Santa-Reparata-di-Balagna

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Santa-Reparata-di-Balagna
Vue du village
Vue du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Île-Rousse
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de vie de l'Île-Rousse
Maire
Mandat
Ange-François Vincentelli
2014-2020
Code postal 20220
Code commune 2B316
Démographie
Population
municipale
1 000 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 16″ N 8° 55′ 45″ E / 42.6044444444, 8.92916666667 ()42° 36′ 16″ Nord 8° 55′ 45″ Est / 42.6044444444, 8.92916666667 ()  
Altitude 150 m (min. : 35 m) (max. : 561 m)
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Santa-Reparata-di-Balagna (Santa Riparata di Balagna en langue corse) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Santa-Reparata-di-Balagna est une commune de Balagne, l'une des 6 communes du Canton de l'Île-Rousse.

Situation[modifier | modifier le code]

Santa-Reparata-di-Balagna est une commune du littoral balanin qui depuis le XIXe siècle ne possède plus de façade maritime, celle-ci au Nord, ayant été cédée à la commune de L'Île-Rousse pour sa création en 1825.

Relief[modifier | modifier le code]

Elle est séparée de sa voisine Corbara à l'Ouest par un petit chaînon montagneux dont le plus haut sommet est Cima Sant'Angelo (562 m - Corbara) et à l'Est, de Monticello par la colline de Sainte-Suzanne (337 m - Monticello). Au Sud, son territoire occupe une infime partie de la plaine du Regino jusqu'au lac de Codole qu'elle partage avec Feliceto et Speloncato et dont elle possède la majeure partie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Piano et son affluent le ruisseau de Monacaccia se jettent dans le fiume di Regino juste en amont du barrage de Codole. Le ruisseau de Canne qui nait sous le village, alimente également le lac. Le principal cours d'eau de la commune reste le ruisseau de Giovaggio qui a sa source sur les hauteurs de Palmento (il prend nom de ruisseau de Padule sur la commune de L'Île-Rousse) qui se jette à la mer à l'extrémité occidentale de la plage de Marinella.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Au Nord du village, peu ou pas de cultures. Celles-ci sont plutôt exploitées côté méridional, dans sa partie plaine du Regino, principalement avec la vigne. Beaucoup de terrains laissés en friche sont aujourd'hui occupés par un maquis bas, épineux, dans lequel de petits oliviers sauvages sont issus des souches après les incendies ayant détruit les vieux arbres.

Le territoire possède une faune sauvage importante de lapins de garenne et de sangliers, animaux classés nuisibles par l'Office national de la chasse et difficiles à contrôler. Même les nombreux couples de milans royaux qui ont été introduits pour éliminer les lapins et qu'on peut voir tournoyer dans le ciel du Regino, n'arrivent pas à remplir leur rôle. Les jeunes plants de vigne doivent donc être protégés dès leur mise en terre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La commune est desservie depuis Calvi et Ponte-Leccia par la RN 197. Au Nord, le village est directement relié au centre-ville de L'Île-Rousse par la route D13. Celle-ci relie le village entre Muro et Feliceto, à la route D71 qui traverse les villages balcons de Balagne. la D263 qui traverse le village, le relie aux villages de Monticello à l'Est et de Corbara à l'Ouest.

Transports[modifier | modifier le code]

Santa-Reparata-di-Balagna est distant, par route, de 6 km du port de commerce de L'Île-Rousse, de 6 km de la gare des CFC de L'Île-Rousse et de 26 km de l'Aéroport de Calvi-Sainte-Catherine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corbara L'Île-Rousse Monticello Rose des vents
Corbara,
Pigna
N Monticello,
Speloncato
O    Santa-Reparata-di-Balagna    E
S
Sant'Antonino Feliceto Speloncato

Urbanisme[modifier | modifier le code]

De par sa proximité avec L'Île-Rousse, Santa-Reparata-di-Balagna fait aujourd'hui partie de l'agglomération île-roussienne tout comme sa voisine Monticello. Toutes deux composent le proche arrière-pays d'Île-Rousse cité touristique au développement remarquable.

