Morosaglia

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Morosaglia
Merusaglia (co)
Vue de Morosaglia
Vue de Morosaglia
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Castifao-Morosaglia
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Vincent Cognetti
2014-2020
Code postal 20218
Code commune 2B169
Démographie
Gentilé Merusaglinchi (co)
Population
municipale
1 108 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 10″ N 9° 18′ 01″ E / 42.4361111111, 9.30027777778 ()42° 26′ 10″ Nord 9° 18′ 01″ Est / 42.4361111111, 9.30027777778 ()  
Altitude 860 m (min. : 182 m) (max. : 1 249 m)
Superficie 24,45 km2
Localisation

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Morosaglia (en corse Merusaglia, prononcé [me.ɾu.ˈzaˑ.ʎă]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la Collectivité territoriale de Corse. Le village appartient à la microrégion du Rustinu, dans la Castagniccia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Par quelques vers du poète Gnaziu Colombani :

Convento

Merusaglia u mio paese,

Cintu d’alte muntagne è conca di sulane,
‘Nduve lu sole lascia, azziccatiu à i fiumi
Falati da quassù, i so più belli lumi
Chi ghjòcanu à l’ochjate à l’ora di la mane.

Morosaglia, mon village (Gouverneur Colombani Ignace) :

Entouré de hautes montagnes, amphithéâtre d’adrets,
où le soleil laisse, accroché aux rivières
descendues de là-haut, ses plus belles lumières
qui jettent des oeillades aux heures du matin.

Situation[modifier | modifier le code]

Morosaglia est une commune de l'intérieur, située dans l'ancienne pieve du Rustinu, dans la Castagniccia. Elle est l'entrée principale depuis l'intérieur de l'île, dans le « territoire de vie » Castagniccia du Parc naturel régional de Corse limitrophe.

Relief[modifier | modifier le code]

Maison de l'Alpa au hameau de Terchini

Morosaglia se situe dans l'« en deça des monts » (Cismonte en langue corse) ou Corse schisteuse au nord-est de l'île[Note 1], dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia. Ce massif est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des alpes sur un socle hercynien, de la fin de l'ère primaire.

Commune de moyenne montagne, son territoire occupe une partie d'une zone dépressionnaire appelée « cuvette de Ponte Leccia », à l'ouest de l'arête schisteuse du San Petrone. Il s'étend sur une longue bande de terre comportant un étranglement sur la partie entre Bocca di Riscamone - Bocca a Serna, orientée presque latéralement depuis le flanc du Col de Prato (985 m - Quercitello) à l'est, jusqu'aux limites de la commune de Moltifao à l'ouest, représentées par une petite barre montagneuse d'environ 500 mètres d'altitude. Entre les deux coule le Golo. Le climat qui y règne est le plus contrasté de l'île, c'est-à-dire très chaud en été et très foid en hiver.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est délimité :

  • au nord, depuis le lieu-dit « Pontare », par la Tartagine jusqu'à confluence avec l'Asco, puis par l'Asco jusqu'à sa confluence avec le Golo ;
  • au nord-est, par une ligne de crête orientée au sud-est, démarrant de la confluence de l'Asco et du Golo, passant par Cima di Tozzo (470 m), Serra Debbione (679 m), Cima Barbutola (656 m), Bocca di Riscamone (600 m), puis longeant le côté inférieur de la route D71 jusqu'à Bocca a Serna (696 m), puis suivant une nouvelle ligne de crête jusqu'à Cima di Campo Rotondo (1 156 m), pour atteindre Bocca di San Paolo (1 230 m) ;
  • à l'est, depuis Bocca di San Paolo jusqu'à Punta di Chiarasgioli (1 211 m), par une ligne de démarcation quasi verticale passant par Bocca di Pruno (1 114 m) ;
  • au sud, depuis Punta di Chiarasgioli, suivant un axe SE - NO, par une ligne qui ne suit pas les crêtes mais les flancs tantôt à l'adret, tantôt à l'ubac de divers petits vallons, atteignant toutefois le sommet Pedani (910 m), avant de plonger vers le cours de la Casaluna peu avant sa confluence avec le Golo ;
  • à l'ouest, une partie du cours du Golo suivie d'une nouvelle ligne de crête jusqu'au lieu-dit « Pontare », constituent ses limites. Cette ligne passe par l'Orienda (566 m), Bocca Pastoreccia (396 m) et Punta di Tribbio (436 m).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Golo et ses affluents l'Asco et la Casaluna, sont les trois principaux cours d'eau traversant ou délimitant la partie occidentale de la commune, soit sa partie plaine. Ils sont alimentés par de nombreux petits cours d'eau, certains se jetant directement dans le Golo comme le ruisseau de Balliccione[1] (rg).

