Sacha Guitry

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Sacha Guitry

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Sacha Guitry en 1931

Nom de naissance Alexandre-Georges-Pierre Guitry
Naissance
Saint-Pétersbourg (Drapeau de la Russie Russie)
Décès (à 72 ans)
Paris (Drapeau de la France France)
Lieux de résidence Paris
Activité principale Dramaturge
Acteur
Réalisateur
Activités annexes Metteur en scène
Scénariste
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1902-1957
Collaborations Albert Willemetz
Ascendants Lucien Guitry
Conjoint Charlotte Lysès (1907-1918)
Yvonne Printemps (1919-1932)
Jacqueline Delubac (1935-1939)
Geneviève de Séréville (1939-1949)
Lana Marconi (1949-1957)

Sacha Guitry (à l'état civil Alexandre-Georges-Pierre Guitry) est un dramaturge, acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste français, né le à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort le à Paris (7e).

Auteur dramatique prolifique, il a écrit 124 pièces de théâtre, dont beaucoup furent de grands succès. Il a également réalisé trente-six films (dont dix-sept adaptations de ses pièces), jouant dans la quasi-totalité d'entre eux, notamment Le Roman d'un tricheur, Désiré, Mon père avait raison, Quadrille, Ils étaient neuf célibataires, Si Versailles m'était conté....

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Alexandre dit « Sacha[1] » Guitry est le fils du comédien Lucien Guitry (1860-1925) et de Renée Delmas (1858-1902), fille du journaliste René Delmas de Pont-Jest, qui s'est essayée elle aussi au théâtre. Il est le troisième d'une fratrie de quatre garçons. Deux mourront au berceau (l'aîné en 1883, le benjamin en 1887). Le cadet, Jean, né en 1884 à Saint-Pétersbourg, deviendra comédien et journaliste avant de périr dans un accident d'automobile en 1920[2].

Comme ses deux aînés, Alexandre naît dans la capitale de l'Empire russe, où son père a signé un contrat de neuf ans avec le théâtre Michel pour la saison d'hiver. Il doit son prénom de baptême à son parrain le tsar Alexandre III qui appréciait le talent de Lucien Guitry[3].

Ses parents se séparent en 1885, Renée Delmas refusant les nombreuses liaisons de son mari, notamment avec Sarah Bernhardt. Le divorce est prononcé en février 1889 et Sacha est confié à sa mère, ce qui n'empêche pas Lucien d'enlever son fils en octobre 1889 pour le ramener à Saint-Pétersbourg où il le fait jouer devant le Tsar et la famille impériale (à moins qu'il s'agisse d'une mise en scène concertée par les deux parents, l'enfant étant rendu après la saison de représentations).

Élève médiocre, il est expulsé de onze lycées différents comme il le rappelle dans son Discours de cent lignes, prononcé lors du banquet du cinquantenaire de Janson-de-Sailly (en 1934). Il arrête ses études à 18 ans après avoir redoublé 10 fois sa 6e[4] pour embrasser la carrière à laquelle il aspire : le théâtre.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Sur la recommandation de Francis de Croisset, Guitry soumet sa première pièce à Marguerite Deval, directrice du théâtre des Mathurins, qui l'accepte sous réserves qu'elle soit transformée en opérette[5]. Le Page est créé le 15 avril 1902 et totalise 35 représentations.

Mis devant le fait accompli, Lucien Guitry, qui dirige le théâtre de la Renaissance, lui fait faire ses débuts de comédiens sous le pseudonyme de Lorcey dans L'Escalier de Maurice Donnay en 1904. Sacha fait à cette occasion la connaissance de Charlotte Lysès, jeune protégée de son père. La rivalité amoureuse entre les deux hommes, ainsi qu'une entrée ratée dans une pièce qu'il joue à la Renaissance, conduit l'année suivante à une brouille qui durera treize ans[5],[6].

Sacha s'installe avec Charlotte Lysès et écrit pour elle sa troisième pièce, Le KWTZ, créée au théâtre des Capucines fin 1905[5]. Mais c'est avec Nono huit mois plus tard au théâtre des Mathurins que Guitry remporte son premier grand succès[6]. Charlotte et Sacha se marient le 14 août 1907 à Honfleur.

Brillant comédien, Guitry va dès lors s'affirmer dans l'écriture. Faisant partie, comme Henri Bernstein, de la nouvelle génération de boulevardiers dans la lignée de Feydeau, Meilhac et Halévy ou Flers et Caillavet, il écrit lui-même ses propres pièces, parfois en moins de trois jours, et en assure la mise en scène et l'interprétation.

En 1907, l'échec de La Clef, écrite pour la comédienne Réjane, décourage un temps Guitry et c'est le soutien indéfectible de l'écrivain Octave Mirbeau qui lui donne le courage de continuer ; admiratif et reconnaissant, Sacha Guitry sollicite de lui une préface pour sa Petite Hollande en 1908 et, plus tard, lui consacre une pièce, Un sujet de roman, créée en 1924 par son père Lucien Guitry dans le rôle de Mirbeau (Sarah Bernhardt doit être aussi de la création, dans le rôle d'Alice Regnault, mais la comédienne meurt avant la première).

