Château-du-Loir

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Château-du-Loir
La gare.
La gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Château-du-Loir (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Loir et Bercé
Maire
Mandat
Béatrice Pavy-Morançais
2014-2020
Code postal 72500
Code commune 72071
Démographie
Gentilé Castélorien
Population
municipale
4 732 hab. (2011)
Densité 413 hab./km2
Population
aire urbaine
8 162 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 43″ N 0° 25′ 04″ E / 47.6953, 0.4178 ()47° 41′ 43″ Nord 0° 25′ 04″ Est / 47.6953, 0.4178 ()  
Altitude Min. 44 m – Max. 131 m
Superficie 11,46 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-chateauduloir.fr

Château-du-Loir est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 4 732 habitants[Note 1] les Castéloriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Château-du-Loir dans le département de la Sarthe.

Château-du-Loir, commune du sud du département de la Sarthe, est située au cœur de la vallée du Loir. Le village se trouve, en distances orthodromiques, à 37,1 km au sud-est du Mans, la préfecture du département, et à 39,1 km au nord-ouest de Tours[1]. Les communes limitrophes sont Luceau, Flée, Vouvray-sur-Loir, Dissay-sous-Courcillon et Montabon[2].

Communes limitrophes de Château-du-Loir
Luceau Flée
Château-du-Loir Vouvray-sur-Loir
Montabon Dissay-sous-Courcillon

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux confins de l'Anjou historique, et du Maine, Château-du-Loir est situé aux limites du pays du Maine angevin, près de la Touraine. La situation géographique privilégiée du canton attira de nombreuses convoitises tout au long de l'histoire. Les rois de France et d'Angleterre se disputèrent cette place forte, chef-lieu d'une sénéchaussée de 78 paroisses (doyenné rattaché au diocèse du Mans), jusqu'en 1789.

Cette importance était due surtout à sa situation géographique qui lui valut d’être victime de la rivalité des couronnes de France et d’Angleterre.

Quand le dernier seigneur de Château-du-Loir n’eut plus de descendance mâle vers 1095, la châtellenie de Château-du-Loir fut possédée successivement par Geoffroi le Bel dit Plantagenêt (lignée angevine) qui mourut en 1151 et par les rois d’Angleterre dont Geoffroi fut la souche, depuis Henri II jusqu’à Jean sans Terre.

La ville fut reprise par Philippe Auguste en 1161 et fut donnée à Guillaume des Roches, sénéchal d’Anjou, seigneur de Longué-Jumelles et de Sablé-sur-Sarthe, qui en 1219 fonda l’abbaye de Bonlieu.

La reine Bérangère, veuve de Richard Cœur de Lion, à qui Philippe Auguste avait cédé le comté du Maine, en échange des possessions qui constituaient son domaine situées en Normandie, céda au sénéchal d'Anjou, Guillaume des Roches, tous ses droits comme comtesse douairière du Maine, tant à Château-du-Loir que dans la forêt de Bercé.

De succession en succession, Château-du-Loir va plusieurs fois à la Couronne : en mai 1337 à Philippe de Valois qui l’achète 31 000 livres au comte de Dreux et la déclare baronnie « d’aussi bonne condition que le comté du Maine ». Donnée en apanage à Louis Ier, duc d’Anjou, elle est une seconde fois réunie à la couronne sous Louis XI.

La guerre de Cent Ans n’épargnera pas la ville fortifiée qui fut pillée et détruite par les Anglais. Au XVIe siècle, Château-du-Loir reprendra un nouvel essor et deviendra un centre important, pour l’époque, de fabrication de toiles, de filatures et de tanneries.

Lors de la création de la généralité de Tours au XVIe siècle, Château-du-Loir, de par sa situation géographique et historique étroitement liée à l'Anjou et au Maine, devient le siège d’un gouvernement particulier avec un gouverneur et un lieutenant du roi, Château-du-Loir était avant 1789 le chef-lieu d’une sénéchaussée qui étendait sa juridiction sur 78 paroisses, d'une élection dont dépendaient 83 paroisses, d’une maîtrise des eaux, grenier à sel, recette des tailles, entrepôt de tabac qui en faisaient une des villes frontalières les plus importantes entre les provinces du Maine et de l'Anjou.

