Casteljaloux

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Casteljaloux
La mairie (avril 2013).
La mairie (avril 2013).
Blason de Casteljaloux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Canton Les Forêts de Gascogne
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux et Landes de Gascogne
Maire
Mandat
Julie Castillo
2017-2020
Code postal 47700
Code commune 47052
Démographie
Gentilé Casteljalousains
Population
municipale
4 638 hab. (2014)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 55″ nord, 0° 05′ 20″ est
Altitude 69 m (min. : 55 m) (max. : 168 m)
Superficie 30,59 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.casteljaloux.fr/

Casteljaloux est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Casteljaloux est située dans le Queyran et le Pays d'Albret sur l'Avance.

La ville est partagée entre les Landes de Gascogne (Albret landais) et ses forêts de pins au sud, et les coteaux cultivés (maïs, blé, tournesol) du Queyran au nord. Casteljaloux est traversée par les routes départementales D 933 et D 665, ancienne route nationale 655.

Géologie, paléoenvironnement[modifier | modifier le code]

Le substrat géologique situé au sud de Casteljaloux correspond à la limite nord-est de l'« épandage des sables des Landes, formation continentale éolienne quaternaire qui a recouvert (vers - 30 000 ans) les formations continentales terrigènes, marines et lacustres tertiaires (dont des bancs calcaires karstifiés) »[1]. Ce phénomène d'ensablement a modifié fortement la morphologie des paysages mais aussi leur écologie, dont en bouleversant l'hydrographie régionale[1].

La commune abrite un exemple de cryptokarst (sur la rive gauche de la Garonne à une altitude comprise entre 150 et 70 m) ; Cette curiosité géologique résulte des effets des apports sableux sur l'ancienne hydrographie karstique de sub-surface et sur l'hydrographie de surface. Lors des dernières périodes glaciaires et interglaciaires, et notamment durant le Wurm (dernière glaciation), les cours d'eau ont creusé les vallées en formant localement (comme à Casteljaloux) des karsts qui se sont ensuite retrouvés totalement asséchés[1]. Les couches calcaires sont peu épaisses, à faible pendages et séparées par des lits de de molasses continentales ou de marnes marines, forçant les réseaux karstiques à se constituer horizontalement. La limite d'âge minimum de ce karst serait d'environ - 40 000 ans selon Jean-Christophe Pellegrin[1]. L'évolution karstique s'est arrêtée, laissant ces petits karsts comme témoins paléoenvironnementaux, hormis pour quelques réseaux encore alimentés par les nappes phréatiques. La masse de sable landeux a également modifié l'hydrochimie des exutoires de ces réseaux[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Casteljaloux
Poussignac Labastide-Castel-Amouroux
Beauziac Casteljaloux Leyritz-Moncassin
Pindères Pompogne La Réunion

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, la cité se nomme Castellum Vandalorum, « château des Vandales »[réf. insuffisante].

Une légende raconte que le nom de Casteljaloux serait dû à la jalousie d’un seigneur des environs[2] à moins qu'il ne s'agisse d'une déformation du terme Vandalorum en Jaloux (phonétiquement difficile !).

En gascon, le nom de la commune est Castèth-Gelós.

Ses habitants sont appelés les Casteljalousains[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIe siècle, église et moulin, poissons du lac et terres appartiennent à l'abbaye de La Sauve-Majeure située à 30 km à l'est de Bordeaux.

Entre les XIe et XVIe siècles, Casteljaloux et ses environs sont la propriété des seigneurs d'Albret. Ils y possèdent un château dont le futur Henri IV fit un rendez-vous de chasse. Agrippa d'Aubigné y fut notamment blessé.
Les Albret font de la ville la place forte du protestantisme, confrontée aux guerres de religion.
En 1685, l’édit de Fontainebleau de Louis XIV révoquant l'édit de Nantes de 1598 qui avait reconnu la liberté de culte des protestants, contraint beaucoup de ceux-ci à l’exil. La ville est l’une des premières à en souffrir[2].

