Lionel Royer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Royer.
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Lionel Roye.

Lionel Royer

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Portrair de Lionel Royer
paru dans Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs en 1897.

Nom de naissance Lionel-Noël Royer
Naissance 25 décembre 1852
Château-du-Loir
Décès 30 juin 1926 (à 73 ans)
Neuilly-sur-Seine
Nationalité Française Drapeau de la France
Activités Artiste-peintre
Maîtres Alexandre Cabanel, Bouguereau
Récompenses Prix de Rome en peinture de 1882

Œuvres réputées

Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César

Lionel Royer[1], né le 25 décembre 1852 à Château-du-Loir et mort le 30 juin 1926 à Neuilly-sur-Seine, est un peintre français, notamment auteur des grandes scènes de la Vie de Jeanne d’Arc à la basilique du Bois-Chenu à Domrémy.

Biographie et œuvre[modifier | modifier le code]

Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César (1899), musée Crozatier au Puy-en-Velay.

Engagé volontaire à moins de 18 ans dans les Volontaires de l’Ouest, il fait la guerre de 1870 et participe notamment à la bataille de Loigny le 2 décembre 1870 avec le général La Contrie. Celui-ci, ayant remarqué qu’il dessine bien, lui fait offrir une bourse d'étude à l'École des beaux-arts de Paris. Il y est élève d’Alexandre Cabanel et de William Bouguereau.

Il expose au Salon à partir de 1874 où il obtient une médaille de 3e classe en 1884 et une médaille de 2e classe en 1896. Il obtient le second premier grand prix de Rome en peinture de 1882 et une médaille de bronze à l'exposition universelle de 1900[2].

Il devient ensuite un portraitiste réputé et surtout un peintre d’histoire.

Ses œuvres les plus connues sont Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César (1899, musée Crozatier au Puy-en-Velay) et la décoration de la basilique de Domrémy dédiée à Jeanne d’Arc.

À la une des suppléments illustrés de journaux de l’époque, il fut le commentateur de son temps, notamment lorsqu’il peignit Dreyfus dans sa prison ou Auguste Comte et ses trois muses.

En souvenir de sa participation à la bataille de Loigny, il donne deux tableaux à la nouvelle église reconstruite de ce village, l’un représentant la messe entendue par les Volontaires de l’Ouest avant de partir à la bataille et le second dépeignant la nuit d’agonie du général de Sonis sur le champ de bataille.

En 1897, il fait don à la Société historique et archéologique du Maine – dont il est membre comme le fut également Albert Maignan – des dix maquettes aquarellées représentant la Vie de Jeanne d’Arc, exécutées au dixième et présentées en 1893 au concours des verrières de la cathédrale d'Orléans, qu’il ne réalisera pas.

« Les scènes de batailles à Orléans devant la forteresse des Tourelles ou à Compiègne offrent à Royer, peintre d'histoire, de donner sa mesure à composer l’enchevêtrement des corps vêtus de cuirasses et des jeux de lances. Pour susciter l’émotion, l’allégorie et le merveilleux viennent en aide à l’histoire. (…) Lionel Royer s’appuie sur les lieux historiques, cités avec précision. (…) Jeanne, en avant et isolée, est l’instrument qui suggère à la sphère politique et religieuse une possible réconciliation. (…) Par la synthèse évocatrice qu’il réalise et le sentiment qu’il introduit dans ce cycle, le peintre laisse le jugement aux idées de chacun[3]. »

— Chantal Bouchon, Revue Historique et Archéologique du Maine.

Lionel Royer reprend cette iconographie johannique (assisté de Charles Lorin de Chartres comme maître-verrier) à la basilique de Domrémy. Dans la verrière du Dépôt de l’épée de Fierbois par un ange, le visage de Xaintrailles porte les traits de l'architecte Paul Sédille.

« Quoique empreints d’historicisme dans les personnages aux réminiscences raphaélesques et presque ingresques, ces verrières ont une connotation d’appel à la revanche, dans ce lieu de Domrémy si chargé de symbole[3]. »

— Chantal Bouchon, Revue Historique et Archéologique du Maine.

Il eut deux filles et un fils. Celui-ci, engagé dans la prêtrise, fut gazé pendant la première Guerre mondiale et mourut peu après. Les deux filles de Royer ont laissé des descendants, l’une en France, l’autre en Belgique.

Lionel Royer est enterré à Fontenay-aux-Roses.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bataille d'Auvours, le 10 janvier 1871 (1874), Le Mans, musée de Tessé.

Œuvres non localisées[modifier | modifier le code]

  • Cupidon et Psyché, 1893, exposé à Chicago lors de la World's Columbian Exhibition de 1893[réf. nécessaire]

Illustration[modifier | modifier le code]

  • Alfred Dreyfus dans sa cellule avant la déportation à l'île du Diable, 1895, illustration pour Le Petit Journal illustré, no 218, 20 janvier 1895

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Peindre l’Histoire - Lionel Royer », in Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 1998 (reproduction des dix scènes de la Vie de Jeanne d’Arc par Lionel Royer : Domrémy, Vaucouleurs, Chinon, Orléans, Reims, Compiègne, Rouen).
  • Chantal Bouchon, « Verrières de Jeanne d’Arc - Participation des artistes manceaux aux Concours d'Orléans à la fin du XIXe siècle : Eugène Hucher, Albert Maignan, Lionel Royer », in Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 1998, 3e série t. 18, t. CXLIX de la Collection, p. 241-256.
  • Jean-François Luneau, Félix Gaudin : peintre-verrier et mosaïste, Clermont Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2006, 621 p., (ISBN 978-2-8451-6284-6), p. 406-407.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :