Parrainage (naming)

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Exemple de naming avec l'Emirates Stadium en Angleterre

Le nommage ou dénomination[1] d'une enceinte sportive, souvent désigné par l'anglicisme naming, est une pratique spécifique de parrainage (en anglais sponsoring) qui consiste à donner à une enceinte sportive, le plus souvent un stade, ou à une compétition sportive le nom d’une marque ou d’une société parraineuse (en anglais sponsor). Les accords de nommage sont généralement des accords de longue durée, conclus pour une durée comprise entre 15 et 30 ans.

Cette pratique affecte la toponymie locale, si elle vise à remplacer un nom ancien par un nouveau nom pour raison commerciale et dans un but publicitaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Concernant les compétitions sportives la pratique est ancienne dans la presse : Cross du Figaro, course en Solitaire du Figaro. Le sport cycliste est d'ailleurs un précurseur en Europe puisque la technique consistant à donner des noms de marques aux équipes ou aux épreuves existe depuis les années 60. Les principales épreuves que nous pouvons citer en exemples sont Grand Prix du Midi libre, Grand Prix Ouest-France à Plouay ou encore le challenge Pernod.

Exemples d'application aux stades[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de salles sportives sont concernées par le naming aux États-Unis : l'American Airlines Arena à Miami, l'AT&T Center de San Antonio, le Toyota Center de Houston ou encore le Staples Center de Los Angeles.

En Europe[modifier | modifier le code]

La formule est appliquée en Grande Bretagne : l'Emirates Stadium d'Arsenal, l'Etihad Stadium de Manchester City, le Reebok Stadium de Bolton. Elle concerne aussi une majorité des stades en Allemagne.

En France[modifier | modifier le code]

Selon Ouest-France du 20 mai 2009, le groupe Arkéa-CMB aurait souhaité devenir partenaire du Stade rennais, club de football de Rennes, à condition que le stade porte le nom d'un de ses produits en devenant Fortunéo Stadium,

Le premier partenariat de ce genre est concrétisé par la MMArena du Mans dont la construction est terminée depuis fin 2010. Les nouveaux stades de Lyon, Nice et Bordeaux devraient également suivre cette voie.
Le Matmut Stadium de Lyon a été un premier stade de rugby à être parrainé. Il y a aussi le naming récent de l'Arena de Montpellier qui est devenue la Park&Suites Arena en référence à la chaîne hôtelière Park&Suites.

Le futur nom du Palais des sports de Rouen a été dévoilé le 16 novembre 2011 : il s'agira de la « Kindarena », nom dérivé de la marque Kinder, du groupe Ferrero[2], dans le cadre d'un contrat de naming. Le siège français du groupe est en effet implanté dans l'agglomération rouennaise, à Mont-Saint-Aignan[3]. Le groupe Ferrero versera 500 000 euros par an pendant 10 ans à la CREA, la communauté d'agglomération rouennaise, pour honorer ce contrat.

La patinoire de Morzine a été rebaptisée Skoda Arena en 2011, à la suite d'un accord entre la ville, le club de hockey sur glace résident et le constructeur automobile éponyme.

Exemples d'applications aux Compétitions[modifier | modifier le code]

La pratique comprend une variante qui consiste à donner le nom du commanditaire à une compétition, Heineken Cup ou le Top 14 Orange en rugby par exemple, MTN CAF Champions League, la liga BBVA ou encore la Barclays Bank Premier League en football ou l’Open GDF Suez de Tennis féminin, voire les NRJ Music Awards entre autres.

Mais le nom d'une épreuve sportive, ou d'un événement, n'influence pas, en principe, la toponymie, à la différence de celle des stades.

Critiques[modifier | modifier le code]

Cette pratique est dénoncée ; ainsi François Loncle (député PS de l'Eure) veut « chasser les marchands du stade » [4]  : « Virtuellement un lieu appartenant à tous devient la propriété d'une seule marque . Et le plus surprenant est que cela intervient avec l'agrément, voire la sollicitation des collectivités locales. Si ce phénomène se généralise, ce seront bientôt les rues, les places, les ponts, les monuments, les écoles, les cours d'eau qui seront vendus à l'encan. (...) C'est déjà la réalité à Madrid où la ligne 2 du métro porte le nom de “Vodafone ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]