Il écrit sur mesure pour sa deuxième épouse Yvonne Printemps plusieurs comédies musicales qui remportent un très grand succès (Mozart, L'Amour masqué…) et sept revues avec son ami Albert Willemetz. Il lance aussi Raimu dans Faisons un rêve en 1916.

Homme d'esprit à l'humour caustique, qui a la verve facile et le goût du bon mot[7], il fait les délices du public mais ne s'attire pas toujours la faveur des critiques. Guitry utilise déjà au théâtre la méthode qu'il utilisera plus tard au cinéma : s'approprier les règles, les codes d'un genre, les détourner et les plier à son propre style.

Du théâtre au cinéma[modifier | modifier le code]

Sacha Guitry jouant le rôle de Grimm dans sa comédie musicale Mozart en 1926.

Avec le cinéma, les rapports de Guitry sont alors plutôt complexes. En 1912, il écrit « J'estime que l'influence du cinématographe a été déplorable, [...] qu'il a tenté de faire au théâtre une concurrence déloyale en truquant et en tronquant les œuvres dramatiques[8] ». Ce qui ne l'empêche pas de faire, en 1915, une première tentative en réalisant Ceux de chez nous, en réaction à un manifeste allemand exaltant la culture germanique. Il y filme, entre autres, des amis de son père, Auguste Rodin, Claude Monet, Anatole France, Auguste Renoir. Il note leurs paroles et les répète durant les diffusions publiques, inventant en quelque sorte, et avant l'heure, la voix off. Non mobilisé au cours de la Première Guerre mondiale car malade et perclus de rhumatismes, son antigermanisme se poursuit après la guerre, refusant de représenter ses pièces en Allemagne après l'armistice de 1918[9].

Comme Jouvet, il reproche au cinéma de ne pas avoir la même puissance que le théâtre et ne s'y intéresse réellement qu'en 1935, sous l'influence de sa jeune épouse Jacqueline Delubac. Comprenant que le cinéma permet une plus grande pérennité que le théâtre en fixant les images sur la pellicule, il décide d'adapter à l'écran certaines de ses pièces. D'abord Pasteur, écrite pour son père Lucien Guitry et créée par ce dernier, pièce qui donne libre cours à sa passion pour l'histoire et les personnages historiques. Dans une scène, Louis Pasteur, joué par Sacha Guitry, déclare à ses confrères : « Messieurs, je sais que je n'utilise pas le style conventionnel auquel vous êtes habitués », phrase qui semble destinée aux critiques qui le dénigrent depuis qu'il fait du théâtre. La même année, il réalise Bonne chance ! d'après un scénario original et confie le premier rôle féminin à Jacqueline Delubac. Le style de Guitry s'y affirme déjà nettement.

En 1936, il tourne à partir de la pièce qu'il a écrite Le Nouveau Testament. Puis, toujours en 1936, il réalise Le Roman d'un tricheur, son chef-d'œuvre pour beaucoup de spécialistes. Dans ce film, presque sans dialogues à l'exception de quelques scènes, Guitry met en scène l'unique roman qu'il a écrit, Mémoires d'un tricheur. Tout Guitry est contenu déjà dans ses quatre premiers films : jeu avec les procédés filmiques, reconstitution d'évènements ou biographie de personnages historiques, adaptations théâtrales. De 1935 à 1937, Guitry réalise dix films, dont au moins trois « chefs-d'œuvre »[10].

Son nom est proposé pour l'Académie française mais Guitry refuse la condition qu'on lui impose : abandonner son activité de comédien. En 1939, il est élu à l'Académie Goncourt et réalise Ils étaient neuf célibataires. Guitry y traite du thème, déjà abordé par d'autres, du mariage blanc. Le film est cependant en prise presque directe avec l'actualité car l'histoire part d'un décret qui oblige les étrangers à quitter la France. Le lendemain de la première de son film, la guerre éclate.

Sous l'Occupation[modifier | modifier le code]

L'armistice survient alors que Sacha Guitry est en traitement à Dax. Il est forcé d'y prolonger son séjour, dans l'attente de deux sauf-conduits pour Paris. L'un lui est destiné, l'autre est remis au philosophe Henri Bergson, souhaitant comme le dramaturge retourner à Paris[11]. C'est à Dax, qu'un officier allemand (Biegel) les reconnaissant, lui et Bergson, leur adresse un laisser-passer et un bon pour 100 litres d'essence renouvelable en chemin, ordonnant aux officiers qui les croiseraient de réagir "eu égard à ce que représentent les deux grands hommes pour la culture française". C'est également cet officier qui dit à Guitry : "Nous arrivons au bon moment, où la culture française décline et où nous venons la sauver". C'est cette phrase, dit Sacha Guitry, qui restera gravée de 1940 à 1944 et l'encouragera à défendre la culture française : "Ils auront la France mais n'auront pas la Culture Française".

