Habitat troglodytique

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Galerie à Geulhem, Limbourg, au Pays-Bas.

Depuis la Préhistoire, l'habitat troglodytique est une architecture, rudimentaire ou somptueuse, présente dans différentes traditions consistant à aménager des habitats souterrains ou creusés dans le rocher à flanc de montagne. Les maisons troglodytiques sont généralement creusées dans des roches sédimentaires (calcaires, mollasse, grès, tuf, lœss, etc.) ou volcaniques (cendres, tuf tendres, etc.) sous tous les climats. De l'abri sous roche[1],[2] au château ou à la cité souterraine, cette architecture a une fonction d'habitat temporaire ou permanent mais revêt traditionnellement d'autres usages domestiques ou agricoles et également, assez souvent, une fonction religieuse dans de multiples sociétés.

Origines[modifier | modifier le code]

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Le mot troglodyte vient du latin troglodyta, lui-même du grec ancien τρωγλοδύτης, de τρώγλη (caverne) et δύειν (pénétrer dans, plonger). Un troglodyte est un être humain ou un animal (y compris invertébré) habitant une caverne ou une demeure creusée dans le roc ou s'appuyant sur des falaises ou des grottes naturelles ; le troglodyte est l'habitant de cette maison permanente ou saisonnière. Les expressions : habitat troglodytique, cité troglodyte, maison troglodytique, etc., sont couramment utilisées pour parler de la vie dans le monde souterrain.

Plusieurs termes nuancent les modes d'occupation de l'habitat troglodytique, l'espèce y étant inféodée à des degrés divers :

  • troglobie (biologie) désigne un mode de vie exclusivement troglodytique, des animaux cavernicoles,
  • troglophile (biologie) désigne l'attrait non exclusif pour l'habitat troglodytique,
  • trogloxène (biologie) désigne une occupation troglodytique occasionnelle, principalement à des fins de refuge temporaire, comme pour les ours et les humains.
L'homme des cavernes (The cave boy of the age of stone, Margaret A. McIntyre, ca. 1923 [40])

Les Troglodytes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Troglodyte (peuple).

Le peuple antique des Troglodytes vivait en Égypte, à proximité de la mer Rouge, installé dans les anfractuosités des rochers. Les auteurs antiques sont nombreux à y faire allusion comme Hérodote, Claude Ptolémée, Agatharchidès, Strabon, Diodore de Sicile, Pline, Tacite, Flavius Josèphe, etc.

Ainsi dans son Histoire naturelle, Pline l'Ancien donne une description des Troglodytes tout en les associant à divers peuples plus ou moins mythologiques, les Garamantes, les Augyles, etc. :

« Les Troglodytes creusent des cavernes, ce sont leurs maisons ; la chair des serpents leur sert de nourriture ; ils ont un grincement, point de voix, et ils sont privés du commerce de la parole. Les Garamantes ne contractent point de mariages, et les femmes sont communes. Les Augyles n'honorent que les dieux infernaux. Les Gamphasantes, nus, ignorants des combats, ne se mêlent jamais aux étrangers. On rapporte que les Blemmyes sont sans tête, et qu'ils ont la bouche et les yeux fixés à la poitrine[3]. »

Plus tard, dans sa classification des êtres vivants C. von Linné regroupe en troglodytes : Homo nocturnus, Homo sylvestris, Orang-Outang et Kakurlacko[4]. Par la suite, dans Amoenitates academicae (1763), il définit un taxon assez vaste Homo anthropomorpha désignant une variété de créatures mythologiques et proches de l'homme, comme le troglodyte, le satyre, l'hydre, le phoenix. Il ajoute que ces créatures n'existèrent pas vraiment mais qu'elles étaient des descriptions inexactes de créatures ressemblant aux grands singes (Pan troglodytes, le chimpanzé a conservé cette dénomination scientifique)[5].

Quant à Montesquieu dans les Lettres persanes XI à XIV, il relate l'histoire des Troglodytes mais la fable, sous couvert de description d’un peuple d’Orient, à la mode à cette époque, a pour but de développer les idées de l’auteur sur les mœurs de la société.

Le dictionnaire Larousse du XXe siècle de 1920, publie une photographie avec une note qui présente les troglodytes comme des sortes de sauvages : ainsi, les auteurs rapportent que Pline l'Ancien, Ptolémée et Strabon ont parlé des Troglodytes : selon Strabon, ils ne cultivaient pas la terre mais habitaient les anfractuosités des rochers et vivaient des produits de leur chasse. Les femmes et les enfants étaient en commun. Ils mangeaient aussi les serpents, selon Pline l'Ancien, et n'avaient aucune langue fixée mais poussaient de simples cris gutturaux...

Débarrassée de la mythologie, la vision accordée au mode de vie trogodytique s'est nuancée d'autant qu'il est universel, dans le temps et l'espace, et prend des formes assez variées adaptées aux climats, à la possibilité d'utiliser les cavités naturelles ou de les creuser et, aux catégories sociales y vivant temporairement ou de façon permanente. Aujourd'hui encore, dans de nombreuses parties du monde, les populations ayant construit leurs habitats dans des abris naturels, de profondes grottes ou creusées dans des parois calcaires ou d'autres roches sont toujours appelés troglodytes.

Terminologie et toponymie[modifier | modifier le code]

La toponymie reflète la richesse des sites et des situations du troglodytisme en France et, une histoire ancienne. Cartes, cadastres, traditions orales, etc. parlent des sites souterrains utilisés par les hommes[6].

  • Balma, balme ou baume, baumée indiquent une grotte, un creux sous un rocher, une caverne, un conduit souterrain (en occitan, catalan).
  • Baoumita : grotte (Ubaye) ; barbacane : grotte (Queyras) ; beurne : grotte (Mâconnais) ; borne : antre, grotte, caverne (Jura) ; bougeo : grotte (Finistère).
  • Bove : habitation souterraine (Nord), grotte (Oise) ; bovel et bouveau : galerie de mine, bovet : cave, bovette : caverne servant d'étable.
  • Catiche : carrière dans la craie ou la marne dans le Nord de la France.
  • Cauna (occitan) : grotte, caverne, trou, cavité.
  • Cavo, cava : souterrain, creux, conque (Alpes-Maritimes).
  • Cluzeau ou cluseau : en Limousin et en Périgord, abri creusé dans le sol ou taillé dans une paroi rocheuse[7]. Cluzeau, cruzel et crusel : souterrain, refuge, grotte, habitat troglodytique (Saintonge, Tarn).
  • Croto, crotte, crouoto, carato : crypte, souterrain voûté (Midi).
  • Glacière : grotte où l'eau des pluies gèle à la Réunion ; voir scialet dans les Alpes.
  • Muche : cachette en picard (Normandie et Picardie).
  • Poucazo : grotte profonde (Castillon).
  • Quèbe, quiébo, québasse : creux, crypte, grotte (Pyrénées, Sud-Ouest).
  • Separa, saparella ou spelonga : grotte ou caverne (Corse) ; spelunque : caverne en ancien français.
  • Soubau : grotte, excavation (Languedoc) ; soubis : grouffre (Poitou).
  • Tanne, tune, tannet, tannaz, etc., ou taverno, tûna : grotte, trou, tanière, caverne ou cave voûtée, grotte (Savoie, Suisse, Alpes-Maritimes).
  • touo , toue : creux, crypte, grotte (Pyrénées)
  • Trau, trouc, trauc, treu : trou, en Gascogne, en Champagne, et l'augmentatif traucasse : grand trou en Ariège ; trou : gouffre ou trou en Guadeloupe et à la Réunion.
  • Xilhogune, xilhoka : grotte (Soule).