En 1790, lors de la création des départements français, la commune de Château-du-Loir, tout comme d'autres villes du nord de l'Anjou, telles que Le Lude et La Flèche, est rattachée au nouveau département de la Sarthe. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au moment de la Révolution, Château-du-Loir perdit plus de 50 % de sa population.

La Révolution marqua le pas d'un déclin certain, qui s'acheva au XIXe siècle avec l'apparition du chemin de fer et la création d'un dépôt ferroviaire, rendant à Château-du-Loir et ses alentours une nouvelle vigueur économique et la création d'une nouvelle activité qui permettra aux petites industries et aux artisans de développer leur commerce.

On ne peut parler de l’histoire de Château-du-Loir sans rappeler qu’à la période brillante de la Renaissance les hommes de lettres de la Pléiade s’y rencontraient : Ronsard de Couture, qui fut prieur de Saint-Guingalois (l’église) de 1569 à 1585, Racan de Bueil, les frères Lazarre, Antoine de Baïf de Mangé, Joachim du Bellay et même parfois Jacques Peletier du Mans.

On doit également citer, par souci de mémoire, certaines figures glorieuses ou tristement célèbres originaires de Château-du-Loir ou ayant marqué ce lieu comme :

Siméon-François Berneux, né le 14 mai 1814 à Château-du-Loir et mort le 7 mars 1866 à Séoul en Corée. Prêtre des Missions étrangères de Paris, ordonné évêque en 1854. Il fait partie des martyrs de Corée, béatifiés le 6 octobre 1968 à Rome par Paul VI. Il est canonisé le 6 mai 1984 par Jean-Paul II.

Pierre Le Monnier, né le 6 septembre 1814 au Lude et décédé le 11 janvier 1895.Cet homme engagé, médecin des pauvres, républicain de cœur, persécuté par le régime de Napoléon III, fut déporté comme ennemi du Second Empire et emprisonné à Mostaganem (ville Algérienne faisant alors partie des colonies). De retour à Château-du-Loir en 1870, après la libération des prisonniers politiques du Second Empire par la République, il devient représentant du canton au conseil général puis en 1871 vice-président et en 1872 il est élu maire de Château-du-Loir. Par deux fois élu député de Saint-Calais (1876 à 1882), il est élu sénateur en janvier 1882[3]. Durant ses différents mandats il a beaucoup œuvré pour dynamiser le canton et la région.

Pierre Loutrel , né le 5 mars 1916 à Château-du-Loir et plus connu sous le nom de « Pierrot le fou ». Premier ennemi public français et l'un des meneurs du gang des Tractions Avant. Meurtrier opportuniste il est successivement membre de la Gestapo française durant l’occupation allemande de 1941 à 1944, exécuteurs des basses œuvres pour les Allemands, il règle en même temps ses comptes avec la pègre de l’époque au profit de son propre réseau. Devenu encombrant pour la Gestapo allemande, et sentant le vent tourner, il décide de rejoindre la Résistance française en intégrant le réseau Morhange. Il fait alors parler de lui lors de l’exécution d’un officier allemand à la terrasse d'un café de Toulouse. À la libération il rejoint le grand banditisme et se forge une réputation de « caïd ». Il forme le « gang des Tractions Avant » à bord desquelles il mène ses braquages. Il meurt en 1946 lors d’un braquage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1794 Pierre Louis Grandhomme    
1794 1795 Pierre Gabeau    
1795 1796 René Houëau    
1796 1797 Jean Hervé    
1797 1816 René Houëau    
1816 1830 Thomas Tessier    
1830 1832 Esprit Gendron    
1832 1839 Pierre-Arsène Lelong    
1839 1852 Esprit Gendron    
1852 1872 Marie Olivier Cullier    
1872 1874 Pierre Le Monnier    
1874 1876 François Victor Trotin    
1876 1895 Pierre Le Monnier    
1895 1902 Emile Breteau    
1902 1904 Eugène Lespagnandelles    
1904 1914 Arthur Joly    
1914 1924 Louis Pineau    
1924 1925 Paul Guillon    
1925 1944 Gaston Perrin    
1944 1947 Abel Norguet    
1947 1953 Eugène Martin    
1953 1971 Henri Chabin    
1971 1977 Jacques Defais    
1977 1995 Marcel Boisjean    
1989 1995 François Leboucq RPR Ophtalmologiste
1995 2001 Daniel Macheton PS Enseignant
2001 2004 Marcel Goullencourt DVD  
2004 mars 2008 Roland Séjourné DVD  
mars 2008 octobre 2011[5] Daniel Macheton PS Enseignant retraité

