Bains, le site naturel du volcan du Souilhol ainsi que les ruines du château de Ventadour.

Ses habitants sont appelés les Meyrassiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Meyras se présente comme un petit village à l'aspect essentiellement rural dans un secteur de moyenne montagne de la communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans, située dans le sud du département. La station thermale de Neyrac-les-bains est située sur son territoire, au sud du bourg, en bordure de l'Ardèche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Chirols, Fabras, Jaujac, Montpezat-sous-Bauzon, Pont-de-Labeaume, Saint-Pierre-de-Colombier et Thueyts.

Meyras est limitrophe de sept communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties de la façon suivante :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les rivières : l'Ardèche, la Fontaulière et le Lignon sont les principaux cours d'eau qui traversent la localité de Meyras.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 385 mm, avec 8,3 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montpezat Sa », sur la commune de Montpezat-sous-Bauzon à 6 km à vol d'oiseau[4], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 649,9 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Meyras est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,9 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones urbanisées (7,8 %), prairies (3,2 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route nationale 102 qui relie Le Puy-en-Velay et l'Auvergne à la vallée du Rhône (Aubenas et Montélimar).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme pourrait être liée à l'antique racine peu connue « Meyre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1983 Maurice Nicolas SFIO puis PS Directeur des sources du Pestrin
mars 1983 août 2019 Gérard Bruchet[14] DVG Professeur de Mathématiques
Conseiller général du canton de Thueyts (1994-2015)
novembre 2019 En cours
(au )
Karine Robert[15]   Infirmière

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2021, la commune comptait 925 habitants[Note 3], en diminution de 4,54 % par rapport à 2015 (Ardèche : +2,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1001 9511 8481 7092 1932 2682 2632 4112 518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6591 5931 5451 6111 5881 4881 5121 6191 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5691 5101 5031 3181 3081 1781 1149571 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
913798764713729775819832946
2018 2021 - - - - - - -
922925-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Aubenas, Privas et la Vallée du Rhône.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église paroissiale (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse « Sainte Marie Rivier en Val d’Ardèche », elle-même rattachée au diocèse de Viviers[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Le site thermal de Neyrac-les-Bains est géré par Le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (Sithere) et attiré plus de 4 000 curistes en 2019.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château de Ventadour (Meyras, Ardèche, France) peint par Jules Thibon vers 1860. Vision d'artiste. Collection particulière.

Site naturel[modifier | modifier le code]

  • le volcan du Souilhol, jeune volcan d’Ardèche de type strombolien, lié à la phase terminale de la série éruptive des volcans du Bas-Vivarais ayant connu une phase explosive, puis une phase effusive qui fut à l’origine de deux coulées[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Véronique Genest, dont les grands-parents sont originaires de Meyras[25] ;
  • Au début du XIXe siècle, Louis Brun, dit l'Enfer, tenait une auberge au lieu-dit l'Amarnier. Chef d'une bande qui détroussait et commettait des crimes de sang, prélude à l'affaire de l'auberge de Peyrebeille, Louis Brun est reconnu coupable de meurtre et guillotiné à Meyras le . En montant sur l'échafaud, il s'est écrié : « On tue l'Enfer, mais on laisse vivre le Diable ! », ce qui laisse penser qu'il est fort possible qu'il fut au courant des exactions perpétrées par son collègue de « l'Auberge Rouge », plus haut sur le plateau à Lanarce.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meyras

Les armes de Meyras se blasonnent ainsi :
D'azur au lion d'or à la queue léopardée, lampassé de gueules, à la crinière du même, surmonté de trois étoiles aussi d'or rangées en chef.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vicomte L. de Montravel, Monographie des paroisses du diocèse de Viviers - Meyras, p. 83-91, 112-121, 171-177, dans Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais illustrée, février, mars, (lire en ligne).
  • Michel Rouvière, Pont de Veyrières - vue générale vers 1905, lecture et analyse du paysage : in Pays d’Ardèche, vallées de la Cévenne ardéchoise du Nord, Privas, Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Meyras et Montpezat-sous-Bauzon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Montpezat Sa », sur la commune de Montpezat-sous-Bauzon - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Montpezat Sa », sur la commune de Montpezat-sous-Bauzon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  14. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  15. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  20. Site ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse Sainte Marie Rivier en Val d’Ardèche, consultée le 15 juin 2023.
  21. « Château de Ventadour », notice no PA00116731, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Guide du patrimoine en France : 2500 monuments et sites ouverts au public, Éditions du patrimoine - Centre des monuments nationaux, , 957 p. (ISBN 978-2-7577-0695-4), p. 27.
  23. « Château de Hautségur », notice no PA00116730, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Site parc-monts-ardeche.fr, page sur le volcan du Souilhol.
  25. « MEYRAS en CEVENNES ARDECHOISES », sur natureenligne.blogspot.com, .