Histoire et typologie[modifier | modifier le code]

La forme revêtue par les structures pour la vie souterraine est assez diversifiée.

Tombes rupestres toraja fermées par des planches et poupées à l'effigie des défunts (tau-tau), Indonésie.
Pétra, la capitale nabatéenne, Jordanie.

Les premiers troglodytes[modifier | modifier le code]

Les grottes naturelles ou abris sous roche ont été utilisées depuis la Préhistoire en campements généralement saisonniers. L'art pariétal au Paléolithique témoigne de cette présence de l'activité humaine dans les grottes et abris sous roche. En France, plus de 170 sites, pour la plupart dans le Sud et le Sud-Ouest (voir par exemple la grotte de Lascaux et la grotte Chauvet[8]) se développent sur une période d'environ 26 000 ans, de l'Aurignacien (il y a 38 000 ans) à la fin du Magdalénien (il y a 12 000 ans). Les régions calcaires traversées par des réseaux karstiques de France et d'Espagne offrent la plus grande densité de sites d'art pariétal, suivies par le Portugal, l'Italie, la Roumanie et l'Angleterre[9].

Le véritable habitat troglodytique commence avec le Néolithique, d'une protection épisodique dans une cavité rocheuse, grande ou petite, l'homme passe à un habitat plus permanent, creusé, aménagé dans la roche à la faveur d'un contexte géologique et climatique favorable. Des habitats enterrés, pas à proprement parler creusés dans la roche, complètent les possibilités d'abris avec des modes de vie comparables (par exemple aux Orcades pauvres en bois), les maisons semi-enterrées et couvertes de tourbe (Irlande, L'Anse aux Meadows de Terre-Neuve, etc.) s'en approchent en comparaison à l'habitat actuel dominant. Outre la fonction d'habitat, l'occupation devient cultuelle, funéraire, défensive et économique (stockage). Cette forme d'architecture demande de l'habileté et se trouve particulièrement adaptée aux milieux pauvres en bois d'où une assez grande densité d'habitats troglodytiques en milieu aride ou dépourvus de forêts en raison de la fraîcheur du climat ou encore de la surexploitation de leur écosystème.

Les habitats construits ou creusés (cités, casemates, etc.) constituent des structures communes pour la vie souterraine élaborées à partir de techniques minières, parfois très anciennes. Ces habitats peuvent être très profonds et comporter des kilomètres de galeries et des dizaines d'étages.

Le contexte naturel[modifier | modifier le code]

La grande diversité des formes du patrimoine rupestre témoigne de la capacité de l'homme à s'adapter à son environnement. Les matériaux dans lesquels sont établis ce type d'habitats sont assez variés, la position topographique également, en versant de vallée, en falaise ou escarpement, à la surface d'un plateau, etc.

Roches volcaniques[modifier | modifier le code]

  • Le plateau de Perrier dans les matériaux du strato-volcan des Monts Dore, dans la vallée de l'Allier (entre 2 millions d'années à 400 000 ans), le village des Roches atteste d'une présence troglodytique depuis au moins la période celtique, actuellement il reste quelque 300 grottes et caves[10].
  • Les cendres volcaniques de l'Anatolie centrale ont été fortement érodées en badlands, les maisons pyramidales, les étables, les pigeonniers, les chapelles de la Cappadoce y ont été aménagées par des moines et ermites chrétiens[11].

Matériaux sédimentaires[modifier | modifier le code]

Karst ou pseudokarst[modifier | modifier le code]

Les formes karstiques de par leur nature sensible à la dissolution ont toujours offerts aux hommes de toutes les époques des cavités plus ou moins profondes et lui ont ouvert l'accès au monde souterrain (chtonien).

Les conditions naturelles climatiques et géologiques (lithologie et structure) constituent également des contraintes voire des risques quant à la pérennité et la salubrité de cet habitat. Il s’agit des infiltrations, remontées capillaires, ruissellement, gélifraction, décompression de la roche, fontis et foisonnement. Un fontis constitue un effondrement généralement localisé. La pression des terrains de recouvrement ou la circulation d’eau peuvent provoquer la détérioration du ciel et des piliers de soutènement (voir également la géomorphologie du karst).

Les usages traditionnels[modifier | modifier le code]

Habitat permanent[modifier | modifier le code]

De l'habitat nomade, temporaire, du Paléolithique dans les sites de refuges naturels (grottes et abris sous roches), l'homme se sédentarisant est passé à un mode généralement plus pérenne et construit ou creusé. On évalue à quelque 25 000 le nombre d'habitants de maisons troglodytiques en France au début du XXe siècle.

Une étude réalisée dans le Chinon (Indre-et-Loire) a mis en évidence les différentes phases du passage d'une habitation troglodyte à un habitation indépendante hors sol. Il y eut tout d'abord des grottes naturelles qui servirent simplement d'abris aux premières populations (exemple : le coteau Sainte-Radegnde à Chinon). Puis on aménagea certaines grottes en y ajoutant un mur de façade en tuffeau percé de deux ouvertures (la porte et la fenêtre), voire, parfois, en y installant une cheminée : ce sont les « caves demeurantes ». Au stade suivant, on adossa une maison au rocher en érigeant trois murs (deux pignons et une façade) en avancée : la « cave demeurante » devient soit une pièce annexe de l'habitation, soit une cave à vin. Étape ultime, la maison se détache complétement du rocher et seule la cave reste troglodyte[14].

Habitat saisonnier ou temporaire[modifier | modifier le code]

Les quèbes ou quèves (du béarnais quèba) de la vallée d'Ossau dans les Pyrénées-Atlantiques étaient des anfractuosités sous rocher sommairement aménagées comme abris temporaires par les bergers dans les pâturages d'estive. Une soixantaine de ces cavités ont été inventoriées par l'ethnologue Jean-Pierre Dugène[15]. La quèbe pouvait être fermée par un mur de protection en pierre sèche, avec éventuellement un trou d'évacuation pour la fumée du foyer et une niche en guise de placard. À défaut de muraille, une toile de marine, maintenue au sol par des piquets, venait bâcher l'anfractuosité. Sous la roche exiguë, une pierre faisait office de siège et quelques peaux de mouton étendues au sol servaient de matelas. Certaines quèbes étaient de simples postes de surveillance pendant la journée ou de repli en cas de tempête au printemps et à l'automne. Enfin, certaines cavités servaient de saloirs à fromages[16].