Revenu à Paris, Guitry entend y maintenir l'art et l'esprit français face à l'occupant allemand en poursuivant ses activités d'auteur, d'acteur et de cinéaste. Il reprend notamment Pasteur, pièce qui glorifie la France en la personne de Louis Pasteur, et qui comporte des répliques clairement anti-allemandes. Pendant quatre ans, à l'écart de toute pensée politique, il continue sa vie d'homme de théâtre et de cinéma. Dominique Desanti évoque « une réussite maintenue à travers l'horreur de l'Occupation, comme si de préserver les succès et le luxe de Guitry était nécessaire à la survie de la France »[12]. Il joue de son influence pour obtenir la libération de personnalités, notamment de l'écrivain Tristan Bernard et de son épouse. Il réalise également Le Destin fabuleux de Désirée Clary, film centré autour de la célèbre fiancée de Napoléon et qui oppose la figure de l'Empereur aux visées de l'impérialisme allemand, et Donne-moi tes yeux, « réflexion originale sur le regard masculin »[10].

Guitry dans son bureau de l'avenue Élisée-Reclus en 1942, par Léon Gard (coll. André Bernard).

Son album 1429-1942 : De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain, catalogue des gloires françaises, historiques et artistiques conçu en 1942 et publié en 1944, est selon ce qu'il écrit en 1947 « un véritable monument à la gloire de la France... Un cri de foi, d'amour et d'espérance, et l'on ne saurait lui attribuer sans mentir une signification politique [...] Je n'en connais pas qui soit plus beau. Je n'en connais pas qui montre mieux le vrai visage de la France – et son ardente volonté de se suffire à elle-même – et de rester, seule, chez elle. L'avoir réalisé sous l’œil de l'Occupant, cela représente un tour de force inégalé[13] ». Reproduisant dans cet album le fac-simile de la célèbre lettre ouverte d'Émile Zola en faveur d'Alfred Dreyfus, J'accuse…!, publiée dans L'Aurore le 13 janvier 1898, Guitry écrit : « N'était-ce pas audacieux, provoquant même ? » De même qu'« avoir fait reproduire un poème de Porto-Riche, une pensée de Bergson, avoir nommé Sarah Bernhardt et Pissarro, avoir cité Dukas, Rachel et Marcel Schwob »[13].

Lors d'un gala à l'Opéra de Paris le 23 juin 1944, Guitry présente De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain, accompagné d'un film de présentation, « sans lier le débarquement à ce que le titre de son livre peut avoir de provocateur », comme l'écrit Dominique Desanti[12]. Ce gala est l'occasion d'une vente aux enchères d'un des exemplaires, dont la recette, de 400 000 francs, est entièrement reversée à l'Union des arts[14]. Geneviève Guitry, son épouse durant cette période, écrit « Ce fut alors une période de manœuvres qu'il pensait habiles et qui nous effrayaient, car Sacha ne comprenait rien à la politique. Il avait un fond d'ingénuité, une confiance quelquefois excessive, qui l'amenaient à porter des jugements téméraires sur les gens qui gravitaient autour de lui. Dans cette période, il ne fut pas bon psychologue, ni suffisamment objectif[15]. » Philippe Arnaud estime que « Guitry, on le sait, s'est trompé sur Pétain, et sur la nature de la Seconde Guerre mondiale. De cet aveuglement, Donne-moi tes yeux donne la métaphore facile »[10].

Le 23 août 1944, lors de la Libération de Paris, quelques heures après avoir parlé au téléphone avec Arletty, il est arrêté par un groupe de résistants agissant de leur propre initiative, qui lui reprochent son attitude à l'égard de l'occupant allemand. Il est incarcéré 60 jours sans inculpation. Il n'en est pas moins dénoncé dans la presse par des écrivains comme Pierre Descaves ou certains journalistes du Figaro, dirigé alors par Pierre Brisson, ennemi déclaré de Guitry. Ses détracteurs oublient qu'il s'est toujours opposé à ce que ses pièces soient jouées en Allemagne.

Le juge d'instruction, ne sachant que lui reprocher, fait paraître dans les journaux, à deux reprises, des annonces demandant qu'on lui communique les accusations contre Guitry. Il n'obtient aucune réponse probante et classe le dossier[12]. Guitry obtient en 1947 un non-lieu tardif (il dira plus tard qu'il aurait préféré un procès[réf. nécessaire]). Il se fera référence à cette expérience : dans le générique de La Poison (1951) lorsqu'il déclare à Pauline Carton que le décor de la cellule a été réalisé à partir de ses souvenirs, on sent poindre l'amertume dans sa voix. Tentant de prendre la chose avec humour, il déclare : « La Libération ? Je peux dire que j'en ai été le premier prévenu. » Il publie en 1947 et 1949 les souvenirs de cette période sous forme de deux récits : Quatre ans d'occupations (un pluriel significatif) pour la période 1940 à août 1944 et 60 jours de prison pour les deux mois pénibles et humiliants qui suivirent. Il commente, en filigrane, son comportement dans Le Diable boiteux, biographie de Talleyrand qui poursuivit son travail avec toujours comme seul but de servir la grandeur de la France.

