Suicide

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Suicide
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Edouard Manet 059.jpg
Le Suicidé, par Édouard Manet.
CIM-10 X60X84
CIM-9 E950
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Le suicide (du latin suicidium, des mots sui : « soi » et caedere « tuer ») est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Le suicide est souvent commis par désespoir, cause qui peut être attribuée à un trouble mental tel que la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie, l'alcoolisme ou l'abus de substances[1]. Des facteurs de stress tels que les problèmes financiers ou des problèmes dans les relations humaines jouent souvent et également un rôle significatif[2].

Chaque année, plus d'un million d'individus se suicident. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le suicide est la treizième cause de mortalité la plus fréquente dans le monde[3] et le National Safety Council le classe sixième des causes les plus fréquentes aux États-Unis[4]. Le suicide est la cause principale de mortalité chez les adolescents et adultes âgés de moins de 35 ans[5],[6]. La prévalence du suicide est trois à quatre fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes[7],[8]. Les tentatives échouées de suicide dans le monde sont estimées entre 10 et 20 millions chaque année[9].

La question du suicide recoupe les domaines de la religion, de l'honneur et du sens de la vie. Les religions abrahamiques considèrent que le suicide est une offense envers Dieu. Dans le domaine médical, le suicide assisté et l'euthanasie sont des sujets actuellement controversés. Les caractéristiques qui définissent ces deux moyens suicidaires incluent les patients en phase terminale d'une maladie, qui souffrent atrocement, et ceux qui sont d'une manière générale physiquement et mentalement amoindris (conséquences d'un accident ou d'une maladie).

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du mot (formé d'après homicide) est récente : sa paternité est souvent attribuée à un écrit de l'abbé Desfontaines en 1737 (Observations sur les écrits modernes, t. XI, p. 299) mais dès 1734, l'abbé Prévost parle de suicide dans sa gazette Pour et Contre, ce néologisme latin semblant même avoir été utilisé dès le XVIe siècle par les casuistes pour contrebalancer le mot homicide utilisé jusque-là et jugé trop fort[10]. Voltaire (qui publie, en 1739, Du suicide ou de l'homicide de soi-même) et les encyclopédistes acceptent ce néologisme et le diffusent. Il est adopté par des jurisconsultes, comme Daniel Jousse, qui feront désormais coexister les deux termes au niveau juridique.

Classification[modifier | modifier le code]

Émile Durkheim, un des fondateurs de la sociologie, publie en 1897 son fameux livre Le Suicide où il analyse ce phénomène sous un angle social. Il distingue quatre sortes de suicide : le suicide égoïste, le suicide altruiste, le suicide anomique et le suicide fataliste. Dans chaque cas, la désintégration sociale est la cause première véritable.

Type Description
Suicide assisté Un individu qui souhaite en finir avec la vie peut demander l'assistance d'un autre individu. L'autre individu, habituellement un membre de la famille ou médecin, peut aider avec accord celui qui souhaite en finir car physiquement amoindri. Le suicide assisté est un sujet controversé politiquement et moralement dans certains pays, par exemple l'affaire du Dr. Jack Kevorkian, un médecin américain condamné à huit ans de prison pour avoir aidé ses patients à mourir [11].
Meurtre-suicide Le meurtre-suicide est un acte dans lequel un individu tue d'autres personnes immédiatement avant ou en même temps qu'il se donne délibérément la mort. La motivation du meurtre-suicide peut être considérée comme purement criminelle ou comme un acte de bienveillance chez un individu atteint de dépression.
Attentat-suicide L'attentat-suicide est l'acte dans lequel un individu se donne violemment la mort à des fins criminelles ou militaires. Les bombardements-suicide sont considérés comme du terrorisme parmi les communautés ciblées.
Opposition Le suicide est souvent commis en tant que signe de protestation ou d'opposition.
Fuite Lors de situations extrêmes durant lesquelles la vie est insoutenable, certains individus commettent un suicide en tant qu'échappatoire.

Facteurs de risque[modifier | modifier le code]

Une étude montre que 87 % des individus ayant commis un suicide ont été diagnostiqué d'un trouble mental qui a rapport avec leurs amis ou leurs familles[12]. En Angleterre, 27 % des individus qui se sont suicidé entre 2000 et 2010 ont déjà contacté des services hospitaliers quelque temps avant leur décès[13]. Il existe un grand nombre de facteurs de risque liés au suicide, incluant la toxicomanie, des suicides dans l'entourage d'un individu, ou encore un traumatisme crânien[14].