Fonction économique : usages domestiques et agricoles[modifier | modifier le code]

  • Les souterrains annulaires avaient sans doute une fonction agricole au Moyen Âge en France[17]
  • La glace naturelle et la neige compactée ont été pendant des siècles un moyen de conservation des aliments préservées dans les cavités naturelles, fissures ou grottes puis couloirs souterrains, anciennes carrières, caves ou cuves ont augmentés les capacités et la durée du stockage jusqu'à l'arrivée de la glace artificielle. À partir du XXe siècle, ce petit patrimoine a commencé à se détériorer[18].

Fonction défensive : les refuges[modifier | modifier le code]

  • Les centaines de grottes dans les tubes de lave, parfois très petites, ont constitué des cavités refuges à Rapa Nui voire parfois occupées par des jardins, à l'abri des vents.
  • La Cité souterraine de Naours, Somme, a d'abord été un site d'exploitation carrier vers le Xe siècle puis lors des invasions du XVIe siècle, les muches (cachettes en picard) sont un refuge pour les villageois et leur cheptel.
  • Avec la conquête de la Crimée par les Russes, la population réfugiée des villes troglodytes, s’installe dans les villes et sur la côte. Les forteresses sans plus d’utilité sont peu à peu abandonnées. Il reste au tourisme actuel les impressionnants vestiges d'églises et de fortifications.
  • La craie turonienne a été extraite des sous-sols d'Arras dés le Xe siècle et les souterrains connurent plusieurs fonctions (caves, silos… ). Le réseau de galeries s’étend sous toute la ville et au-delà. Il a servi d'abris pendant les deux guerres mondiales et en particulier de préparation de l'attaque britannique en avril 1917 lors de l'offensive de la Bataille d’Arras. Ce sont 500 tunnelliers néo-zéalandais qui furent chargés de relier les différentes carrières de la ville et quelque 24 000 soldats britanniques sortirent des souterrains (boves ou catiches) pour surprendre l'Armée allemande.
  • La ville souterraine de Pékin (地下城, Dìxià Chéng) est un abri souterrain relié par un réseau de tunnels (la Grande Muraille souterraine). Creusée lorsque la Chine populaire redoutait une attaque nucléaire soviétique, la cité constitue aujourd'hui un attrait touristique.
  • En 1961, le gouvernement américain distribue à cinq millions d’exemplaires, un fascicule intitulé L’abri anti-atomique familial. La menace de conflit nucléaire dans les années 1960, a conduit au développement d’abris anti-atomiques (Cf. Jay Swayze et son entreprise Geobuilding Systems concevant un modèle de bunker « palace tex-mex »). Le retour sous terre évitait la confrontation aux éléments naturels et permettait la protection des radiations atomiques. La culture underground devient une contre culture et dans ce contexte écologistes brandissent la menace de la raréfaction des ressources[19],[20].
  • La construction actuelle de villes souterraines refuges aux États-Unis témoigne de la pérennité à travers l'histoire humaine des craintes de destruction[21].

Fonction cultuelle : sépultures et sanctuaires[modifier | modifier le code]

[22]

  • Le Trésor d'Atrée ou tombe d'Agamemnon, Mycènes, est une tombe à coupole enterrée datant de 1250 av. J.-C.
  • Ajanta (Inde centrale) est un lieu de retraite des bouddhistes entre le IIe av. J.-C. et le Ve siècle ap. J.-C. : vingt-neuf temples rupestres ornés de fresques ont été creusés dans la paroi des gorges de la Waghora[23].
  • La nécropole étrusque de San Rocco, Toscane.
  • Les Romains rendaient un culte à Mithra dans des cryptes et temples exclusivement souterrains. Les mithraeum (temples de Mithra) étaient placés sous la double symbolique de la lumière et de l'obscurité[24].
  • Sri Lanka
  • Les temples d'Angkor Vat, Cambodge.
  • Au royaume du Mustang, vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel[25] en 1964. Un éboulement récent (1994) a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. L'American Himalayan Foundation (2007-08) a découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, antérieures à la fondation du royaume de Lo[26].
  • Les mastabas égyptiens : tombes généralement familiales creusées à flanc de coteau et maçonnées, des premières dynasties pharaoniques [27];
  • les tombes torajas troglodytiques des Célèbes, une pièce est creusée dans la paroi rocheuse et scellée par une porte de bois, peinte ou sculptée, où les affaires du défunt sont accrochées. La chambre funéraire est familiale et appelée maison dont nulle fumée ne monte. Une effigie, tau-tau, est placée près de la chambre et on y accède par une échelle de bambou[28].
  • Les sépultures malgaches en position d'abris sous roche : à la manière des sépultures indonésiennes, les anciennes traditions malgaches disposaient des sépultures dans des cavités difficilement accessibles des parois rocheuses.
  • Onze églises médiévales monolithiques creusées dans le roc par le roi Lalibela, Éthiopie ; classées au patrimoine mondial de l'humanité en 1978[29].
  • Les nombreuses catacombes chrétiennes : comme Rome, Paris possède un réseau de catacombes et de carrières reliées entre elles, de plusieurs centaines de kilomètres.
  • Les sites souterrains de la Première Guerre mondiale comme le Chemin des Dames.

Fonction culturelle[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2009, les carrières des Baux-de-Provence connaissent une seconde vie, cette fois artistique, par projection sur 7 000 m2 d'images d'œuvres de seize peintres[31].

Les troglodytes contemporains[modifier | modifier le code]

Outre l'originelle situation de refuges, de protection contre un ennemi, il peut s'agir de constructions ayant un but de protection contre la dureté du climat comme la ville souterraine de Coober Pedy en Australie évitant la chaleur torride de l'Outback ou la maison-grotte traditionnelle chinoise, le yaodong[32]. Une des caractéristiques de cet habitat est une température tempérée et relativement constante[33].

Comme dans le passé, l'habitat peut être complètement souterrain ou en partie avec une part traditionnelle en applique ; l'habitat est alors semi-troglodytique, avec un toit en façade.

Législation[modifier | modifier le code]

La législation française concernant l'habitat troglodytique est en construction[34]. Dans le bassin de la Loire par exemple, il n’y a plus de creusement d’espaces troglodytiques mais une réhabilitation des caves du XVIII et XIXe siècles. Si un permis de construire pas toujours nécessaire, l’opération de réhabilitation peut devenir assez compliquée du point de vue réglementaire. En amont de la demande de permis de construire, le plan local d’urbanisme (PLU), propre à chaque commune, définit les conditions de prévention des risques (le plan de prévention des risques : PPR) et impose des mesures et contraintes en conséquence ; il se peut ainsi que le creusement du fond de la cave ne soit pas permis ou qu'une interdiction d’aménagement soit appliquée en raison de possibles mouvements de terrain. Certains centres historiques comme Amboise ou Chinon sont concernés par des plans de sauvegarde. Lorsque la réhabilitation du site troglodytique est possible, une expertise par un géologue est nécessaire. À la différence d'un habitat classique, les travaux de rénovation ne nécessitent pas toujours la demande d’un permis de construire selon la surface concernée. Lorsque l'usage du lieu est modifié (d'une cave à un habitat), la transformation requiert un permis de construire.