La commune est composée du village de Santa-Reparata-di-Balagna, situé à une altitude moyenne de 240 mètres au-dessus d'Île-Rousse, et des hameaux de :

  • Poggio (Poghjù), situé au Sud et dominant le village ;
  • Alzia, à l'Ouest de Poggio, le plus haut de la commune à 330 mètres d'altitude et où se trouvent deux des trois réservoirs en eau de la commune ;
  • San Bernardinu à l'Est du village, composé de quelques maisons et la chapelle San Bernardinu sur la route de Monticello. S'y trouve le troisième réservoir en eau du village ;
  • Palazzi.

Santa-Reparata-di-Balagna village[modifier | modifier le code]

Santa-Reparata-di-Balagna est un bourg bâti à 267 mètres d'altitude, sur une arête montagneuse orientée d'est en ouest. Il est entouré d'oliviers. Le centre du village se situe au carrefour des routes D13 et D263 où se trouvent l'église paroissiale Sainte-Réparate. Les habitations aux murs enduits, aux façades austères et aux toits recouverts de tuiles rouges, sont alignées sur la crête, jusqu'au hameau de San Bernardinu. Il domine le hameau de Palmento.

Palmento[modifier | modifier le code]

Hameau situé au Nord-ouest, entre le village et Occiglioni, en contrebas de ceux-ci, sur la route D263. Son nom vient des anciens pressoirs à vin qui y étaient installés et qui par la suite, ont été remplacés par des fabriques d'huile. Une dernière de ces fabriques est visible dans une maison ruinée près de la chapelle de l'Annunziata située en bordure de route.
Palmento est un antique hameau composé de quelques maisons de maître et d'habitations enserrées autour d'une remarquable tour médiévale ruinée, millénaire selon les dires. On y circule à pied dans des venelles, sous de remarquables et longs passages voûtés. Au numéro 16, sur le linteau de granit au-dessus de la porte est gravé « 1797 ». Un peu plus loin, est une fontaine traditionnelle.

Occiglioni[modifier | modifier le code]

Occiglioni.

Hameau situé au Nord-ouest du village, sur la route D263. Autrefois un village, il aurait été construit à l'emplacement de l'ancienne cité d'Agilla selon les historiens locaux. Le bâti est ancien, les maisons groupées autour de l'église paroissiale San Roccu et de son étroite placette. On y circule difficilement en automobile dans des ruelles étroites et pavées, avec des passages sous voûte. Sur le linteau de granit au-dessus d'une porte est gravé « 1825 ».


Économie[modifier | modifier le code]

Santa-Reparata-di-Balagna doit son développement à la culture et l'exploitation de l'olivier. Sa prospérité était liée à une forte production d'huile comme en témoignent toujours la présence de quatre anciens moulins à huile sur le Monte Regino.

La vigne est toujours cultivée. Elle produit de remarquables vins AOC Corse Calvi dont les vins bio du Clos Petra Rossa de François Francisi.

Plusieurs artisans d'art sont installés sur la commune. On y trouve des ateliers de portraits, de peinture, de joaillerie artisanale, de céramique d'art, d'encadrement, de cuir, une miellerie, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les origines de la commune pourraient remonter à la plus haute antiquité (3 à 5 millénaires avant JC). Selon les historiens locaux, Agilla était bâtie sur le site de l'actuel hameau d'Occiglioni et était une petite ville prospère et dépendante de la ville de Tyr en Phénicie.

Article détaillé : Les origines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 830, le pape Saint Pascal Ier avait envoyé Boniface de Toscan pour ériger une église dédiée au culte de Sainte Réparate, martyre chrétienne.

Au XIe siècle, le site dépendait du marquis Ugo, premier marquis de Massa et de Corse[1].

Dans un document rédigé le 15 juillet 1286 à L'Île-Rousse, est cité Rollandino de Laccio. Dans cet acte, ce seigneur « Laschesi » s'engage auprès de Niccolino Zaccaria et Niccolino Peratio à conserver au nom de la Commune de Gênes, sa forteresse de Sant' Angelo de Balagne implantée sur Cima Sant' Angelo (562 m).

Au XVIe siècle, la Balagna[2] était une région composée des pievi de Tuani, Aregnu, Santo Andria, Pinu et Olmia. Santa Riparata (tel était son nom à l'époque) faisait alors partie de la pieve d'Aregnu (environ 500 habitants vers 1520) avec les autres lieux habités de la pieve qui étaient : l’Arpagiola (o Gabiola), la Corbaia, lo Monticello, Santo Antonino, Piaza, Pragola, le Torre, Regno, li Catari, lo Lavatogio, lacona, Spano, Hogio, Aquapessa.

