Jean Chiappe
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| Jean Chiappe | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 3 mai 1878 |
| Décès | 27 novembre 1940 |
| Mandat | Député 1936-1940 |
| Début du mandat | |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Seine |
| Groupe parlementaire | Indépendants républicains |
| IIIe République | |
Jean Chiappe (Ajaccio, 3 mai 1878 - en Méditerrannée, 27 novembre 1940) est un haut-fonctionnaire et homme politique français.
Entré au ministère de l'Intérieur après des études de droit[1], il est directeur de la Sûreté générale de 1924 à 1927[2].
Il obtient ensuite le poste de Préfet de police en 1927, poste où il réprime les manifestations communistes, et cultive des amitiés parmi les milieux d'extrême-droite dont l'Action Française et Maurice Pujo, et l'hebdomadaire nationaliste Gringoire, dont le directeur, Horace de Carbuccia, est son gendre[3]. Très populaire parmi les milieux conservateurs[1], il l'est également des policiers pour leur avoir amélioré les conditions de travail et de vie[2].
Plusieurs gouvernements successifs tenteront vainement de déloger ce haut fonctionnaire proche de l'extrême-droite. En 1930, il est à l'origine de la censure du film l'Âge d'or de Buñuel, qui fait apparaître dans son Journal d'une femme de chambre, le nom de Chiappe sur une banderole de manifestation d'extrême-droite[4]
Les socialistes ayant mis comme condition au gouvernement la révocation du préfet, le radical Édouard Daladier, nouveau président du Conseil, le démet le 3 février 1934, l'accusant également d'avoir freiner l'instruction de l'affaire Stavisky, homme avec qu'il connaissait. Pour éviter l'apparence d'un décision partisane, Daladier lui propose le poste de résident général au Maroc, que celui-ci refuse. Les ligues organisent alors une grande manifestation de soutien le 6 février 1934, qui dégénère vite en émeute contre la République et le gouvernement[1] et entraine la chute de Daladier, affaibli par la démission des ministres de centre-droit en soutien au préfet de Police[5].
Jean Chiappe est élu le 24 juin 1935, président du Conseil municipal de Paris. Aux législatives de 1936, son élection à Ajaccio est invalidée[6], mais il se fait élire député de la Seine et rejoint le groupe conservateur des Indépendants républicains[1].
Il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, qui le nomme le 25 novembre suivant haut-commissaire de France au Levant[1]. Mais l’avion qui le mène au Liban et en Syrie est abattu accidentellement au large de la Sardaigne, par l'aviation italienne ou la Royal Air Force engagées dans une bataille aéronavale[7]. Son pilote, Henri Guillaumet, les autres membres de l'équipage dont Marcel Reine, et les deux passagers, Jean Chiappe et son directeur de cabinet, sont tués. Il est alors cité à l'ordre de la Nation par le maréchal Pétain[8].
À Paris, une partie de l’avenue Henri-Martin a pris le nom d’avenue Jean-Chiappe en 1941 avant de devenir l’avenue Georges-Mandel en 1945.
[modifier] Notes et références
- ↑ a b c d e « Chiappe, Jean (1878-1940) », in Gisèle et Serge Berstein, Dictionnaire historique de la France contemporaine : 1870-1945, éditions Complexe, 1995, (ISBN 2870275498). p. 146-147
- ↑ a b Pierre Favre, Histoire d'un militaire peu ordinaire : fragments du siècle, L'Harmattan, 1992, (ISBN 9782738414519), p. 53
- ↑ Ariane Chebel d'Appollonia, L'extrême-droite en France : de Maurras à Le Pen, éditions Complexe, 1996, (ISBN 9782870277645), p.90
- ↑ Le journal d'une femme de chambre sur www.cineclubdecaen.com, 2007. Consulté le 14 juillet 2009
- ↑ Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle : Tome 2, 1930-1945, éditions Complexe, 2003. (ISBN 2870279957). p. 131
- ↑ Philippe Bourdin, Jean-Claude Caron, Mathias Bernard (dir.), L'incident électoral : de la Révolution française à la 5e République, Presses universitaire Blaise-Pascal, (ISBN 9782845162082), p. 241
- ↑ André Kaspi, La Deuxième Guerre mondiale : chronologie commentéeéditions Complexe, 1990, (ISBN 2870275919), p. 159
- ↑ Jean Lévy, Simon Pietri, De la République à l'Etat français : le chemin de Vichy, 1930-1940, Editions L'Harmattan, 1996, (ISBN 2738445705), p. 218
[modifier] Voir aussi
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Adrien Bonnefoy-Sibour |