Patrimoine et conservation[modifier | modifier le code]

Le patrimoine troglodytique s'inscrit dans le cadre plus large de protection de l'héritage architectural et paysager. C'est un patrimoine universel souvent prestigieux et dès 1995, onze sites sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco[35]. Le patrimoine troglodytique raconte toute une histoire du terroir, du souterrain refuge à la seigneurie.

Il s'agit par exemple en France, de sortir le troglodytisme de son confinement dans la perspective des circuits touristiques et cela passe par exemple par :

  • la réhabilitation de la partie troglodytique des villages et une association avec une nouvelle partie construite (reliant le creusé et le construit) ;
  • un programme qui ne se limite pas à l'attraction touristique ou au village d'artistes mais s'ouvre à l'habitat ordinaire (commerces, hébergement, habitation, équipements culturels ou administratifs).

L'habitat troglodytique participe alors au développement des territoires par sa réintroduction dans les circuits économiques [36].

Tourisme et développement[modifier | modifier le code]

La modification de regard vers le patrimoine, et en particulier le patrimoine troglodytique, traduit plus que l'attrait envers les sites touristiques, au-delà de l'intérêt pittoresque et distractif de vestiges du passé. En France comme dans de nombreuses autres régions du monde, le tourisme troglodytique est bien développé sous forme d'animations muséologiques, de gîtes, d'hôtels, etc. Dans l'optique de réactualiser cet héritage, le tourisme du patrimoine ne semble pas concerner une grande part des populations locales (selon Edouard Segalen[37], seulement 8%). Les grottes italiennes de Matera, lieux d’isolement érémitique au Moyen Âge deviennent au XXe siècle, des lieux de grande difficulté sociale puis se transformant au siècle suivant, les sassi deviennent lieux de villégiature, etc.

À l'instar de l'Outback australien où l'extraction de l'opale devient une attraction touristique en même temps que la ville souterraine de Coober Pedy où les prospecteurs souffrant de la chaleur s'y réfugiaient[38] d'autres sites voient leur fonction initiale se transformer en destination touristique. Les classements sur les listes patrimoniales contribuent à cette mutation économique. On mise de plus en plus sur ce type d' attractions ludiques et pédagogiques.

En Tunisie, le tourisme traditionnellement balnéaire se tourne vers les importantes potentialités touristiques de la chaîne des Matmatas dans le Sud-Est (habitat troglodytique horizontal et vertical, ksours et villages berbères, associés à la variété des paysages). Comme ailleurs, une multitude d’acteurs et de projets s'inscrivent dans un développement touristique souhaité comme durable (soutenable) et qui assure le soulèvement des économies locales, la préservation des écosystèmes et la sauvegarde de l’identité culturelle et des intérêts des populations locales (permettant notamment la sauvegarde d'habitats à l'abandon). Les aménagements recouvrent des questions de valorisation paysagère et naturaliste en passant par les aménagements hydrauliques et le développement de produits du terroir[39], [40].

La Cappadoce au cœur du plateau anatolien se caractérise par une identité architecturale dans un contexte d'érosion de matériaux volcaniques ; elle est connue pour ses églises rupestres, ses villes souterraines et ses habitations troglodytiques et voit chaque année plus de trois millions de touristes (le Parc National de Goreme et sites rupestres est inscrit au patrimoine mondial depuis 1985). Le patrimoine culturel est un enjeu majeur de la visibilité, de l’attractivité touristique et du développement des territoires. Plusieurs facteurs ont contribué à revaloriser ce patrimoine anatolien comme le développement du tourisme rural. Cependant, comme dans d'autres régions du monde, la complexité des aspects se révèlent. Le tourisme favorise la sauvegarde du patrimoine et celui-ci est la source majeure du tourisme. Lorsque le milieu est sensible, les aspects négatifs se font fortement sentir et nécessitent des mesures d'aménagement et de contingentement[41].

Habitat écologique et architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

Les espaces urbains souterrains actuels continuent de présenter des fonctions d’abri, de refuge, de défense, l’envers de la ville en continuité ou en complémentarité, des catacombes aux parkings, centres commerciaux ou cinémas, ou encore aux abris antiaériens et antiatomiques. De nouvelles fonctions apparaissent : de relégation de populations indésirables, d’évacuation d’activités consommatrices d’espace comme les transports, des flux dangereux ou indésirables comme les eaux usées, les déchets, l'électricité, le gaz, etc. Ce monde souterrain contemporain constitue un ensemble d'espaces construits ou abandonnés sous la surface des villes actuelles - underground[42]. Concept inventé par les français, puis en partie abandonné, la ville souterraine a fait ses preuves à Tokyo, Montréal, Helsinki[43] et Kansas City, etc. Amsterdam prépare une cité souterraine pour 2018.

Les usages se sont diversifiés à travers les époques : carrières, fermes souterraines, caves, pigeonniers, lieux de rencontres, centres commerciaux, cités, stockage (Cf. la banque de graines du Spitzberg), etc. Dans le contexte de développement soutenable et de préoccupations écologiques, l'abri troglodytique séduit par son caractère solide, étanche, isolé, extensible, relativement peu coûteux (fonction des techniques minières et de conservation employées). L'habitat troglodytique comme celui en terre respire.

N'étant pas définis comme habitat, les réhabilitation des espaces troglodytiques sont encadrées outre les avis des communes, mais également le code civil qui régit le droit du sol, le code de la construction et celui de la propriété.

Les technologies actuelles permettent d'envisager de nouvelles installations sous terre. La lumière naturelle peut être dirigée dans les espaces de vie par des tubes de lumière. Les murs dotés de vastes écrans plats pourront afficher des paysages.

Immobilier troglodytique[modifier | modifier le code]

A travers le monde[modifier | modifier le code]

Sans vouvoir être exhaustif, quelques exemples complètent les cas développés précédemment en une ébauche de la géographie du troglodytisme.

En Afrique[modifier | modifier le code]

Au Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

  • Beersheba, Israël.
  • Entre la mer Rouge et la mer Morte, la cité caravanière nabatéenne, cité troglodyte de Pétra (Jordanie), date du VIIIe siècle av. J.-C. et a compté jusqu'à 25 000 habitants et a représenté un important carrefour du monde antique[47].
  • Seconde après Pétra, Avdat l'ancienne halte caravanière nabatéenne sur la route commerciale de l'encens et des épices, au cœur du désert du Néguev[48].
  • Dans la Haute vallée de l’Azat, le monastère de Gherart (Arménie) abrite un certain nombre d'églises et de tombes – pour la plupart troglodytes – représentatives de l'apogée de l'architecture médiévale arménienne. Le monastère vraisemblablement fondé au IVe siècle selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur a été détruit par les Arabes au IXe siècle mais à nouveau florissant au XIIIe siècle[49].
  • La Cappadoce (Turquie) possède d'innombrables habitations et églises troglodytiques ornées de fresques byzantines. Le Parc national de Göreme est reconnu par l'Unesco comme Patrimoine mondial de l'humanité[50]. Point culminant volcanique de la Cappadoce (1300 m), Uçhisar a été creusé d'un labyrinthe d'abris depuis l'époque hittite (1500 av. J.-C.) et n'a cessé depuis de servir de refuge, aux premiers chrétiens persécutés par les Romains, aux Byzantins menacés par les Turcs. La forteresse conserve un ensemble de chapelles, monastères, appartements, réfectoires, entrepôts et de salles communes reliés en un réseau de galeries sur une vingtaine d'étages. Quelques habitations y sont encore occupées.
  • Les habitations troglodytes de Kandovan (Azerbaïdjan oriental) ont été taillées dans le tuf, il y a trois mille ans pour certaines, sont encore habitées.