Des facteurs sociaux-économiques comme le chômage, la pauvreté et la discrimination peuvent être à l'origine de pensées suicidaires[15]. La pauvreté n'est pas une cause directe de suicide, mais l'appauvrissement étant un facteur de dépression en est un facteur de risque[16]. Des antécédents d'abus physiques ou sexuels[17], ou du temps passé dans un foyer d'accueil sont également des facteurs suicidaires[18],[19]. Le désespoir — un sentiment dans lequel l'amélioration d'une situation chez un individu semble être un échec — est un fort indicateur de suicide.

Conditions médicales[modifier | modifier le code]

Dans de nombreuses études, le suicide est lié à des facteurs physiologiques tels que la douleur chronique[20], une commotion cérébrale ou traumatisme crânien[21],[22]. Des troubles du sommeil comme l'insomnie[23] et l'apnée du sommeil ont été cités dans de nombreuses études comme facteurs de dépression et de suicide. À un certain moment, le manque de sommeil est également un facteur de risque indépendant de la dépression[24].

Troubles mentaux[modifier | modifier le code]

Certains troubles mentaux sont souvent présents lors d'une période suicidaire. Il est estimé que 87 à 98 % des suicides sont commis par des individus atteints de troubles mentaux[12]. Ces troubles incluent : troubles de l'humeur à 30 %, abus de substances à 18 %, schizophrénie à 14 % et troubles de la personnalité à 13 %[25]. Près de 5 % des patients souffrant de schizophrénie commettent un suicide[26]. Le suicide est la première cause de mortalité chez les schizophrènes[27]. Deux tiers de ces suicides ont lieu durant les six premières années d'évolution de la schizophrénie, ce qui fait de cette période celle où le risque est le plus grand[28]. La dépression psychiatrique et l'alcoolisme sont des troubles indépendants hautement liés au suicide. Le risque est particulièrement grand durant les premières étapes de la maladie chez les individus atteints de troubles de l'humeur, tels que la dépression majeure ou le trouble bipolaire[29].

La dépression est l'un des troubles mentaux les plus communément diagnostiqués[30],[31]. 17,6 millions d'américains sont affectés chaque année ; soit approximativement un individu sur 6. Dans les vingt prochaines années, la dépression devrait être la première cause de mortalité dans les pays développés et la seconde cause d'invalidité dans le monde[32]. Bien que les domaines psychiatriques et médicaux ne classifient plus l'automutilation en tant que tentative suicidaire, des études récentes ont indiqué que la présence de comportements auto-injurieux pouvaient être liée à un haut risque de suicide[33]. Bien qu'il existe un lien entre l'automutilation et le suicide, cette première n'est pas perçue comme étant une cause du suicide ; les deux, cependant, sont des éléments de la dépression clinique[34]. Les jeunes individus, et plus récemment les personnes âgées, sont particulièrement touchés par l'automutilation[35].

La majeure partie des individus qui tentent de se suicider ne réussissent pas du premier coup. Cependant, un suicide ayant échoué peut tragiquement mener à une autre tentative qui peut cette fois heureusement réussir[36].

Abus de substances[modifier | modifier le code]

Abus de substances, photographie allégorique.

L'abus de substances est le second facteur de risque le plus répandu après la dépression et le trouble bipolaire[37]. Les abus de substances chroniques sont liés à un haut risque de suicide[38]. Certains psychotropes contiennent des effets néfastes et peuvent mener à d'importants dysfonctionnements sensoriels. Lorsque ces troubles sont mélangés à des problèmes personnels, le risque de suicide est particulièrement élevé[39]. Plus de 50 % des suicides ont un certain lien avec l'alcool ou la prise substantielle, et plus de 25 % des suicides sont commis par des adeptes ou alcooliques. Ce cas de figure est également observé chez les adolescents avec 70 % de suicides.

Méthodes[modifier | modifier le code]

Les méthodes employées par les personnes s'étant suicidées sont compilées par l'OMS afin de concevoir des stratégies efficaces de prévention du suicide. L'empoisonnement par pesticide est courant dans de nombreux pays d'Asie et en Amérique latine ; l'empoisonnement médicamenteux est fréquent dans les pays nordiques et le Royaume-Uni. La pendaison est la méthode la plus utilisée dans l'est de l'Europe, tandis que l'on observe plus souvent le recours à l'arme à feu aux États-Unis et le saut d'un endroit élevé dans les grandes villes telles que Hong Kong[40].

Prévention[modifier | modifier le code]

Aides internationales[modifier | modifier le code]

Clôture érigée pour prévenir les suicides sur le pont Tromsøbrua, Tromsø, Norvège.