Castrum de Sant' Angelo de Balagne[modifier | modifier le code]

Monte Sant' Angelo vue versant Corbara

N.B. : Le castrum de Sant' Angelo de Balagne est à distinguer de l'autre fortification moyenâgeuse, le castrum de Sant' Angelo de Casinca.

Situé sur le flanc oriental de Cima Sant' Angelo (562 m), un sommet « à cheval » sur les actuelles communes de Corbara et de Santa-Reparata-di-Balagna, il est décrit par les Annali Genovesi comme un point stratégique aux mains des Pisans durant la première moitié du XIIe siècle. Le 21 mars 1115, Uberto de Terragno et son fils Ansifredo vendent au monastère de la Gorgone un immense ensemble de terres dont la limite passe justement par le mont Sant' Angelo[3]. L'acte ne fait pas part de l'existence du castrum.

C'est donc peu après que le castrum Santi Angeli fut implanté sur des terres appartenant donc à l'abbaye de la Gorgone, dans un site de montagne très effilé au point que seule une petite tour a pu y trouver place. En 1124, les armées génoises s'emparent une première fois de cette place forte qualifiée de pisane, puis une seconde fois en 1126.

Sant' Angelo est juché sur un sommet escarpé au-dessus du port de L'Île-Rousse, à 562 m d'altitude. Ses qualités défensives, sa position au cœur de la Balagne, incontestablement zone de pénétration privilégiée des puissances étrangères dans le nord de l'île où s'implantent en priorité les abbayes de la Gorgone, de San Venerio deI Tino et les marquis -, et à proximité d'une baie abritée ayant servi de mouillage depuis l'Antiquité, en font une forteresse militaire de commandement par excellence qui a pu servir, en premier lieu, à l'implantation de l'autorité du marquis et des Pisans dans l'île. L'acte par lequel, le 15 juillet 1286, Rollando de Lacio de la lignée des Laschesi, seigneurs au XIIe siècle en Balagne, jure fidélité à Gênes et accepte de garder la forteresse de Sant' Angelo au nom de la Commune[4], montre tout l'intérêt de Gênes pour cette place forte qui permet de contrôler, avec Calvi, le territorio Balagne.

Le castrum Sant' Angelo fut l'un des premiers points d'appui de l'autorité "marquisale" et/ou pisane dans l'île. Il fait face à la fortification d'Avortica, principale place-forte de Giudice de Cinarca dans le nord de l'île[5].

L'Abbé Letteron informe sur l'origine du château. Des gens de S. Antonino, qui convoitaient les richesses amassées d'un certain Adaldo de Castiglione (commune de Calenzana), dans la piève de Pino, lui tuèrent un jour son fils unique. Trop esseulé pour se venger, Adaldo maria sa fille, son unique héritière, à Aldobrando, seigneur d'Ostricone. « Aldobrando bâtit dans le voisinage des gens de S. Antonino, sur un rocher, un château qu'il appela S. Angelo, et s'en servit pour leur faire longtemps la guerre. À la fin, ils conclurent un accord, en vertu duquel Aldobrando abandonna le château de S. Angelo, et alla en construire un autre à la Corbaia, afin de pouvoir jouir plus commodément de l'héritage de son beau-père qui était mort. »[6]. Malgré l'accord conclu, deux frères de S. Antonino, Mannone et Emanuello, tuèrent un jour Aldobrando et se partagèrent sa seigneurie avec ses biens.

« Vers ce même temps, un habitant d'Ascoli, rebelle envers l'Église, s'établit à l'endroit où est aujourd'hui Asco ; avec l'aide des habitants de S. Antonino, il construisit un château à Ortofossano, et prit rang, lui aussi, parmi les gentilshommes »

— Abbé Letteron : Histoire de la Corse - Tome 1, page 136

.

Plus loin (page 152), Letteron dira en parlant de lui : « le seigneur d'Asco d'Ortofossano ».

Durant la seconde moitié du XVe siècle, entre 1464 et 1478, le château est rasé par les soldats milanais[7]. Seuls des traces d'ancrage dans le substrat rocheux, quelques petits blocs de maçonnerie effondrée et de nombreux tessons de céramique sont visibles aujourd'hui.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, par le traité de Versailles du 15 mai 1768, la Corse est définitivement rattachée au patrimoine personnel du Roi de France, cédée par les Génois las de cinq siècles de lutte stérile. La pieve d'Aregnu prend le nom de pieve de Sant'Angelo.
Avec la révolution de 1789, la pieve Sant'Angelo devient le canton de L’Ile-Rousse, du district de Bastia.
En 1793, la Convention divise l'île en deux départements : Golo, dont fait partie Santa-Reparata-di-Balagna, et Liamone. Ceux-ci seront réunis en 1804 par Napoléon Ier qui rétablit le département de Corse.