En Asie[modifier | modifier le code]

  • Des cavernes étaient habitées entre 3500 à 3000 avant J.-C., dans le Nord-Ouest de la Chine, dans la province du Shaanxi proche de la capitale provinciale de Xi'an. Dix-sept maisons troglodytes dans une falaise avec des fours à poterie, des artefacts de poterie et des outils. Ils ont été associés à la culture néolithique Yangshao, considérée comme les prémices de la civilisation chinoise[51].
  • Le yaodong (窑洞) ou "maison-grotte" est une construction architecturale en voûte, souvent troglodytique ou semi-troglodytiques, facilement creusée dans le lœss et servant d'habitation en Chine. Les yaodongs sont communs sur le Plateau de lœss (黄土高原) dans le bassin moyen du Fleuve Jaune (黃河), Nord de la Chine, soit sur quelque 640 000 km2 (Shaanxi, Shanxi, Gansu et Henan). Un yaodong possède une seule pièce servant à la fois de chambre, de cuisine et de toilettes. Certains yaodongs présentent une façade construite en pierre avec des motifs gravés. Une plate-forme, kang, est construite à l'intérieur pour être utilisée comme lit, une cheminée est construite à côté[52]. Ces premières habitations souterraines dateraient du IIe millénaire av. J.-C., c'est-à-dire à la dynastie Xia. Les plus célèbres sont certainement ceux de Yan'an (延安) où les communistes et Mao Zedong y ont vécu entre 1935 et 1948. L'estimation actuelle est de près de 40 millions de personnes vivant dans les yaodongs du Nord de la Chine[53].
  • La vallée du Bamya, Afghanistan héberge des cellules monastiques bouddhiques.

En Amérique[modifier | modifier le code]

L'habitat troglodytique américain concerne les peuples sédentaires amérindiens et la société moderne qui développe pour des raisons foncières plus que climatiques un habitat souterrain au sens large.

  • Mesa Verde : 4400 sites répertoriés ont été occupés entre 450 et 1300 par les Anasazis (ancêtres des Indiens Pueblos) qui y construisaient des bâtiments troglodytiques sous les falaises du canyon. Le parc est classé au patrimoine mondial de l'humanité en 1978[54].
  • Parmi les villes souterraines canadiennes, le Montréal souterrain ou ville intérieure, couvre 20 kilomètres de tunnels, depuis 2004, officiellement appelée RÉSO.
  • Atlanta.

En Océanie[modifier | modifier le code]

Église serbienne de Coober Pedy, Australie
Numby Numby sinkhole, Borroloola, Territoire du Nord, Australie

L'utilisation des cavités naturelles, plus ou moins aménagées, est traditionnelle dans le monde polynésien, que ce soit comme habitat, ou comme usage pastoral ou religieux.

  • Le réseau de grottes de l'île de Pâques est très étendu. Les grottes les mieux orientées contre le vent servaient de refuges aux premiers occupants de l'île puis finalement lorsque la population s'est décimée. L'entrée pouvait être calfeutrée de murs de pierres sèches.

La grotte d'Ana Kai Tangata (ana signifiant grotte) présente des traces du culte de l'homme-oiseau ("grotte manger homme" : la grotte où mangeaient les hommes ou bien, la grotte où l'on mangeait des hommes ?). Les Pascuans taillaient parfaitement les matériaux volcaniques de Rapa Nui (île de Pâques). Les clans organisés en villages autour de l’ahu couronné par les moaï occupaient des maisons de type troglodyte étaient faites de pierres plates empilées et adossées au versant du volcan, en partie enterrées.

Dans une communication adressée à la Société de géographie en 1878, A. Pinart relate : "nous vîmes que les naturels ont coutume d’y chercher un abri lorsqu’ils viennent dans ces parages. L’une de ces grottes contenait un squelette encore enveloppé de ses nattes et plusieurs crânes"[55].

  • À Rurutu, aux Iles Australes, beaucoup de grottes côtières et d'abris sous roche, comme ailleurs en Polynésie, ont été occupées par les hommes et les animaux. Du matériel archéologique y atteste une occupation humaine[56].

En Australie, avant l'installation de la cité minière de Coober Pedy dans le désert central, les grottes ont été utilisées par les peuples Aborigènes, puis les bushrangers (hors-la-loi) et enfin dévolues au tourisme.

  • Abercrombie Caves (Burragylong Caverns ou Abercrombie Karst Conservation Reserve, Nouvelle-Galles du Sud) sans doute plusieurs bandes de bushrangers l’occupèrent au début du XIXe siècle lors de la colonisation du territoire australien. Les grottes sont officiellement découvertes en 1842-43 comme Koh-i-noor, Bushranger, Long Tunnel, Cathedral caves et le Hall of Terpsichore (The Dance Hall). Lorsque de l’or est trouvé dans la région en 1854, une communauté d’orpailleurs s’y installe à proximité et visite les cavernes. Des graffiti et parfois du vandalisme y ont lieu depuis le XIXe siècle.
  • Jenolan Caves (Fish River Caves) dans les Blue mountains (Nouvelle-Galles du Sud) était Binomil ou Bin-oo-mur dans le Temps du rêve des Gundungurra qui attribuaient par ailleurs des vertus curatives aux eaux de ces grottes. Elles furent sans doute occupées par les bushrangers vers 1840. En 1866, elles constituent une réserve patrimoniale sous l’égide du gouvernement de Nouvelle Galles ; elles reçoivent quelque 250 000 visiteurs chaque année.

En Europe[modifier | modifier le code]

L'Europe du Nord[modifier | modifier le code]

L'Europe centrale[modifier | modifier le code]

  • Le château de Predjama, Slovénie : la forteresse médiévale du rebelle Erasme est bâtie sur la paroi et en partie troglodyte.
  • La Crimée détient un ensemble troglodytique riche et valorisé du point de vue touristique : tombes, monastères et églises, etc. Protégées par des fortifications, ces villes connurent leur apogée au Moyen Âge, et furent tour à tour le centre culturel de Goths et d’Alains, de juifs karaïques[57], de Chasares convertis dès le IXe siècle au judaïsme, de moines byzantins, etc..

L'Europe méditerranéenne[modifier | modifier le code]

La France[modifier | modifier le code]

En France, l'habitat troglodytique est particulièrement bien représenté et a toujours été occupé dés la préhistoire en Dordogne par exemple, ou plus particulièrement à diverses époques en Anjou, en Touraine et en Saumurois, dans la vallée crayeuse de la Seine. Les sites sont anciens ou très récents, sommaires ou élaborés comme à Aubeterre-sur-Dronne, un des plus beaux villages de France en Charente ou ponctuels comme en Provence à Bollène (Vaucluse) ou aux Baux-de-Provence.