La partie orientale de la commune, celle autour du village de Morosaglia, comporte un réseau hydrologique dense, les eaux des cours d'eau alimentant le ruisseau de Gavignaninco affluent de la Casaluna. Sous le village même coule le ruisseau de Conca qui prend plus bas le nom de ruisseau de Prunitaccio avant de se jeter dans la Casaluna.

Végétation[modifier | modifier le code]

De climat moins humide que le versant oriental de la chaîne du San Petrone, la couverture forestière de ce secteur est moins homogène et morcelée en différentes unités. Les peuplements forestiers sont composés de différentes essences.

La végétation montre bien la rudesse du climat. Au fond de la vallée poussent de bas chênes verts et chênes blancs ; la montée vers le village présente une maigre végétation, composée d'un maquis bas, clairsemé de genévriers cade, de chênes verts et de chênes liège qui visiblement ont résisté aux incendies, avec des boisements épars de pins maritimes et laricio. Ce n'est qu'en approchant du col de Prato qu'on découvre la châtaigneraie.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Comme dit ci-dessus, la commune est traversée par les RN 193 et RN 197 qui se croisent à Ponte Leccia. Le village même de Morosaglia est desservi par la route D71 qui relie Ponte-Leccia (Morosaglia) à Prunete (Cervione) via le Col de Prato (985 m) et bon nombre de villages de la « petite Castagniccia ».

On peut arriver aussi au village de Morosaglia en venant de Bisinchi via Valle-di-Rostino, par la D15. Son intersection avec la D71 se situe au col de Bocca à Serna (696 m), près d'un oratoire, ou depuis la Casaluna par la D139, en passant alors par Gavignano et Castineta.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Ponte-Leccia.

Les deux seules voies des Chemins de fer de Corse, qui relient Ajaccio à Bastia les deux métropoles de la Corse et Calvi - L'Île-Rousse à Bastia, se croisent à Ponte Leccia. La gare de Ponte-Leccia nouvellement refaite, se trouve aux abords de la RN 197, à la sortie de l'agglomération.

Depuis Ponte-Leccia, l'aéroport le plus proche est l'aéroport de Bastia Poretta distant de 32 km, et le port de commerce, celui de Bastia à 48 km. Le port de L'Île-Rousse se trouve quant à lui distant de 42 km et celui de Calvi à 65 km.

Existent à Ponte-Leccia un service de taxis - ambulance et un transporteur routier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moltifao Canavaggia, Valle-di-Rostino, Castello-di-Rostino Ortiporio Rose des vents
Piedigriggio N Giocatojo
O    Morosaglia    E
S
San-Gavino-di-Tenda Castineta Gavignano

Habitat[modifier | modifier le code]

La commune se compose de dix-neuf villages et hameaux, qui vont du plus minuscule lieu habité jusqu'à la ville de Ponte Leccia, nœud routier et ferroviaire de Haute-Corse. Les gens sont répartis sur deux sites comme dans la plupart des communes : la montagne avec l'ancien village et la plaine plus peuplée, pour l'habitat nouveau.

