François-Joseph Westermann
| François-Joseph Westermann | |
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| Surnom | Le boucher de la Vendée[1] |
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| Naissance | 5 septembre 1751 Molsheim |
| Décès | 5 avril 1794 (à 42 ans) Paris Guillotiné |
| Origine | Français, Alsacien |
| Allégeance | |
| Arme | cavalerie |
| Grade | Général de brigade |
| Années de service | 1766 – 1794 |
| Conflits | Guerres de la Révolution Guerre de Vendée |
| Faits d'armes | Prise des Tuileries Bataille de Parthenay Bataille de Moulin-aux-Chèvres Bataille de Châtillon Bataille de Cholet Virée de Galerne Bataille d'Entrammes Bataille du Mans Bataille de Savenay |
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François-Joseph Westermann, né à Molsheim (Alsace) le 5 septembre 1751, guillotiné à Paris le 5 avril 1794, est un général de l’armée républicaine, resté célèbre pour les atrocités qu'il commit lors des guerres de Vendée.
Il servit d'abord dans un régiment de cavalerie, qu’il quitta en 1773 pour la gendarmerie. Il adhéra pleinement à la Révolution et devint greffier de la municipalité de Haguenau.
Venu à Paris, il prit part à la journée du 10 août, et fut un des premiers à pénétrer aux Tuileries. Nommé adjudant-général, il servit sous Dumouriez à l’armée du Nord. Arrêté après la trahison de celui-ci, il fut relaxé le 4 mai 1793.
Nommé général de brigade le 15 mai 1793, il fut aussitôt affecté comme commandant en chef de l’armée des Côtes de La Rochelle. Le 18 juin 1793 pourtant, c’est Marat qui, à la Convention nationale, le dénonça « comme agent de Dumouriez » et pour « ses exactions en Belgique, pour soulever les Belges contre nos armées et anéantir leur réunion », dira-t-il.
En Vendée, il se montra implacable et pratiqua une politique de terreur à l'égard des contre-révolutionnaires. Le 20 juin 1793, avec 4 000 hommes, il prit d'assaut Parthenay, que défendait Lescure avec 5 000 Vendéens. Il réussit de même le 3 juillet à prendre Châtillon, après la bataille du Moulin aux chèvres[2]. Il participa aussi, avec des fortunes diverses [3] , aux combats de Châtillon (8 Octobre), Entrammes (25 Octobre), Antrain (18 novembre), La Flèche (8 Décembre), Le Mans (12 Décembre).
Après la bataille de Savenay, du 23 décembre 1793, il écrivit au Comité de salut public une lettre contenant le passage suivant, resté célèbre :
« Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m'avez donnés [...]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes [...] et n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé[4] [...] »
Rappelé ensuite à Paris, et traduit devant le Tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et guillotiné le même jour que les dantonistes.
Lors de son procès, Danton nie être lié à Westermann : « On me parle aussi de Westermann, mais je n’ai rien eu de commun avec lui ; je sais qu’à la journée du 10 août, Westermann sortit des Tuileries, tout couvert du sang des royalistes, et moi je disais qu’avec 17 000 hommes, disposés comme j’en aurais donné le plan, on aurait pu sauver la patrie[5]. »
En 2009, des rues, dont une à Paris et une autre à Pantin, ainsi qu'un bateau de croisière sur le Rhin, portent le nom de celui qui fut surnommé « le boucher de la Vendée ».
Cinéma [modifier]
- Danton, de Andrzej Wajda. Le personnage de Westermann est joué par Jacques Villeret.
Notes et références [modifier]
- Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 317.
- L'Histoire, N° 377, juin 2012, p.44
- Georges SIX, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, Georges Saffroy Editeur, Paris, 1934, (réimp. 1974)
- « La Virée de Galerne », Historia , no 768, décembre 2010, p. 59.
- La Patrie en danger (Danton)