Le bassin de la Dordogne[modifier | modifier le code]
  • Le village de la Madeleine est un des meilleurs exemples de la longue tradition d'occupation humaine de la vallée de la Vézère et le site éponyme de la culture magdalénienne. La Roque Saint-Christophe (Peyzac-le-Moustier) offre une remarquable continuité d'occupation avec cavités naturelles bien conservées qui ont été occupées par l'homme de la Préhistoire (il y a quelque 55 000 ans) puis modifiées au Moyen Âge pour devenir un fort et une cité troglodytiques jusqu'au début de la Renaissance[59].
  • Au cœur du village médiéval de Belvès, une muséographie présente la vie quotidienne dans les grottes, des manants du XIIIe au XVIIIe siècles (voir également les Grottes du Roc de Cazelle et Le Conquil).
Les Pays de la Loire : Saumurois, Vendômois, Anjou et Touraine[modifier | modifier le code]

Le département du Maine-et-Loire, terre de tuffeau et de falun, possède dans la région de Saumur près de 1 200 kilomètres de galeries souterraines 14 000 cavités dont la moitié est à l'abandon.

  • À Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), l'extraction originelle de la pierre de falun( grison) dont les carrières ont formé des caves cathédrales, a laissé la place à des habitations troglodytiques ;
  • De nombreuses galeries sont utilisées par les entreprises angevines de vins pétillants de Saumur et par les champignonnières produisant les fameux champignons de Paris ;
  • Le village troglodytique de Rochemenier, érigé du XIIIe au XIXe siècles est, contrairement aux habitats troglodytiques de la falaise naturelle qui longe la Loire en Anjou et en Touraine, un village troglodytique de plaine. Les paysans de Rochemenier ont creusé de grandes cours, sortes de carrières à ciel ouvert puis, autour de celles-ci, ont creusé leurs habitations et dépendances et une chapelle souterraine.
  • Rochecorbon dans l'Indre-et-Loire ;
  • Luynes dans l'Indre-et-Loire
  • Château de Brézé, château en partie troglodytique du Val de Loire
  • Trôo dans le Loir-et-Cher creusé dans le coteau de tuffeau de la vallée du Loir comprend un vaste réseau de galeries d'un site défensif de premier ordre. Utilisé dès le Néolithique, au XIIe siècle, Trôo était une place forte du Comté du Maine (domaine des Plantagenêt) et un site religieux avec statut d'archidiaconé.
  • Lavardin dans le Loir-et-Cher, à côté de Trôo.
La vallée de la Seine[modifier | modifier le code]

D'anciennes habitations troglodytiques se trouvent dans la vallée de la Seine à mi-chemin de Paris et Rouen, à La Roche-Guyon et à Haute-Isle en particulier, ce dernier village était entièrement composé de boves creusés dans la falaise calcaire jusqu'au XIXe siècle ; il possède l'unique église entièrement creusée dans une falaise en Île-de-France et datant de 1670.

Dans le même département du Val-d'Oise, Pontoise (l'Hermitage) et Auvers-sur-Oise, dans la vallée de l'Oise, possèdent également de nombreuses habitations creusés dans la falaise ; la plupart sont devenues des ateliers, des celliers voire des garages lorsqu'elles sont accessibles de la chaussée.

La Picardie, le Nord et Nord-Est de la France[modifier | modifier le code]
La Provence[modifier | modifier le code]

La première étude sur l'habitat troglodityque de Provence date de 1987-1988 sous l'égide du Ministère de la Culture et réalisée par André-Yves Dautier avec l'aide technique du Parc Naturel Régional du Luberon[65]. Cet habitat a été inventorié en deux catégories. La première correspond au creusement dans les safres[66] du Miocène d'abris rupestres, à vocation d'habitat et d'usage agricole comme les grottes de Calès, à Lamanon, occupées de la préhistoire au XVe siècle, du Baou de Saint-Chamas, aménagé en 1615, des villages du Barry et de Chabrières, à Bollène. La seconde catégorie est liée à l'occupation de grottes naturelles creusées par l'érosion dans le calcaire urgonien (karst) et dont la protection en façade est assurée par des murs de pierres sèches. Cette utilisation, quelquefois pérenne, a été le plus souvent due au pastoralisme, les bergers y abritant les troupeaux. Dans le Vaucluse, cet habitat se retrouve essentiellement dans les combes des Monts de Vaucluse et du Luberon. En Provence centrale et orientale, la présence humaine dans des grottes à concrétions revêt un caractère romantique dés lors qu'elle est liée à des bandits d'honneur comme Gaspard de Besse, à une sacralisation aux Saintes-Beaumes ou à des êtres surnaturels comme aux grottes des Fées[67]. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, quelques sites remarquables ont été répertoriés comme les ermitages de saint Maurin, à La Palud-sur-Verdon et de saint Pons à Valbelle, la Grotte des brigands à Quinson, le prieuré de Carluc à Céreste et les deux cabanons de Lurs dans le pays de Forcalquier[68].

Dans les Bouches-du-Rhône, outre les deux sites de Calès et de Saint-Chamas, sont à retenir les habitats du plateau de Sainte-Croix (Salon-de-Provence), ceux de Manivert, près de Lambesc, le Castellas d'Aurons et les ermitages des Aygalades, au Nord de Marseille. Aux Baux-de-Provence, s'ajoutent à l'habitat, les aménagements rupestres, un pigeonnier troglodytique et un plan dallé rainuré pour recueillir les eaux de pluie[69].

Dans le Var, les plus remarquables sont les deux Saintes-Beaumes, du Plan-d'Aups et de Saint-Raphaël, la Maison des fées à Cabasse, le Vieux Moulin à Trans-en-Provence et le Nymphée du couvent des Carmes à Barjols[70].

Dans le Vaucluse, les sites sont à la fois plus concentrés, plus nombreux et plus diversifiés, Bollène a deux hameaux troglodytiques, d'anciens villages médiévaux. Dans le premier, à Chabrières, où l'habitat est totalement ruiné par des effondrements, l'aménagement avait été fait en creusant la safre dit de Saint-Restitut, au pied du castrum. Le second, Barry, habité jusqu'au XVIIIe siècle montre des façades en pierres sèches protégeant un aménagement complet entièrement creusé dans la roche (cuisine, cheminée, pile d'évier, potager pour réchauffer les aliments, alcoves, étable, écurie, bergerie, cellier, citerne, etc.)[71].

Dans la basse vallée de la Durance, dans les falaises du piedmont Sud du Luberon, les sites du Jas de Puyvert et de Cabrières-d'Aigues montrent un aiguier et un lavoir. Au cœur du massif du Luberon, dans la vallée de l'Aigue Brun, la falaise du Moulin-Clos a été aménagée dès le Ve siècle avec des cellules d'ermites pour les moines cassianistes de Saint-Victor de Marseille et, le fort de Buoux présente une partie est entièrement creusée dans la roche, les bastides de Beaumes et de Chantebelle et le hameau des Aiguiers à Sivergues ont également des aménagements troglodytiques. Dans la vallée du Calavon, trois châteaux du pays d'Apt présentent une grande partie de l'infrastructure troglodytique. Il s'agit des châteaux de Milles, de Roquefure et du Rocher des Druides qui, en dépit de son nom, est un fort médiéval amanagé pour accueillir hommes de troupe, cavaliers et montures[72].