Morosaglia village[modifier | modifier le code]

Vue de Terchini

Les principaux hameaux et quartiers de Morosaglia sont Convento, Rocca Soprana, Rocca Sottana, Stretta, Collu, Querceto, Terchini, Tabonzuli, Sevasi, la plupart accrochés à la montagne, certains édifiés sur des pitons rocheux, au bord de falaises schisteuses. L'ensemble du bâti est ancien, avec de nombreuses maisons en schiste, la pierre locale. Beaucoup de constructions ont été restaurées à l'identique, d'autres sont à l'état d'abandon, ruinées comme la chapelle Sant' Andria en bas du hameau de Querceto.

Ce remarquable village est coiffé d'un mamelon surmonté de l'église romane Santa Reparata. Il fait face au monte San Petrone dont les pentes sont recouvertes de hêtres vers le sommet et de châtaigniers à l'étage inférieur, et qui se trouve à environ 5 kilomètres « à vol d'oiseau ».

Morosaglia est la patrie de Pascal Paoli né au hameau de Stretta. Un musée a été créé dans sa maison natale . Sa statue trône à l'entrée du village, au-dessus de la D71, face au monument aux morts. Elle avait été érigée en 1953.

Ponte Leccia[modifier | modifier le code]

Ponte Leccia

C'est à Ponte Leccia (U Ponte à a Leccia ou encore sans article Ponte a à Leccia) que se trouve l'intersection de deux des principales routes de l'île : les RN 193 et RN 197. De simple hameau il y a une trentaine d'années encore, Ponte-Leccia est devenu une ville. Carrefour routier et ferroviaire incontournable, la localité s'est considérablement développée ces dernières décennies. Commerces et lotissements nouveaux, cinq stations-services, sont la preuve de la vitalité de cette agglomération nouvelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site préhistorique de Rusumini situé au sommet de la colline de Rusumini (344 m) sur la commune de Castineta laisse à penser que le territoire voisin de l'actuelle commune de Morosaglia était occupé à l'époque[2].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avec le site de Santa Maria di Riscamone, Morosaglia présente les traces indéniables de l'occupation de son territoire actuel dans l'Antiquité.

Le village de Riscamone était implanté sur un ancien bourg romain. Les vestiges de Riscamone se trouve aujourd'hui sur la commune de Morosaglia alors que les ruines de Santa Maria di Rescamone sont sur la commune de Valle-di-Rostino. Des fouilles ont permis de mettre au jour les vestiges d'habitations antiques sur le site.

Le col de Riscamone (Bocca di Riscamone) « à cheval » sur Valle-di-Rostino et Morosaglia, était traversé par une voie romaine reliant le centre de la Corse à l’Est.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le Rustinu dépendait des marquis de Massa di Corsica (leur château était à U Pinzu (actuel commune de Castello-di-Rostino) dont le pouvoir s'étendait sur tout l'« en deçà-des-Monts ». En 1250, malgré leur appauvrissement lié aux luttes menées contre leurs vicomtes, anciens vassaux en révolte, il leur restait encore une grande partie des terres dont les châteaux de Rustinu[3].

C'est à cette époque que sont construites des chapelles pré-romanes dont l'église Santa Reparata.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, vers 1520, Castello-di-Rostino qui comptait environ 3 250 habitants, faisait partie de la pieve de Rustinu dans l'ancien diocèse d'Accia. Les lieux habités étaient : Saliceto, Vicinato, lo Borgo, Chiamachie, Gavignani, la Petragrossa, Castineta, Sevasi, la Terchina, la Fogatella, la Brocca, Casa Pitti, Tarlagia, lo Collo, Grate, la Valle, Frasso, Pastorechia, le Balleciasce, Piano, Caniolo, Petralata, lo Vignale, Mileto, Bisinchi, Lesca[4].

