Eugène Caillaux

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Eugène Caillaux
Eugène Caillaux, gravure de Bocourt
Eugène Caillaux, gravure de Bocourt
Fonctions
Ministre des Finance
17 mai 187723 novembre 1877
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Broglie III
Prédécesseur Léon Say
Successeur François-Ernest Dutilleul
Sénateur de la Sarthe
30 janvier 18767 janvier 1882, 9 mars 1876
Ministre des Travaux publics
22 mai 1874
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Courtot de Cissey, Buffet, Dufaure III
Prédécesseur Roger de Larcy
Successeur Albert Christophle
Député de la Sarthe
8 février 18717 mars 1876
Biographie
Parti politique Monarchiste

Eugène Alexandre Caillaux, né le 10 septembre 1822 à Orléans (Loiret), décédé le 8 août 1896 à Paris, est un ingénieur et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le viaduc au début du XXe siècle.

Après des études à l'École polytechnique puis à l'École des ponts et chaussées, il devient ingénieur à Laval[1] puis au Mans, et il est attaché à la compagnie du chemin de fer de l'Ouest, à Paris, en qualité d'ingénieur en chef en 1862.

Catholique non pratiquant, il se marie en 1860 avec Anna Cécile Dounet, une protestante convaincue, à la suite d'un compromis religieux[2].

Le 8 février 1871, il est élu, le 6e sur 9 avec 50 508 voix sur 84 400 votants et 135 095 inscrits, représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale. Donnant sa démission d'ingénieur, il siège parmi les royalistes du centre, avant de participer, au sein du groupe Target, à la chute de Thiers le 24 mai 1873. Fidèle soutien du gouvernement Albert de Broglie (1) et (2), le maréchal de Mac-Mahon l'appelle au ministère des Travaux publics le 22 mai 1874 dans le gouvernement Ernest Courtot de Cissey. Par la suite, il reste dans les divers cabinets qui se succèdent jusqu'aux élections générales de 1876 et quitte ses fonctions le 9 mars.

Élu le 30 janvier 1876 sénateur de la Sarthe, avec ses deux collègues de l'Union conservatrice, dernier sur trois, il siège sur les bancs de la droite monarchiste. Le 17 mai 1877, il est nommé ministre des Finances dans le ministère Broglie-Fourtou. À ce poste, disposant de crédits non votés par la Chambre, il joue un rôle important dans la lutte des monarchistes contre la politique républicaine.

Après la victoire des républicains aux élections d'octobre, il subit avec ses collègues du gouvernement un vote de défiance et de blâme le 20 novembre 1877 et quitte le pouvoir.

Après son départ, il prend la présidence du PLM[2].

Lors du renouvellement du 8 janvier 1882, il perd son siège au Sénat. Abandonnant la politique nationale, il est conseiller général du canton de Mamers de 1875 à 1892 et maire d'Yvré-l'Évêque de 1890 à 1896. Il se fixe à Paris où il meurt en 1896, à l'âge de 74 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (54e division)[3].

Il est le père de Joseph Caillaux.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 1 (de Cabet à Calemard de Lafayette), p. 548-549
  • Jean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, notices biographiques sur les ministres, sénateurs et députés français de 1889 à 1940, Paris, PUF, 1960, p. 834

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Le viaduc de Laval a été construit de 1854 à 1856 par les ingénieurs Eugène Caillaux et Jules Hunebelle pour permettre le passage de la voie ferrée qui relie Paris à la Bretagne.
  2. a et b Le mariage est célébré dans une église catholique, les fils doivent pratiquer la religion du père, les filles celles de la mère. Voir Fabrice Bin, L'influence de la pensée chrétienne sur les systèmes fiscaux d'Europe occidentale (préface de Pierre Beltrame), Paris, L'Harmattan, 2007, 462 pages, p. 321, (ISBN 229603621X).
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 93