(décédé en mandat)

octobre 2011[6] mars 2014 Michel Auville DVG retraité de la SNCF
mars 2014 en cours Béatrice Pavy[7] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 732 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 667 2 652 2 873 2 857 3 056 3 017 3 029 3 058 3 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 039 3 102 2 945 2 877 2 892 3 018 3 611 3 903 4 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 243 4 251 4 254 4 531 4 558 4 400 4 454 4 472 4 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 707 5 436 5 772 5 617 5 473 5 148 4 785 4 730 4 732
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un collège public, le collège de Bercé. On y trouve par ailleurs deux lycées publics : le lycée Racan d'enseignement général et technologique et le lycée Maréchal Leclerc de Hauteclocque d'enseignement professionnel.

Économie[modifier | modifier le code]

Trois grandes entreprises :

  • Aro : machines à souder électriques destinées à l'industrie automobile (acheté en 2006 par Langley Holdings plc et devient ARO Welding Technologies SAS en 2007),
  • Harman : haut-parleurs pour l'automobile (anciennement Audax, la marque a été revendue à la société AAC, Applications acoustiques de composites par l'Américain Harman Becker en 2007),
  • Amada : presses-plieuses, cisailles pour le travail de la tôle, découpe laser (anciennement Promecam, l'usine implantée en 1963 est rachetée par le Japonais Amada en 1986).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Guingalois, ex-couvent des Récollets, monument inscrit le 20 avril 1967. C'est l'une des deux paroisses avant la Révolution, la première, dédiée à saint Martin, ayant été vendue comme bien national et détruite.
  • Manoir de Riablay : façades et toitures. Monument inscrit le 21 juillet 1966.
  • Hôtel Guillot de la Poterie, situé 49 rue Saint-Martin. Monument inscrit le 26 novembre 1968.
  • Logis Graslin, situé 1 rue Léon-Loiseau : façades et toitures, escalier intérieur. Monument inscrit le 18 février 1971.
  • Hôtel Maillard, situé 3 rue Jahard. Monument inscrit le 23 décembre 1997[10].
  • Maisons troglodytes, rue du Val de Loir.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

En termes d'infrastructures sportives, le territoire se dote en juillet 2011 d'un équipement aquatique moderne, « Plouf »[11],[12]. Il est équipé d'un bassin sportif de 25 m avec quatre lignes d'eau, d'un bassin d'activités et d'apprentissage de 140 m2 et d'un bassin extérieur en inox de 250 m2[13].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, se déroule à Château-du-Loir une bourse des collectionneurs qui a acquis une renommée nationale. Le nombre d'exposants dépasse la centaine, avec des collections souvent originales[14].

Depuis 2010, au début du printemps, un festival de musiques actuelles nommé Crash Test Session se déroule dans la salle municipale la Castélorienne. Plus de 300 spectateurs y découvrent des artistes locaux et des groupes de renommée nationale de styles variés (rock, reggae, électro, hip hop, punk, dub…). Cette manifestation est organisée par l'Asso Mnambule et a déjà accueilli des groupes comme Janski Beeeats, Jr Yellam, W#L#K, Centiped, Sisterhood Issue ou encore Jean Paul Dub.

Jumelages et autres relations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011,
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[16].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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