L'Après-guerre[modifier | modifier le code]

Pour Guitry, les années 1950 vont être une synthèse des deux décennies écoulées. Il rédige le scénario d'Adhémar ou le Jouet de la fatalité mais, malade, il en confie la réalisation à Fernandel, qui a déjà réalisé un film. Devant le résultat, Guitry s'estime trahi et intente un procès à Fernandel, procès qu'il perd. Ce film annonce la suite de l'œuvre du cinéaste : le ton est plus mélancolique (Le Comédien, Deburau, Le Trésor de Cantenac), parfois caustique (Je l'ai été trois fois, La Poison, La Vie d'un honnête homme), mais toujours comique (Toâ, Aux deux colombes, Tu m'as sauvé la vie).

Ses amis le soutiennent et la reconnaissance vient avec la commande de grosses productions historiques : Si Versailles m'était conté, Napoléon, Si Paris nous était conté. Mots d'esprits et distribution prestigieuse font l'attrait de ces fresques. Il n'oublie cependant pas son arrestation et réalise le très caustique Assassins et Voleurs interprété par le duo Jean Poiret-Michel Serrault (Darry Cowl y fait ses débuts dans une scène hilarante et pratiquement improvisée). Les trois font la paire est le dernier film qu'il réalise avec l'aide de l'acteur-producteur-réalisateur Clément Duhour, car la maladie l'a beaucoup affaibli. Film-somme sur le cinéma de Guitry où l'on retrouve tout ce qui fait l'essence. Son testament artistique est le scénario de La Vie à deux qu'il rédige et où il refond plusieurs de ses pièces ; c'est Clément Duhour qui le réalisera après la mort du cinéaste, avec une pléiade de vedettes venues rendre hommage au maître.

Sacha Guitry repose au cimetière de Montmartre, à Paris, auprès de son père Lucien Guitry (1860-1925), son frère Jean (1884-1920) et sa dernière épouse Lana Marconi (1917-1990).

L'homme[modifier | modifier le code]

Sacha Guitry et les acteurs[modifier | modifier le code]

Guitry incarné par Denis Podalydès à la Cinémathèque en décembre 2007.

Sacha Guitry tient le rôle principal de presque tous ses films. Mais il sait parfois s'effacer comme dans le film à sketch Ils étaient neuf célibataires, réunissant de grands noms au générique : Saturnin Fabre, Elvire Popesco, Gaston Dubosc. Ami fidèle de Pauline Carton, il la fait jouer dans tous ses films, lui inventant parfois des rôles. Il confie à Michel Simon les rôles principaux de La Poison et de La Vie d'un honnête homme, ainsi que celui de son dernier film Les trois font la paire que Simon n'aime pas mais qu'il accepte de jouer par amitié pour Guitry, alors mourant.

Guitry sait aussi détecter les nouveaux talents : Jacqueline Delubac, Louis de Funès, Darry Cowl, Michel Serrault, entre autres, ont été lancés par Guitry. Raimu, reconnaissant envers celui qui lui a confié son premier grand rôle, accepte de jouer gratuitement dans Les Perles de la couronne, et Guitry écrit sur mesure pour Fernandel le scénario d'Adhémar ou le Jouet de la fatalité. Il sollicite aussi à plusieurs reprises Gaby Morlay pour ses pièces de théâtre et deux de ses films. Parmi les acteurs dirigés par Guitry, on peut également citer Erich von Stroheim, Orson Welles, Jean Cocteau, Jean Gabin, Gérard Philipe, Jean Marais, Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Pierre Larquey, Jean-Louis Barrault, Arletty, Édith Piaf, Robert Lamoureux, Yves Montand, Jean-Pierre Aumont, Luis Mariano, Jacques Varennes, Suzanne Dantès, Brigitte Bardot

Tout au long de son œuvre, Guitry se fait le chantre du comédien, de son père en particulier. Il lui dédie deux pièces Mon père avait raison (1919) et Le Comédien (1921), toutes deux adaptées au cinéma. Pour lui, Lucien Guitry et Sarah Bernhardt sont les deux plus grands acteurs du monde et il ne manque pas de le rappeler dans les nombreux articles qu'il signe[réf. nécessaire]. Du reste, certains de ses films semblent être conçus pour les acteurs[réf. nécessaire] : Les Perles de la couronne, Ils étaient neuf célibataires, Le Trésor de Cantenac, ou encore sa trilogie historique.

Sacha Guitry et la critique[modifier | modifier le code]

Sacha Guitry, à droite, en compagnie d'Albert Willemetz.

Avec la critique, Sacha Guitry a toujours entretenu des relations conflictuelles, et ce dès ses débuts au théâtre. Guitry invente un style qui lui est propre, basé sur des dialogues incisifs et percutants, souvent déclamés par lui. Son statut de comédien-auteur-metteur en scène, son apparente facilité et le succès constant qu'il obtient pendant plus de vingt ans le rendent insupportable aux yeux des critiques. Du reste, Guitry se venge tout au long de son œuvre et ne cesse de railler cette profession qui n'a jamais voulu faire l'effort de le comprendre. On reproche à ses films de n'être que du « théâtre filmé ». Mais Guitry, comme Marcel Pagnol, autre auteur dramatique de théâtre et de cinéma, impose son style, se construit un univers à part entière. Souvent, les critiques reprochent à Guitry de dévoiler les dessous du tournage. Le cinéaste, en montrant son style, appose sa griffe et empêche quiconque de le copier. Le summum est atteint avec Ils étaient neuf célibataires : à la fin du film, Guitry mélange réalité et fiction en faisant croire à « l’amant sérieux » d’Elvire Popesco que tous deux sont en train de tourner un film. La réalité va plus vite que la fiction. Et le film se fait descendre par la critique, malgré des réactions positives.