C'est avec des terres prises à Santa-Reparata-di-Balagna que la commune de L'Île-Rousse fut créée en 1825.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1954 le canton de L'Île-Rousse est composé des communes de Corbara, L'Île-Rousse, Monticello, Pigna, Sant'Antonino et Santa-Reparata-di-Balagna.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Ange François Vincentelli    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 000 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 055 1 076 1 102 1 086 1 105 1 121 1 188 1 143 1 222
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 249 1 305 1 122 1 232 1 251 1 222 1 205 1 240 1 263
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 300 1 302 1 310 1 322 1 216 1 172 778 614 439
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
477 539 643 784 838 879 936 986 1 000
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Sainte-Réparate.

L’église paroissiale de Santa-Reparata[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Réparate (ghjesgia paruchjale di Santa-Riparata) date des XIe siècle - XVIe siècle. Construite dès l’an 830, sur décision du pape saint Pascal Ier, elle est dédiée à sainte Réparate, martyre chrétienne. En 1095 elle fut offerte par l’évêque d’Aleria au monastère bénédictin de l’île de Gorgone.
Elle a été agrandie en 1538. Au XVIIe siècle elle fut dotée d’un campanile à cinq étages, surmonté d’un petit dôme. De l’ancienne construction romane polychrome, ne subsistent plus que l’abside et un pan de mur du chœur. Ces éléments sont protégés depuis le 02-11-1976 et classés MH en 1992[10].

L’édifice renferme des œuvres classées et protégées MH :

Tableau La Trinité et les Ames du Purgatoire du XVIIe siècle[11] ;
Thabor (support sur lequel est posé l’ostensoir durant le Salut du Saint Sacrement) en bois taillé, peint et doré du XVIIIe siècle[12].

En contrebas de l’église se trouve le cimetière communal.

Confrérie Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

L’abside de Sainte-Réparate face à la Confrérie.

La confrérie Saint-Antoine (Confraterna Sant’Antone) date du XVIIe siècle. Dans la chapelle Saint-Antoinre-de-Padoue de la Confrérie de la Sainte-Croix, se trouvent de remarquables stalles et lambris de revêtement en bois taillé. L’ensemble est classé et protégé MH depuis le 7 octobre 2005[13]

Église San Roccu[modifier | modifier le code]

Elle est l'église paroissiale d'Occiglioni. Elle renferme des œuvres protégées depuis le 9 février 1995 et classées MH :

Statue Vierge à l'Enfant en bois polychrome du XVIIIe siècle[14] ;
Tableau Sainte Philomène, peinture à l'huile sur toile daté du 1er quart XIXe siècle[15].

Autres[modifier | modifier le code]

Ruines de l'ancien couvent Sant'Angelo
  • Ruines de l'ancien couvent Sant'Angelo (Sant' Anghjulu) au-dessus de Palmento. Sur l'autre versant du mont Sant'Angelo se situe le couvent de Corbara. On y accède par une piste au départ de la route D263, au lieu-dit "Pont de Vitulu".
  • La chapelle Sainte-Anne (cappelle Sant' Anna), proche de la mairie.
  • La chapelle Annunziata à Palmento.
  • San Bernardinu, sur la route de Monticello. Cette chapelle du XVIIe siècle est dédiée au prédicateur Franciscain Boniface de Toscan.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts, situé sur la droite du parvis de l'église Santa Reparata.
  • Fontaine à Palmento.

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • 1er dimanche d'août : jour de fête traditionnelle de Santa Reparata de nos jours, mais sa véritable fête est le 8 octobre.
  • 16 août : la Saint Roch (San Roccu) est célébrée à Occiglioni pendant 2 jours. Le premier jour un office religieux marque le début des festivités et le lendemain soir une procession aux flambeaux se déroule dans les ruelles du village.
  • 20 mai : fête de la San Bernardino au hameau éponyme.
  • 13 juin : fête de Saint Antoine à la Confraterna Sant' Antone.