Le suicide est généralement annoncé ; beaucoup de suicidés essaient de prévenir leurs proches et laissent une lettre d'adieu afin d'expliquer leur geste. Ces pensées sont à prendre au sérieux ; s'il y a un risque de tentative de suicide, il faut en parler avec la personne ouvertement afin de pouvoir l'éviter. L'évocation de la mort avec une personne, poser la question « avez-vous pensé à la mort ? » n'est pas suicidogène, mais permet au contraire de montrer que l'on comprend la souffrance. Lorsque l'on discute, il ne faut pas porter de jugement ; on peut tenter de lui faire se remémorer d'anciens problèmes et les stratégies qu'elle avait mises en œuvre pour les résoudre. Selon le professeur Michel Debout[41] : « lorsqu’on pense qu’une personne va mal, il ne faut pas hésiter à lui dire ce que l’on ressent. Et la manière dont on lui dit est importante. Si vous lui demandez : « ça ne va pas ? », elle risque de se renfermer dans une réponse de type : « Mais si ça va très bien. » Alors que si vous dites « je te sens mal », vous vous impliquez personnellement, et vous montrez que non seulement vous offrez une écoute, mais même un véritable dialogue. À partir de là, tout dépend de la situation et de votre lien avec elle. Mais vous pouvez essayer de l’orienter vers un soutien, un spécialiste ou une association qui pourront l’aider ».

Les personnes qui ont fait une tentative de suicide sont en général prises en charge en service de soins aigus à l'hôpital (à la suite d'un empoisonnement ou à des blessures nécessitant souvent une réanimation). Une fois l'épisode critique surmonté et l'éloignement de tout danger vital, le patient est orienté vers un service de psychiatrie. L'hospitalisation est volontaire dans la grande majorité des cas, mais certaines dépressions sévères (mélancolie, dépression délirante) peuvent entraîner une hospitalisation à la demande d'un tiers, voire une hospitalisation d'office. Dans tous les cas, les sujets ayant fait une tentative de suicide doivent être évalués par un psychiatre, et souvent orientés vers une structure adaptée à la prise en charge d'une cause curable de suicide (dépression très souvent, mais aussi psychose, alcoolisme, etc.). Dans le cas d'un séjour en psychiatrie, il est proposé un suivi ultérieur en consultation psychiatrique (hospitalière ou avec un psychiatre libéral). Malgré ces efforts de prise en charge et la possibilité d'hospitalisation contre le gré du suicidant, en France, un quart des adolescents mineurs suicidants sortent de l'hôpital sans avoir eu de consultation psychiatrique. Cette prise en charge des personnes qui tentent de se suicider est importante car les risques d'une nouvelle tentative sont grands (75 % dans les deux ans). Il est cependant aussi nécessaire de faire une prévention du suicide en amont. Cela passe par l'explication de ce qu'est la dépression. Il serait souhaitable que médecins (60 à 70 % des suicidants consultent un médecin dans le mois qui précède le passage à l'acte, dont 36 % dans la semaine qui précède), enseignants et de manière générale toute personne en contact avec des adolescents ou des personnes en détresse sociale soient formés, des campagnes publicitaires soient menées afin de sensibiliser l'ensemble de la population à ce problème et d'aider les personnes susceptibles de se suicider à abandonner cette idée en leur ouvrant la voie à d'autres alternatives.

L'idéal serait de convaincre la personne de consulter un médecin ou de contacter une association spécialisée. Si le passage à l'acte est ressenti imminent, il faut prévenir les secours (en priorité la régulation médicale, le « 15 » en France, le «112» en Europe pour les urgences diverses) et le 911 au Canada. Cependant, l'écoute dans le but de faire exprimer à la personne ses difficultés ne constitue qu'un premier stade de la prévention.

L'aide téléphonique pour les personnes en détresse est venue du prêtre anglican Chad Varah, du centre de Londres, en 1953. Persuadé que tous les désespérés sur le point de mettre fin à leur vie doivent pouvoir parler à quelqu’un, il fait passer dans le Times une annonce insolite : « Avant de vous suicider, téléphonez-moi. » Cette idée fut reprise partout dans le monde[42].

Aides francophones[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses aides mises à disposition pour chaque individu. Un premier stade est généralement pris en charge téléphoniquement par des associations dans chaque pays à commencer par les pays francophones européens : En France et en Suisse, ces services « se cantonnent exclusivement à l'écoute » et n'interviennent pas « même sur demande expresse de la personne en détresse ». Dans le Canada français « Québec », si la personne est jugée en danger immédiat, les intervenants du 1-866-APPELLE retraceront l'appel et enverront des secours. C'est une ligne d'intervention. Pour les anglophones, le service de SOS Amitié spécialisé peut orienter vers un psychiatre anglophone voire appeler les pompiers « à la demande expresse » de la personne. SOS Amitié a aussi un service d'écoute par courriel mais avec des délais de 48 heures pour les réponses.