Parmi les critiques les plus virulentes, on retrouve régulièrement l'accusation de prétention et de mégalomanie. Lorsque Guitry met en scène Si Versailles m'était conté, racontant la vie du château de Versailles de sa naissance à nos jours, on lui reproche d'être passé à côté de son sujet et d'avoir réalisé une visite au musée Grévin. Orson Welles, qui apparaît dans Si Versailles m'était conté et Napoléon, considère, lui, Guitry comme son maître[réf. nécessaire]. Du reste, il existe plusieurs points communs entre les deux artistes : tous deux hommes de théâtre, de radio, férus de littérature, ayant le même sens de l'humour[réf. nécessaire].

Une autre hypothèse peut être envisagée pour expliquer ses rapports tendus avec la critique : la virtuosité et l'évidente facilité avec laquelle Guitry s'approprie les codes du cinéma. Lorsqu'il réalise Le Destin fabuleux de Désirée Clary, il place le générique en plein milieu du film et s'offre le luxe de changer plusieurs interprètes. Du cinéma, Guitry a déclaré : « C’est une lanterne magique. L'ironie et la grâce ne devraient pas en être exclues. »[réf. nécessaire] Une autre anecdote résume le personnage : lors du tournage de Napoléon, un technicien, en visionnant les rushes, fait remarquer à Guitry que l'on voit une caméra dans le champ. Le cinéaste lui répond : « Mon ami, le public se doute bien que nous avons utilisé des caméras pour réaliser ce film[16]. » Désinvolture, élégance, finesse et humour alliés à une solide maîtrise technique ont de quoi attirer les médisances et les jalousies. Il est réhabilité par la Nouvelle Vague[17] et en particulier par François Truffaut, qui voit en lui un « auteur complet », comme Charlie Chaplin[18].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariage avec Yvonne Printemps en 1919.

Malgré sa posture de misogyne, Sacha Guitry a été marié cinq fois, et uniquement avec des actrices (encore que les deux dernières ne le soient devenues qu'à son contact) :

  1. Charlotte Lysès (1877-1956), qu'il épouse le 14 août 1907 à Honfleur, au grand dam de Lucien Guitry, ex-amant de Charlotte. Elle crée 19 pièces de son mari et reprend Nono en 1910. Séparé en avril 1917, le couple divorce le 17 juillet 1918.
  2. Yvonne Printemps (1894-1977), qu'il épouse à Paris le 10 avril 1919, avec comme témoins Sarah Bernhardt, Georges Feydeau, Lucien Guitry (avec lequel il vient juste de se réconcilier) et Tristan Bernard. Yvonne Printemps crée 34 pièces de Sacha Guitry, en reprend 6 autres et joue dans un de ses films, Un roman d'amour et d'aventures (1918). Si on prête de nombreuses liaisons à Printemps (Jacques-Henri Lartigue, Maurice Escande, etc.), c'est pour Pierre Fresnay qu'elle quitte Guitry le 15 juillet 1932 (Fresnay quittant de son côté la comédienne Berthe Bovy). Le divorce entre Sacha et Yvonne est prononcé le 7 novembre 1934.
  3. Jacqueline Delubac (1907-1997), de 22 ans sa cadette, épousée le 21 février 1935 à Paris. Guitry annonce leur mariage en déclarant : « J'ai le double de son âge, il est donc juste qu'elle soit ma moitié », rajeunissant légèrement la mariée pour justifier le « mot » (dès lors, celle-ci prétendra être née en 1910 et non en 1907[9]). Elle joue dans 23 pièces de son mari, dont 10 créations et 13 reprises à Paris et en tournée, et 11 de ses films. Séparés le 15 décembre 1938, ils divorcent le 5 avril 1939.
  4. Geneviève de Séréville (1914-1963), épousée le 4 juillet 1939 à Fontenay-le-Fleury. Geneviève crée 5 pièces de son mari, en reprend 4 autres, et joue dans 5 de ses films. Le couple se sépare en avril 1944 et leur divorce est prononcé le 25 juillet 1949. Elle est la seule de ses cinq épouses à porter le nom de Guitry.
  5. Guitry épouse enfin Lana Marconi (1917-1990) le 25 novembre 1949 à Paris avec Alex Madis comme témoin[19]. Elle crée 7 pièces de son mari, en reprend 2 autres et joue dans 13 de ses films.

On lui connaît parallèlement de nombreuses liaisons avec des comédiennes et artistes, parmi lesquelles la danseuse de la Belle Époque Jane Avril, la comédienne Arletty, qui refusa de l'épouser (« J'allais pas épouser Sacha Guitry, il s'était épousé lui-même ![20] »), les actrices Simone Paris (qui consacre un chapitre de ses mémoires, Paris sur l'oreiller, au récit détaillé de leur romance), Mona Goya et Yvette Lebon, etc.