Les monts de Vaucluse se distinguent par le vallon de la Tapy et la baume de Marcousy (habitat et cuve vinaire rupestre) à Saumane, le ravin de Fraischamp, entre Le Beaucet et La Roque-sur-Pernes où une bergerie troglodytique est toujours en activité, Blauvac et le hameau du Bouquet qui posséda une école publique jusqu'à la Première Guerre mondiale. Venasque, le site de Caroufa, la vallée de la Sénancole à Gordes sont également riches où un habitat rupestre, jas et moulin à huile troglodytiques, côtoient des aiguiers et des cuves vinaires abritées sous des bories. Enfin, en dépit de leur éloignement, des aménagements identiques se retrouvent dans des abris sous roche, des bergeries des combes de Bonnieux et du vallon des Baumians à Cabrières-d'Aigues et, de la Coste-Brune à Villars[73].

Légendes et littérature[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le vallon de Castelmerle (Vézère) : des abris sous roches occupés par l’homme de Néandertal puis par l’homme de Cro-Magnon et parfois des réoccupations au Moyen Âge [1]
  2. A. Leroi-Gourhan, Y. Taborin, S. Thiébaut, 1988 - Le Figuier, Saint-Martin-d'Ardèche, Ardèche. Dictionnaire de la Préhistoire, Leroi-Gourhan A. éd., PUF, p. 406
  3. Pline, Histoire naturelle, livre 5, VIII, 3 [2]
  4. Cf. les Chacrelas de Java (du malais Kakurlacko) comme les Hommes nocturnes de Maupertuis passèrent pour une variété humaine jusqu’à Buffon. Linné leur fit une place dans le Systema Naturae comme variété des Troglodytes (distincte d’Homo sapiens), voir Franck Tinland, L’Homme sauvage. Homo ferus et Homo sylvestris, de l’animal à l’homme, Paris, Payot, 1968, p. 89
  5. STIC, Université d'Angers, 2010, Carl von Linné : [3]
  6. voir notamment A. Prégorier, Les noms de lieux en France, IGN, Commission de toponymie, 2006, 519 p. [4]
  7. Serge Avrilleau, Cluzeaux et souterrains du Périgord, t.1a - Le Bergeracois, Périgueux, 1975 réed. t.1b - le Sud Bergeracois, 1996 et t.1 - Bergerac partie Nord, 2004 ; t.2a - Le Ribéracois, 1993 et t.3b - Le Ribéracois, 1994 ; t.4 - Cantons de Saint-Aulaye et de Verteillac, 2008 ; t.5 - Nontronnais, 2011. Sous presse : t.6 - Périgueux et t.7 - Le Sarladais
  8. La grotte Chauvet, Ardèche : [5]
  9. Art rupestre & grottes ornées : [6]
  10. Le village troglodytiquedes Roches[7]
  11. B.L. Molyneaux, La Terre et le sacré, Ed. Albin Michel, coll. Sagesses du Monde, page 132
  12. EHESS, Le Shaanbei, pays des maisons-grottes : [8]
  13. Inventaire du patrimoine français : [9]
  14. Groupe d'élèves du Lycée Rabelais et Jean-Pierre Tramblais, Le tuffeau du Chinonais dessous dessus, in Maisons paysannes de France, 14e année, 51e revue, 1979, No 1, p. 20.
  15. Jean-Pierre Dugène, Ossau pastoral, Éditions Cairn et Parc National des Pyrénées, 2002, 126 p., en part. p. 67-69 et photos 57 à 61.
  16. Source : Les quèbes de l'Ossau (Pyrénées-atlantiques), pierreseche.com, 15 février 2007.
  17. Clavier Eric, 2006 - Les souterrains annulaires. Ed.GRAL, Groupe de recherches archéologiques de la Loire, hors-série no 3, 89 pages [10]
  18. Jean Martin, Glace naturelle et glacières, Édition Service Gutenberg XXIe siècle, 2000, 77 p., ISBN 2-84558-074-6
  19. Jay Swayze, Le meilleur des (deux) mondes, maisons et jardins souterrains
  20. France Culture, La Grande Table, 2013 - La peur, un moteur des transformations architecturales et urbaines ? [11].
  21. You Tube, 2012 - Ozark Mountains. Video Proof of the Underground Cities in America Clear Evidence Irre [12].
  22. Jérôme et Laurent Triolet, Souterrains et Croyances, Édition Ouest-France 2002, 128 p.
  23. B.L. Molyneaux, La Terre et le sacré, Ed. Albin Michel, coll. Sagesses du Monde, pages 134-135
  24. B.L. Molyneaux, La Terre et le sacré, Ed. Albin Michel, coll. Sagesses du Monde, page 136
  25. À partir de 1959, l'ethnologue français sillonne à pied ou à dos de mulet le Mustang, le Bhoutan, le Ladakh, le Zanskar et le Tibet et rapporte divers témoignages (livres, articles, films documentaires, dessins et aquarelles).
  26. Shangri la, découverte de vieux manuscrits tibetains [13]
  27. UNESCO, Memphis et sa nécropole – les zones des pyramides de Guizeh à Dahchour, Égypte : [14]
  28. C. Humphrey, P. Vitebsky, L'architecture sacrée, Ed. Taschen, 2002, 183 p.
  29. UNESCO, Églises creusées dans le roc de Lalibela, Éthiopie : [15]
  30. Cliff castles and cave dwellings of Europe, Londres, Seeley & Co. Limited, 1911, p. 235 [16]
  31. Beaux Arts, 2013 - Monet, Renoir...Chagall, voyages en Méditerranée, numéro spécial.
  32. Jean-Paul Loubes, Chine, maisons du lœss, Courrier de l'UNESCO, 1995, pages 15-18 : [17]
  33. Le patrimoine troglodytique, de l'habitat spontané à l'habitat aménagé, Éditions : Centre Permanent d'Initiation à l'Environnement de Sireuil - collection les cahiers de Commarque, 1990, 224 p., ISBN 978-2-907081-02-3
  34. R. de Oliveira, S. Lang, A. Oguz, M. Tarteret, 2011 - Habitat troglodytique, une législation en construction : [18]
  35. Courrier de l'UNESCO, 1995 : [19]
  36. J.-P. Loubes, Introduction au colloque : la genèse et l’évolution du patrimoine troglodytique en Europe, p. 7-15, Coll. « Le patrimoine troglodytique : un atout de développement des territoires » [20]
  37. Edouard Segalen, Une idée à creuser- Étude pour l'aménagement d'un site troglodytique en val de Loire, Mémoire de TPFE, École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes, mai 2007
  38. Luc Vacher, 2000 - Mappemonde [21]
  39. Hammami Zayed, Tourisme, Patrimoine et Développement dans la chaîne des Matmatas : Sud Est tunisien, Thèse de l'université de Sfax
  40. Tourisme saharien et développement durable. Enjeux et approches comparatives, Tozeur, colloque 2007 [22]
  41. Binan Can, Celebioglu Banu, 2011 - Une histoire de développement avec le patrimoine : la région de Cappadoce, aspects positifs et négatifs. In ICOMOS 17th General Assembly, 2011-11-27 / 2011-12-02, Paris, France [23]
  42. Urbanités, 2013 - Urbanités souterraines [24]
  43. You Tube, 2011 - Europe's Underground City [25]
  44. Maison troglodyte en forme de pétales [26]
  45. Mercier N. et al., 2012 - Quaternary Geochronology, 10, 2012, pages 367–373 [27]
  46. Pierre Colombel, 2000 - Le Tassili n'Ajjer, mémoire du Sahara [28]
  47. UNESCO, Pétra, Jordanie : [29]
  48. Judaïques cultures, Avdat, gros plan sur les habitats troglodytes des Nabatéens, 2006 : [30]
  49. UNESCO, Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat, Arménie : [31]
  50. UNESCO, Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce, Turquie : [32]
  51. Découverte archéologique majeure d'habitations troglodytes en Chine, 2009 : [33]
  52. Chine informations, Yaodong [34]
  53. Chine informations, Yaodong : [35]
  54. Mesa Verde National Park [36]
  55. Exploration de l’île de Pâques par Alphonse Pinart, 1878 : [37]
  56. Kellum M., Garanger J. Les pièces archéologiques découvertes à Rurutu (Îles Australes, Polynésie française). Journal de la Société des océanistes, 1964, t. 20, p. 32-38
  57. Karaïtes, Caraïtes ou Qaraïtes, communauté qui se considère comme juive. Le terme (en hébreu fils des Écritures) apparaît au IXe siècle. Les Karaïtes ne reconnaissent que l’autorité de l’Écriture, n’acceptent ni la tradition talmudique, ni la Michnah, ni la Kabbale.
  58. UNESCO, Les Sassi et le parc des églises rupestres de Matera ; [38]
  59. Site officiel du tourisme en Périgord noir : [39]
  60. Hugues G. Dewerdt, Guillaume Paques, Frédérick Willmanns, Les Muches. Souterrains-refuges de la Somme, Éditions Alan Sutton (Saint Cyr sur Loire - 37), collection Passé Simple, 2009, 176 p.
  61. Guy Cantillon, Histoire de Naours et de ses Souterrains-Refuges, 1983, 82 p.
  62. Bernard Bivert, Les souterrains du Nord, Nord Patrimoine Éditions, 1999, ISBN 9782912961075
  63. Bernard Bivert, Les souterrains du Nord, Éditions du Conseil Général du Département du Nord, Lille, 1988, 358 p.
  64. Gérard Lachaux, Les Creutes - Chemin des Dames et Soissonnais, l'Association "L'Encrier du Poilu", 2005, 292 p., ISBN 2-912337-12-7
  65. André-Yves Dautier, op. cit., p. 7
  66. Terme du vieux provençal, cette roche fiable, argile limoneuse durcie, entre sable et grès coquillier de couleur ocre ou roux, date de l'Helvétien (Miocène moyen).
  67. André-Yves Dautier, op. cit., p. 1, 11 et 13
  68. André-Yves Dautier, op. cit., p. 13, 25, 19, 47 et 151
  69. André-Yves Dautier, op. cit., p. 10, 20, 25 et 64
  70. André-Yves Dautier, op. cit., p. 14, 15, 18, 26 et 63
  71. André-Yves Dautier, op. cit., p. 37 à 56 et 45
  72. André-Yves Dautier, op. cit., p. 75 à 83, 85 à 93, 95 à 101
  73. André-Yves Dautier, op. cit., p. 103 à 129 et 141 à 146