La pieve de Rustinu relevait religieusement de l'évêché de Mariana qui était établi à Bastia depuis 1570, à cause de la permanente menace barbaresque. La communauté de Riscamone depuis longtemps disparue, était le centre de la piévanie. L'église piévane Santa Reparata de Morosaglia a été l'église paroissiale jusqu’aux environs de 1935. Civilement, la pieve de Rustinu relevait de la juridiction de Bastia.

Au début du XVIIIe siècle, dans un rapport demandé par Gênes, Francesco Maria Accinelli a écrit[5] : Pieue di Rostino : Pastorecchia con 6 ville, 326. Savinaccie con 5, 360. Castineta con 2, 250. Valle, Grati, Casapiti, Ferlaggia e Rischiamore 315. Saliceto e Vicinato 172. Bisinchi con 4 ville 334. Sevasi, Brocca, e Casanova 1 757. Morosaglia 399.

La pieve joua un grand rôle dans la révolte des Corses contre l'occupant génois (1729-1769).

Morosaglia garde des traces de l'occupation génoise : tour dans le village, pont génois à Ponte Leccia.

Pasquale Paoli fils de Hyacinthe Paoli général en chef de la nation corse, y naquit le 6 avril 1725 au hameau de Stretta.

En 1789, la Corse fait partie du Royaume de France. Avec la Révolution française, est créé en 1790 le département de Corse, puis en 1793, celui de El Golo (l'actuelle Haute-Corse). La commune portait le nom de Morosaglia (An II). En 1801 on retrouve le même nom au Bulletin des lois.
La pieve de Rustinu devient en 1793 le canton de Rostino qui garde ce nom en 1821. En 1828, il devient canton de Morosaglia avant de devenir en 1973, le canton de Castifao-Morosaglia[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Vincent Cognetti . .
mars 2008   Vincent Cognetti . .
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
433 774 940 449 793 807 908 903 900
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
876 891 913 939 1 057 1 006 1 049 1 039 957
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
880 867 923 892 973 1 091 1 018 1 131 550
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
694 750 854 883 1 008 1 058 1 072 1 108 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église Santa Reparata[modifier | modifier le code]

Couvent Saint-François[modifier | modifier le code]

U Cunventu (à prononcer comme "coun'-bain-tou"), couvent franciscain, édifice communal au hameau Cunventu. U Cunventu abrita "A Scola Paoli" (fondée par le testament de Pasquale Paoli) : école primaire et un cours complémentaire qui furent célèbres, drainant des élèves de toute la Castagniccia. Aujourd'hui, le collège est à Multifau (Moltifao), et l'actuelle Scola Paoli est un petit bâtiment neuf bâti en face du Cunventu. U Cunventu di Merusaglia est un bel exemple d'architecture des couvents franciscains qui couvraient la Corse. Son long usage pour A Scola Paoli n'a pas altéré son état primitif et il est resté pratiquement intact, ce qui est rarissime. Le couvent est en cours de restauration. Pour raison de sécurité, il n'est pas hélas visitable actuellement.

La construction du couvent de Mineurs Observantins s'échelonne de 1622 à 1699 et se termine en 1705 avec l'adjonction du clocher. Il est un lieu de mémoire en raison des séjours qu'y ont fait Pascal Paoli et son frère Clément.

L'église conventuelle attenante, l'église paroissiale San Francescu (Saint-François d'Assise), propriété de la commune, est inscrite Monument historique par arrêté du 4 août 1992[8]. Elle abrite les tombeaux de Clemente Paoli, et de Alfieru Elaminiu Pulidori. Elle renferme un tableau Chemin de croix, peinture sur toile 60x80 datée du XVIIIe siècle, classée Monument historique[9]. Présence du restaurant "Osteria di u cunventu".