Si bien des répliques de ses pièces ont forgé sa réputation de misogyne, Guitry a souvent évoqué son amour pour les femmes (« La vie sans femme me paraît impossible ; je n'ai jamais été seul, la solitude c'est être loin des femmes[21] ». Ses épouses, qui lui ont adressé par ailleurs pas mal de reproches, évoquent également ce besoin de séduction. Dans Faut-il épouser Sacha Guitry ?, Jacqueline Delubac écrit : « À la femme, il refuse la logique de l'esprit, pas celle du sexe ! Traduction : il ne suffit pas que la femme dispose, il faut qu'elle propose. C'est le caprice de Sacha de tout attendre du caprice des femmes » ; et plus loin : « Sacha, tu es un diable électrique ! Tu connais les escaliers cachotiers du cœur ! Les drôles de coin ! ». Geneviève de Séréville, dans Sacha Guitry mon mari, évoque les causeries de Sacha sur l'amour et les femmes et avance une hypothèse : « Parler des femmes et de l'amour n'est-il pas devenu, pour lui, une sorte de jonglerie dans laquelle son cœur ne joue aucun rôle, mais seulement son aisance dans l'ironie, son goût excessif du paradoxe ».

Dominique Desanti, dans la biographie qu'elle a consacrée à Sacha Guitry, remarque à propos de N'écoutez pas, mesdames !, pièce tissée de railleries contre les femmes : « Sous les répliques spirituelles court l'angoisse de l'homme vieillissant face à une femme trop jeune qui lui échappe… ce qu'il trouve à la fois insupportable et naturel ».

Selon Francis Huster, « on dit souvent que Guitry est misogyne ; c'est n'importe quoi. Dans ses pièces, c'est l'homme qui trompe, pas la femme. Il était fou des femmes. Elles n'ont malheureusement jamais été folles de lui. Peut-être parce qu'il n'a jamais su les entendre, même s'il savait leur parler[20] ». Guitry, lui, se justifie en disant : « Tout ce mal que je pense et que je dis des femmes, je le pense et je le dis, je ne le pense et je ne le dis que des personnes qui me plaisent ou qui m'ont plu[22]. » Ce n'est d'ailleurs pas tant avec les femmes qu'il a un problème, qu'avec le mariage : « Le mariage, c'est résoudre à deux les problèmes que l'on n'aurait pas eus tout seul[22]. » La séduction a certainement pour lui plus de charme que le quotidien à deux. Il écrit cependant : « Il faut courtiser sa femme comme si jamais on ne l'avait eue… il faut se la prendre à soi-même[22]. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Source : Sacha Guitry, Œuvres (2 vol.), Omnibus, 1996.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Note : Tous les films (sauf mention) en tant que réalisateur, scénariste, dialoguiste et acteur.

En tant que scénariste
Autres participations

Sacha Guitry apparaît en tant qu'acteur au générique de deux films muets : Un roman d'amour et d'aventures (1917), dont il a également écrit le scénario, Une petite main qui se place (1922), épilogue filmé de sa pièce. Si l'on s'en réfère à la filmographie établie par Claude Gauteur et André Bernard dans Sacha Guitry, le Cinéma et moi (rééd. 1984), il apparaît aussi aux côtés de sa future épouse Geneviève de Séréville dans La Huitième Femme de Barbe-Bleue (1938) d'Ernst Lubitsch. Néanmoins, dans la copie de la version américaine sous-titrée, le couple n'apparaît pas à l'image.

Télévision[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • 1910 : La Correspondance de Paul Roulier-Davenel, recueillie par Sacha Guitry et illustrée par lui, Dorbon aîné
    réédition éd. Bernard de Fallois, janvier 2009 (ISBN 2-87706-673-8)
  • 1913 : Jusqu'à nouvel ordre..., éd. Maurice de Brunoff, Paris [Lire en ligne, texte intégral]
  • 1930 : Lucien Guitry raconté par son fils, éd. Raoul Solar
  • 1931 : La Maison de Loti, éd. Paillart
  • 1935 : Mémoires d'un tricheur, éd. Gallimard NRF
  • 1940 : Si j'ai bonne mémoire, collection Nouvelle Bibliothèque Plon, éd. Plon,
  • 1946 : Elles et toi, réflexions illustrées par l'auteur, fac-simile du manuscrit original, Raoul Solar
    réédition 1947 avec des gravures originales de Jacques Boullaire, éd. les Amis du livre moderne ; réédition 1951 chez Raoul Solar, avec un frontispice non signé de Suzanne Ballivet
  • 1947 : Quatre ans d'occupations, éditions de l'Élan
  • 1947 : Toutes réflexions faites, éditions de l'Élan
  • 1949 : 60 jours de prison, fac-similé du manuscrit original, illustré par des dessins de l'auteur, éditions de l'Élan
  • 1958 : L'Esprit, éd. Le Livre contemporain
  • 1977 : Le Cinéma et moi, textes réunis par Claude Gauteur et André Bernard, éditions Ramsay ; réédition 1990 (ISBN 9782859568948)
  • 1979 : Le Petit Carnet rouge et autres souvenirs inédits, éd. Perrin

Citations[modifier | modifier le code]