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

Casteljaloux fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au XIXe siècle, les eaux sulfureuses et ferrugineuses de Casteljaloux acquièrent un renom tel qu'il vaut à la ville l’appellation de Casteljaloux-les-Bains. Abandonnée pendant longtemps, la vocation thermale de la ville renaît au cours du XXe siècle. Un centre accueille des curistes souffrant de problèmes articulaires[2].

La ville a également une tradition industrielle, avec ses papeteries et ses moulins sur la rivière Avance, ses fonderies et ses fabriques de bougies et cires.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

La ligne Casteljaloux-Marmande fut ouverte en 1891. La SNCF ouvrit ensuite en 1893 la ligne Casteljaloux-Roquefort (Landes).
La ligne Marmande-Mont-de-Marsan fut fermée aux voyageurs en 1938. Les transports de marchandises stoppèrent en 1971 sur la ligne Roquefort-Casteljaloux. Cette ligne fut détruite peu après. La ligne Marmande-Casteljaloux fut fermée aux marchandises en 2005. Un projet de train touristique entre Marmande et Casteljaloux est envisagé. La ligne se termine aujourd'hui à 2 km de l'ancienne gare de Casteljaloux. La gare a été détruite en 2011 pour être remplacée par un hypermarché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1953 mai 1953 Pierre Duffiet PCF Maire
mai 1953 mars 1983 Joseph Turroques CNIP Député-maire (1958-1962)
mars 1983 1994 José Bès RPR Maire
en cours Jean–Claude Guenin[4] UDF puis UMP maire, cadre commercial, agent immobilier, conseiller bancaire, cabinet de conseil
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 638 habitants, en diminution de -2,83 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 465 1 086 1 850 1 860 1 904 2 158 2 585 2 752 2 852
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 939 3 002 3 182 3 044 3 171 3 394 3 541 3 716 3 578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 622 3 696 4 026 3 605 4 192 4 324 4 086 4 809 4 847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
5 031 5 406 5 343 5 229 5 048 4 755 4 580 4 645 4 638
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Dans sa tradition taurine, Casteljaloux accueille chaque année des courses landaises.
  • Les Pro'Jacteurs : compagnie professionnelle de théâtre créée par Romuald Borys en 1997.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de rugby à XV USC (Union Sportive Casteljaloux)
  • Club de Handball HBCC (HandBall Club Casteljaloux)
  • Club de football FCC (Football Club Casteljaloux)

Économie[modifier | modifier le code]

Palombière à Casteljaloux

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maisons à colombages
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Casteljaloux Blason Tranché d'or et de sable au château de deux tours couvert et girouetté d'argent brochant sur le tout.
Devise 
"Fiat pax en virtute tua et abondantia in turribus tuis" (Que la paix règne grâce à ta force et que l'abondance soit dans tes tours)[15]
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Officiel, présenté sur le site internet de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Samazeuilh, Monographie de la ville de Casteljaloux, imprimerie J. Bouchet, Nérac, 1860 (lire en ligne)
  • Pellegrin, Jean-Christophe (1997) Un exemple de cryptokarst en région tempérée : le karst de Casteljaloux (Lot-et-Garonne). Thèse en Paléogéographie, Université de Bordeaux 3 (Notice bibliographique)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Pellegrin Jean-Christophe, Un exemple de cryptokarst en région tempérée : le karst de Casteljaloux (Lot-et-Garonne). Thèse en Paléogéographie, Université de Bordeaux 3, 1997 (Notice bibliographique)
  2. a, b et c Casteljaloux sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 25 septembre 2014.
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 7 juin 2013
  4. Commune de Casteljaloux sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 7 juin 2013.
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Inscription MH de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no PA47000036, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Inscription MH du couvent des Cordeliers », notice no PA47000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Inscription MH de la Maison du Roy », notice no PA00084088, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Inscription MH de la maison à pans de bois du 65 Grand'rue », notice no PA00084089, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Commandant Labouche, Un Agenais, général en chef des armées espagnoles (1817-1824), p. 444-452, Revue de l'Agenais, 1924, tome 60 ( lire en ligne )
  15. Armorial de France