D'autres aides peuvent être trouvées comme notamment sur des forums de discussion affirmant procurer un soutien psychologique existant actuellement sur internet[43]. Selon certains[Qui ?], il convient d'aborder ces sites avec circonspection en raison de l'impossibilité de contrôler la compétence des interlocuteurs : un site internet étant facile à créer, il n'apporte pas le gage d'une structure pratiquant la formation interne et l'évaluation de ses personnels ou du décalage culturel pouvant exister entre les personnes parlant la même langue mais pouvant être de culture très différente. Ces deux facteurs pourraient mener à une aide inadaptée, qui pourrait même être suicidogène. SOS Amitié Internet, dans le prolongement de son écoute téléphonique, offre un service d'écoute web gratuit, mais non permanent, fonctionnant par courriel, pour donner aux personnes la possibilité de mettre des mots sur leurs difficultés et leur souffrance[44]. Les personnes qui répondent aux messages appartiennent à l'équipe d'écoute au téléphone et auraient suivi une formation spécifique à l'écoute écrite. Les messages reçus reçoivent une réponse sous 48h.

Prévalence[modifier | modifier le code]

Monde[modifier | modifier le code]

Nombre de morts par suicide sur 100 000 habitants en 2004[45]
  •      Aucune donnée
  •      <3
  •      3–6
  •      6–9
  •      9–12
  •      12–15
  •      15–18
  •      18–21
  •      21–24
  •      24–27
  •      27–30
  •      30–33
  •      >33

L'épidémiologie du suicide est une discipline de l'épidémiologie qui vise à connaître l'étude de la répartition et des déterminants du suicide dans les populations. Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 morts pour 100 000 habitants (un mort toutes les 40 secondes[46]). L'épidémiologie du suicide reste cependant très variable selon les pays, et parfois même entre communautés différentes dans un même pays. Les tentatives de suicide sont beaucoup plus fréquentes, mais leur nombre est très difficile à évaluer. Les statistiques sont jugées plus ou moins fiables selon les pays. Certains suicides peuvent passer pour des morts naturelles ou accidentelles ou des crimes (et inversement). La précision de ces statistiques dépend aussi de la manière dont la médecine légale et la police travaillent.

Bien que l'idée que le Japon soit le pays dans lesquels les individus se suicident le plus soit répandue est assez tenace, c'est en réalité loin d'être le cas. Ainsi avec un taux de suicide de 26 sur 100 000 habitants, le Japon est largement devancé par de nombreux pays d'Europe, comme la Lituanie (38,8), la Russie (32,3), la Finlande (28) par exemple, et d'autres encore[47]. Le Japon est au 8e rang mondial[48]. Le Japon a commencé en 2009 à publier des statistiques mensuelles (ex. : 2 650 cas en janvier 2009 ; à comparer aux 2 300 cas recensés par le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être pour janvier 2007[49]). En Suisse, le taux de suicide en 2008 est de 14,4 pour 100 000 habitants[50].

Selon le sexe[modifier | modifier le code]

Actuellement, les taux de suicide des hommes et des femmes sont dans la plupart des pays du globe fortement divergents ; ainsi, la population masculine a, de manière récurrente, des taux de suicide beaucoup plus élevés. En 2002-2003, la Suède avait le taux de suicide masculin le plus élevé, suivie par la Biélorussie avec, respectivement, 66,5 et 63,3 suicides pour 100 000 hommes par an, alors qu'il n'y avait, dans ces mêmes pays et à la même époque, que 7,1 et 10,3 suicides pour 100 000 femmes par an.

La Chine est, en 1999, le pays où le taux de suicide des femmes est le plus élevé et un des rares pays au monde à avoir un taux de suicide des femmes plus élevé que celui des hommes avec des taux de 14,8 pour les femmes et de 13,0 pour les hommes. Cependant, la Corée du Sud, qui arrive en deuxième position pour ce qui concerne le taux de suicide des femmes dans le monde (en 2006), présente des taux respectifs de 14,1 pour les femmes et 29,6 pour les hommes.

En fonction de l'orientation sexuelle[modifier | modifier le code]

L'orientation sexuelle est également importante dans la répartition des suicides. Ces dernières années, plusieurs études épidémiologiques nord-américaines[51] ont mis en évidence des taux de suicide de 6 à 16 fois plus élevés chez les personnes d'orientation homo/bisexuelle que parmi les autres suicidants. La première étude épidémiologique française réalisée en 2003, en collaboration avec l'INSERM, par Marc Shelly, David Moreau et Pascale Tubert-Bitter[52] confirme les données nord-américaines.

