Zicavo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Zicavo
Zìcavu (co)
Vue de Zicavo
Vue de Zicavo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Zicavo
Intercommunalité Sans
Maire
Mandat
François-Marie Dominici
2014-2020
Code postal 20132
Code commune 2A359
Démographie
Gentilé Zicavais
Zicavesi (co)
Population
municipale
236 hab. (2011)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 54′ 29″ N 9° 07′ 51″ E / 41.9080555556, 9.13083333333 ()41° 54′ 29″ Nord 9° 07′ 51″ Est / 41.9080555556, 9.13083333333 ()  
Altitude Min. 380 m – Max. 2 134 m
Superficie 93,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte administrative de Corse
City locator 14.svg
Zicavo
Zìcavu (co)

Géolocalisation sur la carte : Corse

Voir sur la carte topographique de Corse
City locator 14.svg
Zicavo
Zìcavu (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Zicavo
Zìcavu (co)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Zicavo
Zìcavu (co)

Zicavo (en corse Zìcavu, prononcé [ˈd͡ziˑ.ka.wu]) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Elle appartient à la microrégion du Talavo dont elle est historiquement le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le fleuve Taravo.

Voies d'accès et transports[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Le village est distant, par route, de :

Histoire[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les données économiques de la ville de Zicavo Le taux de chômage en 2007 était de 16,9% et en 1999 il était de 21,1% Les retraités et les pré-retraités représentaient 35,5% de la population en 2007 et 23,9% en 1999 Le taux d'activité était de 56,5% en 2007 et de 46,7 en 1999