Autres[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sant' Andria ruinée, au hameau Sevasi
  • Chapelle de l'Annonciation dite l'Annunziata au hameau Terchini, probablement romane. Elle renferme un triptyque La Vierge allaitant l'Enfant entre saint Pierre et sainte Réparate, Dieu le Père, L'Annonciation, Six saints et saintes, Apôtres, œuvre datée du 2e quart XVIe siècle, classée Monument historique[10].
  • Chapelle du Mont-Carmel au hameau de Rocca Soprana
  • Église du Sacré-Cœur au cœur de l'agglomération de Ponte Leccia
  • Chapelle Saint-Martin à Ponte Leccia

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Pont sur le Golo à Ponte Leccia[modifier | modifier le code]

Ponte à Golu

Ponte à Golu, pont génois à dos d'âne à cinq arches sur le Golo au hameau Ponte-Leccia, date des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est inscrit Monument historique par arrêté du 18 juin 1928[11]. En raison de la circulation de la RN 193, le pont a été élargi, mais a gardé son style.

Maison natale de Pascal Paoli[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Pascal-Paoli.

C'est une grosse bâtisse de plan carré à deux étages et combles, recouverte de lauzes, située au hameau de Stretta. Le rez-de-chaussée est en partie occupé par le tombeau du général, la chapelle mortuaire du Babbu. Elle abrite aujourd'hui le Musée Pascal-Paoli.

Le bâtiment est inscrit Monument historique par arrêté du 28 avril 1975[12].

Usine d'acide gallique[modifier | modifier le code]

Cet établissement industriel a été construit en 1928 au lieu-dit Cherchio à Ponte Leccia. Modernisée au cours des années 1930, l'usine est dotée entre autres d'atomiseurs. En 1938, l'exploitant, la "Société Anonyme des Tanins Corses" sous la direction de Guy Fardet, emploie plus de 100 personnes auxquelles s'ajoutent des bûcherons, des forestiers et des transporteurs et fabrique près de 3 000 tonnes d'acide gallique exportées vers les ports de Londres et de Liverpool. Cet établissement industriel désaffecté est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel, dossier versé le 10 août 2006[13].

Mine de cuivre dite mine de cuivre de Ponte Leccia[modifier | modifier le code]

Les vestiges de la mine qui a été exploitée dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sont situés en partie sur la commune de Canavaggia, sont repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel dossier versé le 10 août 2006[14].

La mine a employé jusqu'à 16 personnes (12 ouvriers et 4 femmes pour le triage) en 1901.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Statue de Pascal Paoli, érigée en 1953 à l'entrée Ouest du village
  • Monument aux morts, à l'entrée Ouest du village, face et en contrebas de la statue de Pascal Paoli
  • Ensemble du bâti ancien des hameaux Sevasi, Taponzoli et Terchini avec les remarquables Case Romane.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Morosaglia est concernée par quatre ZNIEFF :

ZNIEFF Châtaigneraies et bois des versants sud du massif du San Petrone[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF 940004202 de 2e génération concerne 23 communes. Elle comprend les formations boisées de la Castagniccia occidentale et du Bozio, composées de châtaigneraies de chênaies (chênes verts et chênes blancs), d'aulnaies cordés, et de boisements épars de résineux aux environs de Morosaglia[15].

ZNIEFF Grotte de Pietralbella, Tourbière Moltifao, Chênaie verte[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF 940004186 de 2e génération concerne 23 communes. Elle comprend les formations boisées de la Castagniccia occidentale et du Bozio, composées de châtaigneraies de chênaies (chênes verts et chênes blancs), d'aulnaies cordés, et de boisements épars de résineux aux environs de Morosaglia[16].