Par ailleurs, en marge de cette problématique, une autre étude épidémiologique réalisée en 2006 par Marc Shelly (et coll.) montre que, conformément à une enquête nord-américaine de grande envergure, l'abus sexuel dans l'enfance concerne 20 % des homo/bisexuels masculins (contre 4 % des hétérosexuels), et que les gays victimes d'abus sexuel précoce (avant la puberté) font 4 fois plus de tentatives de suicide que les homo/bisexuels non concernés[53]. Plus récemment, une recherche universitaire menée en 2009 par Jean-Michel Pugnière, psychologue, auprès de 920 jeunes de 18-24 ans, confirme le lien entre homophobie verbale en milieu scolaire et suicide des jeunes hommes[54].

France[modifier | modifier le code]

La surveillance de l'évolution de l'incidence des suicides en France est effectuée par le réseau Sentinelles de l'Inserm. Le baromètre santé de l'Inpes permet quant à lui de suivre l'évolution des tentatives de suicide et des pensées suicidaires au sein de la population[55]. À titre de comparaison et contrairement aux idées reçues, le suicide est davantage présent chez les adolescents français que chez les jeunes Japonais (10,3 cas pour 100 000 contre 8,6)[56]. Contrairement à une autre idée reçue, le taux de suicides est plus élevé en France qu'en Suède chez les hommes[57] comme chez les femmes[58].

En 2008, le taux de suicide sur l'ensemble de la population (tout âge) était de 16,2 pour 100 000 habitants[59],[60] ou bien, exprimé de la façon suivante par l'OMS, de 26,4 pour les hommes et de 7,2 pour les femmes[61]. Parmi les adolescents français qui ont réalisé une tentative de suicide, un quart (25 %) est homosexuel[62].

Selon l'InVS, le taux de mortalité par suicide est trois fois plus élevé chez les employés et les ouvriers que chez les cadres. Ce taux varie également selon les domaines d’activité. Les chiffres les plus élevés concernent le secteur de la santé et de l’action sociale (34,3/100 000) puis viennent ensuite les secteurs de l’administration publique (en dehors de la fonction publique d’État) (29,8/100 000), de la construction (27,3/100 000) et de l’immobilier (26,7/100 000). Un tiers des suicides est celui des personnes de plus de 65 ans[63]. Selon Le Figaro, le taux de suicide des agriculteurs s'élève à 32 pour 100 000, contre 28 pour 100 000 chez les ouvriers et 8 pour 100 000 pour les « professions intellectuelles supérieures ».

Selon le baromètre santé de l'Inpes, 0,3 % des hommes et 0,7 % des femmes ont effectué une tentative de suicide au cours de l’année. L’enquête pointe aussi la survenue, plus fréquente, d’idées suicidaires au cours de l’année qui concerne 3,4 % des hommes et 4,4 % des femmes. Hommes et femmes présentent ainsi des formes différentes d’expressions de la souffrance psychique. Les femmes ont plus de pensées suicidaires et effectuent plus de tentatives de suicides, mais l’issue est moins souvent fatale que pour les hommes qui représentent les trois quarts des décès par suicide. Cette différence s’explique en partie par les moyens utilisés qui sont plus souvent la prise de médicaments pour les femmes et l’utilisation d’armes à feu ou la pendaison pour les hommes. Les facteurs de risque des tentatives de suicide et pensées suicidaires sont avant tout la dépression, les violences subies y compris les violences sexuelles, et ce même quand elles sont survenues il y a longtemps. L’isolement social et la précarité sociale apparaissent aussi comme des facteurs de risque importants[64].

Parmi les pays de l'OCDE, les taux de suicide sont les plus forts en France et au Japon (de 15 à 20 pour 100 000) et les plus faibles en Italie, Grande-Bretagne et aux États-Unis[65]. Curieusement, la Suède garde en France la réputation d'un pays où l'on se suicide beaucoup, alors que la pratique y est 30 % inférieure à celle de la France[66]. Les taux de suicide sont en revanche encore supérieurs en Autriche et Hongrie[66].

En 2010, 10 509 personnes se sont suicidées en France[67].

Droit[modifier | modifier le code]

Euthanasie et aide au suicide[modifier | modifier le code]

Machine pour l'euthanasie inventée par le Dr Philip Nitschke.

L'euthanasie (mort douce) et l'aide au suicide (exécuter la décision d'un suicidant ou ne pas intervenir sur la situation dans laquelle il s'est mis s'il a clairement exprimé sa volonté) font aujourd'hui (2005) l'objet de débats et de polémiques dans la plupart des pays d'Europe ou d'Amérique du Nord. En France, il est actuellement condamné comme homicide. La loi entérine la réprobation sociale dont le suicide est entaché : l'aide au suicide est prohibée pour « abstention volontaire de porter assistance à personne en péril » (article 223-6 du Code pénal, concept plus connu sous le nom de « non-assistance à personne en danger »)[68]. En 2007, l'affaire Vincent Humbert a souligné cette particularité du droit français.