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  • « Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage ! »
  • « Il y a des gens sur qui on peut compter. Ce sont généralement des gens dont on n'a pas besoin. »
  • « On n'est pas infaillible parce qu'on est sincère. »
  • « On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir – c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes. »
  • « Le jour où l’on vous traitera de parvenu, tenez pour certain le fait que vous serez arrivé. »
  • « Être riche, ce n'est pas avoir de l'argent, c'est en dépenser[61]. »

Divers[modifier | modifier le code]

  • Malgré le vif soutien de Tristan Bernard et de nombreuses personnalités de la Résistance, Sacha Guitry est soupçonné de collaboration à la Libération, arrêté (« Ils m'emmenèrent menotté à la mairie. J'ai cru qu'on allait me marier de force ! ») et incarcéré pendant 60 jours[62]. Un non-lieu complet est prononcé. « Il n'y avait donc pas lieu ! », commenta ironiquement Sacha Guitry, qui déclara par ailleurs : « La Libération ? Je peux dire que j'en ai été le premier prévenu. » C'est Alain Decaux qui évite le pillage de sa maison car il est à l'époque mobilisé et, admirant Guitry, il demande à surveiller sa maison. En souvenir de ce geste, Lana Guitry lui offre l'émeraude que Sacha portait et qui est désormais sertie sur la poignée de son épée d'académicien.
  • Le divorce par consentement mutuel n'étant pas reconnu à une époque, des lettres d'injures mutuelles étaient exigées de la part des deux parties pour en obtenir le prononcé. Dans les divorces concernant Sacha Guitry, notamment celui soldant son mariage avec Yvonne Printemps, on reconnaît nettement sa patte d'humoriste dans les lettres fournies par les « deux » parties.
  • Collectionneur avisé, il possédait dans son hôtel particulier du Champ de Mars, 18 avenue Élisée-Reclus une splendide collection d'œuvres d'art (peintures, sculptures, lettres autographes...) dont il souhaitait faire, à sa mort, un musée. Malheureusement, les œuvres furent peu à peu dispersées à sa mort et son projet ne vit jamais le jour. Malgré les protestations de ses nombreux amis, l'hôtel fut démoli en 1963.
  • À l'occasion de son jubilé (sa première pièce ayant été jouée le 16 avril 1902 au théâtre des Mathurins), l'éditeur Raoul Solar réalisa gracieusement en 1952 un ouvrage intitulé simplement 18 avenue Élisée-Reclus, commenté par Sacha lui-même. Il peut être considéré comme le catalogue de l'exposition de ses collections, exposition faite au bénéfice des œuvres charitables de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
  • Organisée les 17 et 18 novembre 2011 à l'hôtel Drouot à Paris, la dispersion de la collection d'André Bernard, cofondateur de l'Association des amis de Guitry, a été, avec plus de huit cents lots de tableaux, dessins, livres, autographes, photographies et objets divers, la vente la plus importante consacrée à Sacha Guitry depuis la disparition de l'artiste[63].

Adaptations de son œuvre[modifier | modifier le code]