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertholon P., Huet O., Habitat creusé : Le patrimoine troglodytique et sa restauration, Ed. Eyrolles, Au pied du mur
  • Bonnard Jean-Yves, Guenaff Didier, Souterrains de la Grande Guerre - d'Attiche aux Cinq Piliers, Éditions Alan Suton - Collection témoignages et écrits, 2007, 128 p.
  • Chameau N., Trebbi J.-C., Maisons creusées, maisons enterrées, éditions Alternatives, 1981
  • Dautier André-Yves, Trous de mémoire. Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse, Alpes de Lumières,‎ 1999 (ISBN 2906162493)
  • Fraysse J., Fraysse C., Les troglodytes en Anjou à travers les âges, 3 volumes, lmp. Farré et Fils, Cholet, 1977
  • Hubert-Pellier M., La Touraine des Troglodytes, Éditions CLD, 1992
  • Lazzarini N. , Hughes H., Une France insolite, les troglodytes. Éditions Ouest-France, 2002, 124 p.
  • Loubes J.-P., Architroglo, Éditions Parenthèses, 1984
  • Potin J., Les nouveaux troglodytes, Le Point no 974, mai 1991, 96-97
  • Rewerski J., Les loisirs et le monde souterrain en Anjou, Norois no 120, 1983, p. 566-570
  • Rewerski J., Gilbert Ch., Le monde souterrain de 1'Anjou, Éditions Nouvelle République, 1986
  • Rewerski J., Étude et protection des sites et monuments troglodytiques. Symposium international de la géologie et l’ingénierie appliquée à la protection du patrimoine historique, Athènes, 1988
  • Rewerski J., Pétra, le site dans son milieu, Les Dossiers d’archéologie, no 163, septembre 1991
  • Rewerski J., Troglodytes Saumurois, Éditions Grandvaux, 1993
  • Rewerski J., Le monde des troglodytes, Courrier de l’UNESCO, décembre 1995 [41]
  • Saletta P., Voyage dans la France des Troglodytes, Éditions SIDES 1992, 307 p., ISBN 2868610773
  • Société de Saint-Jean, Les habitations troglodytiques de l'Aude sur Google Books dans le livre Revue de l'art chrétien, 1868
  • Trebbi Jean-Charles, Bertholon Patrick, Bois-Crettez Delphine, Habiter le paysage - Maisons creusées, maisons végétales, Alpes de Lumières,‎ 2007 (ISBN 978-286227-537-6)
  • Triolet J., Triolet L., Souterrains du Centre-Ouest, Éditions Nouvelle République, 1991
  • Triolet J., Triolet L., Les villes souterrains de Cappadoce, Édition DMI Torcy 1993
  • Triolet J., Triolet L., Machefert J.-M., Souterrains refuges de Touraine, Édition Nouvelle République Centre Ouest 1987
  • Triolet Laurent, Troglodytes du Val de Loire, éditions Alan Sutton, 2001, 96 p. Troglodytes du Val-de-Loire
  • Triolet Laurent, Troglodytes du Sud-Ouest, éditions Alan Sutton, 2005, 96 p. Troglodytes du Sud-Ouest
  • Utidjian E., Architecture et urbanisme souterrains, Éditions Robert Laffont, 1966

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Roba Forestiera, 2004 - Matera et ses habitats troglodytiques, Documentaire de 44 minutes [42]
  • Elodie Brosseau, en collaboration avec Caroline Bodolec, 2012 - Yaodong, petit traité de construction, Documentaire de 89 minutes, EHESS

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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