La Cour européenne des droits de l'homme, dans son arrêt Pretty c. Royaume-Uni du , a déclaré à l'unanimité que le suicide n'entrait pour l'instant dans le champ d'aucun droit de l'homme, ni de l'article 2 de la Convention protégeant le droit à la vie : « En conséquence, la Cour estime qu’il n’est pas possible de déduire de l’article 2 de la Convention un "droit à mourir", que ce soit de la main d’un tiers (ou par l'abstention de l'intervention de ce tiers), ou avec l’assistance d’une autorité publique. »

Il est autorisé dans des pays comme les Pays-Bas, la Belgique, l'Oregon (aux États-Unis). En Suisse, le code pénal la tolère puisque l'article 115[69] prévoit de punir l'assistance au suicide si elle est causée par des « motifs égoïstes ». Deux associations suisses, Exit et Dignitas ont été créées dans le but d'aider des malades en phase terminale à mettre fin à leurs jours ou d'empêcher des interventions médicales non souhaitées visant à les ranimer.

Droit en France[modifier | modifier le code]

En France, le suicide n'est plus réprimé depuis le code pénal de 1810 autrement que par, éventuellement, une hospitalisation d'office (HO) préfectorale[70].

À la suite de la publication du livre Suicide, mode d'emploi, parfois retrouvé chez des suicidés, a été cependant créé en 1987 le délit de « provocation au suicide » (art. 223-13 à 223-15-1 du Code pénal), ayant pour conséquence l'interdiction de publication de l'ouvrage.

En France, l'article L132-7 du Code des assurances dispose[71],[72] :

L'assurance en cas de décès est de nul effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année[73] du contrat.
L'assurance en cas de décès doit couvrir le risque de suicide à compter de la deuxième année du contrat. En cas d'augmentation des garanties en cours de contrat, le risque de suicide, pour les garanties supplémentaires, est couvert à compter de la deuxième année qui suit cette augmentation.
Les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables aux contrats mentionnés à l'article L. 141-1 souscrits par les organismes mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 141-6.
L'assurance en cas de décès doit couvrir dès la souscription, dans la limite d'un plafond qui sera défini par décret, les contrats mentionnés à l'article L. 141-1 souscrits par les organismes mentionnés à la dernière phrase du dernier alinéa de l'article L. 141-6, pour garantir le remboursement d'un prêt contracté pour financer l'acquisition du logement principal de l'assuré.

Jurisprudence[modifier | modifier le code]

« Attendu qu'en énonçant qu'aucun élément ne permettait de penser que l'assuré n'avait pas eu la jouissance de sa raison au moment de son suicide, après avoir relevé, d'une part, que son corps avait été retrouvé dans sa voiture garée dans un lieu clos, moteur allumé et l'habitacle relié au pot d'échappement par un tuyau, et d'autre part, que la victime avait laissé à sa veuve une lettre dépourvue d'équivoque quant à ses intentions, c'est sans inverser la charge de la preuve que la cour d'appel a retenu l'existence d'un suicide volontaire et conscient soumis à l'article L. 132-7 du Code des assurances, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998, qui n'est pas applicable à l'espèce dès lors que le sinistre lui est antérieur ; que le moyen est sans fondement. »

Philosophie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suicide et philosophie.

Le suicide est vu bien différemment selon le courant philosophique l'évoquant. Il peut être considéré comme un acte suprême de liberté ou une option de faiblesse et de renoncement, voire de sacrifice. Du point de vue contraire, le suicide est mis en opposition avec l'humanité. En effet, la mort fait partie de la nature. Se donner la mort, c'est donc renier la nature et s'opposer à elle. C'est s'éloigner de son humanité.

Pour Platon, la mort était la propriété des dieux, et des Parques qui coupaient le fil de la vie. Pour Platon, se suicider, c'est donc aller contre la volonté des dieux. Paul Valéry mentionne dans Tel Quel que le suicide est en général dû à l'impossibilité pour sa victime de supprimer chez elle une idée lui causant souffrance, et à laquelle elle pense donc ne pouvoir mettre fin qu'avec sa propre vie. Pour Jean-Jacques Delfour[74], le suicidant ne peut pas vouloir mourir, puisqu'il ignore ce qu'est la mort, dans le sens où il n'en a pas l'expérience. Le suicide, pour lui, est uniquement une manière de mettre fin à une souffrance. Cependant, s'ils mettent fin à leur souffrance, ils mettent aussi fin à la suppression de cette souffrance et donc n'en bénéficient pas ; et la liberté que l'on a sur sa vie, le pouvoir de se tuer, disparaît avec la vie elle-même, on n'a donc pas l'occasion d'en jouir. Pour lui, il n'y a donc pas à proprement parler de suicide, mais une agression du corps pour laquelle rien n'est venu interrompre le processus mortel.