Randonnées[modifier | modifier le code]

De nombreux sentiers traversent ou sont au départ de Santa-Reparata-di-Balagna.

  • Sentier balisé reliant Corbara à Sant'Antonino et passant à l'ancien couvent Sant'Angelo puis au couvent de Corbara. Une piste permet de relier aussi directement les deux villages en passant au-dessus des hameaux Occiglione, Palmento et Alzia de Santa-Reparata-di-Balagna.
  • Sentier partant de San Bernardinu, passant par la chapelle Saint-François (San Francescu) et menant à la route D63, au ravin de Petti Rossu (Monticello).
  • Sentier partant d'Alzia et menant à Aregno, soit en passant par Pigna pour rejoindre la RN 197 à Argeno-Plage, soit à Sant'Antonino et pouvant être poursuivi jusqu'à Cateri (route D71).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chanoine Erasme Orticoni (1678-1760), promoteur de la cause corse auprès des cours européennes, l'un des "inventeurs" du roi Théodore, éphémère monarque adopté par les notables de l'île[16].
  • Le général Simon Fabiani (1698-1736), vice président du conseil de guerre et capitaine général de la Balagne, assassiné par des agents des Gênois en juillet 1736, près d'Orezza, auteur d'un Testament politique aussitôt publié comme un libelle en faveur de l'indépendance de la Corse[17].
  • La famille Fondacci dont plusieurs membres se sont alliés à Pascal Paoli dans sa lutte pour l'indépendance de la Corse. Deux membres de la famille Fondacci sont ainsi devenus officiers britanniques pendant les quelques mois de 1794 et de 1795 durant lesquels la Corse se plaça sous la protection de l'Angleterre. L'un d'entre eux, Pasquale, a épousé en 1768 à Morosaglia la nièce de Pascal Paoli, Maria Leonetti. Il sera le premier à porter le nom de Fondacci de Paoli. Leur petit fils, Emmanuele Clemente, épousera en 1813, Marie Françoise Salicetti, nièce d'Anton Cristofaro Salicetti (1757-1809), avocat, franc-maçon et député à la Convention pour le Tiers-État qui a joué un rôle décisif dans le rattachement de la Corse à la France. Lors du siège de Toulon en septembre 1793, c'est lui qui fait donner le commandement de l’artillerie à Bonaparte qu'il a soutenu ainsi que sa famille après que celle-ci eut dû quitter la Corse. Devenu Napoléon, ce dernier en fera l'un de ses fidèles en poste en Italie. Le nom de Pascal Paoli s'est surtout transmis dans des familles de Santa Reparata - ironie de l'histoire car cette commune est le berceau d'une des clans les plus anti-paolistes et pro-français de Balagne, les Fabiani, dont une représentante, Felicina de Fabiani, épousa pourtant un neveu du "père de la Patrie", Giudicce Antonio Leonetti, colonel et député à l'Assemblée législative. Ainsi les familles Leoni et plus fugitivement Emanuelli, sont devenues Leoni de Paoli et de Paoli-Leoni, ou bien Emanuelli de Paoli. Seuls les Fondacci ont subsisté jusqu'à nos jours avec le prédicat "de Paoli".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de Santa-Reparata-di-Balagna sur www.santareparata.fr
  2. Base Infcor
  3. Belgrano 1890, pages. 22-23
  4. LIRG, Il, n° XLIX; Libri iurium, 1084, 15 juillet 1286 : Conventiones et pacta jacta et firmata inter nobilem virum dominum Nicolinum Zachariam... et Rollandum de Lacio olim dominum castri Sancti Angeli ; Belgrano 1890, page 23.
  5. Daniel Istria : Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle
  6. Abbé Letteron : Histoire de la Corse - Tome 1, pages 135-136
  7. Musso 1994
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. « Notice no PA00099245 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PM2B000425 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PM2B000765 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PM2B000764 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PM2B000653 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PM2B000654 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. cf. Evelyne Luciani, Louis Belgodere et Dominique Taddei :Trois prêtres balanins au cœur de la révolution corse, Bonfigliuolo Guelfucci, Erasmo Orticoni, Gregorio Salvini, éditions Alain Piazzola, 2006 (p. 13-260)
  17. (cf Archives des Affaires étrangères, Fonds Corse) et que l'on peut aussi trouver dans le Bulletin des Sciences naturelles et historiques de la Corse