Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac

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Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac

Description de l'image  Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac.jpg.
Naissance 21 mai 1853
Paris
Décès 24 septembre 1905 (à 52 ans)
Flée
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
Profession Homme politique, député, ministre
Formation
Ascendants
Descendants
Famille

Jacques Marie Eugène Godefroy Cavaignac (appelé aussi Godefroy de Cavaignac, Godefroy Cavaignac ou Eugène Godefroy[1]), né à Paris le 21 mai 1853 et mort dans son château d'Ourne à Flée (Sarthe) le 24 septembre 1905, est un homme politique français, plusieurs fois ministre sous la IIIe République.

De l'armée à la politique[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Eugène Cavaignac, il fait ses études au lycée Charlemagne à Paris. À l'âge de 17 ans, il est engagé volontaire dans la guerre de 1870, pendant laquelle il obtient la médaille militaire. Admis à l'École polytechnique en 1872, il en sort parmi les premiers et devient ingénieur des ponts et chaussées. Licencié en droit, il est nommé ensuite maître des requêtes au Conseil d'État.

Élu député de la Sarthe en 1882 sous l'étiquette républicaine, il est nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre du premier gouvernement Brisson en 1885. Il se prononce en faveur de l'expédition du Tonkin pendant la guerre franco-chinoise et vote pour les poursuites contre le général Boulanger[2].

Cavaignac et l'affaire Dreyfus[modifier | modifier le code]

Le nom de Jacques Godefroy Cavaignac reste attaché à l'affaire Dreyfus. Nommé ministre de la guerre dans le gouvernement Henri Brisson (2), il s'oppose à la révision du procès et se range dans le camp antidreyfusard, défendant les valeurs de l'armée. C'est à son propos que Zola prononce ces mots : « Les Cavaignac se suivent mais ne se ressemblent guère. »

Le 7 juillet 1898, Cavaignac lit à la Chambre des députés une lettre qu'aurait interceptée le colonel Henry, adressée par l'attaché militaire italien Alessandro Panizzardi au diplomate allemand von Schwartzkoppen, et qui est censée prouver incontestablement la culpabilité de Dreyfus. Mais son officier d'ordonnance, le commandant Louis Cuignet, découvre rapidement que ce document est un faux grossier.

Cavaignac convoque alors, le 30 août 1898, le colonel Henry qui lui avoue avoir « voulu arranger les choses » en fabriquant ce qui devient le fameux « faux Henry ». Après le suicide du colonel, le scandale se poursuit. Le chef du gouvernement Henri Brisson accepte la demande de révision du procès Dreyfus. Opposé à cette initiative, Cavaignac démissionne le 3 septembre. Il est remplacé par deux autres généraux qui démissionnent à leur tour, entraînant la chute du gouvernement Brisson.

Malgré cet épisode, Cavaignac se présente ensuite comme candidat aux élections présidentielles de 1899. Figure emblématique du nationalisme de droite à la fin du XIXe siècle, Cavaignac fut également un membre important de la Ligue de la patrie française, un proche de l'Action française et le président du groupe parlementaire des Républicains nationalistes.

Il est le père de quatre enfants dont l'historien Eugène Cavaignac (1876-1969), et Antoinette Cavaignac qui épouse le général Charles Mangin, notamment parents de Stanislas Mangin. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À ne pas confondre avec l'avocat Eugène Godefroy, cofondateur de la Jeunesse royaliste avec Roger Lambelin et Paul Bézine
  2. Source : Assemblée nationale, Base de données historique sur les anciens députés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Givaudon, « Godefroy Cavaignac (1853-1905) - Maire de Flée, Conseiller général de La Chartre-sur-le-Loir, Président du Conseil général de la Sarthe, Député de Saint-Calais, Ministre de la Marine et de la Guerre » in Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 2005, t. CLVI, p. 73-112 + illustrations [lettre de Gabriel Monod à Godefroy Cavaignac, 8 juillet 1898 ; portrait du général Eugène Cavaignac par Horace Vernet ; portrait de Godefroi Cavaignac (1800-1845) par David d'Angers ; portrait de Godefroy Cavaignac, photo 1875 ; portrait de Blanche Monjon, sa femme, photo 1895 ; portrait en pied de Godefroy Cavaignac, photo 1895 ; « M. Cavaignac et l'Affaire Dreyfus », caricature, juillet ,1898].

Voir aussi[modifier | modifier le code]