Religions[modifier | modifier le code]

Le suicide est traditionnellement un acte condamné dans le cadre des religions monothéistes. En effet, si le fait de se suicider est d'abord un acte qui va contre soi-même, l'« appartenance » de la destinée de l'homme à Dieu fait que cet acte devient une rupture de la relation spécifique entre l'homme et Dieu et un acte allant contre la souveraineté de Dieu. Le point de vue catholique a été précisé dès le premier concile de Braga qui s'est tenu vers 561 : il déclare que le suicide est criminel dans la chrétienté, sauf chez les « fous ». Le premier concile de Braga entendait lutter contre les modes de pensée païens à une époque encore profondément marquée par la mentalité romaine où le suicide était présenté comme une voie noble, une mort honorable, recommandable pour racheter un crime alors que le christianisme voulait marquer que pour lui seul le pardon, l'acceptation de se livrer à la justice pour un criminel, était la seule voie acceptable.

L'islam interdit le suicide et le considère comme un péché (voire un crime). D'après un hadith, Mahomet aurait refusé de prier sur un suicidé qui lui fut présenté, cependant il avait ordonné à ses compagnons de tout de même le faire. Commettre un suicide est loin d'être considéré comme une bonne chose, au sens où le fait de prendre la vie de quelqu'un est considéré comme négatif. Cependant, d'un point de vue bouddhiste, ce que nous faisons ou ne faisons pas n'est pas le seul critère qui détermine si un acte est "bon", "mauvais" ou "très mauvais". Le critère essentiel est la motivation qui sous-tend l'acte. Selon la théorie du karma, quoi que nous fassions, nos actes auront des conséquences. Rien ni personne ne prend la décision de nous récompenser ou de nous punir. C'est la force de l'action elle-même qui détermine le résultat. D'après les principes d'interdépendance et du karma, notre mort est suivie d'une renaissance dans la vie suivante[75].

Le suicide est perçu assez différemment selon les cultures ; si dans les sociétés occidentales, il a longtemps été considéré comme immoral et déshonorant, il est dans d'autres sociétés justement le moyen de recouvrer un honneur perdu. En Asie, il existe des formes de suicide ritualisé comme les jauhâr et satî indiens. Le seppuku japonais quant à lui est un suicide vu comme une issue honorable face à certaines situations perçues comme trop honteuses ou sans espoir. Une étude menée dans 26 pays de tradition judéo-chrétienne a révélé que plus les femmes et les personnes âgées étaient religieuses, moins elles se suicidaient[76].

À noter un point de vue plus proche de l'ouvrage "Suicide, mode d'emploi", (ré)introduit par Hiramash en 2011 dans "la Magie d'Hénok". Selon l'auteur et la fable américaine dont il s'inspire, le suicide serait à la fois un acte religieux et politique, l'association des deux aspects relevant probablement du constructivisme revisité par l'ouvrage. Ce même auteur avance que l'idée de suicide dans l'histoire humaine a précisément changé avec le basculement des sociétés matriarcales vers les sociétés patriarcales il y a 7000 ans de cela. Après ce basculement historique et généralisé sur la planète, les religions du Père affirment alors leur supériorité sur l'image et l'univers de la Femme, interdisent le suicide entre autres choses, introduisent la notion de culpabilité et de punition, ce qui est précisément contraire aux théories bouddhistes du karma ; celles-ci vont plutôt défendre l'idée que si quelqu'un sera puni pour le suicide à venir, c'est parce que cette personne est persuadée qu'elle sera effectivement punie.

Politique[modifier | modifier le code]

Le suicide d'Ajax.

Le suicide a été utilisé dans l’histoire comme un acte politique d’opposition, de contestations ou encore de dévolution. Dans l'Empire romain, il était d'usage qu'un proche de l'empereur désirant mettre fin à ses jours en demande au préalable l'autorisation à ce dernier (illustration, par exemple, dans les Mémoires d'Hadrien). Dans l'Antiquité, le suicide était commis après une défaite dans une bataille afin d'éviter la capture et les possibles tortures, mutilations ou la mise en esclavage par l'ennemi. Ainsi, au cours de la seconde guerre punique, la princesse carthaginoise Sophonisbe s'empoisonna pour ne pas tomber aux mains des Romains. Brutus et Cassius, les assassins de Jules César, se suicidèrent à la suite de la défaite de la bataille de Philippes. Cléopâtre VII, dernière reine d'Égypte, mit également fin à ses jours pour ne pas être emmenée prisonnière à Rome. Les Juifs de Massada offrent un autre exemple en se suicidant massivement en 74 av. J.-C. pour échapper à la mise en esclavage par les Romains. Dans la société romaine, le suicide était un moyen accepté par lequel son honneur était préservé. Ceux qui étaient jugés pour des crimes capitaux, par exemple, pouvaient empêcher la confiscation des biens et propriétés familiaux en se suicidant avant la condamnation par le tribunal. Dans le Japon médiéval, toute critique du Shogun s'accompagnait d'un seppuku de l'accusateur.

