Musée Fesch

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Musée Fesch
Le palais Fesch.
Le palais Fesch.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Ajaccio
Adresse 50, rue du Cardinal Fesch
20000 Ajaccio
Coordonnées 41° 55′ 18″ N 8° 44′ 18″ E / 41.92167, 8.7383341° 55′ 18″ Nord 8° 44′ 18″ Est / 41.92167, 8.73833  
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 49 590 (2003)
48 191 (2004)
38 224 (2005)
34 024 (2006)
40 655 (2007)[1]
Site web Site officiel

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Musée Fesch

Le musée Fesch est le musée des beaux-arts de la ville d'Ajaccio en Corse. Il bénéficie du label Musée de France.
Situé dans le quartier du Borgu d'Ajaccio, dans le Palais et la rue du même nom, le Musée Fesch a été créé par le don fait à sa ville natale par le Cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon.

Il présente notamment une des plus belles collections de peinture ancienne de France ainsi que l'une des plus importantes collections napoléoniennes.

Historique[modifier | modifier le code]

À la mort de Joseph Fesch sa collection personnelle ne comptait pas moins de 17 626 objets d'art dont environ 16 000 tableaux, et le cardinal fit don de 1 000 tableaux et de divers objets à la ville d'Ajaccio.

Amateur éclairé et collectionneur boulimique, il avait décidé, dès 1806, de créer dans sa ville natale un institut d'études artistiques. Les travaux du bâtiment, l'actuel Palais Fesch, débutèrent en 1827 pour s'achever en 1852, bien après la mort du mécène.

Les plans du palais et les premières parties construites furent l'œuvre de l'architecte Frasseto jusqu'en 1837, puis des architectes Jean Caseneuve, architecte du gouvernement, et l'architecte communal d’Ajaccio Jérome Maglioli assisté de Jean Exiga pour les parties restantes, comme l'aile de la bibliothèque et l'escalier d'honneur.

La chapelle palatine ou chapelle impériale, où reposent le cardinal Fesch, Maria Letizia Ramolino et de nombreux membres de la famille Bonaparte, fut élevée de 1857 à 1859 par Alexis Paccard, architecte de la Couronne, avec la collaboration de Jérome Maglioli, architecte de la ville d'Ajaccio.

Exécutée sous le Second Empire d'après un vœu testamentaire du cardinal Fesch, cette chapelle fut consacrée le 9 septembre 1860 en présence de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie de Montijo.

C'est à la suite de ces derniers travaux que fut élevé dans la cour d'honneur du palais une statue en bronze représentant le cardinal par le sculpteur Gabriel-Vital Dubray. Entre temps, au fil de ces agrandissements et autres réaménagements, les collections du musées furent enrichies par d'autres legs importants, qui continuèrent au cours du XIXe siècle.

La ville décida par la suite de transformer une partie du bâtiment en lycée et les collections furent remisées, mal entretenues. Au cours du XXe siècle la situation du musée se dégrade et seules trois salles sont consacrées à la présentation des œuvres avant que le musée ne ferme ses portes en juin 1979.

Ce n'est qu'en 1980 que des travaux de rénovation des bâtiments et de restauration des œuvres sont entrepris, qui aboutissent à la réouverture du musée le 9 juillet 1990, en présence du Ministre de la Culture d'alors, Jack Lang.
Du 15 avril 2008 au 26 juin 2010, le musée connait une deuxième campagne de travaux et de réaménagement avant sa réouverture en juin 2010 puis à la visite du Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand le 11 juillet de cette même année.

Le musée se compose aujourd'hui d'une vingtaine de salles distribuées sur quatre étages et comporte une bibliothèque ainsi qu'un auditorium.

En février 2011 quatre tableaux du musée des Beaux-arts d'Ajaccio ont été mystérieusement dérobés dans la voiture d'un employé municipal qui les avait lui-même subtilisés dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 février afin de faire pression, selon lui, sur la mairie au sujet de son logement.

"Cette affaire manque de clarté, les déclarations de l'employé municipal méritent d'être vérifiées", a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Ajaccio, Thomas Pison. L'agent a été placé en garde à vue.

L'agent du musée a subtilisé les quatre toiles lors d'une ronde samedi aux alentours de 6h, selon le chef de la sécurité du musée, Palmiro Carta. Il a décroché une huile sur toile de Nicolas Poussin, Midas à la source du fleuve Pactole, au premier niveau.

Il a également dérobé trois tableaux italiens au deuxième étage : une Vierge à l'Enfant de Giovanni Bellini, La Pentecôte de Mariotto di Nardo et une Vierge à l'Enfant dans une gloire de séraphins d'un peintre anonyme ombrien du XVIè siècle.

Collections[modifier | modifier le code]

Vierge à l'enfant de Giovanni Bellini.

Les collections du musée sont très importantes, notamment pour une ville de province comme Ajaccio : c'est en effet en termes de peintures italiennes le 2e musée français après le musée du Louvre. Le musée présente des œuvres des différentes écoles de peintures européennes jusqu'au XVIIIe siècle ainsi qu'une section dédiée spécifiquement à l'art corse (surtout des XIXe et XXe siècles). Une autre partie du musée présente des collections de l'époque napoléonienne.

Quatre tableaux, dont le célèbre Midas de Nicolas Poussin, ont été dérobés en février 2011 au musée. Outre le Nicolas Poussin, ont été volés : la Vierge à l'enfant de Giovanni Bellini, un autre chef-d’œuvre du musée (même s’il est en partie repeint), une belle Pentecôte de Mariotto di Nardo, un peintre florentin du début du XVe siècle, et un anonyme ombrien du début du XVIe siècle représentant une Vierge à l’enfant dans une gloire de séraphins. Ils ont depuis été réintégrés aux collections.

Peinture italienne[modifier | modifier le code]

L'école italienne est présente en grand nombre dans les collections du musée dont elle constitue le point d'orgue, avec des peintures datant du XIVe siècle pour les plus anciennes et pour la plupart issues de la collection amassée en Italie par le cardinal Fesch.

Autres écoles[modifier | modifier le code]

Collection napoléonienne[modifier | modifier le code]

Une partie spécifique du musée est dédiée à la collection napoléonienne qui présente environ 700 œuvres ayant trait au Premier et au Second Empire. On y retrouve peintures, sculptures ou autres objets d'art d'artistes tels qu'Antonio Canova, Lorenzo Bartolini, François-Joseph Bosio, Jean-Baptiste Carpeaux, Baron Gérard (Napoléon Ier en costume du Sacre), François-Xavier Fabre, François Marius Granet, Girodet-Trioson, Carolus-Duran et Alexandre Cabanel.

Sources[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme, p. 116

Liens externes[modifier | modifier le code]

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