  • La Vie à deux (1958) de Clément Duhour, adapté de cinq pièces de Sacha Guitry (Désiré, L'Illusionniste, Une paire de gifles, Le Blanc et le Noir et Françoise) reliées entre elles par un scénario-prétexte
On ne sait quelle fut la part exacte de Guitry dans l'écriture des séquences de liaison. Elles sont plus probablement le fait de son secrétaire Stéphane Prince, lequel se cacherait derrière le mystérieux Jean Martin crédité par le générique comme coscénariste. Les affiches du film présentent La Vie à deux comme le dernier film de Sacha Guitry... lequel mourut près d'un an avant le début du tournage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diminutif russe d'Alexandre.
  2. Jacques Lorcey, Sacha Guitry et son monde, t. I : « Son père, ses femmes, son personnel », éditions Séguier, 2001.
  3. « Pourquoi je suis né » dans Sacha Guitry, Si j'ai bonne mémoire, 1934.
  4. Il explique dans un de ses ouvrages que c'était en raison des déplacements de son père[réf. nécessaire]. En effet, à l'époque, on recommençait l'année si l'on changeait d'établissement, ce qui était périodiquement son cas.
  5. a, b et c Henri Jadoux, « Repères biographiques » dans Sacha Guitry, Œuvres, vol. 2, Omnibus, 1996 (ISBN 9782258047570).
  6. a et b Franck Ferrand, « Quoi de neuf Sacha Guitry ? », Au cœur de l'histoire, Europe 1, 14 novembre 2011.
  7. André Bernard, Alain Paucard, SachaGuitry, L'Âge d'homme,‎ 2002, p. 151.
  8. Sacha Guitry, Le Cinéma et moi.
  9. a et b Thierry Geffrotin, « Sacha Guitry », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 27 mars 2013
  10. a, b et c Philippe Arnaud, Sacha Guitry, cinéaste, éd. Yellow Now, 1993.
  11. « Ma villa du Cap d’Ail, c'était le calme et le repos. C'était aussi l'inaction. Ma maison de Paris, c'était tout à la fois ma maison – et Paris. Je n'ai guère hésité. Une phrase de M. Bergson précipita ma décision. Je l'avais en effet consulté sur ce point – et sa réponse avait été : « Oh ! Voyons, vous : Paris... puisque vous lui devez tout ! » Et il avait ajouté : « J'ai bien l'intention d'y retourner moi-même. Et sans tarder d'ailleurs. » [...] Et, même, il voulut bien me charger de demander pour lui le sauf-conduit qui, vraisemblablement, lui serait nécessaire. » dans Sacha Guitry, « Premier contact », Quatre ans d'occupations, éditions de l'Élan, 1947.
  12. a, b et c Dominique Desanti, Sacha Guitry, Grasset, 1982.
  13. a et b Sacha Guitry, « De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain », Quatre ans d'occupations, éditions de l'Élan, 1947.
  14. Sacha Guitry, « Liste incomplète des galas que j'organise ou bien auxquels je participe », Quatre ans d'occupations, éditions de l'Élan, 1947.
  15. Geneviève de Séréville, Sacha Guitry, mon mari, Flammarion, 1959, p. 227.
  16. Alain Keit, Le Cinéma de Sacha Guitry : Vérités, mensonges, simulacres, Liège, éditions du Céfal, 1999, 127 p., (ISBN 9782871300700).
  17. « Spécial Guitry-Pagnol », Cahiers du cinéma no 173, déc. 1965.
  18. « Sacha Guitry fut un vrai cinéaste, plus doué que Duvivier, Grémillon et Feyder, plus drôle et certainement moins solennel que René Clair. Guitry est le frère français de Lubitsch. » dans François Truffaut, Les Films de ma vie, 1975.
  19. Ami de longue date de Guitry, Alex Madis fut également son premier biographe.
  20. a et b « Le Paris de Guitry par Francis Huster », Le Journal du dimanche, 10 janvier 2008.
  21. DicoCitations.com
  22. a, b et c Guitry , Pensées, Maximes et Anecdotes, Le Cherche midi, 2011 (ISBN 2749123038 et 9782749123035)
  23. Écrite à l'occasion des vacances d'été et représentée une seule fois. Cf. Henri Jadoux, « Repères biographiques » dans Sacha Guitry, Œuvres, op. cit..
  24. En collaboration avec Alfred Athis.
  25. Écrite deux ans plus tôt en collaboration avec Alphonse Allais. Également représentée sous les titres Maggie Gauthier et Clerget et Le Crin.
  26. Préface d'Octave Mirbeau.
  27. Donnée lors d'une soirée privée.
  28. Créé le même soir que Un soir quand on est seul, et complété par Un type dans le genre de Napoléon.
  29. a, b, c, d, e et f En collaboration avec Albert Willemetz.
  30. Mis en musique en 1928 sous le titre Mariette ou Comment on écrit l'histoire.
  31. Inspirée par le couple Octave Mirbeau - Alice Regnault.
  32. D'après Comment on écrit l'histoire (1920).
  33. Créé le même soir que Frans Hals ou l'Admiration.
  34. a et b Créé le même soir que Monsieur Prudhomme a-t-il vécu ?.
  35. a et b Créé le même soir que Les Desseins de la providence.
  36. Inclus dans la revue Vive Paris.
  37. Créé le même soir que Un tour au paradis.
  38. Remaniée en 1950 sous le titre Constance.
  39. À bord du paquebot Normandie.
  40. Créé le même soir que Geneviève.
  41. En collaboration avec Albert Willemetz, Tristan Bernard, René Dorin et Pierre Henri Cami.
  42. Remaniée en 1951 sous le titre Une folie.
  43. You're Telling Me notice sur Ader-Paris.fr
  44. a et b Créé le même soir que Une paire de gifles.
  45. Remaniée en 1949 sous le titre Toâ.
  46. Interdite par la censure allemande.
  47. Nouvelle version de Florence (1939).
  48. Non représentée.
  49. Nouvelle version de Quand jouons-nous la comédie ? (1935). Non représentée.
  50. Nouvelle version de Un monde fou (1938).
  51. La première version muette durait 22 min ; elle était destinée à être projetée accompagnée d'une causerie de Guitry. La version sonorisée date de 1939. La version finale remaniée en 1952 dure 44 min et crédite Frédéric Rossif comme collaborateur.
  52. Court épilogue filmé de la pièce homonyme.
  53. En collaboration avec Fernand Rivers.
  54. En collaboration avec Alexandre Ryder.
  55. En collaboration avec Christian-Jaque.
  56. En collaboration avec Robert Bibal.
  57. En collaboration avec René Le Hénaff.
  58. Guitry n'apparait pas dans le film.
  59. Dernière apparition de Guitry, seulement au générique.
  60. Sacha Guitry, malade, n'ayant pu superviser l'œuvre selon ses souhaits.
  61. linternaute.com
  62. Il tirera de cette expérience un livre, 60 jours de prison
  63. Jean-Pierre Thiollet, « Sacha Guitry sous le feu des enchères », France-Soir, 18 novembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages
Radio
  • Sacha Guitry, un bel inconnu (1997), série radiophonique, en 20 épisodes, par Thierry Geffrotin pour Radio France.
Télévision

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]