Le suicide peut être un acte politique, proche du martyre. À l'époque contemporaine, le suicide est utilisé pour protester de façon spectaculaire, notamment par autocrémation[77], contre une situation jugée insupportable :

Le , à Saïgon, le bonze Thích Quảng Đức s'est suicidé pour protester contre le gouvernement du président vietnamien Ngô Đình Diệm. Ce geste a été imité par la suite ; Jan Palach et Jan Zajíc en 1969 pour protester contre la répression soviétique du printemps de Prague. Trois membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, en 2003, pour dénoncer l'arrestation de Maryam Radjavi par la police française. Josiane Nardi en France le 18 octobre 2008 pour protester contre la politique d'expulsion de son compagnon arménien sans-papiers. Au Tibet depuis mars 2011, plusieurs laics, moines et nonnes tibétains se sont immolés pour protester contre la présence chinoise.

Littérature[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, Goethe publie Les Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werther), une histoire romantique où le jeune Werther se suicide parce que son amour est inaccessible. Le roman connaît un réel succès et cause une vague de suicides en Allemagne. Le poète Alfred Alvarez publie une étude sur le suicide en littérature intitulée Le Dieu sauvage ; essai sur le suicide. Jean Améry publie un livre, en 1976, sur le suicide où il défend la thèse selon laquelle le suicide représente l'ultime liberté de l'humanité. Il se donne la mort deux ans plus tard. À noter également le seppuku (communément appelé hara-kiri) des samouraïs qui, par honneur et respect du Bushido, se tuaient pour ne pas être faits prisonniers ou pour restituer l'honneur de leur famille ou de leur clan, à la suite d'une faute.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  73. Antérieurement fixé à deux ans, ce délai a été ramené à un an par la loi no 98-546 du 2 juillet 1998 portant diverses dispositions d'ordre économique et financier.
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  75. Ringou Tulkou Rimpotché, Et si vous m'expliquiez le bouddhisme, Éditions du Nil, p. 82-84
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  77. L'expression journalistique consacrée est « immolation par le feu », elle est à forte connotation religieuse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour Durkheim, le taux de suicide ne peut s'expliquer qu'à partir d'une analyse globale de la société ; il montre que celui-ci varie en proportion inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie l'individu.
Todd montre, statistiques à l'appui, que les phénomènes d'autodestruction (sous lesquels il rassemble, suicide, alcoolisme et folie) touchent avant tout, dans l'Europe de 1800 à 1950, la petite bourgeoisie (contrairement à un lieu commun répandu qui voudraient que le suicide ou l'alcoolisme soient des fléaux touchant surtout les classes populaires). Il explique cela comme une conséquence de l'anxiété des classes bourgeoises face à leur propre évolution socio-culturelle (notamment le contrôle des naissances) et technique (révolution industrielle, urbanisation etc.).
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Contre-pied de l'explication durkheimienne, l'analyse part de présupposés individualistes, et pose une théorie qui annonce le système imposant que l'auteur mettra au point ultérieurement. Réédition 2009 aux Éditions Hermann.
  • Clinique du suicide, coordonné par Geneviève Morel, Erès, Des travaux et des jours, Paris, 2002
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  • Pascal Millet, Michel Debout, Michel Hanus, Jean-Jacques Chavagnat, collectif : « Le deuil après suicide », dans Études sur la mort, no 127, 2005, Éditions : L'Esprit du temps, (ISBN 2-84795-059-1).
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  • Alain Meunier et Gérard Tixier, Le Grand blues, Payot (21 octobre 2000), 246 pages.
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  • Yves Prigent, « La Souffrance suicidaire », Desclée de Brouwer (1er octobre 1996), collection Intelligence du corps, 198 pages.
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  • François Ladame : Adolescence et suicide, éditeur : EME Éditions Sociales Françaises (ESF), 1980, (ISBN 2-7101-0754-6).
  • Jean Teulé, Le magasin des suicides, Julliard (janvier 2007), 162 pages.
  • Bernard Diu, La constellation de la Vierge. Autobiographie d'un savant aux prises avec la Vie, Éditions Hermann, coll. « Hermann Littérature », 2008.
  • Martin Monestier Le suicide de Socrate à Montherlant, Éditions Simoëns.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr) Catégorie Suicide de l’annuaire dmoz
  • (fr) [PDF] Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 13 décembre 2011. Suicide et tentatives de suicide : état des lieux en France [1]