ZNIEFF Landes et pelouses sommitales du massif du San Petrone[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF 940004201 de 2e génération concerne 19 communes. Elle comprend trois unités distinctes, distribuées du nord au sud sur les crêtes du massif de San Petrone. Castello-di-Rostino se situe dans l'unité au nord du col de Prato où l'on trouve un ensemble de plateaux sommitaux et de croupes à faible pente qui culminent au Monte Compoli à 1 236 mètres[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pascal Paoli
  • Hyacinthe Paoli (Ghjacintu Paoli) (Merusaglia 1678 - Napuli 1763). Général en chef de la nation corse. Orateur et poète. Il avait, dès 1735, organisé la révolte contre Gênes. Le roi Théodore l’avait fait Premier Ministre et Grand Trésorier. Après que les Français commandés par Maillebois aient soumis les Corses, les chefs patriotes sont condamnés à l’exil. Ghjacintu s’en va à Naples, emmenant avec lui le second de ses enfants, Pasquale (1739). Bonfigliu Guelfucci a écrit que Ghjacintu était le plus brillant et le plus actif des défenseurs de la patrie. Qu’il ne soit pas revenu en Corse lorsque son fils fut mis à la tête de la Nation, reste un mystère.
  • Pascal Paoli (Pasquale Filippu Antone Paoli) (Stretta di Merusaglia 5 avril 1725 - Londres 1807). le père du patriotisme corse. Fils de Ghjacintu et de Diunisa née Valentini. Général en chef de la Nation corse (1755-1769). Quitte la Corse pour un premier exil en Angleterre (1769-1790). Il accepte la Révolution française et la politique des assemblées Constituante et Legislative (1790-1793). Inculpé et persécuté par la Convention, il accepte la protection de la Grande-Bretagne (1794). Quitte la Corse pour un deuxième exil (1795-1807).
  • Clément Paoli (Merusaglia 1711? - Corti 1794). Frère de Pascal. De grande foi religieuse, mais batailleur, c’était, selon l’Anglais Burnaby, un "gentleman". Élu au Conseil supérieur après l’assassinat de Gaffori (1753), il demande à Pascal de rentrer en Corse. Après la défaite de Pontenovu, il s’exile en Toscane au couvent de Valombrosa (1769-1790).
  • Pietro Della Rocca. Observantin né à Merusaglia. Auteur de Istoria serafica della provincia osservante di Corsica.
  • Philippe Bassoul (Morosaglia 1835 - Aiacciu 1895). Peintre décorateur.
  • Ignace Colombani (1908-1988). Gouverneur de la France d’Outre-Mer. Gouverneur du Niger, de l'Oubangui et du Tchad (1951-1956, Liste des administrateurs coloniaux au Tchad). Lexicographe, journaliste à la revue «U Muntese » sous le pseudonyme "Petru u muntagnolu". Président de l’association culturelle Lingua Corsa. Poète (« Rime di Rustinu »). Écrivain des « Ricordi » (ed. Muntese), où il raconte ses souvenirs d’enfance à Merusaglia. Il y immortalise, avec talent et tendresse, les célébrités du village, tel Prete Colonna, dit Pulverinu.
  • Julien Giovannetti (1914-1966). Ténor baryton-basse à l'Opéra de Paris, spécialiste de Mozart, originaire du hameau de la Rocca Suprana où se trouve toujours sa maison.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. par opposition à l'« au delà des monts » (Pumonte) ou Corse granitique au sud-ouest
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Balliccione (Y7022280) » (consulté le 13 mai 2012)
  2. Persée Gallia Préhistoire, Tome 29, 1986, 2, p. 337
  3. Histoire de Corse - Colonna de Cesari-Rocca et Louis Villat PARIS Anc. Lib. FURNE - B0IVIN & Cie, ÉDITEURS 1916
  4. Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti
  5. Francesco-Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Morosaglia », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 03 avril 2012)
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Notice no PA00099283 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PM2B000374 », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PM2B000375 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00099216 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00099215 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA2B000610 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA2B000376 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. ZNIEFF 940004202 - Châtaigneraies et bois des versants sud du massif du San Petrone sur le site de l’INPN.
  16. ZNIEFF 940004186 - Grotte de Pietralbella, Tourbière Moltifao, Chênaie verte sur le site de l’INPN.
  17. ZNIEFF 940004201 - Landes et pelouses sommitales du massif du San Petrone sur le site de l’INPN.