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 réélue en 2008[1] Marie-Jeanne Vidaillet-Peretti    
2014 2020 François-Marie Dominici[réf. souhaitée]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 236 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 141 1 072 1 083 1 249 1 160 1 231 1 424 1 380 1 300
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 367 1 443 1 642 1 638 1 484 1 638 1 618 1 644 1 650
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 702 1 633 1 539 1 568 1 531 1 529 1 524 1 236 454
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
404 302 269 245 237 244 245 236 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Pierre Abbatucci, né à Zicavo (Corse) le 7 septembre 1723 et mort à Zicavo, dans sa maison de famille, le 17 mars 1813, compagnon de Pascal Paoli et de Charles Bonaparte dans la lutte contre les Français, puis officier royal devenu général sous la Révolution. Docteur en médecine, philosophie et théologie (Université de Padoue), rentré en Corse vers 1750 (son père, ancien officier corse au service de Venise, meurt à Zicavo en 1751, à 65 ans, enterré au couvent franciscain). Jacques-Pierre, d'abord l'un des rivaux sudistes de Paoli, élu comme lui général de la Corse, lutta énergiquement contre Gênes, se rapprocha de Paoli (qui devint le parrain de son fils aîné) définitivement en 1765. Il fut l'un des principaux généraux contre Gênes et contre la France (il vainquit les Français à Borgo et tint en échec la cavalerie française qu'il poursuivit). Rallié sur ordre de Paoli (sources manuscrites familiales)qu'il escorta jusqu'à Porto-Vecchio, il fit en septembre 1769 son entrée à Ajaccio avec un millier de cavaliers; s'opposant à Marbeuf, il fut victime d'un piège judiciaire et politique (1778-1787). Élu aux États de la Corse, il avait eu pour suppléant Charles Bonaparte. Il était alors également lieutenant colonel du régiment provincial de Corse et s'opposait aux mesures de répressions excessives voulues par Marbeuf, notamment en 1774 dans le Niolo. Celui qui avait été le dernier chef militaire corse à déposer les armes en 1769 fut en 1779 condamné aux galères et au bagne à Toulon au terme d'un procès falsifié et entièrement monté par les sbires de Marbeuf. Emprisonné jusqu'en 1782, il vit son jugement cassé à Aix et par le conseil du Roi. Réhabilité par Louis XVI, chevalier de Saint-Louis, il fut en 1789 reçu à Versailles. S'opposant entre 1794 et 1796 aux Anglo-paolistes, il fut général divisionnaire sous la Révolution. Retraité à Zicavo après 1800, il mourut "sans infirmité ni maladie", chez lui, à Zicavo, le 17 mars 1813.
  • Jean Charles Abbatucci né à Zicavo (15 novembre 1770-2 décembre 1796) et mort à Huningue, Alsace. Général de la Révolution française (mort divisionnaire) à l'Armée du Rhin et second fils du général Jacques Pierre Abbatucci. Diverses rues et places des villes de Corse portent son nom. Brillant élève officier, il est rapidement entré en grade, menant des campagnes importantes depuis Valmy et la Hollande, en passant par un rôle important à Paris auprès de Carnot et contre les émeutes sans-culotte du printemps 1795. Lié à Pichegru et Moreau (il est leur bras droit), il organise le passage du Rhin et combat avec efficacité jusque devant Munich (il y rencontrera le malheureux duc d'Enghien). Estimé par ses ennemis, admiré par ses troupes, remarquablement formé intellectuellement et solide politiquement, il est tué prématurément, mais victorieux, devant Huningue qu'il défendait, après une blessure reçue le 30 novembre 1796. Il tomba alors dans les bras du futur général Foy. Son nom est sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile, Paris. Une statue lui est élevée à Ajaccio depuis 1854, sur une place qui porte son nom; une autre figure à Zicavo, et une statue plus récente y fut inaugurée voici quelques années: elle était l’œuvre du père du comédien Laurent Terzieff. Il figure en référence d'énergie corse dans l'ouvrage De l'Amour, de Stendhal, dans des pages fameuses de Charles Nodier et dans le roman consacré par Alexandre Dumas aux campagnes révolutionnaires Les Blancs et les Bleus. Il existe également à Huningue, dans le Haut Rhin, une rue Abbatucci, et une place sur laquelle a été érigé un monument à la mémoire du général Abbatucci (Voir : ville-huningue.fr).
  • Jacques Pierre Charles Abbatucci (1791-1857) ministre de Napoléon III, né à Zicavo, petit-fils du général Jacques Pierre Abbatucci. Seul enfant du fils aîné du général Jacques-Pierre Abbatucci, il naît à Zicavo le 23 décembre 1791 et meurt à Paris le 11 novembre 1857, dans l'hôtel du ministère de la Justice, place Vendôme. Son père (Don-Jacques-Pierre-Pascal-Nicolas Abbatucci, né à Ajaccio le 6 décembre 1765, mort à Zicavo, le 28 avril 1851), ami d'enfance de Napoléon et de plusieurs des frères Bonaparte, et un filleul de Pascal Paoli, avait débuté dans une carrière de magistrat sous la Révolution en Corse, puis une carrière politique. Opposé aux Anglais, ce père qui devait jouer un grand rôle sous l'Empire et au-delà, fut alors un temps emprisonné à Corte puis libéré sur l'ordre du général Stewart. Lié à Lucien Bonaparte, il eut un rôle important au ministère de l'Intérieur, puis il fut diplomate du royaume de Naples (sous Joseph Bonaparte et Murat). Il suivit l'armée jusqu'à Waterloo, malgré ce qu'il affirme dans ses Mémoires, et sauva de deux coups de pistolet, à cinquante ans, le roi Jérôme. Passé à son service, il se dévoua avec son fils, le futur ministre aux affaires des Bonaparte. Jacques-Pierre-Chares, passa d'abord son enfance à Zicavo. Il faillit périr dans l'incendie de la maison sous la Révolution. Il fut élevé au Prytanée militaire (il s'y lia avec Odilon Barrot et d'autres personnalité futures influentes, et également avec le poète Delavigne). Passé en Rhétorique à Paris, il fit enfin son droit à Pise (Docteur en droit en 1810), devenu avocat en Corse (1811), Jacques-Pierre-Charles devint magistrat en 1816, député de la Corse en 1830, président de Chambre à Orléans (en 1831), député du Loiret de 1839 à 1852. Redouté par Guizot, il fut l'un des acteurs majeurs de la Révolution de 1848 et de la campagne des banquets qui la déclencha en partie. Fin et actif, il n'a jamais oublié la Corse. Il fut aussi l'une des figures, dès le début des années 1840, de la lutte parlementaire pour l'abolition de l'esclavage. Fidèle des Bonaparte et dévoué à Louis-Napoléon de longue date, il devint son principal conseiller en 1848, et l'un de ses ministres les plus influents de 1852 à 1857. Acteur discret (et soucieux de légalité) du coup d'Etat, il fut ministre et sénateur après le retrait des ministres fidèles aux Orléans (janvier 1852). Comme ministre, on lui doit: l'abolition de la mort civile, l'abolition de la prison pour dettes, le retrait du port du boulet pour les prisonniers et nombre de mesures libérales. Conseiller politique majeur, il fut un bienfaiteur lucide pour la Corse. Ses fils, Jean-Charles, 1816-1885, député en 1849, auditeur et conseiller d'Etat (1853-1873), député de la Corse à nouveau (1872-1881), Paul Séverin (1821-1888), député de la Corse (1852-1871) et Antoine Dominique (1818-1878), général (1868 et divisionnaire en 1871) jouèrent un grand rôle politique ou militaire. Jacques-Pierre-Charles Abbatucci fut témoin du coup d'État du 2 décembre 1851. Ironie de l'Histoire : son père avait été l'un des témoins actifs de celui des 18 et 19 Brumaire 1799 au profit de Napoléon Bonaparte. Le ministre était le petit-fils du général Jacques Pierre Abbatucci, et le neveu du général Jean-Charles, du lieutenant Séverin (1775-1794), du chef d'escadron Antoine-Dominique (1773-1798, tué en Égypte, son nom est sur la colonne de Pompée).
  • Jean Charles Abbatucci, fils du ministre, né à Zicavo, député de la Corse de 1849 à 1851 sous la Deuxième République et de 1872 à 1881 sous la Troisième République. De 1853 à 1858 sous le Second Empire il est président du conseil général de la Corse et maître des requêtes au conseil d'État avant de devenir conseiller d'État.
  • Antoine Dominique Abbatucci, le troisième fils du ministre, né également à Zicavo, se couvre de gloire pendant la guerre de Crimée, avant de devenir général de division, et gouverneur militaire de Nancy sous la Troisième République.
  • Jacques Pierre Jean Charles Abbatucci fils d'Antoine Dominique (né en 1857 à Paris, mort en 1927 à Paris), député en 1885, n'a siégé que 6 semaines, la liste sur laquelle il avait été élu ayant été invalidée le 5 décembre 1885 pour achats de votes, ce qui était faux. Il s'agissait d'empêcher le maintien d'élus bonapartistes. Ses compagnons de liste Gavini, Multedo et De Montera furent également invalidés, et les nouveaux élus le 14 février 1886 furent MM. Arena, Astima, Ceccaldi, de Susini.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de Corse, Liste des élus de Corse, consultée le 12 septembre 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011