Raymond Dronne

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Raymond Dronne
Naissance 8 mars 1908
Mayet (Sarthe)
Décès 5 septembre 1991 (à 83 ans)
Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Allégeance Drapeau de la France France libre
Arme Arme blindée et cavalerie
Unité 2e division blindée
Grade Colonel
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Libération de Paris
Autres fonctions Maire d'Écommoy
Député de la Sarthe

Raymond Dronne, né à Mayet (Sarthe), 8 mars 1908 et mort à Neuilly-sur-Seine le 5 septembre 1991, est un Français libre, Compagnon de la Libération.
Il est connu comme étant le commandant du premier détachement de la 2e division blindée à être entré dans Paris au soir du 24 août 1944, lors de sa libération.


Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Dronne est issu d'une famille de cultivateurs et de meuniers installée depuis plusieurs siècles en Sarthe dans la région d'Ecommoy et de Mayet. C'est du reste dans ces deux communes qu'il fait ses études primaires avant de fréquenter le lycée du Mans et les universités de Leipzig et de Berlin. Diplômé de l'École libre des sciences politiques, docteur en droit de la faculté de Paris, il devient administrateur des colonies en 1937. Il rallie la France libre en août 1940[1].

Il fut le capitaine français auquel le général Leclerc commandant de la 2e division blindée ordonna le lancement de la libération de Paris en lui lançant : « Filez droit sur Paris, entrez dans Paris ! ». Pour ce faire, il eut sous ses ordres la 9e compagnie du Régiment de marche du Tchad (surnommée la Nueve), constituée essentiellement de républicains espagnols[2] dont il parlait la langue. Il entre ainsi dans la capitale et se dirige droit vers l'hôtel de ville qu'il atteint le soir du 24 août 1944. Il est dit que la veille de cet épisode, la devise « Mort aux cons » inscrite sur le capot de sa jeep[3]. [style à revoir] Il termine la guerre avec le grade de chef de bataillon et est nommé colonel en 1947.

Il devint par la suite maire d'Écommoy de 1947 à 1983, sénateur de 1948 à 1951, puis député de la Sarthe de 1951 à 1962 et de 1968 à 1978 [4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Révolution d'Alger, éd. France Empire, 1958[5].
  • Le Serment de Koufra, éd. Harmattan, 1965 et Éditions J'ai lu Leur aventure, no A239.
  • La Libération de Paris, éd. Presses de la cité, 1970.
  • Carnets de route d'un croisé de la France Libre, éd. France Empire, 1984.
  • Carnets de route, tome II – L'hallali de Paris à Berchtesgaden – Août 1944-1945, éd. France Empire, 1985.
  • Vie et mort d'un Empire – La décolonisation, éd. France Empire, 1989.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]. Consulté le 25 avril 2013.
  2. http://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/FERNANDEZ_RECATALA/11465
  3. livresdeguerre.net, « La jeep mort aux cons », d'après Raymond Dronne, Carnets de route d'un croisé de la France Libre, édit. France Empire, 1984
  4. assembleenationale.fr, Raymond Dronne sur le site de l'Assemblée nationale
  5. servicehistorique.sga.defense.gouv.fr, Service historique de la Défense, sources bibliographiques, « La guerre d'Algérie »

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]