Avezé

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Avezé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Ferté-Bernard
Intercommunalité Communauté de communes de l'Huisne Sarthoise
Maire
Mandat
Pierre Boulard
2014-2020
Code postal 72400
Code commune 72020
Démographie
Gentilé Avezéen
Population
municipale
751 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 40″ N 0° 40′ 41″ E / 48.2277777778, 0.678055555556 ()48° 13′ 40″ Nord 0° 40′ 41″ Est / 48.2277777778, 0.678055555556 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 189 m
Superficie 20,81 km2
Localisation

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Avezé est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 751 habitants[Note 1] (les Avezéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 2 081 hectares, le territoire d'Avezé est le plus étendu du canton de La Ferté-Bernard. Il comporte de nombreux petits lieux-dits.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Avezé
Saint-Germain-de-la-Coudre Le Theil (Orne)
Avezé Ceton (Orne)
Souvigné-sur-Même Cherreau

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Jacques Duval    
mars 2001 mars 2014 Ginette Debray SE Greffière
mars 2014 en cours Pierre Boulard[1] SE Retraité SNCF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 751 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 153 1 091 1 302 1 143 1 231 1 330 1 325 1 325 1 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 257 1 269 1 183 1 110 1 035 995 944 961 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
903 908 883 765 736 681 678 653 642
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
634 533 483 537 554 642 740 782 757
2011 - - - - - - - -
751 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Avezé comporte une boulangerie, un bar-tabac, un coiffeur, une pizzeria, un routier, une jardinerie et un garage.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[4][modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre, des XIIe, XVe, XVIe et XVIIe siècles[modifier | modifier le code]

En novembre 1100, le chevalier Guillaume Chesnels et sa femme donnent l'église Saint-Pierre d'Avezé, « telle qu'ils la possédaient » à l'abbaye Saint-Aubin d'Angers. Dans son testament, Guillaume Chesnels donne six livres pour réédifier l'église, ce que les héritiers refusent d'abord, puis finissent par accepter, en 1107. Dans le compte de 1330, il est fait mention d'une Ecclesia de Aveseio. Une « prestimonie » (sorte de prébende attribuée aux ecclésiastiques avec mission de dédier messes et prières) est fondée en 1445 par Nicolas de Bellême.

L'église est dédicacée en 1545 par René du Bellai, évêque du Mans. Le porche est réparé en 1626 et 1658, puis reconstruit en 1782. La charpente de la tour est réparée après avoir été frappée par la foudre en 1699, puis c'est au tour de celle du clocher d'être réparée, en 1830. Le retable du maître-autel est installé vers 1818, sa mise en place entraîne le bouchage des fenêtres postérieures.

De l'église du XIIe siècle peuvent subsister des éléments dans le mur droit de la nef, en particulier des fenêtres au-dessus des troisième et quatrième contreforts.

En 1500, la chapelle gauche est édifiée d'un seul jet. Le clocher est peut-être commencé en même temps. Sa construction semble cependant abandonnée lors de la dédicace de 1545 ; il sera terminé par un beffroi en charpente, plusieurs fois restauré. La sacristie (?), construite derrière la chapelle gauche pose un problème : par son implantation, elle est postérieure au chœur et à la chapelle gauche, mais ses caractères laisseraient supposer le contraire.

Ancien prieuré, aujourd'hui détruit[modifier | modifier le code]

On ne sait rien des premiers bâtiments du prieuré sinon que le fondateur, Guillaume Chesnels, avait donné sa « propre maison, qui est tout près de l'église ». Le prieuré est cité dans le compte de 1330 et le pouillé de 1508. En 1791, lors de la vente comme bien national, il se compose « d'un corps de bâtiment distribué en plusieurs chambres à feu tant hautes que basses, grenier, cave, un autre corps de bâtiment servant de grange, une cour close, un petit verger… ». Cette description correspond à l'état donné par le cadastre de 1826 : le bâtiment le plus proche de l'église et perpendiculaire à celle-ci présente un petit avant-corps carré, peut-être une tourelle d'escalier. Le faible espace entre cet édifice et l'église était occupé par une porte, encore subsistante et bien liaisonnée à l'angle de l'église, qui peut dater du premier tiers du XVIe siècle. Une autre porte identique, à l'autre angle de l'église, donnait accès à l'enclos. L'ensemble a disparu au cours du XIXe siècle.

Le prieuré, composé d'un logis à étage et d'une dépendance agricole, paraît avoir été reconstruit au début du XVIe siècle, comme l'église.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[6].
  1. « Les nouveaux maires et adjoints élus », Le Maine libre,‎ 4 avril 2014 (consulté le 5 avril 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. A.D. Maine et Loire : H 1789 ; A.D. Sarthe : 2 O 20/6, 1 Mi 29 ; A.P. Avezé : Comptes de fabrique ; Longnon (A.). "Pouillés", p. 67.
  5. « Tuilerie des Saules », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Site de l'IGN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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